Chapitre 7 :

cinquième mois de grossesse

Kanda était allongé sur le lit, à côté de lui son amant le surveillait. Comment tout ça a pu déraper ? Il avait mis à la porte l'homme qui était le père de Kanda. Cet homme qu'il détestait temps. Cet homme qui a brisé son homme. Personne ne méritait d'appeler cette chose père ou un homme. Faire du mal à son enfant qui pouvait faire ça ? Certainement les parents. Lui aussi avait goûté à cette façon bizarre qu'avaient les parents pour exprimer leur amour.

Ses publicités le faisaient plutôt rire. Voir une mère prendre soin de son enfant alors que la réalité était tout autre. Il ne savait pas ce que ses publicités visaient : c'est-à-dire aux mamans oui mais aussi les adolescents en général. Les publicités montraient quelque chose de complètement décalé de la réalité et il savait ce qu'il disait. Jeune, il s'occupait de ses cousins : rien n'était facile, ranger leurs affaires, prendre soin d'eux, faire face à leurs pleurs, les changer. Un bébé, c'était une consommation à plein temps. C'était une garderie constante jusqu'à l'âge adulte même plus.

Ses commentaires qu'il avait entendus comme « ça serait bien d'avoir un enfant parce que ça serait cool ». Le monde à l'envers. C'était comme si les enfants étaient des jouets. Un enfant ça te réveille la nuit, le matin à n'importe quelle heure. C'était quelqu'un qui n'avait pas d'autonomie. Un enfant était dépendant de l'autre. Il revient à lui lorsqu'il sentit Kanda bouger et ouvrir les yeux doucement.

– Salut, dit Allen doucement en le regardant.

– Salut, dit Kanda. Sa voix était rauque et fatiguée. Il lécha ses lèvres. Sa gorge était sèche. Allen le remarqua et lui tendit un verre d'eau qu'il avait préparé pour cette occasion.

– Merci.

– De rien.

– Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi je me retrouve ici ? Moyashi !'' dit-il d'une traite sans s'arrêter.

– Tu ne te souviens pas ?

Kanda essayait de ce souvenir tant bien que mal.

– On était dans le salon

– oui…

– Puis tu es allé ouvrir la porte et comme tu prenais ton temps et que tu criais, je suis allé voir. Je me souviens plus à partir de là, c'est le noir complet.

– Je vois, dit Allen en mordant sa lèvre inférieure nerveusement.

– Qu'est-ce qu'il y a ?

– Rien.

– Je te connais comme si je t'avais fait. Dis-moi qu'on en finisse'' soupira le brun. Allen lui sourit timidement ne sachant comment aborder le sujet mais se lança/

– Kanda. Je ne sais pas si j'ai le droit. Le docteur m'a formellement interdit de te causer du stress.

– Il est venu ?'' en comprenant ce qui s'était vraiment passé, son cerveau faisait des miracles quand il souffrait.

– Oui, tu t'es évanoui. Tu as eu un gros choc. Tu m'as fait peur tu sais, – dit Allen les larmes aux yeux, – ta respiration était trop lente, j'ai appelé tout de suite le docteur. J'étais tellement paniqué et à cause de cet homme que je l'ai appelé au lieu des pompiers.

– Je vois… qui ?

– Qui ? Quoi ?'' dit-il confus.

– L'homme'' Kanda voulait vraiment se faire du mal.

– Euh… ton évanouissement a été causé par ton… père.

Allen regarda la réaction de son amant qui ne tarda pas à venir. Son visage était devenu livide, il pouvait voir sa colère, sa douleur dans les yeux. Il n'aurait pas dû lui dire ça mais, tôt ou tard, il allait se souvenir. Allen vint le prendre dans ses bras. Il monta sur le lit et vint prendre Kanda dans ses bras. Son amour vint poser sa tête sur son épaule. Son corps tremblait. Il le serra plus fort dans ses bras en embrassant son front. Il faisait tout son possible pour le calmer. Au bout d'une demi-heure son homme se calma. Il pouvait soupirer.

