Voici la suite!

Je crois que vous vous doutez que rien de tout ça ne m'appartient. Tout est à J.K. Rowling... Et je ne fais toujours pas d'argent avec ce que j'écris. Comme c'est étrange...

Bonne lecture!


Histoire de Vampires

Chapitre 7

Draco n'avait jamais vu d'humain comme celui-là. La première fois qu'il l'avait rencontré, il avait tout de suite senti quelque chose d'étrange dans son aura. C'est comme s'il ne pouvait pas s'empêcher de venir vers lui. Il s'était approché, curieux. En fait, il ne savait pas tout à fait ce qu'il voulait, sur le coup. Il venait de se nourrir et il était repu.

Mais en le voyant, sa faim était revenue à la charge et il avait eu envie de le mordre sur le champ. Il savait que c'était mal, qu'il ne devait pas faire cela devant des témoins, mais il n'avait pas pu s'en empêcher. Il avait avancé lentement vers sa proie, avait senti son odeur et avait laissé ses sens le dominer. Ce n'est que par après que la vérité lui avait sauté aux yeux. C'était bien simple : Élu.

Ça lui avait pris la tête pendant tout le reste de la journée. Il ne savait plus quoi faire, il était perdu, effrayé. Pourquoi maintenant? Pourquoi lui? Il n'y avait jamais pensé jusqu'à aujourd'hui et il n'avait pas eu le temps de se préparé à ça. C'était un choc.

Après sa deuxième rencontre avec le jeune humain, il y avait repensé et il s'était finalement dit qu'il avait eu raison. Ce gars-là était bien son Élu. Plus de doute possible. Son sentiment de sécurité, lorsqu'il avait été face au garçon était sans équivoque. Il n'avait jamais agi ainsi devant un humain. C'était contre-nature!

Les vampires étaient supérieurs aux humains. Jamais ils ne les laissaient les appeler par leur nom, jamais ils ne les laissaient s'adresser à eux de manière aussi familière. Mais surtout, jamais ils ne se dévoilaient ainsi. Un vampire se devait de rester froid et dur, lorsqu'il était en présence de ces créatures inférieures. Et pourtant, Draco n'avait respecté aucune de ces règles.

Il avait agi comme avec un autre vampire, tout simplement. C'était inacceptable!

Et le fait qu'il puisse lire ses pensées aussi clairement… Évidemment, c'était à cause de leur lien.

Le vampire de tourna rageusement dans son lit. Il avait du mal à dormir, la nuit. Il était un animal nocturne, lui! Pourquoi fallait-il qu'il respecte le cycle naturel des humains? Son père disait toujours que c'était le prix à payer pour vivre parmi eux. Quelle bande d'emmerdeurs.

Draco avait toujours haï les humains et toutes leurs habitudes idiotes. Ils étaient faibles et stupides. Pourquoi dirigeaient-ils le monde, d'abord? Parce qu'ils étaient plus nombreux? Quelle connerie. Ils se reproduisaient plus vite, mais ils étaient plus lents de cerveau. En fait, la seule bonne chose chez eux, c'était leur sang.

Et leurs yeux.

Ses yeux.

Bodel de merde, ses yeux! Rien que d'y penser, Draco en avait des frissons. Harry Potter, puisqu'il disait s'appeler ainsi, en avait une fichue paire. Ils étaient verts et phosphorescents! Oui, oui, je vous jure. Draco les avait vus briller de mille feux dans la pénombre. Un truc pareil, ce n'était pas normal.

Il était beau quand même, ce petit imbécile. Bon, pas une bombe sexuelle comme lui, mais superbe à sa manière. Il n'était pas très grand, sans être un nain. Il devait faire la taille moyenne des humains. Pour un vampire, par contre, Draco était particulièrement petit. Une tête et demie de moins que son père et une tête de moins que sa mère. Une chance pour lui qu'il était beau!

Mais Potter était d'une beauté tout à fait différente. Il avait un teint plutôt rosé qui créait un contraste assez mignon avec ses cheveux noirs et ses yeux verts (ses putains d'yeux!). Sa bouche était presque aussi alléchante que son cou. Elle était d'une rose foncé qui semblait être une véritable invitation à la débauche. Et il y avait ces lunettes ridicules, que Draco aurait voulu balancer le plus loin possible, pour mieux voir les beaux yeux du garçon.

Il haïssait ces maudites lunettes rondes.

Mais le visage légèrement arrondi de Potter et ses joues colorées lui faisaient vite oublier ce désagrément.

Malgré son air mignon, ce gars était plutôt bien foutu. Il avait des épaules masculines et des hanches étroites additionnées d'un cul à faire tomber. Avec ses lèvres et ses yeux, le cul de Potter était l'endroit préféré de Draco. Il était parfaitement rond et sûrement bien ferme. Peut-être que la prochaine fois, il pourrait le toucher… Non! Il n'y aurait pas de prochaine fois. Jamais! Potter était nuisible, Draco ne devait plus le revoir.

À cette pensé, un étau se resserra autour de son cœur. Il avait mal. Il voulait être avec cet humain. Il voulait sentir son odeur encore une fois. Cette odeur musquée et virile qui lui plaisait tant. Il s'ennuyait, tout seul dans son lit.

