Helloooo ! Et voila la tant attendue première fin ! J'espère qu'elle vous plaira tout autant que vous a plu l'incipit !

J'en dis pas plus, bonne lecture !

(Oui alors, je ne vais pas remettre le disclaimer et tout le tralala à chaque fin, sur la base j'estime que c'est suffisant x))


Blue Dragon

Le combat commençait déjà au désavantage de la cavalerie dès l'atterrissage du dragon. Il avait produit en touchant le sol une énorme onde électrique qui suffit à dresser les cheveux des hommes sur leur tête et à désarçonner les chevaux. Les cavaliers avaient beau tenter de calmer les animaux, rien n'y faisait, ils étaient obligés de mettre pied à terre.

La créature qui leur faisait face était plutôt fine et grande, aux écailles bleues électriques sur la majorité de son corps et des écailles massives ressemblant à des boucliers de couleur bleu pâle. Des cornes tordues surmontaient sa tête et sa colonne vertébrale était agrémentée de poils blancs bleutés. Elle observa le groupe qui s'amassait devant elle, avec un air dédaigneux et agacé.

Les chevaliers chargèrent en une seule masse piquante d'épées dirigées vers l'avant, prête à empaler le dragon à l'impact. Effrayé, celui-ci cracha un arc électrique en plein milieux de la charge, touchant et brûlant un chevalier par l'éclair central et paralysant quatre autres grâce à des éclairs secondaires. Les autres assaillants réussirent à toucher la bête de plein fouet, perçant la peau blindé des flancs et déchirant l'épiderme du museau.

Sous la douleur, la créature donna un violent coup de queue dans le tas, balayant ses adversaires avec facilité, et sauta sur les corps paralysés au sol pour tuer définitivement trois chevaliers d'un coup de croc. Mais il fut interrompu dans sa besogne par Daniel, qui s'était relevé et avait donné un coup violent sur l'une de ses pattes, déchirant son muscle et le faisant tomber au sol.

Dans un excès de rage, le monstre cracha un nouvel arc électrique et électrocuta sur le coup le jeune chevalier.

Mathieu se releva entre temps et profita de l'inattention de la créature pour enfoncer sa lame en plein milieu de son flan, créant une blessure profonde et irréversible. Le dragon n'avait plus aucune chance de survie, mais il n'était pas près de mourir sans emporter le plus d'humains possible dans sa tombe. Dans un dernier hurlement mêlé de douleur et de rage, dans un dernier souffle, il envoya une énorme onde de choc électrifié touchant tous les chevaliers autours, paralysant les plus proches. Mathieu se le prit en plein fouet, et tomba à la renverse, sans connaissance, des légers spasmes animant ses muscles endoloris.

Personne ne résista à l'attaque fatale, et tous tombèrent sous le choc, soit évanouis, soit paralysé. Antoine eut cependant de la chance : Il était assez éloigné de la créature et l'onde ne lui avait causé qu'une paralysie partielle de ses muscles. Avec toute la volonté du monde, il réussit à se relever avec difficulté et à rejoindre son prince, manquant de tomber à chaque pas. Il le tira dans une petite clairière, en sécurité et à l'ombre, avant de s'agenouiller à ses côtés, inquiet de son état.

La première chose qui le frappa et qui lui fit perdre tous ses moyens en analysant les dégâts qu'avait subis le corps de son Prince, fut l'absence de mouvement au niveau de son buste. Il ne respirait plus. Prit de panique, il commença appuyer à plusieurs reprises sur la poitrine du plus petit, cherchant à relancer les battements de son cœur.

« Oh nan nan nan nan ! T'as pas le droit de partir comme ça ! »

Quelques secondes passèrent, le silence seulement brisé par les tentatives d'Antoine de réanimer Mathieu, sans réel succès.

Plus le temps passait, plus il désespérait, sentant son propre cœur se serrer. Il ne voulait pas le perdre, jamais. Il était toute sa vie, s'il perdait la sienne, elle emporterait avec elle toute la raison de vivre du plus vieux, surtout depuis qu'ils partageaient un amour charnel et passioné. Il était hors de question qu'il le perde, il ne le supporterait pas.

Il continua donc ses mouvements de pression sur la poitrine de son protégé, inlassablement, pratiquant de temps en temps la bouche à bouche… Des larmes commencèrent à apparaître alors qu'il perdait doucement espoir.

Soudainement, une inspiration puissante se fit entendre alors que Mathieu reprenait son souffle. Son cœur battait à nouveau normalement, bien qu'un peu faiblement le temps qu'il reprenne de sa vigueur.