La chambre était dans le noir complet. À travers la fenêtre la lumière passait. Allen regardait le bazar qu'ils n'avaient pas eu le temps de ranger. Tous ses événements avaient chamboulé leur vie. Et l'arrivée de cet homme était de trop.

– J'aurais aimé que ça ne soit qu'un cauchemar.

– Je sais.

– Comment il a pu me trouver ? J'ai tout fait depuis qu'il a quitté ma mère. Donc elle aussi pourra me trouver non ? Je ne veux pas les voir. Ils m'ont empoisonné ma vie depuis l'enfance, je ne veux plus de ça'' la rage dans sa voix comme une rébellion qu'il n'avait pas eu étant enfant.

Allen était perdu. Comment consoler son amant qui n'arrêtait pas de pleurer ? Comment consoler une personne qui souffrait de l'intérieur ? Ses démons à lui n'étaient pas encore partis, mais il avait trouvé en la personne de Mana quelqu'un pour l'aider. Il s'était confié à lui. Il devait faire de même. Aider Kanda à aller de l'avant. Son amant lui avait dit beaucoup de choses mais surtout pas l'important. Il voulait l'entendre de sa bouche pour pouvoir le consoler. Dire cette chose horrible était la seule solution pour retirer un poids de la conscience.

Trouver la personne à qui confier était une autre manche. Les gens d'aujourd'hui étaient difficiles à faire confiance même la personne qui était proche de vous. Mais il était là pour Kanda maintenant, il fallait le faire dire ces mots, que son amant refusait catégoriquement de penser.

– Kanda, chut… calme-toi chéri. Je suis là, dit-il en caressant son dos.

– Il ne va pas me lâcher. Son regard d'hier en disait long » en disant ça, il frissonna.

– Kanda qu'est-ce qu'il t'a fait ?'' demanda Allen, il voulait le voir dires ces mots.

– Rien…

– Tu as peur de lui plus que de ta mère. Tu m'as parlé beaucoup de ta mère, de ce qu'elle te faisait mais pas beaucoup de ton père. Tu m'avais juste dit ce jour-là « il a trouvé en moi ce qu'il recherchait » un peu près.

– Je n'ai pas peur d'eux, dit Kanda calmement.

– Je sais. Je me suis mal exprimé. Ce que je veux dire c'est que tu les détestes à des degrés différents.

– Non, je les déteste tout autant. Ce qu'ils m'ont fait est impardonnable.

– Alors dis-moi ce que ton père a fait ?

– Je ne veux pas…'' il perdit sa voix.

– Pourquoi ?

– C'est dégueulasse et honteux'' le brun avait envie de gratter sa tête.

– Je veux le savoir. Je ne vais pas te juger. Ce n'est pas de ta faute en aucune manière.

– Je n'ai pas le courage.

– Je t'en pris. Je veux pouvoir t'aider à sortir ce que tu as gardé depuis petit. Je veux pouvoir te soulager.

– Tu le sais'' en le regard, Allen l'encouragea.

– Je sais, mais je veux te l'entendre dire pour enfin te soulager.

– Mmm, dit Kanda nerveusement, – et tu m'aimes toujours !

– Bien sûr, rien en toi ne me dégoûte. Tu es précieux pour moi. Tu es tout pour moi depuis notre première rencontre. Ça a commencé lorsque Lavi me parlait de toi et ce jour-là lorsque je t'ai vu dans la cuisine, je voulais être avec toi tout simplement Kanda. Tu te rends compte que je t'aimais avant même de te connaître physiquement pas juste une description. Maintenant je veux que tu me racontes ce que tu as vécu à cause de cet homme.

– Ce n'est pas facile… dit Kanda en le regardant. Allen voyait la honte dans son regard. Pourquoi la honte, ce n'était pas de sa faute si cet énergumène avait décidé de faire ça avec lui. Son fiancé n'avait rien demandé.

– Je suis là pour te soutenir comme jamais.

– Je sais.

– Vas-y.

Kanda mordit sa lèvre inférieure avant d'entamer ce qui a causé du dégât dans sa vie. Ses peines, ses malheurs, ses dégoûts.

