Hey !

Bon j'ai pas vraiment d'excuses pour cet HORRIBLE RETARD ! J'essayerais de mettre le prochain chapitre plus rapidement ;) Merci encore a Klaiindy, ma merveilleuse bêta.

Réponses aux reviews:

Millana: Merci ;) Je comptes pas arrêter !

Iheartlns: haha merci beaucoup :p ! Je peux pas spoiler donc tu verras... ;) C'est vrai que Seblaine amis c'est mignon, mais tu verras dans ce chapitre que Seb va perdre un peu la confiance de Blaine. Bisous.

monica59: Merci ^^ Klaine Forever ;) ! Ta patience a payer, voici le nouveau chapitre !

floflo8486: Haha, et bien tout de suite !


Traduction originale; /s/9640584/1/How-To-Be-A-Heartbreaker

Auteur; /u/2616423/


Règle numéro trois, marquer un cœur sur ta joue

Blaine appliqua une dernière couche de gel habituelle sur ses cheveux, regardant fixement son visage sous toutes les coutures dans le miroir pour s'assurer qu'il n'avait pas manqué quelques mèches. Il avait mis ses lentilles, son visage était proprement rasé car aujourd'hui c'était le jour J. Aujourd'hui c'était son jour pour arrêter de se lamenter et de se vautrer dans son apitoiement et de commencer son plan d'action. Il ne savait pas vraiment quel était le plan mais il savait quel était son but.

Il voulait Kurt.

Voilà. C'était ça. L'escorte avait fait tout le nécessaire pour voir Kurt de nouveau. Il ne savait pas ce qui allait arriver ou comment son charmant photographe réagirait à sa réapparition soudaine, mais ça n'avait pas d'importance pour le moment. Peu importe où la vie les mènerait après ça, il serait obligé de juste faire avec. Cependant, le seul problème qu'il avait était qu'il ne savait pas par où commencer - oh merde et il était en retard!

L'homme aux yeux noisettes prit une profonde respiration, semblant toujours aussi déterminé que possible après le mois qu'il avait eu et ensuite, il la laissa sortir. Blaine en avait assez d'être son seul obstacle. Il saisit son portefeuille et sortit de sa pièce avec la tête haute, il prit ses clés sur le comptoir, prêt à s'emparer de cette foutue journée. S'emparer du garçon serait plus approprié mais l'idée était là. Cette pensée occupa son esprit jusqu'à ce qu'il entre dans le séjour, trois chaises placées en demi-cercle et occupées par trois personnes très familières . Il venait de mettre une tartelette aux myrtilles entre ses dents. L'homme embarrassé mordit maladroitement dedans alors que tout le monde le regardait fixement. « Salut, les gars. » Blaine essaya de parler normalement, ses mots déformés par la bouchée de son petit déjeuner.

« Blaine. » Reconnut Santana, croisant ses jambes bronzées. Elle avait l'air sensationnelle comme d'habitude : talons aiguilles noirs foncés, robe moulante rouge et ongles manucurés tapant impatiemment sur l'accoudoir de sa chaise. Il avala bruyamment, se demandant pourquoi le canapé avait été déplacé ainsi, bloquant le chemin jusqu'à la porte de leur appartement.

L'homme aux cheveux bruns se retourna vers son colocataire et ami, le questionnant d'un seul regard. Sebastian sembla l'esquiver, regardant fixement le tapis sur le sol avec une expression qui pourrait seulement être décrite comme penaude. « Seb ? »

« Bien, bien, bien. Tu as l'air... résolu » Dit le troisième individu, croisant les bras sur sa large poitrine et semblant bien plus important qu'il ne l'était en réalité.

« Hey, Brody. » commenta Blaine, ignorant sa remarque. Il se sentait toujours un peu minable lorsqu'il se trouvait dans la même pièce que Brody. L'autre escorte était parfaitement taillé et beaucoup trop sexy pour son propre bien. Dieu merci son ami avait seulement un col en V gris simple et un jean sombre. La chemise était probablement un peu trop petite, Blaine remarqua la façon dont elle serrait étroitement la poitrine du gigolo, un peu trop moulante et étendue autour de ses impressionnants avant-bras, mais peut-être qu'il faisait à nouveau de la publicité pour le produit. « Quoi de neuf ? » essaya-t-il, voulant sembler plus détacher que prudent.

Brody rigola, avec un subtil ton de moquerie. « Nous ne devrions pas te demander ça ? Surtout que tu n'es pas venu travailler oh, je ne sais pas, depuis une éternité ? »

« Un mois. Un mois et deux jours pour être précis. » Santana clarifia, semblant ennuyée et indifférente à ce qui arrivait.

Blaine était toujours très confus. « Hmm, j'ai compris que je n'avais pas exactement été le meilleur escorte les semaines passées » Il ignora la moquerie de Brody. « Mais je vais définitivement mieux maintenant. Écoute, je ne sais pas exactement si je vais retourner travailler dans un avenir proche, j'ai en quelque sorte des affaires dont je dois m'occuper d'abord, mais je suis désolé de ne pas vous avoir donné de nouvelles plus tôt. » Blaine attendit de voir si l'un d'eux allait répondre quoi que ce soit, ils ne le firent pas. « Bien. Je ne pensais pas que j'allais vous dire tout ça maintenant mais, peu importe. La vérité est que je ne pense pas vouloir encore faire partie de l'agence d'escortes » Il sourit à la fin de son annonce, les observant en attendant la crainte choquée ou au moins une sorte de réaction. De nouveau, rien. « Ça va alors. Je suppose que je vais juste aller bosser maintenant. » L'homme au teint mat se fraya un chemin vers la porte avec hésitation, se mordant la lèvre en essayant de trouver un moyen de pousser le canapé qui était pressé contre la porte.

« Oh arrête-toi » Cracha l'hispanique. « Ramène ton cul et assis-toi sur cette chaise vide là-bas. Ceci est une intervention, idiot. TON intervention. Donc assis toi et ferme-la »

Il ne savait pas quoi dire, confus et un peu irrité que ses amis croient qu'il en avait besoin d'une. Blaine fit marche arrière vers eux, contournant la chaise parce que, qui diable pouvait se calmer assez pour s'asseoir quand ils avaient organisé une putain d'intervention derrière son dos. « Une intervention... » Cela sonnait ridicule même en le disant à haute voix. « Je n'avais pas réalisé que mon récent excès de télé-réalité méritait une intervention »

Sebastian renifla, ses épaules se secouant alors qu'il essayait de ne pas rire. Les autres trouvèrent ça moins drôle. « Dévier le sujet ne te mènera nulle part, Blaine. La seule façon pour toi d'y échapper est d'admettre qu'il y a un problème. Nous sommes ici pour t'aider parce qu'on se soucie de toi. Tu es notre ami, pas seulement notre collègue » expliqua Brody, se penchant en avant pour poser ses coudes sur ses genoux. « Nous ne sommes pas ici pour te juger. »

Ce fut au tour de Santana de rigoler. « Ha ! Parle pour toi. Je vais totalement te juger, petite frite »

Maintenant l'escorte pouvait sentir l'irritation monter en lui, pour compléter sa contrarié. « Me juger pour quoi ?! »

« Tu as des sentiments pour un client. »Dit l'autre escorte, impassible.