Revoir Potter était un besoin viscérale, et Draco savait qu'il ne pouvait s'opposer à son instinct. Un vampire était l'esclave de ses désirs, c'était bien connu.

Demain…

Il irait le voir demain. Il irait l'observer de loin. Juste l'observer. Juste un peu.

- o (O) o –

-Harry! HARRY!

-Quoi?

Il se tourna d'un bloc. Ron était là, rouge tomate, le souffle court. Il venait d'arriver à sa hauteur. Le grand roux prit une grande inspiration. La panique se lisait dans ses yeux bleus.

-C'est horrible, murmura-t-il tout à coup. Ginny n'est pas revenue à la maison, hier soir. Je ne sais pas où elle est. Dis-moi que tu l'as vue.

-Qui est Ginny?

-Ma sœur, s'exclama le rouquin.

Il se mit à trembler de tous ses membres. Harry ne pensait pas qu'il était ce genre de personne qui cède si vite au stress. D'un geste ferme, il prit l'épaule de son nouvel ami et tenta de le calmer.

-Qu'est-ce qui s'est passé?

-Je ne sais pas, répondit Ron. Je ne l'ai pas vue. J'ai tellement peur. Et si… Et si…

Des larmes se mirent alors à couler le long de ses joues. Son corps tout entiers s'affaissa sur lui-même.

Un peu gêné, Harry détourna les yeux. Il ne savait pas comment réagir. Il n'avait pas l'habitude de gérer ce genre de situation extrême. Une disparition? Et puis quoi encore? Qui disait qu'elle n'était pas juste partie dormir chez une amie?

Il laissa échapper un soupir las. Il voulait partir d'ici, retourner au deuxième étage.

Depuis hier, Harry n'avait pas cessé de penser au vampire blond. Depuis qu'ils s'étaient vus pour la deuxième fois, il n'avait pu se le sortir de sa tête. Et même à un moment pareil, il ne pouvait empêcher son esprit de vagabonder. Il imaginait son beau visage pâle et son souffle brulant.

Ron lâcha un long râle désespéré qui tira Harry de ses pensées.

-Ma pauvre petite sœur, souffla le rouquin.

-Du calme, Ron. Il ne lui est peut-être rien arrivé, au final. Est-ce que tu as parlé à ses amis, au moins?

-Elles ne savent rien. Elles ne l'ont pas vue de toute la journée, hier. Et aujourd'hui non plus. Nous n'avons aucune nouvelle d'elle. C'est ma faute. J'aurais dû la protéger. J'aurais dû veiller sur elle. Je suis un grand-frère raté. Et maintenant, elle…

-AAAAAaaargh!

Le cri dut résonner dans toute l'école. Les élèves de Poudlard se dévisagèrent. Ron leva la tête, horrifié. Il contempla Harry en silence. Un courant d'air gelé traversa toute l'école, passa le long des murs de pierres de l'entrée principale, survola les salles de classes bondée et plissa entre les longues tables de bois foncé de la Grande Salle.

Comme s'ils étaient devenus un seul homme, tous les étudiants se précipitèrent au premier étage. La foule poussa Harry vers l'avant. Puis le sépara lentement de Ron. Tout le monde courrait à toute vitesse. Dans les yeux des élèves paniqués brillait une lueur d'excitation malveillante. Dans le plus grand des silences, les salles de classe se vidèrent, puis les couloirs. Après avoir descendu les escaliers, l'attroupement se dirigea vers la Grande Salle. On s'y massa à toute vitesse. Tous se bousculaient pour mieux voir un spectacle qui échappait à l'œil curieux d'Harry.

C'était l'anarchie totale. Les enseignants tentaient vainement de convaincre les élèves de repartir vers leur classe, mais ces derniers n'écoutaient rien. Au milieu des exclamations stupéfaites, Harry se fraya un chemin jusqu'aux premières loges. Ce qu'il vit le figea d'horreur.

C'était la fille rousse qu'il avait vue au deuxième étage. Elle était allongée sur le sol, dans une position grotesque, et ses yeux clos étaient couverts de sang, tout comme le reste de son petit corps mutilé. On la pointait du doigt, on riait, on pleurait. Elle était le centre de l'attention générale.

Au milieu de la foule, un garçon dont les cheveux étaient out aussi roux que la jeune fille poussa les élèves et s'extirpa d'eux pour aller se jeter sur sa carcasse délaissée. Il avait le visage couvert de larmes et il hurlait comme un possédé. C'était Ron.

Il s'effondra sur elle, l'entoura de ses bras et tenta de la lever. Il scrutait son visage, à la recherche d'on ne sait quoi. Harry était trop choqué pour faire le moindre geste. Il détourna son regard, fixa un point invisible dans la masse d'élèves intrigués.

C'est alors qu'il sentit un regard posé sur lui. Il eut un frisson désagréable et scruta les visages ébahis autour de lui. Il tomba droit dans cette paire d'yeux bleus. Le grand type l'observait froidement, comme on regarde un plat quand on n'a pas faim. En voyant qu'Harry le regardait aussi, il esquissa un sourire carnassier.

-Théo, murmura Harry, alors que le garçon tournait les talons, sans cesser de sourire.


Et voilà! Les choses avancent, non?

Alors, un petit com pour la forme?