– Jusqu'à l'âge de cinq ans. J'avais vécu le paradis sur Terre. J'étais un enfant calme et sérieux même si parfois j'étais un peu turbulent comme n'importe quel autre enfant. C'est à peu près tout ce qui me reste de cette période joyeuse. C'était certainement dû à la banalité de cette partie de ma vie qu'il a commencée à faire ses choses. Même aujourd'hui, je me demande pourquoi il a fait ça. Je n'étais qu'un enfant en quoi est-ce que j'ai pu faire pour l'inciter à faire ça ?.

Son amant tremblait, mais il ne pouvait pas encore l'aider. Il l'a juste serré dans ses bras pour le réconforter et qu'il puisse parler de cette période.

– Tout à commencer lorsque ma mère partait travailler et que mon père allait me prendre à l'école. Je trouvais dans ses gestes rien d'anormal. Puis un jour, j'ai senti ses gestes devenir plus présents plus insistants. C'était gênant. À cette époque je pensais qu'il ne faisait pas exprès que c'était normal. Ce que je pouvais être bête. Tout était calculé à la minute près.

Ses larmes commençaient à couler, mais il voulait continuer. Il voulait faire sortir cette chose qui le rongeait de l'intérieur. Cette rage qui n'allait pas partir.

– Une nuit alors que madame dormait, il était venu dans ma chambre. J'étais en train de dormir. Lorsque je me suis réveillé, il était là. Je le regardais confus. J'étais perdu, je me demandais ce qu'il faisait dans ma chambre, je lui ai même demandé. Il n'a rien dit, c'est là que j'ai senti quelque chose bouger en moi. C'est cette chose qui m'a réveillé. Une douleur atroce. J'allais crier et tu sais ce qu'il a fait ce connard, il a mis sa main sur ma bouche pour m'empêcher de crier. Il n'était pas bête. J'aurais aimé, ce jour-là être mort. Je ne savais pas qu'il était manipulateur à ce point. Son visage j'aurais aimé oublier, ne jamais me souvenir.

Sa voix se bloqua, ses larmes continuaient à tomber. Il avait mal, tellement mal. Ses yeux le piquaient. Ses larmes empêchaient de voir son amant, il le voyait trouble heureusement. Il ne voulait pas affronter le visage d'Allen maintenant. Pas encore.

– Il prenait plaisir sur le corps de son enfant. C'était tellement terrible cette nuit-là. Son visage, il était en extase. Comment il a pu faire ça ?… avec son fils. C'était inhumain. Tu sais aujourd'hui je sais pourquoi ma mère me détestait. Depuis ma naissance, elle ne s'occupait pas de moi, c'était toujours mon père. Le sentiment que je ressentais lorsque j'étais en sa présence, c'était du rejet. Je le ressentais amèrement. C'est ironique ah. Elle était jalouse de moi. Comment elle pouvait être jalouse de moi ? C'était insensé, j'étais son fils chair de sa chair. Je lui ressemblais plus qu'à mon père. Tout le monde disait ça. Et puis avec le temps, je me suis fait. Cette nuit-là, c'était elle que j'ai vu. Ce n'était pas un rêve. J'avais demandé de l'aide intérieurement pour que quelqu'un me sorte de là. Elle était venue mais ne m'a pas aidé. Et tu sais comment je le sais'' murmura-t-il amèrement.

Allen ne savait quoi dire mais juste hocha la tête.

– Un jour, elle m'avait crié dessus parce que j'avais fait une bêtise de rien du tout alors que j'avais huit ans, cet homme était déjà parti de la maison. Elle m'a raconté ce qu'elle avait vu, que c'était de ma faute s'il me préférait à elle. Ce jour-là aussi, je me suis senti honteux que, peut être, non sûrement, qu'elle avait raison. Je l'avais cru. Elle qui ne m'a regardé qu'une seule fois et qui m'a rejeté depuis que je suis né.

Kanda commença à rire.

– Kanda.

– Non il faut que je continue parce que le meilleur est encore à venir.

Il se calma. Son rire était son désespoir qu'Allen devait supporter.

