Iwaizumi se considérait comme quelqu'un de patient, la preuve étant après à peu près dix-sept ans qu'il connaissait Tooru Oikawa, il était toujours ami avec et surtout ne l'avait jamais tué. Ce qui de son point de vue était la preuve irréfutable de sa patience ou tout du moins d'une grande tolérance. Hanamaki soulignait que cela devait aussi vouloir dire qu'il avait un côté maso pour continuer à traîner avec leur capitaine depuis toutes ces années, Matsukawa trouvait que c'était plutôt pour pouvoir le frapper qu'il restait avec lui. Kunimi avait conclu qu'aux final ils étaient tout deux des personnes à la fois sadique et masochiste qui trouvaient dans leur relation de quoi satisfaire leurs deux tendances tout en restant sur pied d'égalité ou du moins équilibrer. Il préférait largement sa propre explication, bien qu'Oikawa soit un gêneur total le fait qu'ils se connaissaient à peine né et qu'il soit patient faisait qu'ils étaient encore les meilleurs amis. Parce que honnêtement beaucoup aurait déjà tenté d'assassiner le brun plus de dix fois par an à sa place, il n'en était qu'à trois tentatives de toute sa vie.
La première, bien qu'il ne considère pas vraiment cela comme une tentative vu qu'il n'avait absolument aucune idée à l'époque que cela pouvait être dangereux, remontait à quand il avait quatre ans. Il avait voulu mettre un mil patte dans l'oreille du brun pour se venger de quelque chose,il ne savait plus quoi. Sauf que ce n'était pas un simple et inoffensif mille-pattes pas, mais un scolopendre, pour sa défense il ne savait pas encore faire la différence entre les deux. Dans tous les cas sa mère l'en avait empêché à temps et l'insecte n'avait pas put entrer dans l'oreille et remonter pour manger le cerveau. À l'époque il ne pensait pas à cette conséquence et encore maintenant il n'était pas encore totalement sûr qu'il aurait mangé le cerveau, mais il était bien content qu'on l'ait empêché. Peut-être était-ce pour cela que Tooru n'aimait pas les insectes et refusait d'approcher à plus de dix mètres d'un mille-pattes et ce qui y ressemble.
La deuxième remontait au collège, il avait juste tenté de le tuer par vaudou et réciproquement, bien sûr cela n'a pas marché dans les deux sens. Ce qui mit à mal le club de sorcellerie du collège, deux échecs en une même journée ça fait beaucoup. Et bien ils n'étaient pas vraiment des expert et les élèves les consultaient plus pour rigoler qu'autre chose la plupart du temps. Il s'était senti un peu bête avec la poupée en main après l'avoir décapitée. Il ne se souvient plus exactement de la raison de la dispute qui avait provoqué la situation, par contre il se souvint qu'ils ne c'étaient pas parler pendant des semaines et qu'il avait ressentit un grand vide au bout d'un moment. Au final ils c'étaient excusés tout deux assez maladroitement, mais cela avait suffi.
La troisième fois qu'il tentait d'en finir avec son meilleur ami n'était autre que maintenant. Oikawa criait désespérément qu'il ne voulait pas mourir pendant qu'il essayait en vain de le pousser par la fenêtre.
Flash-back :
C'était un peu la pagaille ce matin-là dans la maison Iwaizumi. La principale raison étant que c'était aujourd'hui la remise des diplômes pour Hajime qui finissait le lycée, pour Kaede, sa petite sœur, qui finissait le collège et pour les jumeaux, Akon et Shigeru, qui eux recevait un prix avec leur équipe de foot. Ce qui voulait dire trois remise dans une même journée et donc une sacrée organisation. Pour en rajouter, le père Iwaizumi avait loupé son avion hier soir et ne rentrait que ce matin, ce qui faisait une personne en moins pour gérer l'agitation dans la maison.
L'aîné des enfants tentait tant bien que mal de faire s'habiller et déjeuner ses petits frères surexcités qui couraient partout. Le fait de recevoir un prix avec leur coéquipier pour avoir fini deuxième dans un tournoi les rendait intenable et ils couraient dans toute la maison se chamaillant. Et puis il y avait Kuro le rat de Kaede qui était introuvable, sa sœur paniquait totalement à l'idée de le perdre en oubliant qu'elle devait se préparer pour recevoir son diplôme d'étude.