Blaine se tendit, son corps entier devenant rigide. « C-Comment vous.. ? » Il ne savait pas comment terminer, pas avant qu'il ne voit Seb s'enfoncer un peu plus dans sa chaise, se repliant sur lui-même. Ils étaient subtils. Seulement, quelques uns de leurs mouvements lui indiquèrent que son colocataire avait probablement divulgué toute la conversation qu'ils avaient eu quelques nuits auparavant. Blaine sentit sa mâchoire se décrocher, « Donc tout ce que tu as dit, est-ce que tu l'as même pensé ? »

Seb allait répondre, mais Brody le coupa avant. « Écoute, Blaine, on a compris. Il n'y a aucune escorte là, dehors qui n'ait jamais ressenti cette petite étincelle intrigante pour un client particulier mais c'est avec l'aide de tes amis, de tes associés, que les autres comme toi peuvent passer au-dessus de ça et aller de l'avant. » Il avait presque semblé sincère, c'est ce qui ennuya le plus Blaine. « Tu ne peux pas croire que ce que tu ressens est réel. Cette entreprise n'est pas comme un site de rencontre. On ne joue pas les entremetteurs »

Le plus petit garçon fronça les sourcils, « Vous ne comprenez pas. C'est n'est pas- Je n'avais pas prévu tout ça. Ce qui est arrivé n'était pas juste un service contre de l'argent. On avait une connexion. Je ne veux pas aller de l'avant. »

« Tu ne crois pas sérieusement à ça. » Santana secoua la tête. « Les règles ont été faites pour empêcher cette situation. Nous savions tous dans quoi on s'engageait quand on a signé ça. Peu importe ce que tu fais, peu importe ce que tu ressens, rien n'existe en dehors de leurs chambres. » souligna-t-elle.

« Ce que je fais dans ma vie privée ne vous concerne pas les gars. Je sais ce que je ressens et je ne demande pas votre permission. Parce que c'est mon affaire, à moi seul, mais je suppose que c'est ma faute d'avoir pensé pouvoir me confier à n'importe lequel d'entre vous. » Il lança un regard spécifiquement à Sebastian.

Son colocataire énervé ouvrit et ferma sa bouche à plusieurs reprises, soupirant dans la défaite parce qu'il ne pouvait pas dire ce qu'il voulait avec les autres deux dans la pièce. « Blaine, tu as dit toi-même que ça avait commencé par un fantasme. C'était un vrai jeu de rôle d'amour et de romance, l'un dont tu as toujours rêvé d'avoir dans ta vie personnelle. Tu ne peux pas juste avoir… vu des choses qui n'étaient pas vraiment là ? Lire entre les lignes de quelque chose que tu aurais aimé avoir ? Qu'est-ce qui te fais penser que Kurt a ressenti quelque chose de plus ? Je veux dire, il t'a payé pour tes services à la fin, n'est pas ? »

Blaine eut l'impression qu'on l'avait giflé en plein visage. Ces mots, dits par son MEILLEUR AMI, faisaient putain de mal « Je vais être en retard pour le travail. » dit-il distraitement, fonçant droit vers la porte parce qu'il ne pouvait plus supporter d'être rabaissé. Kurt avait des sentiments pour lui. Ce qui est arrivé entre eux, c'était RÉEL. Son ex avait vu ça, c'est pourquoi M. CoverBoy s'était senti si menacé par lui. Ça devait être ça. Il n'y avait aucune autre explication. Après tout, leurs sentiments étaient assez réels pour que Brody puisse penser qu'il est besoin d'une intervention.

Les trois escortes regardèrent Blaine s'énerver à cause de ses efforts pour pousser et manœuvrer le canapé hors du chemin. « Blaine, ceci n'est pas sain. S'accrocher à quelqu'un qui a juste voulu se distraire de sa vraie vie, ce n'est pas de l'amour. » Continua Brody, se levant et empêchant Blaine de déplacer le canapé d'avantage, bloquant la direction dans laquelle il voulait le poussait « Ne fais rien d'irréfléchi. Tu ne fais que t'embarrasser toi et ton client. Il n'a signé que pour UNE nuit, une nuit. Cette personne ne s'est pas engagée dans une relation que tu as inventé. Crois-moi, tu vas juste être blessé. Il te fera sentir idiot d'avoir pensé qu'il y aurait pu avoir plus. »

« Kurt ne ferait pas ça »

« Merde Blaine ! » Santana se leva soudainement. « Tes sentiments ne comptent pas désormais. Tu ne comprends pas !? A la minute où tu as décidé de louer ton cul est le moment exact où tu as renoncé à ton droit de ressentir quoi que ce soit de plus que l'amitié pour quelqu'un qui pourrait être un intérêt amoureux. C'est nul, ouais. Mais tu dois juste l'accepter parce que si on ne permet à aucun d'entre nous de transgresser les règles, toi non plus. » Elle le regarda fixement, son regard dur capable de mettre à terre même la personne la plus confiante.

« Elle a raison, tu sais. Et je suis le premier à admettre que c'est en parti ma faute. Tu n'as jamais eu un seul client homme et j'ai poussé ce gars vers toi. Avec tout l'argent qu'il allait offrir, je pensais que ça pouvait être un bon habitué. Quelqu'un qui viendrait nous voir à chaque fois qu'il serait a New York. Si ce n'était pas le cas, au moins, ça aurait pu aider l'un d'entre nous a payer ses dettes. » Brody semblait vraiment croire la merde qu'il disait et la façon dont il regardait Blaine, avec une telle pitié, donnait la nausée au bouclé, encore plus que toutes les conneries qu'il essayait de lui faire avaler. « Nous savons que tu n'as fait rien d'autre que d'en pincer pour lui et c'est bien. Ça veut dire que ce n'est pas trop tard. Crois-moi quand je dis que tu peux retourner à ton ancienne routine, revoir tes anciens clients - même prendre plusieurs nouveaux - va t'aider à te retrouver toi-même. Oublie-le. Lorsqu'il est venu vers nous, il n'était qu'un homme parmi tant d'autres. Il y a tout un tas de personnes comme lui, priant pour avoir la chance de t'avoir juste pour une nuit si c'est ce que tu veux savoir »

