Okay, je vous avais promis un chapitre dans de moindres délais, mais je n'ai pas pu. La fin de session me rentre dedans, et, avec la grève des profs et des élèves (ben tout le service publique, en fait) qui fait changer notre calendrier à tous les deux jours, je ne sais plus où donner de la tête.
Pour me faire pardonner, je vous offre un chapitre plus long et un mini lemon. 3
Rien à moi, tout à J.K. Rowling, pas de changement de ce côté. Bonne lecture.
Histoire de Vampires
Chapitre 20
-Qu'est-ce que vous croyez faire ici, monsieur Nott? Le deuxième étage n'est pas un musée, que je sache! Vous n'avez rien à faire ici. Et vous non plus, monsieur Finnigan.
-Désolé...
-Je ne veux pas de vos excuses. Je veux que vous me promettiez de ne plus remettre les pieds ici, tous les deux.
-Mais, tenta Théo.
-Il n'y a pas de «mais»! Vous n'êtes pas de vampires, alors vous n'avez pas le doit de vous promener gaiement dans cette partie de Poudlard.
Théodore grimaça. Il avait horreur qu'on lui rappelle qu'il n'était pas un vampire. Si seulement...
Toc! Toc! Toc!
-Entrez, soupira Severus Snape en s'asseyant sur son bureau couvert de feuilles de papier.
La porte fut ouverte et deux adolescent firent leur arrivée dans la pièce minuscule. Théo grimaça de plus belle en reconnaissant l'un d'entre eux. C'était Draco Malfoy, le peroxydé de service de l'école, le grand roi des losers (enfin, c'était le cas selon Théo). Ce mec le faisait suer. Il le détestait, le vomissait... ARGH! Si seulement il pouvait juste disparaître! Il ne méritait pas d'être né vampire. L'héritier Nott, lui, aurait dû avoir cette honneur. Il avait tout fait pour que son Maître lui accorde.
Il voulait des crocs, il voulait se nourrir du sang de ses victimes, il voulait se repaître de le suppliques ultimes, voir les yeux s'emplir de frayeur au moment où elles comprennent qu'il s'agit là de leurs derniers instants, sentir l'excitation le gagner peu à peu alors que l'attente attise sa faim, le fait de tordre de plaisir et d'anticipation.
Rien qu'à y penser, Théo pendait sec. Mais il y avait plus important pour le moment que ses sordides fantasmes. Il y avait Draco Malfoy, ce traître à son sang. Il affichait toujours cet insupportable air fendant qui donnait au jeune Nott l'envie de lui arracher les yeux et de les jeter par la fenêtre. Malheureusement, le bureau de Snape n'avait pas de fenêtre. D'hommage, ce serait pour la prochaine fois...
-Monsieur Nott, je croyais bien vous avoir fait comprendre que votre présence en ces lieux est plus qu'indésirable, non?, fit la voix sifflante du professeur. Vous pouvez disposer.
Théo se mordit la lèvre pour ne pas répliquer et il se dirigea le plus rapidement possible vers la sortie. Bien vite, il s'engouffra dans l'un des couloirs du deuxième étage et partit à la recherche le l'escalier qui menait au premier.
Si seulement cet imbécile de Snape ne l'avait pas apostrophé à la sortie du gymnase, il aurait pu foutre le camp en toute discrétion. Mais non! Après avoir subi la froide humiliation de se faire battre pas Malfoy, il fallait bien qu'il se fasse prendre par un prof! C'était un putain de mauvais jour.
-Ehm, Théo?
Le concerné sursauta. Il fit volte-face vers le petit bonhomme qui venait de l'interpeller. Que faisait Seamus ici, déjà? Ah oui, il était avec lui depuis le début. Putain, il avait vraiment un don pour se faire oublier.
-Est-ce que ça va?, continua-t-il en le fixant avec inquiétude.
Seamus avait toujours été comme ça. Il était trop gentil. Pourquoi avait-il fallu que Théo le choisisse? Il n'avait pas ce qu'il fallait pour être un vampire. Il était si doux et si concerné par les autres...
Seamus était sa première victime juste à lui. Il avait goûté son sang avec une telle délectation... Il pouvait toujours se rappeler des saveurs qui avaient envahies sa bouche à cet instant-là. Il lui avait semblé que le monde s'écroulait tout autour de lui. Il entendait toujours les gémissements étouffés de son beau-frère, qui se tortillait dans ses bras en appelant son nom.
