Et voilà!
Petite chapitre tout en douceur. L'histoire continue et j'ai décidé de ralentir la cadence.
Donc les personnages de cette fis, ainsi que quelques autres éléments, ne m'appartiennent pas, comme vous le savez. Tout est à J.K. Rowling. Eh oui!
Bonne lecture!
Histoire de Vampires
Chapitre 8
Harry se laissa tomber sur le canapé. Il était épuisé et il se sentait nauséeux. Il avait vécu la pire journée de toute sa vie. Déjà qu'elle avait merveilleusement bien commencé avec le presque assassinat de la petite sœur de Ron.
En plus, par la suite, il avait fallu retourner en classe, entendre les ragots des autres élèves, se faire engueuler par la professeur d'anglais, un vieille laide toute ridée (oui, Harry se sentait d'humeur méchante), renverser sa soupe au déjeuner, se faire bousculer par une bande d'attardés congénitaux qui avaient trouvé très pertinent de lui faire remarquer qu'il s'était mangé un ballon de basquet ball dans la gueule et se coltiner une frisée à dents de lapins qui avaient râlé toute la journée.
Bon, peut-être qu'il exagérait quelques éléments, mais en général, c'était vraiment une journée de merde. C'est vrai que la frisée d'était pas si méchante, au final, et qu'elle ne faisait que s'inquiéter pour la sœur de Ron, qui était à l'hôpital, mais franchement, il n'était pas d'humeur!
Et donc, en rentrant chez lui, Harry espérait un peu de tranquillité, mais tous ses rêves tombèrent en morceaux lorsqu'il vit Seamus s'approcher de lui et s'écraser littéralement contre le sofa. Il affichait une mine dévastée et il grondait sourdement.
-Ça va?, demanda Harry pour la forme.
-Mhg.
Wow. Quelle éloquence. Apparemment, son frère adoptif avait dû vivre une journée presque aussi merveilleuse que la sienne, parce qu'il semblait d'humeur à tuer des enfants orphelins. Et c'était peu dire!
Seamus fit la gueule durant encore quelques minutes, jusqu'à ce que Lily l'appelle de la cuisine. Il se leva en soupirant, laissant Harry enfin seul. Ce dernier ouvrit la télé et zappa jusqu'à un talk show emmerdant au possible. Il décida de le regarder. Il trouvait que ça allait bien avec son humeur. Merdique.
Dans la cuisine, des éclats de voix retentirent et des bruits de pas qui montent les escaliers avec fureur se firent entendre. Peu de temps après, Lily débarqua dans le salon et fusilla son fils du regard.
-Harry! Est-ce que c'est toi qui l'as mis dans un état pareil?
Il lança un regard blasé à sa mère. Elle eut pour premier réflexe de se fâcher, mais elle se reprit au dernier moment. Elle alla s'asseoir à côté de lui et le fixa de son regard compatissant. C'était bien une maman. Il n'y a qu'elles pour regarder leurs enfants comme ça.
-Eh bien qu'est-ce qui vous prends, à tous les deux?
Harry ne répondit pas tout de suite. Il inspira fortement et dit :
-Journée de merde.
Ça résumait assez bien la situation. Lily déposa la serviette qu'elle tenait dans ses mains en lâchant un petit rire amusé. Harry lui lança un regard noir.
-Quoi?, dit-elle. Je n'y suis pour rien, moi. Alors, mon grand? Une nana t'a fait des misères? Un mec s'est moqué de ta coupe de cheveux? Ta prof t'a péter tes tympans en te disant que tu étais une nullité?
Il ne pouvait pas vraiment lui parler des vampires, non? Enfin, si, sûrement, mais il ne voulait pas. Il avait l'impression que ce sujet avait quelque chose d'intime. C'était ridicule, mais il voulait garder tout ce qu'il savait sur eux pour lui. Ça lui appartenait.