Soulagé comme jamais, Antoine sauta sur son aimé, fou de joie.

« Mathieu ! Tu es vivant ! Me refais plus jamais une frousse pareille ! »

Il l'embrassa a pleine bouche, bien qu'avec douceur, encadrant le visage du Prince par ses mains. Ce dernier rendit le baiser amoureusement, se remettant doucement de son aller et retour aux portes de la mort. L'échange se prolongea un moment, rassurant les deux jeunes hommes qui avaient cru perdre la vie, dans deux sens différents du terme. Ils finirent par se séparer alors que le manque d'oxygène se faisait sentir.

« L-le dragon est mort ?, demanda finalement Mathieu en observant autour de lui.

- Oui, ton coup d'épée lui a retiré la vie. Nous avons réussi, il est temps de rentrer au château, répondit le chevalier-servant en se relevant.

- Et les autres chevaliers ? On ne va pas les laisser ici !

- On ne peut pas les prendre avec nous… Je ne sais même pas si on aura un cheval pour nous alors…

- Mmh…

- Aller, faut y aller.

- Oui… An-Antoine !

- Qu'y a-t-il ?

- Je-J'arrive plus à bouger mes jambes ! »

Paniqué, Mathieu tenta désespérément de déplacer ses jambes, les touchant de ses mains en essayant de les contrôler, mais rien n'y fit. Il se rendit même compte qu'il ne ressentait plus rien en les palpant, rendant sa panique plus intense.

« Qu'est-ce qui se passe ?! Pourquoi je les sens plus ?! Je-

- Wow wow, calmes-toi Mathieu ! »

Antoine prit le jeune homme dans ses bras, le rassurant comme le pouvait en lui murmurant quelques mots à l'oreille.

« C'est sans doute sans importance tu sais… C'est surement un contre coup de ton choc de tout à l'heure, ce n'est probablement que passager. »

Il prit donc quelques instants à le bercer pour le rassurer. Il ne croyait pas lui-même en ses mots, mais il fallait qu'il calme le prince avant qu'il ne fasse une crise de panique. Il voulait croire que ses inquiétudes pour sa santé ne soient pas fondées, mais il craignait de se faire des espoirs faussés.

Après quelques instants, Mathieu finit par croire aux dires de son compagnon et se calma, entourant ses bras autour de son cou comme s'il était sa seule accroche à la vie.

« Je vais partir quelques temps pour essayer de retrouver un cheval. Je reviens vite, murmura doucement le protecteur. »

Le châtain acquiesça en le relâchant, lui permettant de se relever. Il se coucha dans l'herbe en observant le ciel, tentant d'oublier le mal qui enveloppait ses jambes. Il priait les dieux de changer leur décision quant à son sort, de lui permettre de marcher à nouveau une fois remit du combat.

Antoine s'éloigna de la petite clairière pour partir du côté où les chevaux avaient fuis. Peu d'espoir d'en retrouver un accompagnait son esprit, mais un énorme sourire de soulagement naquit lorsqu'il vit quand même l'un des animaux recherchés près d'un arbre. Celui-ci avait accroché ses reines à une branche durant sa course, l'empêchant de fuir plus loin. Le brun s'approcha de lui doucement pour le calmer alors qu'il s'affolait encore, effrayé. Il réussit à attraper ses reines et à l'apaiser, lui donnant quelques caresses sur son museau.

Il monta sur son dos et galopa rapidement pour retourner auprès de son prince. Il mit pied à terre et prit le plus petit dans ses bras pour le poser sur la selle de l'animal avant de s'installer derrière lui, le tenant fermement au niveau du torse. Il donna un coup dans le flan du cheval et il partit au galop en direction du château, sans un regard en arrière. Il n'avait pas le temps de s'occuper des autres chevaliers, un autre groupe sera envoyé pour récupérer les corps et les survivants.

Ils galopèrent le plus vite possible, Antoine voulant offrir à son aimé des soins au plus vite. Ce dernier s'endormit d'ailleurs contre lui, épuisé par toutes ses émotions, s'accrochant délicatement à son t-shirt dans son sommeil.

A leur retour au château, le roi se précipita vers son fils, inquiet.

« Vous êtes les seuls survivant ?, demanda-t-il, horrifié.

- Je… Je ne sais pas, il faut envoyer une équipe pour sauver les survivants et récupérer les corps des défunts, répondit Mathieu, réveillé depuis leur entré dans Sommet.