Ouais, c'est ça. N'oublie pas qui te fait subir tout ça. N'oublie pas mon nom. Ne l'oublie surtout pas.
-Théo?, fit à nouveau Seamus, en le tirant de sa rêverie. Tu as l'air tout pâle...
-C'est normal, répondit l'autre. Je suis en train de me transformer pour devenir plus fort. Je vais devenir un vampire.
-Mais les vampires ne sont-ils pas méchants?
C'était bien Seamus, ça. Croire qu'il n'y avait que des gentils et des méchants.
-Je serai un gentil vampire.
Cette déclaration sembla satisfaire l'Irlandais, qui tourna les talons et marcha lentement vers l'escalier qui menait au premier étage. Théo le suivit sans détacher ses yeux de son corps svelte et légèrement érotique. Son beau-frère avait un drôle de manière de marcher... Un peu chaloupée qui donnaient à son apparence un soupçon de sensualité qui n'était percevable que si on y portait une attention toute particulière. Or, Théo connaissait Seamus depuis toujours et avait eu en de nombreuses occasions le privilège d'admirer les lignes fines de sa silhouette.
L'Irlandais n'était pas sexy, et il ne le serait probablement jamais, mais quelque chose de luxuriant s'échappait de lui. Encore plus depuis que Théo avait eu la chance de planter ses crocs à l'intérieur de cette chaire si tendre qu'il avait vue grandir et gagner en beauté.
Le jeune Nott sentit alors un bouffée de désir traverser tout son corps. Ce n'était pas la première fois, mais cette fois-ci, c'était plus fort que jamais. Et le destin lui fournissait une excuse parfaite pour céder à lui.
Les deux garçons s'étaient déjà engagés dans l'escalier lorsque Théo laissa ses longs doigts s'enrouler autour du bras de son beau-frère. Il le tira derrière lui en accélérant le pas. Seamus se laissa faire, toujours aussi docile. Il ne protesta pas non plus lorsque Théo l'emmena jusqu'aux toilette des hommes. Il n'y avait personne à cette heure. Tout le monde était déjà en classe depuis longtemps. Les cours avaient recommencés.
-Qu'est-ce qui de passe?, questionna Seamus, alors que sa tignasse châtaine était secouée autour de sa tête tout ronde et toute rose.
Il avait de si belles joues colorées...
-Seam, tu as raison, je ne vais pas très bien.
-Qu'est-ce qui t'arrive? Est-ce que tu as mal quelque part?
-Oui, mentit Théo à moitié. Et tu peux m'aider.
C'était la phrase magique. Son beau-frère ne résistait jamais longtemps lorsqu'il s'en servait. Ça se voyait dans son regard. Il voulait aider, c'était viscéral. Seamus avait toujours été comme ça, il adorait se sentir utile et répugnait de voir les autres souffrir sans rien pourvoir faire pour leur venir en aide. C'était sa plus grande faiblesse. Ça et sa légendaire naïveté. On pouvait lui faire gober pratiquement n'importe quoi.
-C'est à cause de ma transformation...
Théo sentit le remord monter en lui. Il s'en voulait de mentir ainsi à l'une des rares personnes pour qui il éprouvait de l'affection. Mais c'était plus fort que lui.
-Ta transformation? Ça ne se passe pas bien? Tu as besoin de quelque chose? Est-ce que tu es déjà un vampire? Tu dois boire du sang? Tu sais, si c'est ça, je peux te prêter un peu du mien. Je peux partager avec toi... Ça ne va pas me transformer aussi, hein?
-Non, ça ne va rien te faire. Mais tu es sûr? Je veux dire... Ça doit te faire mal, non?
-Non.
Une réponse si franche, si pure... C'était presque injuste que Théo souille quelqu'un d'aussi profondément bon que lui. Si seulement il pouvait résister à ses instincts.
-Tu veux aller dans une cabine?, proposa l'héritier Notte en ouvrant l'une des portes.
Son beau-frère entra sans piper mot et s'assit de lui-même sur le couvercle de la toilette. Il leva lentement les yeux vers celui qu'il allait bientôt goûter de nouveau à sa chaire et lui sourit avec affection. Quel étrange duo ils faisaient tous les deux, à se fixer ainsi, chacun ayant des pensés totalement différentes en tête.