« Ferme-la, Brody ! » Cria l'homme aux yeux noisette. « Tu as juste besoin de te taire parce que je serais damné si je laisse un hypocrite comme toi me dire comment vivre ma vie »

« Quoi ? »

« Tu m'as entendu. » dit-il avec plus d'assurance et il se tourna vers les deux autres assis dans leurs chaises. « Le fait que vous soyez tous les deux ici, faisant semblant d'être d'accord avec ce qu'il dit, signifie que vous êtes plus hypocrite qu'il ne l'est. »

Seb fût le seul à réagir à ces mots, détournant son regard de Blaine. L'escorte plus petit poussa le canapé brusquement, donnant un coup à Brody et le plus grand trébucha. « Pourquoi t'as fait ça bordel ?! »

« Pour que tu m'écoutes MOI. » se moqua-t-il. « Tu n'as pas pensé une seconde que mes sentiments ne pouvaient plus être changés ? Exactement comme les tiens ? »

« Il y a rien de mal avec mes sentiments. » Dit Brody, d'un ton soudainement plus froid.

« Ha ouais ? » Blaine n'entra pas dans son jeu, « Comment va Rachel ? »

« Ferme ta gueule ! » L'escorte se jeta soudainement en avant, l'homme plus petit fit un bond en arrière et se plaça de sorte que les deux autres soient entre eux « Tu la laisses en dehors de ça »

L'homme aux yeux noisette souffla. « Tu as oublié. Je t'ai connu avant que tu ne commences à devenir une escorte. Je ne savais pas peut-être pas dans quoi tu bossais mais j'étais ton AMI. J'étais là quand elle t'a laissé. Enfin je sais maintenant qu'elle t'a jeté parce qu'elle ne voulait plus de toi et de tes services »

Brody allait se jeter en avant une nouvelle fois mais Santana leva une main, en regardant le jeune homme ciselé avec scepticisme. « Tu es tombé amoureux d'une cliente ? TOI ? M. LE Gigolo lui-même ? »

« Pourquoi diable penses-tu que j'ai créé ces règles en premier lieu ? Pour que cette merde n'arrive plus de nouveau, à personne » souligna-t-il.

« Mais c'est déjà fait. Ce n'est pas vrai Santana ? » Demanda Blaine, la jetant quasiment devant le fait accompli.

Le regard qu'elle lui donna aurait pu l'enflammer sur place « C'est ce que je vois »

Le jeune brun haussa les épaules, levant ses mains de façon apaisante. De toutes les personnes dans la pièce, c'était Santana qui lui faisait le plus peur. Pas Brody. « San, comment peux-tu même penser à défendre Brody ? Tu es tombée amoureuse. Ce n'est pas un crime, ni pour toi ni pour moi. Tu devrais être la plus heureuse d'entre nous. Brittany a dit qu'elle t'aimait aussi »

« Santana... » Le ton de Brody sonna entre suppliant et déçu.

« Tu crois que ça va t'aider maintenant ? » Elle lui lança un regard furieux. « Les gens, homme et femme, me payent pour du sexe. Oui, j'ai rencontré Brittany grâce à mon job. Elle est le soleil, et la joie, et les arcs en ciel, mais elle ne mérite pas quelqu'un qui a couché avec la moitié de la ville ! » Elle enfonça ses ongles manucurés dans ses poings, Blaine espéra qu'elle n'allait pas le gifler, parce qu'elle serait capable de le faire. « Même si j'ai voulu renoncer, même si j'ai voulu lui donner tout ce qu'elle méritait et même plus, je ne saurais pas quoi faire. » Pendant une seconde, il aurait juré que sa voix tremblait. « C'est la seule chose dans laquelle je suis douée. » Elle balaya hâtivement la peau sous son œil droit, aucun garçon dans la salle n'osa commenter le mouvement. Elle s'éclaircit la gorge, posant sa main sur sa hanche pendant qu'elle recomposait sa façade. « Brody a raison. Essayer de poursuivre une relation avec un client finira par l'un de vous, ou même vous deux, blesser. »

Il était sur le point de se disputer avec elle mais elle ne lui laissa pas la chance. Santana saisit son manteau du dossier de la chaise et se dirigea vers la porte. « San… »

Avec une main, elle poussa le canapé qui la séparait de la porte. Brody était au moins assez intelligent pour s'écarter de son chemin. Il n'y avait rien pour arrêter cette femme en furie. Avant qu'elle ne s'en aille, elle jeta un dernier regard aux garçons. « Ça ne marchera pas. Ça ne peut pas. Gardez juste ça loin de vous. Ça n'a jamais fonctionné. » Elle partit juste après.

Il y eut un silence après qu'elle ait fermé la porte derrière elle, les garçons troublés par ces mots. Même Bordy, il était toujours accroché à l'actrice de Brodway qui avait choisi un autre homme. Tout sur son proverbe d'avancer et de ne pas faire deux fois les même erreurs était valable. Malgré ce qu'il a fait pour essayer que ça marche avec Rachel, elle avait fini par retourner à la relation pour laquelle elle avait eu des doutes au départ. Finalement, Blaine jeta un coup d'œil à Sebastian, qui n'avait pas bougé de son siège depuis qu'il était entré dans la pièce. « Qu'en est-il de toi, Seb ? Je ne sais pas pourquoi tu as exposé ma vie privée comme ça parce que je sais avec certitude que tu n'es pas d'accord avec tout ça. Du moins pas quand on parle d'Adam. »

Sebastian fronça les sourcils, posant ses coudes sur ses genoux alors qu'il regardait fixement le plancher, passant sa main dans ses cheveux coiffés. « J'ai pensé que j'aidais. Tu étais tellement… à terre ces dernières semaines. J'ai juste pensé que peut-être si on te rappelait les règles, te montrer qu'on est là pour toi, tu aurais repris connaissance. Pourquoi tu ne peux pas voir ce que nous voyons ? Apprendre de nos erreurs avant que tu n'y ailles et que tu fasses ces mêmes putains d'erreurs » Il essaya d'expliquer. « En plus, Adam est le fils d'un Diplomate britannique. Il ne me verra jamais comme quelqu'un que son père pourrait approuver. Le gars est quasiment de la royauté. Tout ce que je vais obtenir est quelques nuits où il aura besoin de mes services. Quand il ne connaît personne à un événement et qu'il a besoin de quelqu'un de charmant pour meubler. Une personne qui sait que ça finit dans la chambre, que ça finit par coucher avec lui mais que ça ne mènera jamais plus loin. Il va probablement terminer avec quelqu'un d'aussi important que lui, pas avec un jeune prostitué comme moi. »

