Voilà, voilà!

Ceci est le chapitre 12. J'espère qu'il va être à la hauteur de vos espérances.

Aux dernières nouvelles, les personnages d'Harry Potter sont à J.K. Rowling, mais ne vous inquiétez pas, je compte bien faire changer ça. XD

Assez parlé, place au théâtre!

Bonne lecture.


Histoire de Vampires

Chapitre 12

Harry n'aimait pas les hôpitaux. Personne n'aime ça, c'est vrai, mais pour lui, c'était pire que tout. Il ne voulait pas y mettre les pieds. Il en était hors de question. Pourtant, il avait dû s'y rendre. La phrase qu'il s'était répétée en boucle alors qu'il traversait lentement les couloirs silencieux de l'hôpital où était consigné Seamus était : «je fais ça pour mon frère, je fais ça pour mon frère».

Seamus était installé dans une petite chambre qu'il partageait avec un autre patient qui passait son temps à dormir. Étonnamment, lorsqu'ils étaient arrivés aux urgences, Malfoy et lui, on leur avait dit que Seamus ne risquait absolument rien et qu'il n'y avait pas lieu de s'inquiéter. Il avait perdu du sang, mais pas de manière importante. Harry avait appelé sa mère, qui était débarquée peu de temps après. Malfoy était parti au bout d'une heure. Et voilà.

La seule raison pour laquelle Seamus avait été gardé à l'hôpital était ses pertes de conscience fréquentes et inexplicables. Une fois, alors qu'il parlait tranquillement avec James, il s'était évanouie quelques secondes et était revenu à lui comme si de rien n'était. Son cas attirait beaucoup l'attention des médecins de l'hôpital, qui n'ignoraient pas que ses blessures étaient l'œuvre d'un vampire. Même si cette vérité n'en était une qu'à moitié.

Ce dimanche matin-là, Harry était venu distraire son frère. L'ennui était devenu son plus grand ennemi, ici. Seamus passait son temps à répéter qu'il allait mieux et qu'il voulait retourner à l'école. Il pouvait marcher, courir et sauter. Il était débordant d'énergie et il mangeait beaucoup. Le seul problème était qu'il s'écroulait sans prévenir à tout moment de la journée. Tout le monde savait que c'était un effet secondaire de la morsure, mais personne ne pouvait expliquer le phénomène au détail près.

À part une personne.

Malfoy.

Harry pensait à lui tout le temps. Il ne pouvait plus l'oublier, se le sortir de la tête. C'était comme une obsession. Il rêvait de lui, fantasmait sur lui, ricanait en repensant à telle ou telle autre expression qui s'était dessinée sur son visage… Bordel, ils s'étaient vus trois fois!

Et la dernière… Elle était difficile à décrire. Harry avait senti comme un changement radical à l'intérieur du vampire. Et ne me demandez pas comment il avait pu. Tout ce qu'il savait, c'est que, d'une manière ou d'une autre, une vague de désir l'avait envahi et il avait tout de suite su qu'elle provenait de Malfoy. Harry n'était pas con au point d'ignorer qu'il était passé à deux doigts de se faire percer la peau par ce vampire. Et si ça avait été le cas? Que se serait-il passé?

Il aurait eu mal? Il aurait pleuré? Il aurait aimé ça? Non, ridicule. Harry s'était déjà blessé un bon milliard de fois dans sa vie et il n'en avait jamais tiré un brin de plaisir. Il n'était pas masochiste.

Alors pourquoi avait-il partagé le désir de Malfoy? Pourquoi son corps avait-il désespérément appelé le sien, comme si leur union était vitale? Des sentiments de nature contradictoires se répandaient en lui comme du venin. Il avait peur, mais l'excitation l'emportait. Il était dégoutté, mais encore plus attiré. Comment un type qu'il n'avait vu que trois fois pouvait lui faire un tel effet?

Il faut que je lui parle. Il faut que je lui pose toutes les questions qui me brûlent les lèvres.

Non. Harry était ici pour Seamus, son frère. Il devait arrêter de penser sans arrêt à Malfoy. Il n'était rien, dans sa vie. Juste un vampire un peu bizarre qui devait être en plein régime pour désirer autant lui avaler le sang.

-Harry?

Ce dernier entra dans la chambre de Seamus en souriant. Il tenta du mieux qu'il put de se concentrer sur lui, sur ce qu'il disait. Il ne devait pas laisser ses pensées voyager autre part.

-Seam! Tu vas mieux?

Il était à demi assis sur son lit, son drap blanc sur ses jambes allongées. Devant lui se trouvait une petite télévision qui affichait la tête d'un personnage de dessin animé américain. L'Irlandais regardait son programme de manière distraite. Vu la tête qu'il faisait, il s'ennuyait ferme depuis au moins quelques heures.

Harry s'installa sur la chaise qui bordait le lit de son frère adoptif tandis que celui-ci pointait la télécommande dans la direction du téléviseur pour l'éteindre. Une fois que ce fut fait, il tourna la tête dans la direction du nouvel arrivant en se laissant choir sur ses oreillers.

