Et voilà! Je post deux chapitres d'une coup, mais c'est pas parce que j'ai oublié de poster celui-là ou autre, c'est juste qu'au départ, le 14 et le 15 ne faisaient d'un. J'ai séparer ce chapitre parce que je trouvais qu'il était trop long par rapport aux autres. XD

Bref, tout le monde s'en fout. Tout ce que vous voulez, c'est que je vous laisse tranquille pour lire ce chapitre. Bon, rien est à moi, vous êtes au courant Les personnages appartiennent à J.K. Rowling, cette veinarde.

Bonne lecture!


Histoire de Vampires

Chapitre 14

C'est drôle comme on peut pourchasser quelque chose durant des heures, des jours, des semaines, des mois et même des années sans arriver à s'en emparer pour finalement l'obtenir au moment où on s'y attend le moins.

Harry avait l'impression que l'univers entier s'acharnait contre lui. Ne pouvait-il pas faire comme il le voulait pour une seule fois dans sa vie? Les choses ne pouvaient-elles pas aller bien rien que pour une journée? 24 heures, ce n'était pas trop demander… Mais non, il fallait que tout se passe de travers, comme d'habitude, parce que le sort avait une dent contre lui. Il ne savait pas ce qu'il avait fait au Saint Esprit ou à je ne sais qui d'autre pour se faire haïr à ce point, mais une seule chose était sûre : il était maudit à jamais.

Voir Malfoy était la seule chose dont il avait besoin au plus vite. Il avait tant de questions à lui poser. Ce vampire était le seul à y voir clair dans toute cette histoire. Harry lui faisait confiance et il savait qu'il n'y avait personne d'autre qui pouvait lui venir en aide.

Mais il lui était totalement impossible de le voir en privé. Non, en fait, il lui était impossible de le voir tout court. À chaque fois qu'Harry tentait de s'approcher du deuxième étage, quelqu'un l'en empêchait. Une bataille entre deux racailles ou un professeur le félicitant pour ses excellents résultats lui barrait la route à tout coup. Et c'était sans parler de tous ceux qui le regardaient comme s'il était possédé du démon à chaque fois qu'il daignait jeter un œil dans la direction de l'escalier maudit.

Visiblement, il était le seul dans cette école damnée à désirer ardemment aller faire un tour là-bas. Harry, contrairement à tous les humains qu'il connaissait, se sentait en parfaite sécurité lorsqu'il était entouré de vampires assoiffés de sang. En fait, peu importe la situation dans laquelle il se trouvait, juste le fait de penser que Malfoy n'était sûrement pas loin suffisait à le rassurer. Il n'avait aucune raison d'avoir peur, tant et aussi longtemps que l'autre était là, dans les parages, prêt à le secourir.

Mais pourquoi Harry pensait-il ainsi? Malfoy n'avait jamais dit qu'il le protégeait ou autre. Harry se sentait ridicule de dépendre d'un inconnu comme ça. Et si le vampire blond se foutait carrément de ce qui pouvait lui arriver? C'était possible qu'il ne se souvienne même plus de lui… Dans ce cas-là, Harry aurait l'air d'un imbécile. Et si Malfoy lui riait au nez?

Pourtant, Harry ne pouvait pas envisager une telle issue. Il savait, au fond de lui, que ce qu'il ressentait était réciproque. Malfoy était lié à lui, qu'ils ne veuillent ou non. Ils ne pouvaient plus faire autrement que ce retourner l'un vers l'autre. Alors pourquoi diable ne pouvait-il même pas le voir?

