Chapitre onzième

Mon cerveau pédalait dans la choucroute. Le yaourt. La purée de marron. Toute autre mixture culinaire que vous voudrez insérer ici, selon votre propre vue sur l'aspect potentiel d'un cerveau en pleine déliquescence. Je le sentais, toute mon attention était focalisée sur ce phénomène bizarre. Je suis sûr que je devais avoir l'air particulièrement débile, débout, comme ça... Mais je ne pensais plus, je ne réalisais plus rien... Mon cerveau était mort... Ou pas...

On m'avait EMBRASSÉ.

Moi…

Attendez, ce n'était pas le point le plus important. Enfin, je crois. Si?

Une FILLE m'avait embrassé(e)…

UNE FILLE M'avait EMBRASSÉ(E), MOI !

Je paniquai… Et je me félicitai du fait que je paniquai en japonais. Je veux dire… Mon cerveau pédalait peut-être, mais en japonais et pas une seconde en français.

Attendez, ce n'était toujours pas le point le plus important. Je crois. Alors, là, non, définitivement non.

Et c'est là que mon cerveau se réenclencha, mais il m'oublia derrière lui, et là, je sortis la plus grosse énormité de ma vie : « J'aime les garçons ».

Gé-ni-al.

Yumi va penser que je suis gay, maintenant.

Je pensais que ma vie avait atteint le summum de l'horreur…

Jusqu'à ce que je rentre dans ma chambre.

Et là…

Kojirô, en caleçon en train de faire je ne sais pas quoi.

'' « Je crois que j'aime les garçons ».'' hein? La phrase me revint comme un boomerang en plein tronche.

Pitié, achevez-moi !