Hoooolààààà.

Je recommence à prendre le rythme d'écriture que j'avais. ^^

Donc voici le chapitre 17. Spoiler alert : les personnages (et même beaucoup plus) sont à J.K. Rowling. Eh oui.

J'espère que ça va vous plaire. À bientôt.

Bonne lecture!


Histoire de Vampires

Chapitre 17

À gauche : rien.

À droite : rien.

C'était comme dans un rêve. C'était beaucoup trop beau pour être vrai. La voie était enfin libre. Harry contempla l'escalier qui menait au deuxième étage avec éblouissement. Aujourd'hui était le plus beau jour de sa vie. Le jeune Potter posa son pied droit sur la première marche en souriant comme un bienheureux. Sans perdre de temps, il gravit l'escalier.

Un sentiment de joie intense l'envahissait. Il était aux anges. Rien ne pouvait plus se mettre dans son chemin. Il y arrivait, il montait. Il approchait de Malfoy, il allait bientôt le voir, le sentir, le toucher, l'embrasser... Dans quelques minutes, il cesserait de fantasmer et ferait tout ce dont il rêvait dans la réalité.

Il s'ennuyait de l'odeur de Malfoy. Il s'ennuyait du goût de ses lèvres, de leur couleur, de leur texture. Et voilà qu'il arrivait tout en haut de cet escalier. Il se sentait plus près du but que jamais. Le grand jour était finalement arrivé. Euphorique, Harry faillit ne pas se rendre compte que quelque chose de dur et de froid était en train de l'assommer.

- o (O) o -

-Eh bien, eh bien, voilà une bonne surprise, fit une voix familière dont l'écho résonnait étrangement.

Un pied, ou du moins ce qui lui sembla en être un, s'appuya contre sa tête.

-Je n'ai même pas besoin de venir à toi, Harry. Tu n'es pas très intelligent, n'est-ce pas? Te jeter comme ça dans la gueule du loup... Non, définitivement, il y a du chemin à faire.

Harry se sentait lentement revenir à lui. Il était couché sur quelque chose de plat et de gelé qui faisait penser à... un plancher. Le jeune Potter tenta d'ouvrir les yeux, mais la lumière l'éblouit et il les referma.

-Doucement, mon beau. Il ne faut pas te blesser les yeux, pas vrai? De si beaux yeux... Je suis sûr que c'est ce que Draco Malfoy aime le plus chez toi. Est-ce que je me trompe?

Harry entrouvrit l'œil droit. Il observa le décors qui l'entourait. Oui, il était toujours dans l'école, ça ne faisait aucun doute. Et son interlocuteur...

-Pauvre petit Harry Potter. Tu es tout perdu, pas vrai?

C'était Théo. Il était penché juste au dessus de lui et le contemplait avec satisfaction.

-Pourquoi je m'en prendrais à toi? Qu'est-ce que je te veux? Pourquoi toi et pas un autre? Tant de questions sans réponse... Mais je n'ai rien contre toi, moi. Oh, j'ai été jaloux de toi quand nous étions gosses, mais c'est il y a longtemps et je ne te tiens pas rancune pour des histoires d'enfance. Par contre, j'ai un petit problème avec quelqu'un qui est très proche de toi.

-Se... Seamus?, articula difficilement Harry.

-Oh non, au contraire! Seamus a toujours été mon préféré de vous deux. Il était plus gentil et plus mignon que toi. Mais là n'est pas la question. La personne qui me pose problème, c'est Draco Malfoy. Et comme par hasard, tu es son Élu!

Harry sursauta. Tout son corps se mit à trembler. La bouche de Théo s'approcha de son oreille.

-J'ai raison, n'est-ce pas? Tu es bien son Élu?

Il se redressa.

-Je l'avais deviné. Comme c'est excitant! Je ne pensais pas que les choses seraient si faciles. Même pas de défis. Ce n'est pas pour vous insulter, les gars, mais vous n'êtes pas très subtiles. Oh, je ne me pleins pas. Je n'ai jamais aimé fournir beaucoup d'efforts. Merci à vous d'eux d'être aussi transparents que des miroirs.

