Coucouuuuuu ! Et voila la seconde fiiiin ! J'espère qu'elle va vous plaire tout autant que la première ! Bonne lecture !
Green Dragon
Le dragon fonça vers son nouveau repas, prenant une vitesse inquiétante. Au dernier moment, il déplia ses ailes pour reprendre de la stabilité dans son vol, et alors qu'il survolait ses adversaires, il cracha une gerbe de feu, enflammant deux d'entre eux, qui ne survécurent pas.
Il reprit de la hauteur en quelques battements d'ailes, et se prépara à un nouvel assaut.
« Tirez !, cria une nouvelle fois le prince. »
Une nouvelle vague de carreau foncèrent vers la créature et cette fois, deux touchèrent et blessèrent leur cible. Une écaille fut délogé pour laisser passer l'un deux, pénétrant la peau et les chaires, et l'une des ailes fut déchiré par le second. Déstabilisé et blessé, le dragon s'écrasa au sol dans un grognement de douleur. Les chevaliers en profitèrent pour foncer dans le tas, avec pour seul objectif de percer son armure d'écailles et d'éradiquer la vie du monstre.
Ce dernier était d'ailleurs muni d'écailles vertes sombres aux reflets d'or, ainsi que des cornes droites, longues et fines sur le haut du crâne. Des petites piques agrémentaient son cou et son dos le long de la colonne vertébrale, jusqu'à atteindre le bout de la queue qui se terminait en pointe de flèche. Une toute petite corne surmontait son museau et ses dents étaient longues et tranchantes.
Des premiers coups furent portés, blessant l'animal monstrueux de toutes parts. Dans une tentative désespéré de sortir du pétrin, ce dernier souffla un nouveau crachat de flamme, mais les hommes, prévoyants, s'attendaient à cette attaque et ils purent l'esquiver aisément.
L'un d'eux planta son arme dans l'œil de la créature, le crevant sur le coup, mais il se prit un violent coup de griffe rageur en représailles. Un autre tomba de son cheval alors que le Dragon tuait l'animal d'un coup de crocs, puis fut tué lorsque son adversaire se désintéressa de son destrier.
Daniel s'élança alors pour donner un coup d'épée dans l'une des cuisses de la créature qu'il toucha et perça efficacement.
Le Dragon hurla de douleur et dans un esprit de vengeance, il donna un violent coup de cornes qui blessa et tua trois chevaliers qui se retrouvèrent au sol sans bouger.
Antoine se recula un peu pour analyser la situation. Ils n'étaient plus que trois contre leur adversaire après seulement quelques minutes de combat. Plus le temps passait, plus il redoutait une défaite et une mort certaine.
Mais alors que cette pensée lui traversait l'esprit, le dragon s'écroula de fatigue… Sur Daniel qui ne put esquiver le mouvement. Mathieu asséna un ultime coup de lame, transperçant la poitrine du monstre. Le combat était fini… Enfin…
La créature cracha une nouvelle boule de feu en direction de Mathieu pour essayer l'emporter avec elle dans la mort, mais il réussit à l'esquiver de justesse. Cependant, l'attaque toucha une autre personne…
« Antoine !, hurla Mathieu, paniqué, descendant de son destrier et courant vers son chevalier protecteur qui se retrouvait maintenant au sol. »
Il tomba à genou à ses côtés, éteignant comme il le pouvait les quelques flammes qui brulaient encore les vêtements à présent en lambeaux du chevelu.
Celui-ci était toujours éveillé, bien qu'il respirait faiblement, brûlé de toute part. Il grimaçait sous la douleur, mais ne laissait sortir aucun son provenant de sa gorge, ne voulant pas bouger un seul de ses muscles pour limiter sa souffrance.
Mathieu n'aurait jamais cru voir pareil horreur dans sa vie. Voir Antoine –son Antoine- souffrir ainsi était au-dessus de ses forces, et il avait du mal à garder contenance.
« Oh bordel Antoine, j'suis désolé ! J'vais te ramener au château, ça va aller ! »
Sur ses mots, il siffla pour appeler son cheval qui galopa vers lui, puis il se releva, examinant la situation. Son ami ne pouvait pas cavaler seul, il allait devoir le prendre sur son cheval et l'emmener avec lui. Mais il était trop lourd, il n'arriverait pas à le mettre sur le dos de son destrier.
Désespéré, il tenta doucement de plier les pattes avant de l'animal pour l'inciter à se coucher et il constata avec soulagement que son idée avait du bon. Avec quelques difficultés, il prit Antoine par les aisselles et le hissa sur le dos du cheval à présent accessible. Il essaya d'ignorer les gémissements et grognement de douleur du brun, alors qu'il sentait son cœur se serrer. En un coup de talon, il ordonna à l'animal de se relever et à partir eu galop en direction de Sommet.
Durant tout le long du trajet, Mathieu maintenu Antoine contre son torse, la tête de celui-ci sur son épaule et l'une de ses propres mains contre sa poitrine. Il faisait attention à chaque instant de la fréquence de ses battements de cœurs et au souffle chaud qui s'épanouissait sur sa peau. Il avait peur. Peur de le perdre. Pas comme un Prince qui avait peur de perdre un chevalier-protecteur ou même un ami. C'était bien plus profond que ça.
Il resserra sa prise sur son camarade alors que la ville se dessinait à l'horizon. Ils étaient presque arrivés… Presque…
« Mathieu… »
La voix d'Antoine se faisait lente, faible, meurtri… Rien de plus angoissant pour le jeune Prince.