– Alors que cet homme prenait son pied, le gamin que j'étais, regardait la porte de ma chambre. Ma mère était là en me regardant avec colère. Quelle belle femme pas vrai. Laisser « son fils » se faire prendre comme ça par cet homme. Il m'a v… vi… violé. Enfin je le dis. Oui cet homme m'a violé sans aucun remord jour après jour. Pendant trois ans il ne faisait que ça. À mes yeux c'était un monstre, un être sans âme, sans cœur qui prenait sans demander.

Il posa une main sur son cœur et l'autre sur son ventre pour essayer de se calmer. Il ne voulait pas se stresser, mais ce qu'il racontait était beaucoup trop. Son amour faisait tout pour qu'il reprenne son souffle. Pour leur bien à eux.

– Je n'ai jamais dit ça à personne. Ils ne m'auraient pas cru. Alors, j'ai vécu avec ça jusqu'à ce que tu arrives. Tu sais, cet homme et cette femme m'ont mis dans la tête que personne ne pouvait me croire. Et tu vois le résultat, j'étais près à me tuer pour ne pas avoir cet enfant. Parce que dans mon for intérieur, je n'en suis pas capable. Cet homme a commencé et cette femme a fini le travail. Promets-moi de protéger cet enfant de moi, de me protéger contre cet homme et cette femme. Je sais que je ne suis pas capable d'être fort lorsqu'ils sont en ma présence.

– Bien sûr, je ferais n'importe quoi pour toi. Il faut que j'appelle la police. Il faut que cette affaire soit réglée Kanda. Dit Allen en embrassant ses lèvres. Il effaça ses larmes et le serra dans ses bras.

– C'est trop tard.

– Non rien n'est trop tard. Je ne veux pas que cet homme rode lorsque je ne suis pas avec toi, tu m'entends.

– Tu es avec moi c'est tout ce qui compte. S'il le faut, on le fera. Mais lorsque je serais près et pas après l'accouchement. Et il n'y a pas de mais qui tienne. Je suis incapable pour le moment de gérer ça.

– Oui.

XOXOXOXOXOXOX

– Kanda, où est Daisy ? Demanda Allen alors qu'il préparait à manger pour la route.

– Euh… dans le salon, je crois.

– Kanda ! Dit Allen amusé.

– Je ne bouge pas d'ici. Mes jambes me font mal, elles sont lourdes. Tu as oublié qui est enceint ici.

– Ok ok ok, je vais la chercher, dit-il amusé par cette situation. Kanda était resté assis à attendre lorsqu'il vit son amour venir accompagner de Daisy dans ses bras. Elle était blottit contre lui. Allen lui passa Daisy qu'il mit sur son ventre qui était rebondit comme pas possible. Il n'avait pas encore fait de crise sur son poids. Tout allait bien.

Kanda aimait avoir cette sensation lorsque Daisy était sur son ventre. C'était chaud et doux. Il aimait le faire tous les jours. Allen trouvait tout ça mignon comme tout. Il finissait de préparer ce qu'ils allaient emporter.

Allen mit Daisy dans sa cage et la mit à l'arrière attacher comme un enfant. Kanda était assis derrière, il voulait surveiller son lapin. Il mit sa ceinture. Allen démarra la voiture. C'était la première fois que son amant se mettait à l'arrière. Depuis leur rencontre, Kanda refusait catégoriquement à aucune façon de s'asseoir à l'arrière. Allen avait compris qu'il avait surtout peur, mais il ne l'avait jamais mentionné. Un jour, il faudrait qu'il lui demande. Ils déposèrent Daisy chez Lenalee et Lavi. Les enfants étaient contents.

XOXOXOXOXOXOX

– Donc Kanda qu'est-ce qu'il faut acheter. Demanda Allen en regardant dans les rayons de bébé. Ils étaient dans un grand super marché.

– Lenalee m'a conseillé de prendre : 6 biberons de taille moyenne avec les tétines 1ᵉʳ âge, 1 chauffe-biberon, 1 égouttoir à biberons, 1 boîte de lait infantile 1ᵉʳ âge, de l'eau adaptée aux nourrissons, 1 goupillon et 5 bavoirs.