« Je ne pense pas que tu crois réellement à ça. »

Son colocataire renifla, « Ça n'a pas d'importance si j'y crois. Tout ce qui importe est que lui y croit. Le fils d'un diplomate sortir avec une escorte ? Ça aurait l'air de quoi ? Le scandale a lui seul pourrait ternir sa réputation dans le monde politique, surtout s'il veut suivre les pas de son père. »

Blaine le regarda fixement pendant un long moment, réfléchissant aux mots que son meilleur ami venait de dire. Cela ne lui ressemblait pas de renoncer si facilement , surtout pour quelque chose qu'il voulait vraiment, spécifiquement QUELQU'UN qu'il voulait « Adam t'as quitté, n'est-ce pas ? »

Son ami fit un rire sans humour, donnant à son colocataire un sourire sympathique. « Ne sois pas ridicule, nous n'avons jamais été vraiment ensemble. » Il se leva alors. « Adam Crawford sort actuellement avec un médaillé d'or, un champion Olympique. Il est dans tous les tabloïds. Maintenant pourquoi choisirait-il quelqu'un comme moi quand il peut avoir quelqu'un qui a littéralement prouvé qu'il était le meilleur ? Mais tu aurais su ça, si pour une fois, tu avais pris la peine de demander comment j'allais. » Sebastian se retourna, fixant Brody des yeux. « C'est ma maison aussi, tu sais, et je pense qu'il est temps pour toi de bouger ce joli cul hors d'ici »

L'homme au teint mat se ratatina à ses mots, essayant de trouver quelques chose à dire pour calmer son ami. Sebastian n'attendit pas pour que Brody sorte, il partit juste dans sa chambre et il ferma la porte. Il pût entendre Brody laisser sortir un profond soupir. « Blaine, c'est la seule chose pour laquelle je n'aime pas avoir raison. Mais comme tu peux le voir, tomber amoureux d'un client ne nous apporte pas que du bon. Tout ce que ça fait c'est de nous faire sentir utilisé, plus que ce que nous nous permettons normalement d'être. Juste parce que nous sommes des escortes ne veut pas dire que nous n'avons pas de sentiments. Les gens oublient souvent ça. »

S'il y avait une chose dont Blaine était sûr, c'était qu'il était en retard pour travailler. Le technicien du son apparut par la porte du studio de musique, le cartable tombant de son épaule et son badge coincé dans la bouche. Quand tout le monde dans la pièce se tourna pour le regarder fixement, il baissa la tête avec embarras, essayant de se reprendre alors qu'il se dirigeait vers son siège dans la station de son. « Tu es retard. Encore »

« O-Ouais, désolé. Il y avait un cas d'urgence dont j'ai dû m'occuper. »

« Quelle sorte de cas d'urgence ? » Demanda le technicien en chef.

« Hmm... il y a eu une intervention dans mon salon. » Tous les techniciens le regardèrent bizarrement donc il s'empressa de rajouter, « pour mon colocataire ! L'intervention était pour mon c-colocataire » Il gloussa nerveusement, détournant son regard de leurs yeux curieux.

« Rien de grave ? »

« Attachement malsains ? » Essaya Blaine.

Le technicien ne sembla pas le croire mais il ne chercha pas plus loin. « Eh bien, j'espère que ça valait la peine de mettre ton travail en danger »

Les yeux noisette s'écarquillèrent, l'autre groupe de techniciens firent semblant de ne pas prêter attention à la conversation. « Q-Quoi ? »

Il saisit son porte-document, sortant certaines choses tandis qu'il parlait. « Récemment, tu n'as pas été un salarié très fiable. Ce mois dernier tu es à peine venu au travail et quand tu le faisais, tu étais en retard. Juste comme aujourd'hui. »

« Mais... mais... »

« Inutile de parler pour sortir de belles paroles, Anderson. Tout le monde a ses périodes sans mais j'ai pensé que peut-être avec le début de ce nouveau mois, tu aurais changé. Et te voilà, encore en retard avec une autre pauvre excuse. » Son patron secoua la tête, fermant son porte-document et prenant d'autres choses dont il avait besoin.

« Mais, je vous ai dit- » Il leva juste sa main, l'empêchant de dire autre chose.

« Blaine, tu es un bon technicien. Tu travailles bien avec les techniciens du son, les producteurs ET les artistes. Donc je n'ai pas vraiment envie de te virer. » Souligna son patron.

Blaine crut que son cœur allait s'arrêter. « S'il vous plaît, monsieur »

« Je ne veux pas t'entendre. Sache juste que si tu es en retard ou que tu ne viens pas au travail une nouvelle fois, tu seras viré. » Le technicien eut l'air vraiment désolé de la décision mais il fit juste un geste qui disait 'mes mains sont liées'

Sa bouche s'ouvrit. Il ne pouvait pas croire qu'il était arrivé au point où il était à une erreur du licenciement. RENVOYÉ. Comme, plus de boulot. Il était paralysé par la stupeur et par le choc, regardant fixement le vide quand le grincement de chaises et le personnel qui sortit le ramenèrent à la réalité. « Qu-Où est-ce que vous allez les gars ? Je croyais qu'on avait une séance à faire aujourd'hui ? »

Un des techniciens haussa les épaules, « L'artiste et le producteur ont déjà fait la première moitié de leur séance. Ils sont partis il y a environ une demi-heure pour faire une pause, prendre un déjeuner rapide probablement. Tu les as en quelque sorte raté. »

« Ah bon ? » Pas étonnant que son patron était vexé.

« Ouaip, donc on va faire une pause aussi. Se dégourdir les jambes avant d'entamer la dernière moitié de leur séance » Dit le technicien avec hésitation, jetant un coup d'œil à ses autres collaborateurs alors qu'ils quittaient le studio de son. « Tu sais, on allait chercher à déjeuner au bar au bout de la rue. Tu peux te joindre à nous, si tu veux ? »

Deux ou trois des autres techniciens s'arrêtèrent derrière la porte, penchant leurs têtes pour écouter sa réponse. Un d'entre eux jeta même un regard de travers au nouveau pour avoir demandé à Blaine de les rejoindre, ne voulant probablement pas s'associer avec quelqu'un risquait de perdre son travail. En fait, Blaine espérait que c'était la raison de ces regards méprisants. Mais encore une fois, ce gars était un pauvre type. L'escorte sourit simplement. « Nah, c'est cool. J'ai été en retard aujourd'hui de toute façon. Je pense que je vais rester ici et garder l'équipement. Je ne veux pas donner plus de raisons au patron pour qu'il me vire, hein ? » Il fit un signe de la main, faisant semblant que le rejet ne l'affectait pas.