« Ne parle pas, ça t'affaiblit.
- Faut que… Je te dise… »
Son pouls se faisait plus lent à chaque minute.
« J-j'aurai aimé te le dire dans d'autre circonstances…
- Alors ne dis rien, tu en auras l'occasion lorsqu'on sera arrivé.
- Je m'en vais Mathieu… Il… Il est trop tard…
- Ne dis pas ça ! Tu ne vas pas mourir ! »
Les portes de Sommet étaient bientôt atteintes.
« Pardonne-moi… De partir comme ça... Mais faut que je te dise… Que j'éprouve bien plus que de l'amitié à ton égard… »
Son souffle s'amenuisait.
« Je t'aime Mathieu… »
Il ferma les yeux, évanouit par le manque d'oxygène. Chamboulé, le châtain obligea son cheval à accélérer sa course alors qu'ils entraient dans la ville, atteignant le château le plus vite possible.
Les larmes aux yeux, il ordonna à des gardes qui venaient l'accueillir d'amener Antoine dans ses quartiers et de trouver un médecin le plus vite possible.
Les minutes qui passèrent après la prise en mains du chevalier protecteur étaient semblables à des heures à ses yeux. Il envoyait balader quiconque venait lui parler et s'assurer que lui-même allait bien. Il n'avait cure de leur inquiétude, il ne se préoccupait que de la santé de son ami. Il fit donc les cents pas dans le couloir, en attente que les personnes chargés de s'occuper du chevelu ne viennent le voir.
Pendant son attente, le roi Henri vint le retrouver, la nouvelle que son fils était revenu de bataille lui étant parvenu quelques temps plus tôt. Il enlaça son fils sans plus de cérémonie, soulagé qu'il soit toujours en vie.
« Tu es revenu seul ?, demanda-t-il, tout de même inquiet pour la santé de ses chevalier.
- Non, je suis revenu avec Antoine, mais il a été gravement touché. J'attends qu'on me dise des nouvelles de sa santé.
- C'est tout ?
- Oui malheureusement. Je ne sais pas s'il y a d'autre survivant, j'ai dû partir en hâte vers le château avant de vérifier.
- C'est assez irresponsable !
- Je voulais m'assurer qu'au moins l'un d'eux survive en l'emmenant au plus vite au château. Je n'avais pas le temps de rassembler les chevaux qui s'était dispersés et de mettre en selle le corps de chaque chevalier.
- Bon, je comprends… J'enverrai d'autre chevalier à leur recherche alors. Au moins pour récupérer leurs corps. Ils méritent un hommage digne de ce nom.
- Je suis d'accord avec vous père. »
La conversation fut coupé par la porte de la chambré d'Antoine qui s'ouvrit sur le médecin. Le roi repartit en direction de la cours pour donner ses ordres, laissant Mathieu seul devant la réalité.
« Je suis navré mon prince. Il n'a pas survécu. »
L'information arriva au châtain comme un coup de poignard. Avait-il bien entendu ? Il repoussa l'homme de l'entrée pour rejoindre le chevet d'Antoine, et le reste de l'équipe de soin sortit de la salle pour lui laisser un peu d'intimité.
S'il n'avait pas été autant brûlé, le tain d'Antoine aurait été livide. Ses paupières fermées cachaient surement des yeux vides d'étincelle, et sa poitrine qui ne se soulevait plus protégeait probablement un cœur sans vie.
Mathieu tiqua quelques secondes avant d'éclater en sanglot, se sentant terriblement vide et seul. Pourquoi avait-il fallu que ça tombe sur lui ? Il avait toujours été là pour lui, toujours attentionné, attentif… Il avait été le meilleur ami du Prince et… Et celui-ci aurait voulu que leur relation aille un peu plus loin… Cela faisait quelques semaines voir quelques mois qu'il trainait des sentiments plus qu'amicaux envers son chevalier protecteur… Mais il n'avait jamais osé lui en parler. Peur d'un refus sans doute, mais aussi peur de ce que leur relation aurait pu donner… Rien ne permettait au Prince et son « servant » de partager la même couche. Une relation secrète ne l'aurait pas réellement rendu heureux également. Alors il avait voulu attendre de monter sur le trône pour se permettre une telle déclaration, et peu importe le regard des nobles de la cours. Mais il était trop tard à présent. Antoine n'était plus. Il n'avait même pas prit le temps de lui avouer ses sentiments après sa déclaration. Il n'aura plus jamais l'occasion de lui dire qu'il ressentait la même chose, de l'enlacer, de l'embrasser, de ne faire plus qu'un avec leurs corps… Il était anéantit.
Il prit la main froide de son aimé dans la sienne, les larmes perlant toujours sur ses joues.
Lui qui pensait avoir trouvé un avenir niveau amour voir même mariage… Sa chute n'en fut que bien plus douloureuse. Dans une dernière parole envers si aimé qu'il espérait qu'il l'entendrait de là-haut, il lui chuchota tout l'amour qu'il avait pour lui.
« Moi aussi je t'aime, Antoine. »
Fin de la permière Bad End
Et voici la toute première bad end de cette histoire ! Non, je ne suis pas très sympathiques pour ce genre de fin, je vous l'accorde. Mais j'adore ça.
J'espère en tout cas que ça vous a plu ! Surtout n'oubliez pas la review ! C'est important de recevoir les retours !
Rendez-vous dans deux jours pour la troisième fin !