Seamus avait l'air tout sauf malade. S'en était étonnant.

-Alors, Harry? Tu t'amuses en cours?

-Bof, c'est comme toujours. Les profs ne servent à rien et les devoirs ne font que m'apprendre ce que je sais déjà. Et toi? Tu vas mieux.

Le visage de Seamus se crispa. Il se pencha un peu vers son frère et siffla, hors de lui :

-Je vais bien depuis le début, tu veux dire… Je ne sais pas pourquoi je dois rester ici alors que ma santé est stable et que je me sens parfaitement bien. C'est ridicule!

Il se laissa à nouveau tomber par en arrière. Son dos se heurta sans douleur à ses coussins moelleux.

-J'en peux plus d'être ici, confia-t-il. Je dois absolument partir. Il faut que je retourne à l'école. Il faut que…

-Depuis quand l'école est-elle importante pour toi?, de put s'empêcher de faire remarquer Harry.

Il n'obtint pas tout de suite de réponse. Son frère l'observa avec le plus grand sérieux. Il ne s'énerva pas. Calme comme un vieux sage, il posa sa main sur ses cheveux et dit :

-Je ne sais pas.

Il avala sa salive, détourna les yeux. Il s'apprêtait à dire quelque chose d'intime. Harry le savait. Il le connaissait assez pour le deviner.

Seamus se tourna dans sa direction et plongea ses yeux dans les siens. Lorsqu'il parla, sa voix tremblait.

-Tu te souviens quand j'ai dit que Théo me faisait peur?

Harry sentit la culpabilité le submerger. Il se recroquevilla sur lui-même et fixa son frère d'un air penaud. Pourtant, il n'y avait pas une once de reproche dans le ton de sa voix. C'était un peu plus comme…

-Je me trompais, tu avais raison. Théo ne me feras jamais de mal. Il a toujours été si gentil avec moi… C'est lui qui m'a sauvé des vampires. On te l'a dit?

Il y eut un blocage dans la tête d'Harry. Tout son cerveau s'était arrêté de fonctionner. C'était comme si quelqu'un l'avait mis à off.

-Quoi?

-Les vampires m'ont attaqué, Harry, dit doucement Seamus. Ils s'en sont pris à moi. Ils sont vils et méchants. Ne t'approche jamais d'eux. Mais heureusement que Théo et les autres Mangemorts étaient là pour me sauver. Sans ça, je serais peut-être…

Harry lui intima d'arrêter de parler en levant ses deux mains.

-Attends un peu. Qu'est-ce qui s'est passé, exactement?

Seamus tortilla ses mains ensemble. Il hésita, puis soupira lentement :

-Théo ne veut pas que je le raconte aux autres, mais tu ne vas pas le répéter, non?

-Théo? Eh… Non, non, je ne vais rien dire.

-Alors je commence au début. J'étais chez les Nott et tout se passait comme d'habitude. Théo me fixait bizarrement, mais aujourd'hui, je sais pourquoi. C'était parce qu'il avait deviné que les vampires allaient s'en prendre à moi. Donc je disais que j'étais chez les Nott et que nous mangions. C'était très tendu, à table, parce qu'Elizabeth avait entendu dire par quelqu'un à l'école que je ne voulais pas me marier avec elle. C'est vrai, mais je ne veux pas qu'elle le sache.

Seamus pinça les lèvres.

-Je sais que ça n'a pas vraiment de lien, mais je crois que… Non, oublies, j'allais dire quelque chose de stupide. Bref, après le repas, Elizabeth est montée dans sa chambre et elle s'y est enfermée. Je voulais aller la voir et m'expliquer, mais Théo m'a dit que pour le moment, il fallait la laisser tranquille. Il m'a proposé d'aller marcher avec lui dehors, mais je n'ai pas voulu parce que ça me faisait trop peur. Il m'a dit qu'il avait quelque chose d'important à me confier. Il m'a alors invité dans sa chambre. J'étais terrifié, mais je n'avais pas d'excuse pour ne pas accepter. Je l'ai suivi.

L'Irlandais eut un imperceptible frisson.

-Je ne sais pas si je t'ai déjà parlé de sa chambre… Elle est au premier étage, pas loin du salon. C'est un endroit bien étrange pour une chambre. En tout cas, c'est là qu'il dort. Il a fermé la porte derrière lui quand on est entrés. La pièce était toute sale, Harry, pleine de poussière, comme s'il n'y était pas allé depuis des mois. Il m'a fait signe d'aller m'asseoir sur son lit. C'est ce que j'ai fait. Il s'est mis à m'expliquer qu'il avait peur qu'il m'arrive quelque chose et que je risquais gros à me promener dans l'école sans protection. Il avait l'air très sérieux. Il m'a dit qu'il y avait une rumeur qui disait que j'allais être la prochaine victime des vampires. Sur le coup, je ne l'ai pas cru.

Harry retint son souffle. Il était excité à l'idée d'entendre le récit en entier.