– Comment tu as retenu tout ça ?

– C'est facile.

– Si tu le dis.

Ils marchaient jusqu'à trouver ce qu'ils cherchaient.

– On prend quelle couleur Kanda ?

– Blanc et bleu ? Je trouve que c'est beau.

– Pas rose, ajouta Allen en rigolant à l'intérieur.

– Parce qu'elle est une fille. Elle décidera plus tard ce qu'elle veut porter comme couleur. Pour l'instant je veux la faire baigner dans chaque couleur qui peut exister dans ce monde sans tomber dans les stéréotypes du genre : bleu pour les garçons et rose pour les filles. C'est tellement grotesque et dégradant. Je ne veux pas l'influencer. Elle doit faire ses propres choix.

Allen vint l'entourer de ses bras et embrassa ses lèvres.

– Tu sais combien je t'aime Kanda

– Oui, je le sais malheureusement.

– Alors'' dit-il en le lâchant, – on a tout pour nourrir le bébé. Il nous faut quoi ensuite.

– Il nous faut une poussette et d'autres choses pour elle.

Ils continuaient à acheter. Des vêtements, des produits pour la toilette. Ils s'amusaient même si parfois Kanda piquait de temps en temps une crise. Allen cherchait Kanda comme jamais. Il s'amusait comme un fou même si ça le fatiguait de faire beaucoup de tours pour chercher ce qu'ils avaient besoin. Kanda n'avait même pas compter combien de fois, il avait giflé son homme. Il le cherchait, ça se voyait comme au bout du nez.

Allen s'arrêta de le chercher. Il en avait marre d'avoir les joues rouges. Et c'était très douloureux, mais il savait qu'il avait cherché ça. Les gens les regardaient comme s'ils étaient des extraterrestres. C'est vrai son comportement en disait long. Il ne s'énervait pas contre Kanda, il souriait même lorsque la gifle lui faisait plus de mal que du bien. Il était un peu maso sur les bords, ce n'était pas grave.

Ils arrivèrent dans la dernière boutique pour chercher et commander le matériel pour la chambre du bébé. Ils ont acheté et demandé de le faire livrer dans leur maison demain à dix heures du matin. Allen voyait des gens qui ne cessaient de regarder Kanda surtout son ventre. Son amant ne se rendait même pas compte. Kanda ne faisait que se plaindre de son dos, de ses pieds, qu'il avait soif faim. Tout quoi.

C'était Allen qui trimbalait tout. Kanda tenait juste quelques sacs pas trop lourds. Ils avaient fait plusieurs aller-retour pour les mettre dans la voiture. Kanda demanda à son amour de lui acheter quelque chose à manger, quelque chose de sucré-salé. Il fit de son mieux pour trouver ce que son amant demandait. Au final, il lui acheta une salade aux fraises et à l'avocat qui fit le bonheur de Kanda. Il acheta de l'eau aussi et pour le dessert une salade aux fruits. Il commanda pour lui aussi.

– Tu es un ange, dit Kanda.

Allen le regarda amuser.

– Pourquoi ?

– Tu me supportes.

– Depuis toujours.

Il esquiva un coup-de-poings de son amant.

– Et toi, tu es pire qu'un enfant. C'est moi qui dois te supporter, dit Kanda en boudant. Il trouvait ça trop mignon.

– Je rigole Kanda pour moi tu es parfait comme tu es.

Il vit son amoureux rougir.

– Et c'est la vérité, termina Allen tout simplement en prenant sa main droite. – Je t'aime

Il pencha pour l'embrasser. Ses lèvres rencontrèrent les siennes. Leurs langues se mélangèrent pour ne faire qu'une. Kanda passa sa main gauche sur ses cheveux blanc qu'il aimait beaucoup. Ils se séparèrent.

– On rentre, dit Kanda.

– Oui sinon dans quelques minutes tu me tueras.

– Tu n'as pas tort là-dessus. Je suis fatigué.

