Merci à tous ceux qui ont laissé des reviews anonymes!XD
Alors la recette habituelle. Rien n'est à moi, je ne gagne pas d'argent... J.K. Rowling... La propriété intellectuelle... Je crois que vous savez déjà tout ça.
Bon, voici le chapitre 4. Tout doux, celui-là. On établit l'univers de la fic et tout et tout. Bonne lecture!
Histoire de Vampires
Chapitre 4
Harry se laissa tomber dans son lit. Pour une première journée à Poudlard, c'était une première journée! Il s'était attendu à ce que cet endroit soit bizarre, mais pas à ce point-là. Il tourna la tête sur le côté et observa sa chambre avec découragement. Elle était toujours aussi en désordre. Ah, le bon temps où c'était sa mère qui rangeait tout pour lui…
Il afficha une moue désespérée en zyeutant son boxer échoué au milieu de la pièce. Il devait aller le ramasser… Mais c'était trop dur. Harry ferma les yeux et tenta de se rappeler les détails du beau visage du vampire blond qu'il avait aperçu dans l'escalier. Ce mec était vraiment canon. Est-ce que tous les vampires étaient comme ça? Avec un visage fin, une peau blanche et lisse comme de la porcelaine, des lèvres pâles, des cils interminables et un corps mince?
Harry se fit l'effet d'une étudiante en chaleur. Il avait à peine vu ce gars et il fantasmait déjà dessus comme un con. Franchement, comment aurait-il pu être encore plus pathétique?
C'est alors que les pas de son père (il savait que c'était lui parce qu'il faisait beaucoup moins de bruit que sa mère en marchant dans la maison) attirèrent son attention. Il montait visiblement l'escalier.
-Harry?, appela James, de l'autre côté de la porte close.
Son fils lâcha un râle paresseux.
-Harry, c'est le moment.
Ouais. Le moment. Ça, ça voulait dire qu'il allait devoir ingurgiter la nourriture infecte que sa mère avait tenté de cuisiner. Quelle galère. Il allait encore passer à deux doigts de crever à cause d'elle.
Il n'eut cependant pas le choix. S'il décidait de procrastiner (encore), il allait se faire trainer de force par Lilly jusqu'à la cuisine. Il savait qu'elle en était capable, tout simplement parce qu'elle le lui avait prouvé. Et pas qu'une fois.
Harry serra donc les dents et prit son courage à deux mains pour aller rejoindre ses deux parents dans la cuisine. Ils étaient là, assis à table. Ils avaient l'air tous sages avec leur expression concentré sur leur assiette. Quelqu'un aurait pu passer par là et les voir et il aurait cru à la famille modèle. Mais en vérité, ils fixaient tous leur portion en attendant de voir à quel moment elle allait leur sauter dessus.
-Où est Seam?
Seam, c'était le diminutif du prénom de son frère, Seamus. Bon, il n'était pas son vrai frère, mais c'était tout comme. En fait, lui et Harry se connaissaient depuis toujours. Ils étaient amis à la maternelle et déjà, à cette époque, Lilly aimait le petit châtain comme son propre fils. Lorsqu'il avait eu l'âge de 10 ans, Seamus avait perdu sa mère, qui était alors son seul parent. Son père était mort avant sa naissance.
Une veine avait explosé dans son cerveau, ou quelque chose comme ça. Pour ce qui est de sa mère, elle était déjà malade depuis longtemps quand elle avait définitivement rendu l'âme. La décision avait été prise depuis longtemps. En succombant du cancer du sang, elle avait laissé son fils aux Potter.
Et donc, ce soir-là, au souper, Seamus aurait dû être assis à table avec sa famille adoptive, mais ce n'était pas le cas. Harry fixa sa mère, qui semblait encore plus sérieuse que d'habitude. Elle avait les lèvres pincées et les sourcils froncés. Ses cheveux roux et bouclés descendaient sévèrement sur ses épaules et son dos.
Elle se redressa et plongea ses yeux verts dans ceux, identiques, de son fils.
-Il est allé manger chez sa belle-famille.
Lilly Potter aimait utiliser ce terme pour désigner les Nott. Aux yeux d'Harry, ils n'avaient rien d'une belle-famille. En fait, c'était tout le contraire. Ils lui faisaient plutôt penser à une bande de salauds congénitaux. Et Seamus, malheureusement pour lui, était fiancé à Elizabeth Nott. Cette espèce de chipie débile lui avait été promise avant même sa naissance. Bon, c'était plutôt le contraire, en fait. C'était lui qui avait été promis aux Nott. Pourquoi? Bonne question.