Le jeune technicien jeta un coup d'œil en arrière vers les autres qui avaient déjà commencé à partir avant qu'il n'ait répondu. « Eh bien, si tu es sur. »

« Ouais, je le suis. Vas y. » Il se racla la gorge et fit demi-tour sur son siège et faire semblant de travailler avec l'équipement devant lui.

Le technicien hocha la tête, mit son sac sur son épaule et se dirigea vers la porte pour rejoindre le reste du groupe. Il tourna la tête vraiment vite juste pour demander, « Tu es sur que tu ne veux pas que je te ramène un sandwich, un café, ou quelque chose ? »

« Va manger, le nouveau » Dit Blaine avec amusement, entendant finalement le clic de la porte, signifiant que le dernier du groupe était parti. Avec les autres partis, il put finalement s'effondrer sur le dossier de sa chaise, boudant sur les événements du matin. Il était environ une heure. Ces amis avaient organisé une intervention juste parce qu'il voulait poursuivre un engouement personnel et son patron était à deux doigts de virer son petit cul. Avec du recul, il aurait probablement dû faire plus d'effort pour arriver au travail pendant son mois d'apitoiement mais il ne s'était pas vraiment attendu à vivre la nuit de noces de quelqu'un. Encore une fois, il ne pouvait pas vraiment dire à son patron ce qui n'allait pas. Son travail de nuit n'était pas une chose qu'il aimait raconter partout.

Il soupira juste, jouant avec l'un des nombreux boutons tandis qu'il tournait avec sa chaise. Il aurait probablement dû partir avec le reste du groupe, pour ne pas rester avec ses mauvaises pensées mais la seule chose dont il n'avait pas envie c'est qu'on le montre du doigt et que tout le monde essaye de deviner s'il allait venir travailler ou non la semaine prochaine. Alors qu'il continuait de feignanter, Blaine donna accidentellement un petit coup au communicateur, un son fort sortit de son enceinte et il eut peur. Il donna un coup de poing et des petits coups aux boutons et aux interrupteurs, frappant un des boutons avant que les enceintes arrêtent de crier. Okay, ça n'allait pas l'aider à garder son job.

Blaine se leva de sa chaise et marcha loin de la table de son pour ne pas lui causer d'avantage de dégâts, décidant de s'adosser contre le mur et de laisser tomber sa tête lourdement contre celui-ci. Que diable pouvait-il faire ? Ce client n'avait rien fait de plus que lui apporter des problèmes, et maintenant... Maintenant il voulait aller plus loin ? Qui sait s'il était encore célibataire? De tout ce qu'il savait, Kurt aurait pu retourner avec sa bimbo blonde décoloré. Selon ses compagnons de cœurs brisés, personne ne les choisirait s'il y avait une meilleure option. Et prenant en compte que les expériences passées de chaque personne et de leurs erreurs, aucune escorte n'avait été vu comme une meilleure option. Ugh, il fit claquer son coude sur le mur, souhaitant ne pas avoir autant gélifié ses cheveux pour pouvoir passer sa main dedans et retirer sa frustrati—

A la seconde où Il baissa la tête, les yeux de Blaine tombèrent sur l'équipement du studio d'enregistrement. Pas juste les tables où lui et les autres techniciens travaillaient mais sur l'équipement situé de l'autre côté de la vitre insonorisée. Il y avait des micros, des fils et des casques bien sûr, mais ce qui avait attiré les yeux de Blaine était le piano juste à côté. Il ne s'était pas rendu compte que l'artiste enregistrait une chanson avec le piano aujourd'hui. Chantait-il ou enregistrait-il juste une mélodie ?

Mais putain, il avait vraiment besoin de se débarrasser de tout ce stress. Avant qu'il ne sache ce qu'il faisait, Blaine se fraya un chemin dans l'autre pièce, ouvrant la porte et faisant courir ses mains sur le piano. Au premier contact de la surface fraîche et lisse, la tension sembla s'échapper de lui et il effleura le couvercle du piano. Il sourit, un vrai sourire, s'asseyant sur le banc comme dans ses souvenirs. Blaine n'avait pas pu faire ça souvent, à cause de ses deux boulots, mais bordel. Simplement frôler les touches ivoires, appuyer dessus pour entendre la note lui donnait la chair de poule.

Encore une fois, cela n'allait pas l'aider pour 'garder son job' mais il avait vraiment besoin à ce moment-là. Il avait juste besoin d'un moment, une minute où il pourrait se concentrer sur autre chose que le bordel qu'il avait fait de sa vie. Blaine aurait le temps de jouer une chanson ou deux, faire voler ses doigts au-dessus des touches pour se relaxer pendant quelques minutes avant que quelqu'un ne revienne de sa pause déjeuner. Le garçon aux cheveux sombres ne voulait penser à rien pendant ce petit instant de répit, laissant ses doigts jouer leurs propres accords et laissant la musique s'écouler sans préméditation. Lorsqu'il commença à jouer un air reconnaissable qu'il ne pouvait pas confondre, Blaine supposa qu'il devait se laisser porter par la chanson familière issue de son subconscient.

Guess it's true, I'm not good at a one-night stand
Je suppose que c'est vrai, que je ne suis pas bon pour les relations sans lendemain

But I still need love 'cause I'm just a man
Mais j'ai encore besoin d'amour parce que je suis qu'un homme

These nights never seem to go to plan
Ces pensées ne semblent jamais se prévoir

I don't want you to leave, will you hold my hand?
Je ne veux pas que tu me quittes, tiendras-tu ma main?

Il n'était pas difficile de deviner pourquoi cette chanson était une de celles qui devait être joué. Blaine pouvait toujours se perdre, dégager son esprit plus facilement avec un instrument sous ses mains et une chanson dans son cœur. Ils étaient ses prolongements, sa source primaire de libre expression.

Oh, won't you stay with me?
Oh, ne vas-tu pas rester avec moi?

'Cause you're all I need
Parce que tu es tout ce dont j'ai besoin

This ain't love, it's clear to see
Ce n'est pas de l'amour, c'est clair

But darling, stay with me
Mais chéri, reste avec moi

Il souffla, les mots des autres escortes résonnant péniblement dans sa tête. Blaine refusait de croire que les sentiments qu'il avait était à sens unique. Après des années à avoir été une escorte, il CONNAISSAIT quelque chose qui n'était pas faux. Si c'était hors du boulot, si Kurt n'était pas censé être juste un client, alors il se sentirait moins nul.

Why am I so emotional?
Pourquoi suis-je si émotif?