-Hajime ! L'appela sa mère. Tooru est là, je pars chercher ton père, veille à ce que tes petits frères soit prêt.
-Bonjour Iwa-chan, chantonna Oikawa en lui faisant son célèbre signe.
L'ailier lui accorda à peine un regard en le saluant, attrapant Akon et le jetant sur son épaule comme un sac à patte et traînant Shigeru derrière lui, les deux jeunes garçons riant comme si c'était la chose la plus drôle qui existe. Il déposa les jumeaux encore en pyjama devant leur petit-déjeuner et demanda à son ami de les surveiller le temps qu'il retrouve Kuro. Tooru s'assit à la table en souriant au deux garçon et les regarda avaler le repas et discutant avec eux. Il les aimait bien, même s'il préférait son neveu plus calme, bien qu'il déplorait ses derniers temps une certaine impertinence envers lui. Il supposait que c'était l'influence d'Iwa-chan, Takeru avait tendance à l'imiter sans en avoir conscience. Les jumeaux étaient peut-être hyperactifs par certain moment, mais ils idolâtraient encore les lycéens. Cela ne les empêchait pas de faire tourner en bourrique leur frère aîné. Kaede entra dans la cuisine en faisant la moue et pas coiffé du tout, mais au moins était-elle habillé de son uniforme. Un cri de rage retentit sans que personne à la table ne s'inquiète le moins du monde. Oikawa sourit de toutes ses dents quand il vit son meilleur ami arriver torse nu dans la pièce un rat noir dans la main et fronçant des sourcils. Il prit le temps de se rincer l'œil avant de mettre sur son visage son expression outré.
-Je n'arrive pas à croire qu'Iwa-chan soit devenu exhibitionniste ! Notre uniforme comporte aussi une chemise tu sais, lui fit-il remarquer bien qu'intérieurement il appréciait la disparition du vêtement.
-La ferme Bakawa, grogna le noiraud en lui lançant un regard noir. En plus qu'est-ce que tu es venu faire ici ?
-C'est notre remise des diplômes alors je suis venu te chercher pour faire le trajet avec toi, répondit le brun.
Personne ne releva le fait qu'ils faisaient toujours le trajet ensemble ou qu'il était arrivé bien en avance. Iwaizumi se tourna vers sa sœur en lui tendant l'animal.
-Peut importe. Remets le dans sa cage et ferme la bien cette fois ci que cette stupide bestiole ne s'échappe pas une seconde fois.
-Il n'est pas stupide ! S'offusqua Kaede. Il est très intelligent.
-Ouais ben revient dire ça quand il arrêtera de manger des stylos sur mes chemises blanches. Si vous avez finit de manger allez finir de vous préparez.
Oikawa observa son ami d'enfance manger rapidement quelque chose et soupira en voyant en quoi consistait son petit déjeuner. Le plus petit avait beau toujours le surveiller comme une mère il n'était pas vraiment un bon exemple de comment prendre soin de soi par moment. Iwaizumi l'ignorait complètement et s'approcha des placards pour trouver de quoi effacer la tache bleu, mais un corps se pressa contre le sien et un souffle frôlait son oreille.
-Oikawa, je ne suis pas d'humeur à supporter tes bizarreries, grogna-t-il.
Pour toute réponse Tooru l'encercla dans ses bras et mordilla sa nuque se pressant un peu plus contre son dos. Iwaizumi se tortilla pour essayer d'échapper à l'emprise de son capitaine, mais n'obtint rien d'autre que de se faire appuyer contre la table une cuisse entre ses jambes. Le plus grand l'observait avec ce regard particulier qui le faisait toujours se sentir très chaud, un sourire séducteur se dessina lentement alors qu'il rapprochait son visage du sien jusqu'à ce qu'ils ne soient plus qu'à quelques millimètres l'un de l'autre. L'ailier déglutit nerveusement et recula sa tête comme il le pouvait, mais le brun ne le laissait pas creuser l'écart et il se retrouva rapidement allongé sur la table Oikawa au-dessus de lui. Ce dernier fit glisser ses lèvres contre sa joue, déposant un baiser sur sa tempe avant de faire le chemin inverse pour plonger son regard dans le sien.
-Hajime, souffla-t-il sensuellement provoquant au cœur de l'autre de rater plusieurs battements.
