Chapitre 4 : Préparations
Ça y est, je suis enfin dans ma chambre d'hôtel cinq étoiles.
Il y a des lumières blanches partout qui peuvent diffuser des parfums (rose, violette, pivoine…), les toilettes sont dorés (semblables à de l'or massif), le carrelage argenté, le lit avec une couverture brodée, enfin en bref ce que je déteste.
Je défais mes « valises » ce qui ne prends pas beaucoup de temps : je n'ai rien d'autre que mon sac et mes affaire pour le bal (ces dernières sont sur mon lit, je ne veux pas les froisser). Il est midi, je descends et je vais manger au restaurant de l'hôtel : de la choucroute alsacienne, je n'ai jamais goûté ce plat jusqu'à maintenant, j'aime bien mais je trouve ça un peu trop bourratif.
Puis je descends en ville, juste pour prendre l'air et marcher un peu.
Les couleurs qui sont à la mode cette année sont les couleurs flashy. Presque tous les gens abordent des t-shirt vert, rose, bleu ou encore orange vifs. Par contre leurs coiffures et autres accessoires n'ont pas beaucoup changé : les cheveux peuvent aussi bien être bleus que jaunes, la majeur partie de la population a des tatouages sur les bras.
Et je me promène ici toute l'après-midi. Mais vers 17h30 je me dis qu'il est temps de rentrer : je dois me préparer pour ce bal.
Je rentre dans ma chambre, et me déshabille, je reste en sous-vêtements. Je lâche mes cheveux, ils m'arrivent au milieu du dos, je ne les aie jamais coupés. J'enfile mes chaussures, essaye de marcher avec et tombe par terre, et avec horreur découvre que je n'ai que ces chaussures et des baskets. Alors je m'entraine pendant une heure et demie. Il est sept heure : je ne suis toujours pas maquillée, ni coiffée, mais au moins je peux mettre ces chaussures.
Je me dépêche d'enfiler ma robe, je la serre dans le dos, et me mets pieds nu, décidant de ne mettre ces fiches chaussures qu'au dernier moment.
Je vais dans la salle de bain, devant le miroir et commence à me maquiller, jusqu'à ce que je me rende compte que je me suis fait un œil au beurre noir (avec mon eye-liner). Comment vais-je faire, tout le monde aura du maquillage, je ne voulais pas LE maquillage, juste quelques traits par ci et par là.
Je me dépêche de tout enlever, puis me prends la tête dans les mains. Et d'un coup je me relève. Je suis Katniss et je ne vais pas me laisser abattre juste pour ça. Et soudainement je vois, sur le mur, ce qui va me sauver : une machine à maquillage, sur le coup j'éclate de rire : et puis quoi encore, pourquoi pas une machine à border un lit. Puis je me ressaisis et regarde comment ça fonctionne, une fois prête je descends et prends un taxi, direction « la salle Bruno Martins ».
Je descends du taxi et avec effarement découvre une foule qui crie mon nom. Je me dépêche de rentrer dans cette salle, sans jeter un seul regard vers tous ces inconnus.
Je rentre à l'intérieur et découvre un gigantesque buffet. La salle aussi est énorme, le parquet est brun clair et les murs blancs, avec des ballons, des confettis et des paillettes partout.
Beaucoup de personnes sont déjà arrivés : il y a Haymitch, qui est au niveau des bouteilles, Annie avec qui je parle, jusqu'à l'arrivée du nouveau président qui est … une femme.
Et qui de plus, ressemble comme deux gouttes d'eau à Coin, je regarde Annie, affolée.
Mais elle m'explique que c'est sa sœur jumelle qui a repris quelque semaine après sa mort, le pouvoir. A ce qu'il paraît, elles se haïssaient.
Quelques minutes plus tard, un DJ : Plutarch, démarre la musique. Annie dance avec son petit ami (qui est arrivé il y a seulement quelques minutes) et moi je suis toute seule, assise sur ma chaise, mais Beetee s'assoit et commence à me parler de sa vie et de ses armes.
Ensuite c'est l'heure du repas, je mange lentement.
Cette fois ci je discute avec Octavia.
Et enfin c'est l'heure de danser. Beetee me propose une valse, j'accepte avec enthousiasme.
Je promène mon regard, peut-être une autre personne que je connais est présente.
C'est là que je le vois. Mes mains deviennent moites, je me sens toute bizarre, puis je tombe, tombe, tombe dans ces yeux gris acier.
Puis plus rien.