No, it's not a good look, gain some self-control
Non, ce n'est pas un bon aperçu, acquérir une certaine maîtrise de soi

And deep down I know this never works
Au fond je sais que ça ne fonctionnera pas

But you can lay with me so it doesn't hurt
Mais tu pourrais t'allonger avec moi ainsi ça ne ferait pas mal

Mais merde pourquoi Kurt n'avait pas essayé de le retrouver le mois dernier non plus ? Il avait la sensation que quelqu'un lui avait déchiré et ouvert la poitrine et il ne savait même pas si Kurt avait pensé à lui ces dernières semaines. Jamais pensé à ce qu'il pouvait faire. Beaucoup de choses peuvent changer en un mois, penser que Kurt attendait simplement de voir si Blaine allait faire quelque chose semblait en quelque sorte arrogant et égoïste, n'est-ce pas?

Oh, won't you stay with me?
Oh, ne vas-tu pas rester avec moi?

'Cause you're all I need
Parce que tu es tout ce dont j'ai besoin

This ain't love, it's clear to see
Ce n'est pas de l'amour, c'est clair

But darling, stay with me
Mais chéri, reste avec moi

Juste au moment où il entrait dans les percussions vocales de la chanson, il entendit, « Bordel, avec une voix comme ça, tu devrais avoir un studio d'enregistrement rien que pour toi. » Les doigts de Blaine frappèrent de façon désordonnée les touches, en pressant trop en même temps et déformant plusieurs notes ensemble inconfortablement. « Eh bien, peut-être pas si tu joues comme ça. » Elle gloussa.

Blaine tourna la tête vers la porte ouverte et commença à paniquer. « M-Mademoiselle Jones, j-je suis désolé. Je ne pensais pas que vous rentreriez si tôt. » Il commença à se lever du banc, s'emmêlant les pieds alors qu'il essayait de se mettre debout. « Ce n'est pas professionnel et inapproprié. J'aurais dû me contrôler. C'est votre espace. J-J'ai ruiné ça. » Le technicien mal à l'aise continua de bégayer, utilisant l'ourlet de sa chemise de travail pour effacer les empreintes digitales qu'il imagina avoir laissé sur le clavier impeccable du piano.

L'artiste gloussa juste un peu plus, « Je devrais être la seule à m'excuser. Si j'avais su que tu allais avoir peur et que tu n'allais pas finir cette super performance je n'aurais rien dit. »

Il se figea, se redressant tellement rapidement que le badge autour de son cou balançait maladroitement de droite à gauche. « Mademoiselle Jones ? »"

Elle roula des yeux, « S'il te plaît, la dernière chose dont j'ai besoin c'est que tu m'appelles Mademoiselle Jones encore. Je pensais qu'on avait passé ça. » La diva haussa un sourcil, posant son Fauxhuahua sur le dessus du piano.

« Nous l'avons fait ! J'ai juste... » Blaine soupira à sa propre stupidité. « Désolé. C'est un de ces jours, tu sais ? »

« Ah, à ce point ? »

Le technicien rougit un peu. « Ouais, je ne suis pas vraiment dans mon assiette. Je suis un peu... » Il fit un geste fatigué de la main.

« Hmm... Je suppose que ça arrive à tout le monde. » La diva pencha la tête, souriant tendrement. « Mais assez pour oublier que ta star préférée était en ville ? » Elle fit un sourire provocateur. « Tu m'a manquée ce matin »

Blaine laissa sortir un rire court, « Autant pour moi, Mercedes. Si ça avait été un autre jour, je suis sûr que je m'en serais souvenu. »

Elle fredonna pensivement, s'appuyant sur le piano et tambourinant ses ongles dessus. « Donc c'est le moment de te questionner. Pourquoi tu chantais du Sam Smith, seul, dans un studio d'enregistrement vide. Ou devrais-je dire pour qui ? »

« Pour être juste, ce n'était pas vide tout le temps. Tu m'as surpris. »

« Blaine Anderson. » Mercedes n'allait pas rigoler à ses tentatives vaines pour détourner la conversation.

L'homme aux yeux noisette fronça les sourcils, se laissant tomber en arrière sur le banc et jouant distraitement avec les touches. « Mercedes, je ne sais pas si veux te le dire. »

« Pourquoi pas ? Peut-être que je peux aider. »

« Parce que ça impliquerait de te dire quelque chose sur ma vie personnelle dont je ne parle pas nécessairement avec les gens avec qui je travaille. » lui déclara-t-il « Je ne veux pas que tu penses quelque chose de mal de moi. »

Les sourcils de Mercedes se levèrent, surprise par ses mots. « Blaine, tu n'es pas juste une personne avec qui je travaille. Nous sommes amis. Si c'est à propos d'un garçon, tu peux m'en parler. Tu sais que je ne vais jamais te juger. Ça n'a jamais était une option me concernant. Je pensais que tu le savais. »

La douleur dans sa voix fit culpabiliser Blaine. « Non, non ! Tu as tout faux. Je sais que tu t'en fiches de ça et... C'EST à propos de ma vie amoureuse. Mais le problème n'est pas aussi simple, je suis plus que tout effrayé de te dire comment je l'ai rencontré »

« Tu n'es pas obligé de me le dire si tu ne veux pas. Parle-moi juste de lui. » Elle essaya d'aider, « J'ai un tas d'amis qui ont l'air d'avoir pour mission d'essayer de rendre leur vie la plus compliquée possible. Crois-moi quand je te dis que plus rien ne me choque désormais. »

Il la regarda pendant une seconde, pesant le pour et le contre dans sa tête. Elle allait peut-être juste lui dire qu'il était stupide, un idiot qui a donné son cœur trop rapidement. De toute façon, ce n'était pas comme s'il n'avait pas déjà tout entendu. « Je l'ai rencontré quand je travaillais à mon second job »

« Un second job ? C'est tout ? » Elle commença à secouer la tête. « Attends, attends. Ne me dis pas. Le gars que tu aimes est ton patron et sortir avec lui est probablement interdit ? »

Blaine lui fit une grimace, frissonnant inconfortablement a la pensée de sortir avec Brody. « Ew, Dieu non. Je ne suis jamais sorti avec lui. Je le connais depuis trop longtemps pour faire ça et, entre toi et moi, il est juste trop beau pour être honnête »

« Vraiment ? »

« Ugh, et il le SAIT. J'aurais fini par être la cinquième roue du carrosse quand son ego massif et lui auraient commencé leur histoire d'amour intense. Oh et ne me fais même pas commencer sur le fait qu'il n'a aucune honte. Il a au moins baisé trois fois sur mon canapé et je ne compte plus les matins où il a posé son cul totalement nu dans ma cuisine au moment du petit déjeuner. Je suis peut-être un de ces hommes gay et fiers vivant à New York, mais la dernière chose que je veux c'est voir la bite de mon ami hétéro traîner alors que j'essaye de manger mes céréales ! »

« Oh mon Dieu, okay, okay ! Je comprends. » Mercedes s'effondrait, en plein fou rire à cause de ses mots. Blaine gloussa avec elle, attendant qu'elle contrôle son rire. Peut-être qu'il pourrait lui dire. « Très bien. J'ai un point de côté. » Il renifla, elle grimaça juste. « Donc patron, c'est pas ça. Maintenant avec qui as-tu eu une liaison amoureuse interdite ? »

Il fut presque choqué, l'exactitude le faisant presque avaler sa langue. « Hmm... eh bien, quand tu le dis de cette faç- »

« Quand tu veux, Blaine »

« Un client. J—J'ai craqué pour un de mes clients. » Le brun confessa, ses paumes devenant soudainement moites.