Harry observait toujours ce qui se trouvait autour de lui. La porte d'entrée de la salle était trop loin pour qu'il songe à s'enfuir. Il était pris au piège. Mais quelqu'un allait bien finir par se rendre compte de son absence, non? Et Malfoy? Pouvait-il le sauver?

-Où sommes-nous?

-Hahahahaha, ricana Théo. Je peux bien te le dire. Nous sommes à Poudlard, au deuxième étage, dans le gymnase.

Ça expliquait le fait qu'il y ait autant d'écho.

-Et nous attendons un invité tout particulier.

Théo marchait autour de lui comme les vautours tournent autour des cadavres échoués sur le sol. Harry se sentait en danger et il n'aimait pas ça. Où était Malfoy?

On entendit résonner le claquement d'une porte.

-Oh! Le voilà, annonça Théo tout bas, pour qu'Harry seul l'entende, puis le ton de sa voix changea. Seamus, tu es enfin arrivé.

Seam? Que faisait-il ici? Harry se sentit paniquer. Mais il ne pouvait pratiquement pas bouger. Son corps était lasse et engourdi. La meilleure chose qu'il lui restait à faire était attendre et écouter pour analyser la situation.

-Harry, fit la voix inquiète de son frère.

-Il va bien pour le moment, dit Théo, comme s'il s'en souciait vraiment. Mais il a été emprisonné.

-Non, non, souffla Seamus, dont la douleur était audible. Pas lui, pas Harry. Nous devons l'aider. Nous le devons. Théo, que dois-je faire? Il va mourir, si on le laisse comme ça, pas vrai?

-Oui, mais nous ne le laisserons pas. Nous allons l'aider, ne t'inquiète pas. Par contre, nous avons besoin de toi. Tu aimes ton frère, n'est-ce pas? Tu l'aimes beaucoup et tu veux le sauver? Il va mourir, si tu ne fais pas comme on te le dit, tu le sais?

-Je sais. Je ferai tout ce qu'il faut.

Théo contempla le visage de Seamus avec une affection morbide. Il posa sa main sur sa joue.

-Je suis fier de toi, Seam. Tu es un bon, bon, garçon.

Il plongea ses yeux dans ceux de son beau-frère. L'Irlandais fut comme hypnotisé. Lorsque Théo ouvrit la bouche pour parler, il sembla que sa voix avait changé. Elle était plus profonde et on y entendait un bourdonnement sourd et dangereux.

-Tu vas boire son sang, Seamus.

-Oui.

C'était comme un douche froide. Harry essaya de se lever, mais ses membres étaient si lourds... Que lui avait-on fait? Il tourna la tête dans la direction de son frère. Ce dernier s'était mis à avancer vers lui.

-SEAMUS, NE FAIS PAS ÇA, ordonna le jeune Potter.

-C'est pour te sauver, murmura Seamus. Tu es empoisonné.

-C'EST TOI, QUI EST EMPOISONNÉ. NE T'APPROCHE PAS.

Le rire de Théo résonna dans le gymnase. Harry avait réussi à se traîner sur le sol, mais il savait qu'il ne faisait que retarder le moment où l'Irlandais arriverait à sa hauteur. Pourquoi son corps ne lui obéissait-il pas comme il le voulait?

Et Seamus qui continuait sa marche comme un soldat qui part au combat. Il contemplait Harry d'un regard dur et sérieux, alors que ce dernier rampait pitoyablement dans la direction opposée. Cette scène était si pathétique...

-Ne t'en va pas, Harry, murmura l'Irlandais. Tu ne dois pas avoir peur de moi. Je suis Seamus, je suis ton frère. Viens par ici, ajouta-t-il en se penchant au dessus du corps du jeune Potter.