- Oui oui… ! Je m'en vais donner l'ordre immédiatement… Descends de cheval et rentre dans ta chambré, des infirmières t'y attendent pour soigner tes potentiels blessures. De même pour vous Daniel.

- Je crains devoir accompagner le Prince monseigneur… »

Pour ponctuer ses paroles, Antoine descendit de cheval et envoya un regard interrogatif au châtain. Celui-ci baissa les yeux, honteux de ne plus pouvoir se débrouiller seul.

« Qu'y-a-t-il ?, demanda Henri, inquiété par le déroulement de la conversation.

- Je… Je ne peux plus marcher père…

- Quoi… ?

- Le dragon que nous avons croisé était une créature de foudre. J'ai failli perdre la vie en recevant un violent coup électrique, mais Antoine a réussi à me sauver. Cependant, je n'arrive plus à bouger ou ne serait-ce que sentir mes jambes… »

Le roi fut choqué par cette déclaration. Il ne sut quoi répondre et Antoine se permit de se proposer pour emmener Mathieu dans sa chambre. Henri acquiesça avant de s'éloigner pour donner l'ordre à une dizaine de chevalier d'aller sur les lieux du combat et sauver les potentiels survivants.

Le chevalier protecteur aida Mathieu à descendre de cheval en le prenant dans ses bras, et il s'activa à l'emmener rapidement dans sa chambré, évitant le plus possible de croiser des nobles de la cours, ne voulant pas attiser la honte de son compagnon.

Une fois déposé sur son lit, le prince fut immédiatement pris en charge par les médecins et les infirmières. Antoine fut sorti de la salle et il se rendit dans sa propre chambré pour recevoir les soins à son tour.

Le lendemain, le chevalier protecteur se réveilla, en forme et ses blessures bandées. A peine fut-il debout qu'il se précipita dans la chambre de son compagnon, craignant le verdict de sa blessure aux jambes. Il rentra après avoir reçu l'autorisation et se retrouva devant un Prince complètement dévasté.

« Que se passe-t-il ?!, demanda-t-il en s'asseyant à ses côtés. »

Un médecin encore dans la salle prit la parole, partageant la détresse du plus jeune.

« Nous avons examiné le problème et il se trouve que notre Prince soit paralysé du bas de son corps.

- Quoi ?!

-Le souffle électrique a du endommager son système nerveux. Nous ne pouvons rien y faire.

- Mais… Comment je vais faire pour gouverner si je ne peux plus me déplacer ?!, éclata Mathieu au bord de la crise de larmes. »

Antoine envoya un regard qui demandait au médecin de sortir puis il regarda à nouveau son compagnon. Une fois seul, il le prit dans ses bras pour le rassurer, prenant une voix douce.

« Hé… Ne t'en fais pas, on trouvera une solution d'accord ?

- Mais je ne suis plus digne du trône !

- Ne dis pas ce genre de chose !

- Je ne pourrais même plus combattre…

- Chéri…

- Je vais devenir un bon a rien…

- Mathieu.

- Je sers plus à rien

- Mathieu !

- Quoi ?

- Calmes-toi et respire calmement. Ca ne sert à rien de paniquer. On trouvera une solution. Ne te sens pas coupable pour ça, ce n'est absolument pas de ta faute ! On a encore un peu de temps avant que tu ne montes sur le trône, on trouvera quelque chose pour que tu ne sois plus handicapé par tes jambes.

- …

- Ca va aller d'accord ?

- Moui… »

Antoine prit doucement son prince dans les bras, voulant le rassurer tendrement en attendant que sa crise passe. Une fois le châtain redevenu calme, il lui chuchota doucement à l'oreille :

« Je t'aime.

- Moi aussi Antoine. »

Ils s'embrassèrent langoureusement, se rassurant mutuellement sur leur avenir incertain. Ils avaient tous deux peur de l'avenir du châtain, mais il fallait garder espoir. La vie continuait pour eux, alors que bien d'autre, chevaliers comme civils, l'avaient perdu prématurément. Et surtout, ils la continuaient à deux. Et cela pour eux, ça n'avait pas de prix. Il était prêt à tout surmonter pour l'autre.

Fin de la happy End relative


Et voilà ! Ca vous a plu ? Dites le moi en review ! :3

La première happy end est donc passé (pas très joyeuse certes, mais au moins ils sont revenu vivant et ensemble non ? héhé, j'aime quand c'est pas tout à fait joyeux), qu'elle sera la prochaine ? Vous verrez bien ! Dans deux jours héhé !

A la prochaine o/