XOXOXOXOXOXOX

Ils rentrèrent à la maison. Allen déchargea les affaires et les mit dans la chambre du futur bébé. Kanda était allé dans la cuisine pour aller boire de l'eau. Demain, ils pourront commencer à ranger les affaires de leur enfant. Il trouva Allen allonger sur leur lit.

– Tiens je t'ai ramené de l'eau.

– Merci, dit Allen qui avait envie de boire.

– Demain on commence à ranger sa chambre.

– Oui, de toute façon c'est samedi. Et comme tu l'as dit, j'ai besoin de vacances. Je vais donner à mon second le siège pendant un an.

– Tu t'es enfin décidé.

– Oui, je ne veux plus te voir fâcher.

– C'est lui qui va être content.

– Ah oui, depuis le temps qu'il me demandait de faire ça.

– Je l'ai toujours trouvé bizarre.

– Link.

– Oui, qui d'autre ?!

– Il est bizarre, mais il sait faire les choses lorsqu'on a besoin de lui.

– C'est vrai et puis vous avez construit cette compagnie à deux.

Kanda vint s'asseoir sur le lit. Allen lui laissa une place lorsqu'il l'avait vu arriver dans la chambre.

– Il faut que je me lève. Je vais chercher Daisy.

Allen fit ce qu'il disait mais embrassa tout de même Kanda sur les lèvres avant de mettre ses chaussures.

– Ils vont sortir voir leurs parents, dit Kanda.

– Oui, au moins ils sont gentils de la garder.

– Oui, les enfants étaient contents.

– Je ferme la porte à clé pour être sûr.

– Ça va ? Demanda Kanda inquiet.

– Non, tout peut arriver avec cet homme.

– Je vais faire une petite sieste.

– C'est tout ce que tu sais faire, dit Allen avant de courir pour ne pas recevoir l'oreiller.

XOXOXOXOXOXOX

– Alors, comment se sont passées les courses, dit Lenalee assise sur le canapé. Lavi était occupé à faire à manger.

– Tout c'est bien passé.

– Allen enlève ce sourire malicieux, dit Lenalee amusée.

– De quoi tu parles ?

– Je ferais semblant de te croire.

– C'est vrai en plus. En tout cas merci d'avoir gardé Daisy pour nous.

– C'était un vrai plaisir et en plus les enfants l'adorent. Ils nous ont demandé d'en acheter un. Mais pour le moment c'est impossible.

– Je vois'' sourit doucement Allen avant de se lever, – il faut que j'y aille.

– Tu ne restes pas pour manger avec nous.

– Non merci, on a déjà marché et en plus ajoutée que Kanda ne serait pas du content si j'arrive en retard, il va me tuer.

– Oh il peut attendre, dit Lenalee tendrement.

– Tu veux qu'il me tue ou quoi ?!

– J'avoue, Dit Lenalee en le prenant dans ses bras, – passe à ton amoureux le bonjour pour moi.

– Oui.

XOXOXOXOXOXOX

À dix heures du matin leurs matériels étaient livrés. Ils avaient pris leur petit déjeuner avant d'entamer la construction de la chambre de leur fille. Allen construisait le berceau et tout ce qui était lourd. Kanda pliait les vêtements. Le mur n'avait pas besoin d'être repeint, il avait une jolie couleur gris cendré qui allait parfaitement. Pour accentuer la chambre Kanda avait acheté des autocollants ronds de couleur blanc. Le berceau était aussi blanc, il avait même acheté un petit canapé gris clair.

Ils avaient passé toute la matinée ainsi que l'après-midi à ranger la chambre. Ils avaient fait une pause pour manger. Daisy était libérée de sa cage, elle sautait de partout après avoir mangé. Elle était de nature calme et douce comme son prénom. Kanda ne l'avait pas choisi pour rien. La chambre était enfin terminée. C'était facile mais difficile parce que ça prenait trop temps et Allen ne voyait pas le bout. Au moins ils étaient satisfaits de ce qu'ils avaient fait.

La chambre était tout gris et blanc avec des touches vert émeraude ainsi que du bleu turquoise. Les taies d'oreiller étaient blanches rouges. C'était joli. Ils étaient sortis de la chambre avant qu'Allen ne ferme la porte.