En fait, Seam était aussi riche qu'il était con. Et là, je ne parle pas d'un malheureux héritage de 10 000 balles, mais d'une fortune familiale de plusieurs milliards. Sachant ça, il n'était ni étonnant de voir les Nott se l'arracher, ni de le croiser dans les corridors de Poudlard. Si Harry y avait été admis pour son cerveau, Seam, lui, l'avait été pour son fric. Il n'était pas méchant, mais franchement, il n'avait rien à faire à Poudlard.
Pour ce qui est de sa fiancée, il n'avait pas eu le choix. Sa mère avait tellement souhaité le voir marié à Elizabeth qu'il n'avait jamais eu le courage de contredire sa volonté. Elle était morte, la pauvre!
Harry serra les poings et plongea son regard dans son assiette. Il haïssait les mariages arrangés. C'était dégouttant et tellement… médiévale! Pourquoi, même de nos jours, on mariait de force des jeunes gens qui ne s'aimaient pas? Avec le temps, on n'avait pas compris que c'était la chose la plus horrible à faire?
Et en plus, pour un mec irrémédiablement gay comme Harry, de qui on attendait qu'il fasse tout un tas de morpions à sa chère femme, c'était une torture. Il n'arriverait même pas à bander! Comment voulait-on qu'il mette enceinte qui que ce soit?
Lilly observa son fils de son éternel regard sévère. Harry savait que ça allait bientôt lui arrivait. Il allait avoir une fiancée, à son tour. Ça faisait déjà un bout de temps qu'il sentait venir la catastrophe. Il aimait ses parents, mais bordel qu'ils étaient arriérés.
-Harry, tu es toujours seul?
Ça, dans le langage du commun des mortels, ça voulait dire : Harry, tu ne l'es toujours pas fait de petite-amie? Tu sais que c'est mal, de rester célibataire si longtemps. Que vont dire les voisins s'ils voient que tu ne te maries pas? Tu dois te fiancer au plus vite.
-Oui.
Il n'avait pas le choix de dire cela. D'autant plus que c'était vrai. Mais même quand il avait des petits-amis, il devait le cacher, parce que s'il avait le malheur de laisser échapper qu'il était en couple, sa mère ferait tout pour découvrir avec qui. Et il valait mieux pas pour Harry…
-Nous connaissons un couple qui a une très jolie jeune fille. Tu devrais la rencontrer. Qui sait si vous tomberiez tous les deux très amoureux…
Ça ne risquait pas d'arriver!
-Je ne suis pas pressé de me mettre en couple, gronda le jeune homme en attrapant sa fourchette.
Silencieusement, ils se mirent tous à manger. Harry haïssait l'ambiance qui régnait dans la maison, dès que Seamus était sorti chez les Nott.
Dans d'autres familles, on avait aboli le mariage arrangé depuis longtemps. Dans les grandes villes, on pouvait même voir des couples homosexuels se balader dans les rues sans problème. Alors pourquoi ses parents à lui devaient être aussi étroits d'esprit?
-Lilly, dit James avec douceur. Notre fils peut choisir avec qui il veut passer le reste de sa vie.
Ladite Lilly se tourna brusquement en direction de son mari.
-James! Tu sais très bien que c'est totalement malsain de rester seul si longtemps. Si Harry refuse de se trouver une fiancée, c'est mon devoir de le faire à sa place.
-Je n'ai pas besoin de fiancée, siffla son fils.
-Certainement, que tu en as besoin, répondit la rouquine en serrant dangereusement sa pauvre fourchette dans sa main.
Harry avait arrêté de manger. Il se redressa du mieux qu'il put et lança :
-Tu ne peux pas m'obliger. Je fais ce que je veux et j'ai le choix de dire oui ou non lors de la cérémonie. Je ne me marierai jamais à quelqu'un pour qui je n'éprouve aucun sentiment.
-L'amour vient après le mariage, trancha sa mère.
Il voulait crier. Il voulait casser tout ce qu'il y avait sur la table.
-Je ne suis pas ton fils de compagnie. C'est ma vie, c'est moi qui décide ce que j'en fais.
-VAS DANS TA CHAMBRE, hurla Lilly en se levant d'un seul bond.
Harry ne se fit pas prier. Il poussa sa chaise, tourna les talons et claqua la porte de sa chambre. Tout le mur trembla. Lilly regarda sa place vide en soupirant.
-Tu devrais le laisser vivre sa vie, conseilla son mari.
Elle fronça aussitôt les sourcils et tourna la tête dans sa direction.
-Qu'est-ce qui te prend, tout d'un coup? Comment tu crois que je vais pouvoir l'aider, si tu l'appuies dans sa folie.
-Lilly…
-VAS DANS TA CHAMBRE.
Alors? Pas trop horrible?
La suite est pour bientôt! Laissez-moi un petit com, ça fait plaisir et ça ne prend qu'une toute petite minute.:)