Tous les soirs, Harry rentrait chez lui plus frustré que jamais. Il boudait sa mère et dédaignait la nourriture. Il ne pouvait plus manger. Son estomac se tordait de douleur à chaque bouché et c'était sans parler des vomissements. Quelque chose en lui faisait si mal qu'il n'arrivait même plus à se nourrir correctement. Bizarrement, Harry avait l'impression étrange que le problème ne venait pas de lui mais plutôt d'une source extérieure. Ce n'était pas lui qui ne pouvait plus rien avaler mais mourrait quand même de faim, c'était une autre personne, quelque part, pas si loin, peut-être. Mais qui? Les questions sans réponse lui remplissaient la tête à lui faire mal. Il devait voir Malfoy. Il devait se soulager de ce poids. Mais c'était impossible. Il ne pouvait même pas se rendre jusqu'à lui. Monde pourri.

Et c'est l'un de ces soirs où Harry s'attendait à désespérer tranquillement que survint l'inattendu, l'imprévisible : Lily. Elle avait toujours eu le chic de faire ce à quoi tout le monde s'attendait le moins. C'était un peu comme un super pouvoir.

Alors ce soir-là, à table, alors que tout le monde mangeait silencieusement (les repas sans Seamus avaient toujours été d'un ennui mortel), Lily Evans s'était lancée dans un discourt aussi invraisemblable qu'incompréhensible. En gros, ça ressemblait à ça :

-Comme tout le monde ici le sait très bien, Harry est un garçon solitaire et il passe beaucoup trop de temps tout seul. Comme il ne désire pas rencontrer de filles à son école, j'en déduis que les choix sont médiocres et je peux bien comprendre ça. Je ne vais pas obliger mon fils à fréquenter quelqu'un qu'il n'aime pas. Oh mais je ne veux pas dire que j'abandonne. Harry, tu ne vas pas passer ta vie seul et triste, tu dois avoir quelqu'un pour t'épauler à qui tu peux tout confier. C'est donc pour cela que j'ai décidé de prendre les choses en mains.

À ce moment-là, elle avait laissé planer un vent de silence gêné qui avait fait une drôle d'impression à toute la famille. Lily avait souri béatement et avait continué, fière d'elle.

-Harry, tu vas venir avec moi demain soir.

Pour n'importe qui n'étant pas un Potter, cette phrase peut sonner comme une réplique anodine, mais ici, dans cette pièce, tout le monde savait ce que cela voulait dire. Lily n'avait jamais osé faire une telle proposition. Elle ne pouvait pas forcer son fils à la suivre à ses soirées. Non?

Et pourtant, c'était précisément ce qu'elle était en train de faire. Elle le tirait derrière elle et l'emmenait de force jouer au caniche d'exposition.

Lily Evans était à peu près une femme ordinaire, si on excluait quelques points (notamment les bains de pieds). Et comme toutes les femmes qui vivaient en ville et aimaient socialiser avec d'autres femmes vivant elles aussi en ville, Lily ne manquait jamais aucune des soirées organisées par la Duchesse. Cette femme n'avait rien d'une noble. Elle ne devait son titre qu'à son immense fortune. Mais par dessus tout, on la connaissait pour les fêtes de bon goût qu'elle avait l'habitude d'organiser. La Duchesse était à la fois une femme distinguée et raffinée qui invitait généreusement toutes les femmes de la ville à se rassasier de la compagnie plaisante d'autres femmes dans la même situation.

En fait, les soirées de la Duchesse auraient presque pu paraître normales et anodines si elles n'avaient pas impliquées les enfants des invitées. Avec le temps et sans raison particulière expliquant ce dérapage, les femmes de la ville se mirent à désigner les petites fêtes de la Duchesse comme des occasion de fiancer leurs enfants. On y amenait notre fils ou notre fille dans l'espoir qu'il ou elle s'intéresse à un autre invité.

Malgré la volonté plus qu'évidente qu'avait Lily de marier son fils, elle n'avait jamais oser ne serait-ce que penser le tirer jusqu'à l'une de ces fêtes. En fait, il n'en avait tout simplement jamais été question. Mais voilà que tout cela changeait du jour au lendemain.

Ça allait mal se terminer. Il ne pouvait en être qu'ainsi.