La chanteuse la regarda fixement, confuse, ne comprenant pas tout à fait son choix de mots. « Un client ? Quelle sorte de second job as-tu ? Tu travailles à temps partiel dans un cabinet juridique ou quoi ? »

Voilà. « Plus comme une agence d'escorte » S'il s'était attendu à un halètement ou un cri de choc mais il n'en eut pas. « Je suis un gigolo. » Mercedes le regardait toujours, doucement et troublée, il se sentit obligé d'ajouter. « Les gens me paie pour ma compagnie et je leur en fournis. Souvent le soir. Après le travail. Dans leurs chambres d'hôtel. » A un autre moment il aurait été fier de lui pour avoir fait taire la diva mais ce n'était pas le cas. « Je couche avec des gens pour de l'argent. »

« Tu es une pute ? »

Blaine n'aimait vraiment pas être appelé par ce mot mais il ne l'envoya pas bouler comme il le voulait parce qu'il pouvait dire qu'elle était vraiment curieuse et n'essayait pas de le juger. « Ne m'appelle pas comme ça, s'il te plaît. »

« Désolé, j'ai juste... »

« Je sais. Je comprends, mais ce n'est pas aussi simple et dur. Oui, nos clients - habitués ou nouveaux - veulent de la compagnie et l'agence dans laquelle je travaille essaye de faire de son mieux pour offrir quelqu'un qui convient aux spécifications du client. Ça ne correspond pas toujours mais l'agence est devenue vraiment bonne pour envoyer les meilleurs au boulot. On n'a pas de mac et on ne nous force pas à faire quelque chose que l'on ne veut pas. De plus, nous n'offrons pas nos services à n'importe qui, et nos... erm... prix ne sont pas négociables. Enfin quand on parle du plus bas prix. C'est a l'escorte de voir si elle ou il veut accepter quelque chose de plus que convenu. » Et il continua de parler, essayant d'expliquer le plus qu'il pouvait.

« Donc comme une prostitué de luxe. » Dit-elle, fière d'elle pour avoir trouvé cette hypothèse.

Il soupira, « Je n'aime pas être appelé comme ça non plus. »

« Alors quoi- »

« Escorte. S'il le faut, réfère-moi juste à une escorte. » Corrigea le technicien. « Mais essentiellement, oui, mon second job consiste vraiment à être une escorte haut de gamme. Cependant, avec ce que je t'ai dit, de temps en temps un client peut demander si d'autres services peuvent être fournis. » Dit Blaine avec prudence.

« D'autres services ? » Mercedes fronça les sourcils, Blaine fut étonné de son calme lorsqu'elle posa les questions. Comme si elle l'écoutait expliquer quelque chose d'ordinaire comme gratter une guitare.

L'homme aux yeux noisette se racla la gorge, essayant de trouver les bons mots. « Je suppose que tu sais qu'il y a des agences d'escortes qui annoncent le type de compagnie relativement tout public avec strictement aucun service sexuel ? Comme les gens de haute classe qui ne trouvent personne pour un événement de dernière minute ou autre ? »

La chanteuse posa ses coudes sur la surface du piano, liant ses mains ensemble et posa sa tête sur celles-ci. Il n'y avait aucune trace de dégoût caché ou de mauvaises pensées. Elle semblait vraiment intéressée. « Évidemment, évidemment. »

"Eh bien, l'industrie pour laquelle je travaille est exactement connue pour ça mais le sexe est plus une chose discrète. Bien sûr il y en a qui voudrait juste passer les formalités et faire directement les galipettes dans la chambre d'hôtel à la fin de la soirée mais tu vois l'idée. Je prends personnellement que des clients femmes parce que l'idée de coucher avec des hommes sans aucun sentiment me fait un peu flipper » Ses joues rougirent quand elle le regarda, son expression étant une mixture entre surprise et impressionné.

« Oh, oh okay. Je crois que je comprends. » Blaine lui sourit. « Tu as peur de tomber amoureux d'une femme ! » Il fronça de nouveau les sourcils. « Ouais, je comprends. Tout ce temps tu pensais que tu étais juste attiré par les hommes mais maintenant tu tombes amoureux de cette nana mystérieuse et tu es confus à propos de ça. Chéri as-tu considéré la possibilité que tu étais peut-être bi ? » Le technicien avait dû lui donner une expression épouvantée parce que la prochaine chose qu'il comprit était qu'elle marcha vers lui et l'écrasa dans un gros câlin. « Oh Blainey, il n'y a rien de mal à aimer les hommes et les femmes. Peut-être que tu n'as jamais réalisé qu'une femme pouvait aussi te faire ressentir ce que tu ressens maintenant. Gay, hétéro ou bi, tu es toujours mon p'tit gars préféré. »

Le commentaire sarcastique que Blaine allait lui donner fut étouffé par ses seins sur son visage, elle l'étouffait. Il poussa son bras, tirant un coup sec quand elle commença a caresser son casque de gel. L'escorte ne pouvait pas rester plus longtemps, il se faufila de ses bras et prit une grande bouffé d'air. Elle le poussa alors sur le banc, s'asseyant a côté de lui et lui donnant expression pleine d'empathie. « Mercedes, j'apprécie beaucoup et je suis un peu effrayé par ton inutile acceptation de mon inexistante bisexualité et tout ce qui va avec. »

« Oh... » Elle s'éloigna de lui de nouveau, pour son plus grand soulagement. Elle recommença a l'examiner, le regardant de haut en bas avec curiosité. « Alors de quoi diable parles-tu ? »

Avant de lui répondre, il lui posa une question. « Peux-tu me dire quelque chose d'abord ? Pourquoi tu n'es pas dégotée par le fait que je couche pour de l'argent ? Ce n'est pas une occupation respectueuse et je n'en suis pas fier. Si quelqu'un d'autre s'en rendait compte... J'ai peur qu'ils ne me regardent plus jamais comme avant »

