J'avais promis un chapitre d'ici peu? Eh bien le voilà! Tout chaud, tout frais.

J'espère que ça va vous aider à me pardonner ma longue absence...

Bref, les personnages sont prêtés par cette généreuse J.K. Rowling. Merci, J!

Et Bonne lecture à vous.


Histoire de Vampires

Chapitre 22

Il y eut un instant de frottement durant lequel les deux garçons demeurèrent immobiles à se fixer. L'horreur se lisait sur le visage de l'un comme de l'autre. Les deux statufiés mirent quelques instants à retrouver leurs esprits. Ce fut Draco qui revint à lui en premier.

-Putain... Potter, la fenêtre!

Il avait parlé le moins fort possible, mais sa voix n'était pas moins autoritaire. Le jeune humain, ne se fit pas prier. Il grimpa immédiatement sur le lit du vampire pour atteindre la fenêtre unique de la chambre. Il l'ouvrit et y passa une jambe.

-Malfoy? Est-ce que ça va aller pour aujourd'hui? Tu as assez bu?

-On a pas le temps pour ça, grinça le blondinet. Dégage!

Potter soupira passa l'autre jambe. Il osa tout de même un dernier regard à celui qu'il laissait pour s'enfuir comme un voleur. Draco lui fit de nouveau signe de déguerpir.

-Ma mère arrive!, pressa-t-il.

Potter sembla enfin comprendre l'urgence de la situation. Il sauta dehors et détala comme un petit lièvre. Heureusement que la chambre de Draco se situait au rez de chaussé, parce que la chute aurait pu être mortelle, un étage plus haut. Le jeune vampire s'assura que son Élu était bien disparu au loin avant d'ouvrir la porte pour aller rejoindre sa mère, qui était déjà à mi-chemin de sa chambre.

-Maman!, s'exclama-t-il.

-Que faisais-tu?

-Ehm, rien, pas grand chose... Je glandais.

Sa mère détestait quand il parlait comme ça.

-Viens, dit-elle, toute excitée.

-Qu'est-ce qu'il y a?

-J'ai un cadeau pour toi, pardi.

Elle lui indiqua d'un mouvement souple et gracieux qui la caractérisait de la suivre dans broncher, ce qu'il fit avec plaisir. Draco adorait sa mère. Non, il l'adulait. C'était la femme la plus belle et la plus respectable qui soit. Mais dès que Lucius était dans les parages, elle devenait la gentille petite femme soumise. Et il détestait ça.

-J'ai beaucoup réfléchi à cette histoire d'Élue, lança-t-elle de but en blanc.

Il sursauta et prit un air coupable. Draco savait que sa mère rêvait de rencontrer son Élu, mais il ne pouvait pas lui présenter Harry. C'était au dessus de ses forces. La traumatiser ainsi, il ne pouvait pas... Qu'est-ce qu'elle allait penser de lui, si elle voyait que c'était un garçon?

La vérité, c'est qu'il se foutait de son père. Qu'il le rejette ou le déshérite, ça ne lui faisait pas peur. Il était presque un homme et il se savait capable d'affronter son paternel. Par contre, il ne pouvait pas se résoudre à contrarier sa mère. Elle était tellement douce et aimante. Et elle était si fière de lui!

Il ne voulait pas qu'elle le regarde comme s'il était un impure ou un monstre.

-Je ne peux pas te la présenter, dit Draco comme si chaque mot lui brûlait la gorge.

-Je sais, je sais. Mais ce n'est pas de cela dont il est question. Je pensais plutôt que cet événement imprévu m'avait fait réaliser quelque chose d'autre.

Il tendit l'oreille.

-Tu n'es plus un enfant!, annonça-t-elle.

Un peu soulagé, le jeune vampire sourit tendrement. Eh bien c'était une grande nouvelle, ça.

-Et tu vas bientôt vouloir voler de tes propres ailes. Cette idée ne me réjouit pas le moins du monde, mais je sais que c'est inévitable, alors j'essaie de l'accepter. Mon petit oiseau va quitter son nid! Et pourtant, il n'y a rien de prêt pour cela. Quand tu auras fini tes études, tu voudras aller vivre avec ton Élue, quelque part. Et tu voudras aller à l'Université. Peut-être que ce sera très loin... Et moi, je ne vais plus te voir tous les jours.

Elle semblait très triste en disant cela. Ils n'avaient toujours pas cessé de marcher. Ils avançaient ensemble à pas de tortue vers l'entrée du manoir.

-Et c'est donc ce qui m'a donné l'idée de t'acheter quelque chose pour que tu viennes me voir.