- o (O) o -

Lily avait mis le paquet, si on peu dire ça comme ça. Elle avait su faire en sorte que son fils soit aussi mignon que possible. Elle l'avait vêtu d'une chemise toute bleu et d'une veste de costume noir qui lui donnaient l'air d'aller à un mariage. Son nœud papillon vert allait à merveille avec ses beaux yeux émeraudes. Décidément, Lily avait l'œil. Elle avait même tenté de coiffé son fils, mais c'était une entreprise perdue d'avance. Sa tignasse maudite était restée dressée sur sa tête à la manière d'une forêt vierge.

Mais malgré tout cet attirail destiné à le rendre séduisant à souhait, aucune jeune fille n'était venue lui adresser la parole. C'est sûr qu'avec une tête d'enterrement comme la sienne, tous les beaux vêtements du monde n'auraient pas suffi à le rendre intéressant.

-Arrête de faire cette tête-là, Harry, tu vas faire peur à tout le monde.

-Et si c'est précisément mon but?

-Harry…

-Quoi?

-Tu sais très bien, idiot. Je veux te voir socialiser. Je veux au moins que tu essaies de te faire des amies.

-Ouais c'est ça. Des amis… On part quand?

-HARRY. Va parler à quelqu'un immédiatement. Tu as une minute pour te trouver quelqu'un avec qui avoir une conversation.

Venant de Lily, C'était un menace qui faisait du poids. Harry ne pouvait pas se permettre de ne pas lui obéir. Il regarda tout autour de lui dans l'espoir de trouver quelqu'un a qui parler, mais il n'y avait que des personnes toutes aussi repoussantes que superficielles autour de lui. Il ne pouvait pas s'approcher de ces monstres d'imbécillité.

Alors comment faire? Il n'y avait personne d'ordinaire dans les parages ou quoi? Personne comme lui, qui avait été tiré de force à cette fête?

Et Harry la vit. Elle était un peu en retrait, et c'était bien normal. Elle avait l'air de vouloir se fondre dans le mur tellement elle était embarrassée. Harry ne pouvait trouver mieux. Une jeune fille timide qui ne voulait vraiment pas se trouver à cette soirée serait une victime facile. Et sa mère ne pourrait rien trouver à redire si elle s'enfuyait de lui. Après tout, elle avait l'air de vouloir s'enfuir du monde tout entier.

Le jeune Potter n'hésita pas une seconde avant de se jeter dans sa direction. Elle ne remarqua d'ailleurs pas qu'il venait vers elle. Elle ne se rendit compte de sa présence que lorsqu'il s'accota au mur juste à sa droite. Un peu surprise, la jeune fille leva les yeux dans sa direction. Elle n'était pas si laide, en fait. Bon, pas un modèle non lus, mais ses longs cheveux blonds qui lui cascadaient les épaules et le dos avaient un certain charme. Quoi qu'Harry y soit tout à fait indifférent.

Sans laisser à l'inconnue le temps d'ouvrir la bouche, Harry se lança dans une discussion à sens unique. Il s'assura que sa mère avait bien vu qu'il faisait tous les efforts possible pour socialiser, puis il mit son plan de séduction ratée à exécution.

-Salut, moi c'est Harry Potter, et toi?

-Luna.

-Cool, tu viens ici souvent? En tous cas, pas moi. Je déteste ce genre d'endroits. Je préfère largement être plus intime pour faire des rencontres, tu vois ce que je veux dire?

La gêne et l'inconfort se lisaient dans son pâle visage. C'était parfait. Harry posa son bras près de la tête de la jeune fille et continua son discourt.

-Tous ces gens qui me regardent… Ça me donne la nausée.

À ces mots, Harry laissa son regard planer sur la foule. Certains invités lui parurent un peu bizarres. Ils ne mangeaient rien et se tenaient en groupe fermés. Le jeune Potter les ignora et reporta son attention sur l'inconnue.