Seamus ressentait pitié et amour, alors que Théo se retenait pour ne pas éjaculer dans son pantalon.
-Attends, je vais m'asseoir en premier, dit le jeune Nott en échangeant de place avec son beau-frère.
Il s'installa et fit signe à l'autre venir sur ses cuisses. Seamus s'exécuta sans protester. S'il l'avait fait, ne serait-ce qu'une seule seconde, Théo aurait tout arrêté. Il ne voulait pas le forcer. Il ne voulait pas se rendre coupable plus qu'il ne l'était déjà. Et malgré le désir qui le brûlait de l'intérieur, il était hors de question qu'il n'aille jusqu'au bout sans le consentement continue de Seamus. Si, même au beau milieu de l'acte, son beau-frère désirait tout arrêter, il le ferait sans délais.
Théo se sentait déjà assez monstrueux de mentir comme ça à ce petit être tellement ignorant.
-Est-ce que tu es confortable?, fit-il à l'intention de l'Irlandais.
-Oui. Et toi? Je ne suis pas trop lourd?
-Non.
C'était une blague ou quoi? Sa sœur Elizabeth était plus lourde que lui! Oh non, il ne devait pas penser à Elizabeth. C'était un plan pour se sentir encore plus coupable...
-Alors, tu es prêt?
Seamus fit «oui» de la tête. Il dégagea le côté gauche de son cou et le tendit à son beau-frère. Ah! Le petit pervers! Et mini-Théo qui faisait des siennes, tout en bas. Décidément, c'était une bonne journée pour l'anarchie.
L'héritier Nott retint sa respiration et plongea sa tête dans le cou de l'Irlandais. Si frotta son nez contre sa peau en tentant de se calmer. S'autorisant à respirer, il fut frappé par l'odeur exquise que dégageait le corps de Seamus. Elle était à la fois sucrée et salée. Un mélange de sexe et de sang... Non, c'était dans sa tête. Il était juste beaucoup trop excité pour penser correctement.
Ouvrant la bouche, il laissa sa langue goûter brièvement l'épiderme chaud de son beau-frère. Un frisson traversa le corps de ce dernier, le poussant à passer ses bras autour du corps de son vis-à-vis. Théo voyait double. Non, il voyait triple. Ou plutôt, il ne voyait rien du tout.
Ses crocs, résultat d'un savant mélange des posions que lui avait données Tom Jedusor, vinrent caresser le cou de sa victime. Théo était gagné par la folie. L'anticipation lui tordait les tripes et il avait l'impression que son boxer allait exploser.
Je vais te manger, Seam. Regarde-moi, je vais te dévorer. Arrête-moi, je t'en supplie, parce que je n'ai plus la force que le faire pas moi-même.
Mais pas un mot ne vint refroidir ses ardeurs. Au lieu de ça, Seamus se mit à onduler contre lui en serrant ses vêtement dans ses poings. C'en était trop. Théo s'abandonna à ses pulsions et planta ses crocs dans la chaire de l'Irlandais. Le premier cris qu'il entendit fut un râle de douleur. Seamus se recroquevilla légèrement en tirant un peu plus sur sa chemise.
Mais aussitôt, le râle se mua en miaulement de plaisir. Théo joua de sa langue dans le cou de Seamus, léchant amoureusement la moindre goutte de sang qui vint à s'échapper des deux minuscules cavités qu'il avait ouvertes. L'irlandais laissa ses mains monter jusqu'à sa nuque et ses doigts se plongèrent dans les cheveux brun foncé de Théo, poussant sur sa tête comme s'il le suppliait de ne surtout pas s'arrêter.
Comme si c'était envisageable!
-Théo... Anh... Arrête de jouer. Vas-y pour de vrai...
C'était comme faire l'amour. Exactement pareil. Sauf que c'était plus intense et il n'y avait pas autant de moyens pour arriver à l'extase plus rapidement. En fait, on arrivait jamais à l'atteindre. On s'arrêtait au moment où tout devenait trop dangereux et on laissait le désir retomber. Mais Théo ne voulait pas d'une issue aussi décevante. Il voulait atteindre le haut de la pyramide. Mais il était hors de question qu'il y parvienne seul.
Il allait emporter Seamus avec lui.