Leurs souffles se mêlaient, mais l'ailier ne vit pas son esprit virer au blanc comme les autres fois, peut-être était ce le fait qu'il avait prit conscience de ses sentiments ou qu'Oikawa n'avait jamais sembler plus sur le point de l'embrasser pour de bon que jamais. Il ne savait pas et n'avait pas vraiment envie d'y réfléchir. Le passeur c'était placé entre ses jambes et tenait fermement ses cuisses et se mit à rouler des hanches contre les siennes. Il observait les moindres réactions de l'autre avec une grande attention, du fait qu'il c'était accroché à lui, que sa respiration partait en lambeau et que quelque chose de nouveau était présent dans ses yeux.
-Oikawa, commença Iwaizumi d'une voix si faible qu'il ne l'entendit que par leur proximité et faisant glisser ses mains dans les cheveux brun. Embra…
Un hoquet de surprise le stoppa et ils tournèrent la tête dans une parfaite synchronisation vers la source du bruit. Ils découvrirent Kaede et les jumeaux à l'entrée de la cuisine qui les observaient ahuri. Akon et Shigeru ne semblaient pas totalement comprendre la scène sous leurs yeux et froncèrent des sourcils de concert rappelant leur aîné au brun.
-Je le savais, marmonna la petite sœur les joues rouge de gêne avant d'entraîner ses deux petits frère à sa suite.
-Oups, fit Oikawa qui recula face à l'aura dangereuse qu'émettait son meilleur ami.
Retour au présent :
Le brun se tenait au montant des côtés et les pieds fermement appuyé sur le mur sous la fenêtre pour ne pas passé dehors alors qu'il poussait de toute ces force sur son dos. Cela aurait continué un moment si sa mère n'était pas entrée dans la pièce. Ils c'étaient regardé tout les trois pendant au moins une bonne minute avant qu'Oikawa brise le silence en la saluant et tentant de faire son sourire montrant que tout va bien. Elle se contenta d'hausser un sourcil.
-Il a commencé, fit Hajime en cherchant un bon alibi qui permettrait d'expliquer pourquoi il voulait désespérément jeter son meilleur ami par la fenêtre. Et ça a en quelque sorte un peu dérivée à tenter de le tuer. En quelque sorte, ouais. Mais c'est de sa faute.
Hum, il devrait chercher à s'améliorer pour les excuses bidons par ce que la même ses petits frère ne se seraient pas contenter de ça.
-Hé bien Iwa-chan ce n'est pas moi qui tente de défenestré quelqu'un parce que je suis une brute irritable pour un rien. Donc ce n'est pas moi le responsable, contra Tooru.
-On est au rez-de-chaussée les garçons, remarqua la mère Iwaizumi. Personne ne va mourir.
-Haha, rigola nerveusement le passeur.
-Je souhaite que ce ne soit pas le cas, marmonna l'ailier pour lui-même.
Sa mère secoua la tête avant de repartir soupirant que les enfants étaient décidément bien étranges de nos jours. Ils se regardèrent soulagés de ne pas écopé d'une punition et surtout embarrassé.
-Iwa-chan.
-Quoi ?
-Peut-être pourrais-tu me laisser reposer pied à terre maintenant, ce serrait une bonne idée.
Iwaizumi grogna et recula laissant son meilleur ami s'écraser sur le sol de la cuisine, il ignora la plainte pour récupérer la javelle sous l'évier.
-La prochaine fois je te balancerais pour de bon par la fenêtre si tu es incapable de garder tes mains loin de moi, prévint-il avant de quitter la pièce s'occuper de la tache sur sa chemise.
Oikawa tout seul sur le carrelage fit la moue, son pointu c'était pourtant laissé faire sur l'instant. Et puis ce n'était pas sa faute si son coéquipier l'attirait.
Laissez-moi croire qu'Iwa a vraiment tenté de le tuer au moins une fois. Je parie qu'il en a d'autres dans l'équipe qui ont tenté aussi. Tant que se sont juste des tentatives et qu'il y a du oiwa pourquoi dire non ?
Je ne conseille pas la javel comme première solution pour enlever les taches, bien que dans certains cas... Bref ils vont surement faire un saut chez Oikawa pour qu'il passe une chemise blanche à Iwa qui va en profiter comme d'hab. Ou pas.