Ils arrivèrent à destination. Narcissa Black (de son nom de jeune fille qu'elle n'utilisait plus, mais que Draco adorait) se tourna brièvement vers lui pour lui offrir un sourire coquin. Elle était la maîtresse ultime des sourires en tous genres. Lucius ne devait d'ailleurs même pas le savoir, puisqu'il ne la rendait pas heureuse.

-Ouvre la porte, ordonna la plus vieille des deux.

Draco s'avança et poussa la porte d'entrée. Ses yeux faillirent sortir de ses orbites.

-Maman! Tu, tu...

-Elle est de ton goût?

Si elle tait de son goût? Garée devant la maison se trouvait une Mercedes grise dont chaque centimètre carré semblait briller de mille feux. Enfin, ça, c'était dans les yeux de Draco. Ce truc, c'était sa première voiture. Il avait la mâchoire qui en tombait. Alors là, il ne l'avait vraiment pas vu venir.

-Est-ce que Père est au courant?

-Ton père n'en sait rien du tout. Il n'aurait sûrement pas accepté. Parfois, il vaut mieux se faire pardonner que d'essayer de le convaincre. Il va sûrement m'engueuler un bon coup, et puis il va se dire que j'avais raison au moins en partie et il va te laisser la garder. Tu sais, il n'est pas si méchant, quand on le connaît...

Le jeune homme lança un regard suppliant à sa mère. Il n'avait ni le permis ni l'âge, alors il savait qu'il ne pouvait pas la conduire, mais il pouvait au moins s'asseoir dedans, non?

Narcissa lui accorda l'un de ses légendaires sourires satisfaits et dit d'une voix tonitruante :

-Tu n'as rien à dire à ta vieille maman gâteau?

-MERCI, s'écria pratiquement le blondinet en se jetant sur elle.

Bien contente d'elle même, elle lui rendit son étreinte, puis le repoussa doucement pour poser dans sa main droite les clefs de la voiture.

-Attention, tu entres dedans, mais tu ne démarres pas, hein?

-Oui, maman!

Elle ricana en regardant son fils se précipiter vers son tout nouveau joujoux.

- o (O) o -

-Maman?

Lily se tourna dans la direction de son fils, qui venait tout juste de rentrer à la maison. Elle était occupée dans la cuisine à cuisiner au moins six plats en même temps.

-Pourquoi tu fais autant à manger?, demanda-t-il.

Elle lui lança un regard qui se voulait mystérieux, mais qui eut plutôt l'air ridicule.

-Parce que! Demain, pour le déjeuner, nous avons de la visite.

-Ah bon.

-Tu ne me demandes pas qui c'est?

Harry grimaça. Il avait déjà deviné.

-Ta fiancée!

Fort heureusement, Harry aimait bien cette fille. Elle était marrante et elle comprenait bien son calvaire. Par contre, il ne voyait vraiment pas pourquoi sa mère l'appelait sa fiancée. Dans les faits, ce n'était pas du tout le cas et ça, tout le monde le savait. Seamus, lui, était bel et bien fiancé à Elizabeth. Il était empêtré dans ce qu'on appelle un mariage arrangé.

De son côté, Harry avait les deux pieds enfoncés dans un parodie de mariage arrangé. D'un côté, ses parents et ceux de sa «fiancée» les encourageaient fortement à faire connaissance de manière romantique, mais de l'autre il n'était pas véritablement question d'engagement. À n'importe quel moment, l'un des deux adolescents pouvait retourner sa veste et aller voir ailleurs.

Mais Lily et le père de Luna aimaient l'idée de les appeler fiancés. Ils devaient trouver cela romantique ou quelque chose du genre. En tout cas, Harry savait que sa mère n'avait jamais eu l'intention de le marier de force avec qui que ce soit. Elle l'aimait beaucoup trop pour ça. Mais elle était aussi un peu cruche, parfois, et elle se servait un peu de la pseudo vie romantique de son fils pour mettre du piquant dans son quotidien.

Malgré tout, Harry l'aimait bien. Et il considérait Luna comme son amie. En fin de compte, tout le monde y gagnait, dans cette histoire.

-Tu n'as pas hâte?, demanda la rouquine, toujours occupée devant les plan de travail de la cuisine.

-Oui, fit Harry sur un ton assez peu convainquant.

Lily soupirant devant le manque d'intérêt de son fils. Ce dernier se préparait déjà à tourner les talons pour aller s'enfermer dans sa chambre. Elle tenta de le retenir un peu plus longtemps.

-Harry, tu ne voudrais pas m'aider un peu?

-Ouais, mais je vais monter porter mon sac à dos dans ma chambre, okay?

Il désigna le sac qui pendait à son épaule. Elle hocha la tête, satisfaite, et regarda son fils monter en trombe vers l'étage du haut.