Ralentissant ses déglutissions et tentant de contrôler la vitesse à laquelle il avalait le sang de son beau-frère, Théo empoigna la ceinture de son vis-à-vis et la détacha d'un geste précis. Il écarta son boxer et fit sortir son sexe. Il fut plutôt surpris en découvrant la dureté déjà arrivée à un stade avancé de Seamus. Théo sourit contre son cou et fit sortir son propre pénis de sa prison serrée. Un fois à l'air libre, mini-Théo se mit à grossir de plus belle, appelant ses attentions en laissant s'échapper de son gland une grosse goutte de pré-sperme.
Naturellement, l'une des mains de Seamus vint le masturber avec frénésie. L'autre refusa catégoriquement de bouger de sa tête. Théo lui retourna la faveur et se mit à stimuler le sexe tendu de son beau-frère de la main libre, alors que l'autre lui caressait la nuque avec dévotion.
Leurs deux respirations devint erratiques. Seamus ondulait de manière toujours plus indécente, répétant le nom de celui qui lui procurait toutes ses sensations comme un véritable acteur porno. D'ailleurs, Théo commençait à avoir des soupçons. Depuis quand l'Irlandais était aussi sexy?
-Théo... Théo... Théo!
Le principal concerné s'arracha à sa dégustation. Il savait avoir déjà pris assez de sang pour aujourd'hui, et il ne désirait pas arriver à la limite de Seamus. Il prit une dernière et ultime gorgée avant de ce concentrer sur quelque chose de tout aussi intéressant. Embrassant le cou de son beau-frère et suçant son menton pour remonter jusqu'à ses lèvres écarlates, il fit taire ses gémissements lascifs d'un baiser exigeant auquel l'Irlandais répondit de bonne grâce.
Quelques secondes supplémentaires furent nécessaires pour qu'ils atteignent l'orgasme. Théo fut le premier à en être secoué, mais Seamus le suivit de près. Pendant que le premier se perdait dans les limbes du plaisir, l'autre se mit à s'agiter étrangement. Théo ouvrit les yeux pour tomber sur un drôle de spectacle. Tout le corps de son beau-frère était traversée de spasmes intenses qui faisaient trembler ses membres. Les vagues devinrent graduellement moins violentes jusqu'à ce qu'elles se calment complètement.
Seamus laissa sa tête tomber contre l'épaule de Théo. Il avait le visage, le cou et le haut du corps complètement rouges. Et c'était sans compter ses oreilles cramoisies...
-Ça va aller?, demanda l'héritier Nott en lui caressant les cheveux.
Un sourire béat étira les lèvres vermeilles de l'Irlandais.
-Mhmmm... Ce serait un euphémisme de dire que «ça va». Je dirais plutôt que je suis au paradis.
-Ah ouais?
Seamus se mordit la lèvre inférieure en lançant un regard espiègle tout à fait craquant à l'autre garçon.
-Non, tu as raison, reprit-il. Ça aussi, ce serait une euphémisme.
Théo ne put se retenir plus longtemps. Il enlaça possessivement son beau-frère en lui embrassant le dessus de la tête. Seamus rit un peu, puis il fronça les sourcils.
-Nous avons fait quelque chose de mal, murmura-t-il. Et si Elizabeth savait...
-Est-ce que tu l'aimes?, demanda Théo, mais il avait horriblement peur de la réponse.
-Oui, fit Seamus.
-Comme une amoureuse?
-Je suppose...
Théo soupira.
-Est-ce que tu aurais fait quelque chose comme ce que nous venons de faire avec elle?
-Non.
Il n'avait pas tardé à l'affirmer. L'héritier Nott se sentit revivre.
-Alors tu ne l'aimes pas comme une amoureuse. C'est moi, ton amoureux.
-D'accord, souffla Seamus en se blottissant contre lui. D'accord, j'aime ça. Oui, c'est toi, mon amoureux. Est-ce que nous allons faire ça souvent?
-Ça dépend, mais je crois que oui.
-D'accord... Oui, c'est parce que tu es mon amoureux. J'aime ça.
Hola, allo! Comme vous voudrez! Je réponds à une question qui m'a été posée dans l'un des commentaires. Combien je compte faire de chapitres? OMG, bonne question! Je dirais une centaine, parce qu'ils sont minuscules. Mais franchement, il y a de bonnes chances pour que ça change.
Sinon, j'espère que ça vous a plu. N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé.