Elle comprendrait peut-être ce qui se passait à Poudlard. Mais comment parler de Malfoy? Comment lui dire ce qu'il avait ressenti en sa présence? Non, il n'y avait pas moyen. Elle était sa mère, pas sa confidente. Elle ne savait même pas qu'il était gay! C'était con de penser à tout lui dire.
Harry se renfonça dans sa bulle de morosité. Il fronça les sourcils et croisa les bras, prêt à se refermer sur lui-même. Ce n'était pas la solution, il ne savait.
En voyant que son fils était perdu dans ses pensées, Lily décida d'ajouter en lui ébouriffant les cheveux avec affection :
-Harry, je me doute que tu veuilles décompresser après une mauvaise journée, mais il ne faut pas négliger tes études.
Et voilà! Dur retour à la réalité. Harry devait déjà retourner travailler pour avoir les meilleurs résultats du monde, parce que c'est ce qu'on attendait de lui. Bon, il n'avait pas trop le choix, alors autant s'y mettre tout de suite.
Il se leva, prêt à aller s'enfermer dans sa chambre pour une autre séance intensive de travaux scolaires.
-Tu t'en vas déjà?, demanda Lily.
Elle affichait son regard triste de la maman bienveillante qui a envie de passer du temps avec son fils. Depuis qu'ils se disputaient quotidiennement, elle se sentait plus coupable d'être séparée de lui. Elle aurait voulu qu'ils soient aussi proches qu'avant. Le petit Harry gentil lui manquait. Elle ne comprenait pas pourquoi il n'était plus comme avant. Pourquoi avaient-ils perdu leur ancienne complicité?
Et voilà qu'il la fuyait presque, prêt à tout pour aller s'embarrer dans sa chambre. Elle se leva précipitamment et lui attrapa le bras avec douceur pour le retenir.
-Harry, nous sommes seuls, ce soir. Seamus va chez les Nott ton père à un souper officiel. Nous allons pouvoir faire quelque chose tous les deux.
Il ne répondit pas, se contentant de la repousser lentement.
-Je ne sais pas, dit-il.
-Nous pourrions regarder un film. Non? Comme avant?
C'était ça le plus douloureux. Comme Avant. Elle avala sa salive en attendant sa sentence. Harry la dévisagea froidement.
-Comme tu veux, finit-il par répondre.
Elle sut tout de suite que ça voulait dire non.
- o (O) o –
La salle à manger du manoir Malfoy était aussi grande et luxueuse que pouvait l'être celle de n'importe quel roi de la Renaissance. Elle était décorée richement, avec des tapisseries dorées et un lustre de cristal. La table qui trônait au centre de la pièce était faite de bois foncé sculpté superbement.
Il y avait quelques bougies sur cette table, pour éclairer la pièce, et les trois convives qui y siégeaient étaient plongés dans un silence austère. Il faisait frais, à cause de la fenêtre qui était ouverte dans la pièce d'à côté, mais personne ne s'en souciait à part Draco, qui avait le froid en répugnance.
À cette heure tardive de la nuit, pratiquement tous les voisins humains du quartier étaient couchés dans leur lit, mais chez les Malfoy, c'était plutôt le moment du réveil. Draco irait se coucher bientôt, cela dit, pour aller à Poudlard le lendemain, mais ses parents n'étaient pas, eux, obligés de suivre le cycle handicapant des humains.
C'était donc un peu comme l'heure du petit-déjeuner. Comme d'habitude, tout se déroulait muettement. Il en valait des traditions vampiriques. Il n'était pas question de s'esclaffer à cette heure. Tout doucement, Lucius Malfoy, le père de Draco, saisit sa coupe emplie de sang humain et la porta à ses lèvres. Il fut bien vite imité pas sa femme Narcissa.
L'atmosphère était lourde dans la salle à manger, comme toujours. Draco détestait cet endroit. De tout le manoir, il n'y avait pas pire que cette fichue pièce. C'était là que commençait chacune des nuits de ses parents. Ils se réunissaient tous les trois et buvaient leur sang quotidien.