– Tu en penses quoi ? demanda Allen.

– C'est juste joli. Ça fait une atmosphère calme et naturel.

– Oui c'est ce que je pensais.

XOXOXOXOXOXOX

La fin du mois approchait, Kanda avait rendez-vous avec le gynécologue dans une heure. Il s'était préparé. Allen l'emmena comme d'habitude. Ils dirent bonjour au gynécologue avant de prendre place. Kanda monta son tee-shirt pour permettre au gynécologue d'avoir une bonne vue sur son ventre.

– Bon, voyons voir. Elle est en bonne santé. Vous voyez la différence avec les quatre autres mois. Ici'' il montra sur l'écran,- votre fille pour la première fois elle est en position fœtale. Aussi, vous allez sentir le bébé bouger et gigoter.

– Oui, je l'ai senti. C'est bizarre mais intéressant, dit Kanda.

– Oui, au moins cela ne vous fait pas de mal.

– Non c'est calme, mais je sais qu'à l'avenir. Elle va m'en donner.

– Eh oui, dit le gynécologue avant de continuer, – donc pour que le bébé se protège, il va avoir une substance grasse qui va protéger son corps. Ça s'appelle le vernix caseosa. Et aussi une chose importante,'' il montra la tête du bébé, – la multiplication des cellules nerveuses est achevée donc le cerveau est totalement constitué. Et ses ongles vont commencer à se former.

Ils écoutaient attentivement.

– Vous le sentez.

– Oui, dit Kanda.

– L'espace disponible se réduit, votre bébé mesure plus de vingt centimètres.

– C'est incroyable. Elle est encore toute petite, dit Allen avec émotion.

– Oui.

XOXOXOXOXOXOX

– Dit Kanda c'est quand qu'on choisit le prénom de notre fille ?

– Je ne sais pas mais continue à réfléchir.

– Kanda !

– Quoi ?!

– Je sais que tu vas te fâcher encore une fois parce que tu ne t'entends pas avec lui.

– Non je refuse, il ne m'aime pas. Tu l'as vu pas question que ton cousin vienne ici et qu'il me gâche la vie.

– Kanda je t'en pris. Il vient juste pour deux semaines pour passer les vacances ici. Ça fait longtemps qu'on ne s'est pas vu.

– Même juste pour une seconde, je ne le laisserais pas venir ici ou sinon moi je me casse.

– Chéri je t'en prie. C'est juste pour deux semaines pas plus. Ce n'est pas la fin du monde.

– Oh pour moi oui. Tu es aveugle ou quoi. À chaque fois que tu as le dos tourné, il me fait la misère.

– Il n'est pas comme ça, je le connais.

– Alors, on ne parle pas de la même personne. Et pour toute te dire, il a de la chance Nea de t'avoir comme cousin et surtout il a de la chance que tu sois mon petit ami parce que sinon je te jure, j'allais lui mettre une raclée.

– Kanda, dit Allen plus amusé qu'offusqué, – tu peux faire la paix avec lui pendant deux petites semaines juste pour moi.

Allen utilisa ce que Kanda détestait le plus, les larmes larmoyantes.

– C'est un coup bas là.

– Qu'importe.

– D'accord, mais tu dois lui parler. Je n'ai pas la tête à ça. Je suis enceint et je m'énerve vite en ces moments, comme tu vois. Je ne veux pas blesser ton précieux cousin. Dit Kanda ironiquement. Allen était parti dans un fou rire.

– Oh mon dieu, tu es irrécupérable. Je vais lui parler.

– Est-ce qu'il le sait pour ma condition ?

– Oui bien sûr, je ne lui cache rien.

Kanda le regarda bizarrement et soupira :

– Parfois j'ai l'impression que tu l'aimes plus que moi.

– Mais qu'est-ce que tu dis idiot, il n'y a que toi et Nea est mon cousin.

– Ça ne change rien à mon cas. Le cœur désire ce qu'il a envie de désirer qu'importent les liens familiaux.