-Je devrais recevoir de l'argent à chaque fois que quelqu'un m'observe, comme ça, je serais riche. C'est fou comme les femmes peuvent réagir à mon charme, ici. Tu vois celle-là, là-bas? Elle me regarde en coin depuis tout à l'heure. Je suis sûr qu'elle doit être morte de jalousie que je m'intéresse à toi plutôt qu'à elle.

Harry désignait une vieille veuve toute ratatinée qui semblait beaucoup plus passionnée par les petits fours exposés sur la table au centre de la pièce que par les jeunes hommes qui discutaient et exerçaient leurs charmes à qui va. Luna le dévisagea.

-Je n'ai pas l'impression qu'elle te regarde.

-C'est parce que tu n'as pas l'œil pour ça. Moi, si. Je m'y connais et j'ai beaucoup d'expérience en matière de femmes. Aucune de me résiste. Une fois, j'ai réussi à m'en faire une qui était mariée. Une vrai tigresse. Mais ça fait longtemps. Maintenant, elle est probablement morte. Je n'a plus entendu parler d'elle après cela. Qu'est-ce que tu veux? C'est ça qui est bien avec les rencontres d'une nuit. Pas d'engagement, pas de barrière. Dans un couple, j'ai toujours l'impression d'être en prison, pas toi? Et toutes ces filles qui espèrent désespérément garder le contact avec moi après nos aventures… Elles me tapent sur les nerfs. J'ai beau leur dire que ce n'est qu'une histoire de cul, elles finissent toujours par tomber amoureuse de moi. C'est sûr que je suis plutôt agréable à regarder, mais ce qu'elles aiment par dessus tout, c'est mon talent au pieux.

Luna avait les yeux exorbités par la surprise. C'était assez compréhensible et plutôt drôle. Harry prit lentement plaisir à son jeu et il décida d'aller encore plus loin. Il saisit sa main et la tira à l'écart de la foule. Un peu plus loin, il y avait un couloir qui menait aux toilettes du rez-de-chaussée. Harry entraîna la jeune fille dans sa direction. Une fois de le murmure des discussions mondaines fut lointain et presque inaudible, il se jeta pratiquement sur elle en la plaquant contre le mur avec quand même une certaine délicatesse. Harry dut faire appel à tout son self-control pour ne pas éclater de rire.

-Luna, c'est ça?, commença-t-il. Tu es magnifique. Tu n'es pas comme les autres, je l'ai vu tout de suite. Viens avec moi, n'aie pas peur. Je vais te faire passer les plus belles minutes de toute ta vie…

Harry ne devait pas craquer. S'il riait maintenant, il était foutu. Mais cette situation était tellement ridicule! Et cette pauvre fille qui avait l'air de vouloir disparaître de la surface de la terre...

-Je te veux. Allons ailleurs, loin d'ici, où nous serons en paix… Je vais te faire découvrir le paradis. Je vais te faire monter au septième ciel. Ne sois pas timide, ma douce.

Les doigts du jeune Potter vinrent jouer dans les cheveux de la fille. Elle pinça les lèvres, comme pour s'empêcher de crier. Harry laissa sa tête se pencher vers l'avant. Il n'était plus qu'à quelques centimètres de sa pauvre victime.

Il ouvrit la bouche pour parler, mais au moment ou il allait s'y mettre, quelque chose se heurta à lui sans délicatesse. Sur le coup, Harry crut qu'il s'était fait donner un coup de poing, mais en se tournant vivement pour apercevoir son agresseur, il vit que ce qui l'avait attaqué n'était autre qu'une chaussure.

Hors, les chaussures ne se promènent jamais longtemps sans les pieds qui les accompagnent. En levant les yeux, le jeune Potter put constater que le possesseur des ce soulier impoli n'était qu'à quelques mètres plus loin, son jumeau à la main, prêt à le balancer à son tour.

Bon, la situation était choquante en sois, mais les acteurs l'étaient d'autant plus.

-POTTER, gronda le lanceur de souliers.

-Ma… Malfoy?


C'est pas fini, il y a la suite. :)