-C'est alors qu'ils nous sont tombés dessus. Oui, oui, dans sa chambre. Ils sont entrés par la fenêtre, qui était ouverte. Je ne sais pas combien ils étaient. Théo a essayé de me sauver, mais ils étaient plus grands et plus forts que moi et lui. Ils m'ont enlevé.

Seamus remua sur son lit.

-Ils m'ont fait du mal. Ils m'ont mordu partout. Ils étaient fous, je te dis. Les vampires sont sadiques. Tu sais, Harry, je n'ai jamais eu aussi mal que ça de toute ma vie.

Il afficha alors un sourire en coin qui ficha un froid à Harry.

-Mais Théo est revenu me chercher, ajouta l'Irlandais. Lui et les autres Mangemorts m'ont sauvé la vie. Ils m'ont tiré des griffes des vampires. Évidemment, ça leur a pris du temps pour me retrouver. C'est seulement le matin venus qu'ils sont arrivés. Ils m'ont amené à l'école, dans la Grande Salle. Quand j'ai demandé à Théo pourquoi ils ne me laissaient pas aller chez moi, il m'a dit que j'étais plus en sécurité à cet endroit-là. Je ne sais pas pourquoi, mais je lui faisais confiance. C'est à ce moment-là qu'il m'a dit que les vampires m'avaient empoisonné.

Ce mot, ce simple mot, fit sonner une cloche dans la tête d'Harry. Il ouvrit grand les yeux.

-Théo m'a expliqué que c'était un dangereux venin qui s'était infiltré dans mon sang à cause des morsures. Je me sentais bizarre, alors je l'ai cru. Par contre, quand il a ajouté qu'il devait me mordre pour me sauver, je n'ai pas vraiment aimé ça. Je lui ai dit qu'il était fou et qu'il n'allait pas me toucher. Il est resté très calme. Et les Mangemorts autour de lui aussi. Puis Théo m'a parlé de Tom Jedusor. Je n'avais jamais entendu parler de ce nom avant, mais Théo, lui, le connaissait très bien. Il m'a avoué que tous les Mangemorts avaient vécu la même chose que moi. Ils s'étaient tous fait enlever par les vampires. J'y croyais presque pas. Théo a continué en disant que Jedusor était leur sauveur à tous, et même le mien. J'ai écouté.

Seamus n'était plus sûr de vouloir tout raconter, mais il se dit qu'étant donné qu'il était allé aussi loin dans l'histoire, il pouvait bien finir.

-Théo affirmait que leur groupe, les Mangemorts, avaient pour mission de protéger les humains des vampires qui avaient sombré dans la décadence. Il m'a aussi dit qu'ils étaient eux-mêmes devenus à moitié vampires pour pouvoir lutter contre eux. Ça m'a fait un peu peur, parce que je n'aime pas trop ces créatures maléfiques. Théo a néanmoins ajouté qu'il n'avait rien à voir avec les vampires que je connais. Puis il m'a confié que la seule manière de me sauver la vie était de faire de moi un Mangemort. J'ai eu la trouille. Je ne voulais pas être à moitié vampire. Théo avait beau dire que ce n'étais pas vraiment ça et que je ne risquais rien… Je ne pouvais pas m'empêcher d'être effrayé. Le problème, c'est que j'avais confiance en lui. Quand il est venu vers moi, je ne l'ai pas repoussé. Il s'est penché sur mon cou, juste là.

Seamus désigna sa peau blanche, qui était effectivement percée de quatre petits trous rouges.

-Je ne sais pas si c'est parce qu'il n'est pas tout à fait vampire ou si c'est parce que je n'ai pas résisté, mais je te dis, Harry, c'était bon. Non… C'était vraiment bon. C'était comme baiser, mais encore mieux. Je l'ai laissé faire, je l'ai laissé… Il faisait tellement attention à moi. Je ne sais pas comment t'expliquer ça pour que tu comprennes. La suite, je ne la connais pas. Je sais que j'ai été amené à l'hôpital parce que j'ai manqué de sang, mais je suppose que tu peux me raconter mieux que quiconque, puisque c'est toi qui m'a retrouvé. Mais Harry, je n'étais pas en danger. Je ne suis plus empoisonné, maintenant.

Seamus planta brusquement ses yeux dans ceux d'Harry.

-Je dois retourner à l'école, Harry. Je dois revoir Théo. Je ne sais pas pourquoi. Je dois le revoir. Je le sens, c'est instinctif. Je suis devenu quelque chose de nouveau. Harry, écoute-moi, tu dois les convaincre de me laisser partir. Plus j'y pense et plus je crois que c'est inévitable. Je t'en supplie…

Harry était tellement confus qu'il ne savait plus ce qu'il devait penser. Une seule chose était sûre : Seamus ne devait en aucun cas revoir son beau-frère.


Il est plus long que les autres, nan?

Alors? J'ai eu beaucoup de difficulté à l'écrire, donc soyez indulgents. J'ai fait de mon mieux.

Bon, un petit com? Rien qu'un tout petit? Minuscule? Allez... Je ne supplie pas, là, je recommande fortement. Je connais des gens dans la mafia, vous savez...