Draco fixa sa coupe avec colère. Il ne voulait pas boire. C'était étrange parce que ça ne lui était jamais arrivé. Il était un vampire, alors il était dans l'ordre des choses qu'il ait soif le soir venu, mais aujourd'hui, ce n'était pas le cas. Il resta ainsi, immobile et crispé. Il sentait bien sur lui le regard réprobateur de son père.
-Draco, tu dois te nourrir.
Il avait l'impression que s'il tentait d'avaler cette chose, il allait la vomir. Il en avait mal au cœur rien que d'y penser. Mais son père insistait. Il le toisait sévèrement.
-Est-ce que tu m'as compris, Draco?
Il ne pouvait pas consommer ce truc, bordel. Il sentait qu'il ne devait pas le faire. Son corps allait le rejeter, c'était certain. Il ne pouvait pas.
-DRACO.
Il leva les yeux, prêt à se faire remettre à sa place. Comme il l'avait deviné, son père le dominait de toute sa hauteur, assis sur sa chaise luxueuse. Même sa mère posait sur lui un regard froid et cruel.
Pourquoi fallait-il qu'il ait droit à une famille comme ça? Lui qui cherchait la chaleur et l'affection? Non. Sois noble, Draco. Sois fort, Draco. Tu ne dois pas ridiculiser notre nom, Draco. Tu es un vampire, tu es de Sang Pur. Pense à la famille, Draco, à l'honneur. Où est passé ton orgueil? Tu ne peux pas te comporter comme un simple d'esprit, comme un gueux, pire, comme un humain!
Comme un humain… Il ne se sentait pas comme un humain. Il ne s'était jamais senti ainsi. Mais était-ce cela, être vampire? Toujours être froid, sobre, méchant, calculateur. Il ne voulait pas de ça. En fait, jamais il n'avait voulu, mais aujourd'hui plus que tout au monde, il refusait.
Il n'allait pas boire ce sang. C'était un peu comme renier tout ce qui faisait de lui un vampire. Non, en fait, plutôt ce qui faisait de lui un Malfoy.
-Draco, fit la voix de Lucius.
Il plongea son regard dans le sien.
-Nourrie-toi immédiatement. Je ne vais as le répéter.
C'était un homme qui haïssait être contrarié. En fait, il haïssait beaucoup de choses.
-Non.
Sa voix résonna dans la pièce. Il eut honte tout de suite. Ses deux parents de dévisageait comme jamais. Draco avala sa salive et rentra les épaules à vers l'intérieur de son corps, essayant de se faire le plus petit possible.
-Tu as une dernière chance.
Après une grande inspiration, il obéit. Et lui qui se disait, il n'y a pas une minute, qu'il n'allait pas boire ce sang! Il n'en voulait pas. Mais il le porta quand même à sa bouche et versa le liquide rouge dans sa gorge.
Décrire précisément ce qu'il ressentit est une tâche ardue. La première chose qui attira son attention fut l'impression qu'il ne s'était pas nourri. Comme s'il avait bu du vide. Mais il oublia vite cela, car la douleur foudroyante qu'il éprouva attira toute son attention. C'était comme bruler de l'intérieur.
Sa gorge s'était enflammée. Il écarta les lèvres, hurla. L'élancement devenait le plus en plus insupportable. Draco se leva de sa chaise, les yeux exorbités. Il avait posé ses deux mains sur son cou comme un étau protecteur. Il se sentait étouffer. Sa langue était râpeuse et des flammes invisibles lui lasseraient la gorge.
C'est alors qu'il eut un haut le cœur et vomi l'entièreté de ce qu'il avait bu sur la table, devant les regards ahuris de ses parents. Ils l'observèrent tituber, cracher, siffler de douleur. Leur fils s'accrocha à la table, à bout de souffle. Il était livide et trempé de sueur.
Lucius Malfoy lança un regard à son épouse. Il savait ce que tout ça voulait dire.
Verdict?
Oui, je sais, Tom Jedusor n'est pas encore arrivé, mais il va pas tarder. En attendant, une petite review?