– Kanda tu ne peux pas être sérieux.

– J'annonce juste le sujet à ton avis ! Demanda-t-il. Allen soupira.

– Chéri, il n'y a que toi qui fais battre mon cœur. Nea est juste mon cousin rien de plus.

– Ah oui parce que, à chaque fois qu'il vient nous rendre visite, tu passes plus de temps avec lui qu'avec moi.

– Parce que je ne le vois pas si souvent.

– Abruti, ne me fait pas croire à autre chose. Et maintenant qu'on relance le sujet. Il y avait aussi une autre personne qui était très proche de toi. Je me souviens même pas de lui, mais il était âgé. Dit Kanda en se levant.

Allen eut tout à coup le souvenir de cette personne qu'il ne voulait pas se souvenir.

– Moi je vais me coucher, je n'ai pas envie de lever la voix avec toi. Ça ne serre à rien. Et n'oublie pas Allen Walker si tu venais à briser mon cœur, tu te retrouveras dans la tombe. Tu m'entends. Dit Kanda d'une telle froideur qu'Allen frissonna de terreur. Ça faisait longtemps qu'il n'avait pas vu son amant ainsi. Et en plus utiliser son nom complet était étrange.

Kanda était parti. Ce genre de question il a toujours voulu l'éviter avec son amant parce que son japonais ne pardonnerait rien à ses écarts. Mais il n'avait rien fait qui justifiait cette méfiance. Il se calma pour rejoindre son amoureux. Est-ce qu'il a donné l'impression qu'il le trompait ? Mais il savait de quelle période Kanda parler.

– Oh misère, Kanda je ne t'ai jamais trompé, dit Allen pour lui-même. Il frissonna, un bien joli mensonge qu'il racontait. Certes il avait dérapé une seule fois en embrassant un garçon et c'était justifiable. Il était bourré mais rien ne justifiait ça. Heureusement qu'il avait su arrêter ça avant qu'ils couchent ensemble.

Mais pour un baiser Kanda lui pardonnerait mais en sachant ce qu'il a enduré, il pourrait bien faire pire. La menace de son amant s'était encré en lui. Kanda était capable de faire ce qu'il a annoncé. Il se rappelait lorsqu'ils avaient 17 ans. Il avait passé par la mort. Ce jour-là, son homme était très en colère contre lui à cause d'une fille qu'il ne faisait que dut rentre dedans sans qu'il s'en aperçoive. La pauvre fille, elle était traumatisée par Kanda. Allen avait oublié de lui dire qu'il était en couple. Il n'y avait que lui pour oublier. Et puis, il ne se rendait pas compte que la fille lui faisait du « charme » selon son petit ami.

Ce jour-là, un vendredi, l'a marqué à tout jamais. Kanda et lui s'étaient battus comme des animaux. Cette dispute aurait du l'achever. Dans leur bagarre, il y avait eu des verres brisés, balancés par terre et lorsqu'il était tombé, un bout de verre lui avait entaillé le cou et son dos. C'était le plus dangereux. Un bout de verre était rentré en lui. Heureusement qu'il avait eu de la chance selon le médecin. Alors que son amoureux était couvert de blessures. Son visage était enflé et ses lèvres en sang. Il se souvenait aussi d'avoir dans sa main plein de cheveux bruns. Ses poignets aussi étaient rouge sang. En fait ils étaient pitoyables rien d'autre.

Ce souvenir était douloureux pour Allen parce qu'il avait promit à Kanda de ne jamais le battre. Il avait rompu cette promesse. Mais aujourd'hui, qu'importe, Allen fera le nécessaire pour ne pas le toucher violemment. C'était ça qui avait déclenché les mauvais souvenirs de son amant et qu'il lui avait tout raconté a par le viol. Il allait rejoindre Kanda mais la porte était fermé à clé. Ça voulait dire : va dormir dans le salon. Il soupira et partit chercher une couverture et un oreiller dans le grand placard. Il fit son lit et s'allongea. Tout ça à cause de son cousin. Ça promettait dans les deux semaines qui allait venir. Il s'endormit ainsi.

À suivre…