Elle gloussa, « Les gens ne devraient pas critiquer ou juger une personne pour ce qu'elle fait. Je suis sûre que tu as tes raisons pour faire ça et tu n'as pas à te justifier, à qui que ce soit. Tu as un cœur d'or et tu es un bon gars. Donc, c'est juste ce que j'ai besoin de savoir. » Mercedes se redressa, s'asseyant plus près pour passer son bras au-dessus de ses épaules. « Avant, je travaillais dans une industrie de musique. Mec, tu n'as pas idée du nombre de trous du cul j'ai dû rencontrer jour après jour. Escorte la nuit, technicien du son le jour ce n'est pas la chose la plus scandaleuse dont j'ai entendu parler. Il y a juste quelques images mentales que je ne pourrais jamais oublier, et NON, crois-moi quand je te dis que ce n'est pas la chose la plus scandaleuse. Parce que le seigneur m'aide, quelques personnes ont juste besoin de Jésus. »

Le brun ne pouvait s'empêcher de rire, ses yeux se déchirant à ses mots. Il était touché. « Merci, Mademoiselle Jones. Tu n'as pas idée de combien j'avais besoin d'entendre ça. Surtout après tout le gâchis que j'ai créé. »

La diva lui donna un doux sourire, "C'est la vérité. Maintenant accouche. Qu'est-ce qui te pousse à agir comme ça ? »

Blaine soupira. De tout le monde, Mercedes était probablement la seule personne qui aurait un avis objectif. « Tu avais à moitié raison la première fois. Je suis tombé amoureux d'un client mais c'était un garçon. C'était la première fois que j'acceptais de travailler pour un client masculin, et... je ne sais pas, c'était... autre chose »

« Tu penses que tu aurais pu inventer ces sentiments parce que c'était ta première fois avec un gars ? »

« Non, j'en suis certain. J'ai eu des petits amis avant, je les connaissais depuis longtemps et je pense que j'en ai aimé un ou deux. Mais ça, ce que j'ai eu avec lui, ça ne ressemble pas à ce que j'ai déjà ressenti. Il l'a ressenti aussi. Les gens continuent de me dire que ça ne pourra jamais marcher, que j'imagine tous ces sentiments mais comment une chose peut sembler si réelle et faire si mal, tu sais ? » Et il avait mal. Blaine respira brusquement car il était au bord des larmes. Il se mordit la lèvre quand il se rendit compte qu'elle tremblait. Ses émotions menaçaient de prendre le dessus, quelque chose se brisa en lui en pensant qu'il avait finalement quelqu'un qui essayait de le comprendre et l'aider plutôt que quelqu'un qui l'obligeait à abandonner et à oublier. « Je ne suis pas fou et je ne suis pas stupide. Je sais qu'il me veut autant que je le veux, j-je ne sais juste pas pourquoi il ne m'a pas cherché. Il est genre un grand photographe à LA et je sais qu'il doit être occupé mais je veux dire, s'il ressent la même chose que moi pourquoi il n'est pas venu pour me tirer de mon malheur ? Je ne—Je n'en vaut pas la peine ? Parce qu'à cause de cette chose que j'ai faite, je ne mérite pas une sorte de décence ? »

« Blaine, chéri non, ne pleure pas... » Elle était sur le point de se rapprocher pour l'envelopper dans une étreinte consolante quand la porte du studio s'ouvrit.

« Hey, Blaine ! Je sais que tu as dis que tu ne voulais rien mais je t'ai quand même ramené une pita* ! » Cria le nouveau avec joie.

Mercedes semblait sur le point de répliquer quelque chose mais Blaine fit un signe de main. « Non, c'est bon. Si tout le monde revient je devrais aller me débarbouiller » Il s'essuya les yeux, gloussant pour essayer de cacher sa gêne.

« Attends. » La chanteuse prit sa main, le bloquant tandis qu'ils regardaient les autres remplir la pièce à travers la glace. « Tu veux bien manger avec moi demain ? » Lorsque le garçon au teint mat souleva juste ses sourcils triangulaire, elle serra sa main un peu plus. « Nous pourrons en reparler, okay ? »

Il n'était pas assez fort pour lui dire non à présent, il lui donna un petit sourire et hocha la tête. « Okay »

« Et ne te fais pas de soucis, d'accord ? Je suis sûr que tout avec... hmm...avec- »

« Kurt, son nom est Kurt. » Blaine haussa les épaules, parlant bas quand le technicien frappa au carreau. « Merci encore, Mercedes. » Dit l'escorte avant de renifler pitoyablement, sautant du banc et se frayant rapidement un chemin hors du studio. Cependant, l'escorte ne remarqua pas que le nouveau éteignait le bouton d'enregistrement ou l'expression embarrassée du jeune technicien parce qu'il pourrait avoir juré qu'il l'avait éteint avant qu'ils ne soient partis pour leur pause.

Kurt était assis devant son bureau, baissant les yeux sur l'image qu'il avait caché dans le fond d'un de ses tiroirs. Il inclina la tête, souriant tendrement au souvenir de cette photo. Le photographe n'avait pas le cœur pour la jeter ou la ranger quelque part où il ne pourrait plus la voir. Quand la porte s'ouvrit brutalement, il tomba presque de sa chaise. Kurt empila des dossiers et d'autres articles sans aucuns sens dans le tiroir avant de le fermer avec coup de pied et, dans une tentative de dernière minute, il essaya d'avoir l'air naturel. « Kurt E. Hummel, tu as BEAUCOUP de choses à m'expliquer ! »

Il fronça ses sourcils sculptés, choqué par la question et par la personne qui l'avait posée. « Mercedes, tu es en avance. Je pensais que nous devions faire le shooting promotionnel la semaine prochaine. »

« Oh, Dieu non Blanc-Bec. Je ne suis pas venue ici pour quelques photos stupides. Toi, Rachel et moi devons avoir une discussion comme hier » Elle s'avança furieusement vers le bureau de Kurt, l'intimidant un peu.

« Je veux dire si tu veux une conversations entre filles il y a des manières plus gentilles de le demander. » Kurt se recula alors qu'elle envahissait son espace personnel, il se sentait honnêtement attaqué.

« Ne joue pas l'innocent avec moi. Je sais ce que tu as fait à New York. » La diva n'allait pas céder.

L'homme pâle pouvait sentir les couleurs quitter son visage. « J-Je ne vois pas de quoi tu veux parler. »

« Vraiment ? Donc le nom Blaine ne te revient pas ? »

« … Oh mon dieu. »

Mais jamais sur ta main, sauf si tu aimes le goût de la défaite