Ses mains se posèrent sur ses joues. Harry paniquait. Tout son corps fut traversé de frissons incontrôlables. Seamus ne détourna pas les yeux une seule seconde. Il fixa son frère de ses pupilles dilatées.

Derrière eux, Théo riait toujours plus fort et avec toujours plus d'allégresse.

-Je vais te sauver, dit Seamus avant de se pencher vers le poignet de son pauvre frère.

Harry avait beau se débattre, crier, supplier... Il était perdu. Ses paupière clauses et les poings serrés, il se résigna à son sort. Les dents de son frère caressèrent sa peau sensible. Elles étaient acérées et écorchaient douloureusement son épiderme. Un soubresaut secoua tout son corps lorsque finalement Seamus planta ses crocs dans la chair de son frère adoptif.

Harry poussa un grand cris. Les larmes lui montèrent aux yeux. La douleur était insupportable et les éclats de rire de Théo n'arrangeaient vraiment rien à la situation. Harry avait si froid, si mal. Des serpents brûlants parcouraient ses veines, lacéraient sa peau en sifflant et en glissant en direction de son cœur. Inconsciemment, il sut que s'ils l'atteignaient, il en serait fini de lui.

Mais l'espoir l'avait déserté. Il s'abandonnait aux attouchements sordides de son frère, le laissant lui arracher jusqu'à sa dernière goutte d'humanité. Harry avait même oublié où il était lorsque tout à coup, un son bien différent de tous les autres résonna dans le grand vide du gymnase.

C'était une porte qu'on ouvrait. Derrière elle, le visage d'un jeune vampire apparut. Harry n'eut pas l'occasion de l'apercevoir. Ce fut Théo qui en eut la chance. Ses yeux s'agrandirent, il ouvrit la bouche pour rugir, mais son corps fut projeté très loin, contre le mur. Le bruit atroce que produisirent ses os en se heurtant à lui fit lever la tête de Seamus. Harry se remit à respirer. D'ailleurs, il ne se rappelait même pas avoir arrêté.

-HARRY, fit une voix familière.

Quelqu'un venait vers lui. On pouvait entendre ses pas. Seamus, quant à lui, était déjà debout et courait vers le corps malmené de son beau-frère.

-Harry, tu vas bien?

Le jeune Potter ouvrit très difficilement les yeux. Il considéra le visage qui était penché au dessus de lui. C'était Maloy. Oui, il n'y avait que lui pour venir le sauver comme ça. Harry se sentit comme un princesse. Ça eut pour effet de lui arracher un sourire. Il se mordit légèrement la lèvre inférieure.

-Maintenant, ça va beaucoup mieux, répondit-il d'un ton aguicheur.

Malfoy ricana en lui attrapant le haut du corps pour l'aider à se remettre sur ses pieds. Un fois debout, Harry regarda à l'autre opposé du gymnase, où se trouvaient Théo et Seamus. Le plus grand des deux ne semblait pas être un très bon état, mais il arrivait à marcher par lui-même, ce qui n'était d'ailleurs pas le cas d'Harry.

-MALFOY, fit la voix furieuse de Théo.

Le jeune vampire ne lui accorda qu'un demi-regard.

-CE N'EST PAS FINI, REVIENS ICI.

Malfoy ne lui accorda pas plus d'attention. Il saisit Harry pas les épaules en se préparant à partir. Ce dernier leva le visage dans sa direction.

-Où on va? Pas à l'hôpital, j'espère. Je vais bien, je t'assure.

-DRACO MALFOY, TU N'AS PAS LE DROIT DE FUIR COMME ÇA.

-Non, l'hôpital n'est pas nécessaire. Par contre, nous irons à l'infirmerie, sourit le blondinet.

-ESPÈCE DE LÂCHE!

-D'accord, approuva le jeune Potter en se laissant porter par son sauveur.


Voilà, voilou!

N'hésitez pas à me laisser vos impressions. Draco le sauveur vous plaît?

À la prochaine. XD