Harry, mal à l'aise, avait du mal à regarder sa mère en face après ce qu'il venait de faire. Il s'était faire sucer le sang par Malfoy, bordel! Et voilà qu'il devait agir comme si rien ne s'était passé... Les histoires de fausses fiançailles lui apparaissaient comme vraiment secondaires à côté de ce qu'il venait de vivre. Ses véritables priorités portaient toutes le nom de Draco Malfoy.

Harry arriva bientôt en haut de l'escalier et se prépara à se diriger vers sa chambre quand la porte de celle de Seamus fut ouverte devant son nez.

-Hey!, fit-il.

Son frère adoptif en sortit, vite suivi de Théo, qui était visiblement en train de lui parler. Il s'interrompit au milieu de sa phrase pour fixer Harry, les yeux ronds.

Cela faisait plusieurs jours que le jeune Potter évitait Seamus et Théodore comme s'ils étaient contagieux. Et les deux concernés ne semblaient pas non plus être très chauds à l'idée de se retrouver face à lui. C'était donc d'un accord réciproque, mais silencieux, qu'ils avaient décidé de ne jamais s'adresser la parole.

Et jusqu'ici, ça avait été assez facile. Seam était toujours chez les Nott de toute façon. Il avait l'excuse d'Elizabeth pour s'y rendre à tous les jours. Et jamais Théo ne venait chez les Potter... sauf aujourd'hui. La seule bonne nouvelle dans tout ça était qu'il semblait sur le point de partir.

Les trois garçons restèrent sur leurs gardes un instant, puis Théo changea brutalement d'attitude. Il pinça les lèvres pour s'empêcher de rire.

-Quoi?, gronda Harry.

L'autre ne voulait visiblement pas lui répondre. Il se contenta de lancer un coup d'œil complice à Seamus, qui pouffa à son tour. Leur rire n'avait rien de joyeux. Il semblait plutôt lugubre, même.

-Quoi?, répéta le jeune Potter.

Théo leva lentement la main gauche. De bout de son index, il indiqua le cou de Harry.

-Alors comme ça, tu l'as fait, hein?

Il avait compris trop tard. Harry se cacha aussitôt le cou. Les quatre petits points rouges qui ornaient sa peau n'étaient pas passés inaperçus. Il était vrai que pour quelqu'un d'aussi maniaque que Théo, tout ce qui touchait les vampires ne pouvait pas faire autrement que lui sauter aux yeux.

-Ça ne te regarde pas, grinça Harry.

-Tu deviens la petite chose de Malfoy, hein? Tu vas lui obéir au doigt et à l'œil comme un gentil chien-chien?

-Je sais ce que tu essaies de faire, Nott. Je te préviens tout de suite, ça ne marche pas. Tu ne vas pas me monter contre lui.

Le pseudo-vampire posa une main outrée sur sa bouche.

-Oh! Mais comment peux-tu penser que je veuille du mal à votre couple?

Harry fronça les sourcils. Il avait vraiment envie de tuer ce sale petit crâneur. Théo commençait vraiment à l'insupporter. Et le fait qu'il entraîne son frère dans son délire sadique le faisait d'autant plus suer. Seamus n'avaient rien à faire avec un malade pareil.

Et c'est alors que Harry remarqua les traces de morsure dans le cou du l'Irlandais. Il y en avait plusieurs et certaines semblaient très fraîches... l'une d'elle en particulier.

Harry eut l'envie de sauter au cou de Théodore Nott pour lui faire regretter d'être né, mais il se retint. Il ne pouvait pas se permettre de s'attaquer à un mec du gabarie de Théo. Ce gars était aussi fou qu'il était grand. Et Harry était beaucoup trop jeune pour mourir. Il allait en parler avec Malfoy. Peut-être que lui saurait ce qu'il devait faire pour éloigner ce débile profond de son frère avant qu'il ne soit trop tard.

-Si tu savais comme j'ai envie de te voir crever, Nott, grinça le jeune Potter en le contournant.

-Comme ça, c'est réciproque, répondit le concerné.

Putain qu'il voulait lui ouvrir la gorge pour le pendre avec sa propre langue...


Eh bien et bien, que de haine, mes amis...

Alors, alors? Est-ce que Lily remonte lentement dans votre estime, ou alors elle semble toujours aussi détestable?

Bon, prochain chapitre : le déjeuner! J'espère que vous avez aimé celui-ci et je vous invite à me faire part de vos impressions, bonnes ou mauvaises (je suis capable d'en prendre).

Sur ce, bonne année en retard! Joyeux nowal en retard! Bonne St-Valentin en avance! Et... Bonne fête, aussi, tiens!

À très bientôt pour la suite. ^^