Chapitre 10 :
huitième mois de grossesse
– Salut, dit Allen d'un ton mécontent.
– Salut Allen, ça fait longtemps qu'on sait pas vu, dit cette personne.
Allen soupira de lassitude. Cette femme lui donnait mal à la tête. Ce qu'elle pouvait l'énerver. Ça faisait quatre années qu'ils ne s'étaient pas vus. Une fille obsédée par lui n'était pas voulue dans son couple. Déjà que son amant tolérait peu ses écarts alors imaginer quelqu'un qui l'aimait à la folie. Il eut mal au cœur en pensant aussi à son cousin. Il était vraiment maudit. Pourquoi lui ?
– Road, qu'est-ce que tu me veux ?
– Oh Allen chéri comment peux-tu me parler comme ça ?
– Je te parle comme je veux et m'appeler au beau milieu de la nuit n'arrange rien.
– Oh j'ai réveillé ton amoureux, dit-elle d'une voix d'enfant, – oh que je suis méchante. Dit-elle en rigolant.
– Oh moins tu n'as pas perdu ton sens d'humour, dit Allen en la regardant.
…
Ils étaient dans un hôtel. Il était venu, pas par guetter de cœur, mais elle avait découvert ce qu'il avait fait il y a deux mois tout au plus. Cette fille le faisait suivre de partout, il n'a jamais voulu inquiéter son amant. Il aurait dû faire plus attention.
– Road qu'est-ce que tu veux ?
– Allen tu sais déjà ce que je veux…
– Et si je ne te donne pas ce que tu veux, tu vas lui dire, c'est ça !
– Non, tu sais que je ne suis pas comme ça. Je suis plutôt venu pour te dire que lui aussi sait et qu'il n'a aucun remord a utilisé ça pour t'obtenir.
Allen soupira cette famille allait le rendre dingue. Qu'est-ce qu'il avait fait pour mériter ça ? Il a même menti à son homme pour venir la rencontrer. Une urgence, c'était stupide comme mensonge. Il n'a jamais menti à Kanda sauf pour trois petits trucs qui pourra mettre en périls leur relation et ça il ne voulait pas. Il avait tout fait pour cacher ses secrets. Si un jour Kanda venait à découvrir, il pourra lui dire adieu.
Une chose aussi sur son passé qu'il n'a jamais révélé. Ce n'était pas qu'il avait honte mais est-ce que Kanda pouvait le comprendre ce qu'il était vraiment au fond de lui ? Tout ce qu'il avait fait, c'était pour le bien de son japonais depuis leur rencontre. « Une rencontre », il avait envie de pleurer. Son ami Lavi l'avait présenté à Kanda, mais ce qu'il ne connaissait pas ne pouvait pas les tuer. Son autre passé qu'il avait dû mal à enterrer. Cette famille le faisait toujours revenir au même.
La famille Noé, ce n'était pas très glorieux. Mana l'avait mis en garde mais monsieur traversait une crise d'adolescence et n'écoutait pas son défunt père. « Oh Mana, je te demande pardon » pensa Allen. Il revenait à lui lorsque Road parla.
– Allen, tu sais que tu peux revenir dans notre famille.
– Désolé mais non, la dernière fois je l'ai regretté. Et je le regrette tous les jours.
Road soupira en voyant Allen dire ses mots. Elle voulait tellement le faire changer d'avis mais c'était impossible à cause de son amant. Elle se rappelait encore quand Allen était venu leur annoncer qu'il quittait cette famille pour de bon pour les beaux yeux de Kanda. Depuis, elle gardait une rancœur contre le japonais. À chaque fois qu'elle le voyait, elle avait envie de meurtre. Mais Kanda ne la connaissait pas, il ne l'a jamais rencontré.
Allen n'a jamais voulu présenter son amant à cette famille. Jamais il le ferait même s'il devait partir pour régler ses problèmes avant de revenir à lui. Mais Kanda était enceint, il ne pouvait le laisser dans cet état. Alors, il demandera une faveur à Road pour empêcher cet imbécile de venir ses deux mois. Il ne voulait pas stresser son amant avec ses problèmes. Un jour peut-être le blandin dira la vérité. Maintenant, il fallait convaincre sa "sœur" de l'aider et ce n'était pas très compliqué. Elle l'aimait, alors il l'utilisait comme d'habitude.
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Lorsqu'il rentra, il ne trouva pas Kanda dans la maison. Il regarda l'heure. Il se maudit, c'était le jour du rendez-vous pour aller voir le gynécologue. Il avait passé trop de temps avec Road. Il sortit vite de la maison. Mais comment son fiancé était parti. Il fronça les sourcils.
Il était parti vite pour le rejoindre. Son amant avait dû prendre un taxi et Kanda détestait ça. Il arriva en retard. Il trouva Kanda en train de boutonner sa chemise. Il mordilla nerveusement sa lèvre inférieure jusqu'au sang. Il déglutit nerveusement en regardant Kanda. Ce dernier ne prêtait pas attention à lui. Kanda ne voulait pas s'énerver devant le gynécologue.
– Je suis désolé de ne pas être arrivé à temps, dit Allen pour le gynécologue, pour Kanda.
– Oh ce n'est rien. J'allais expliquer à votre compagnon quelque chose et vous êtes arrivé pile à l'heure.
Il s'assit à côté de Kanda, il voyait son amant tendu.
– J'étais en train de lui expliquer que le fœtus, durant ce mois-ci et le mois prochain, se placera en prévision de l'accouchement.
– Comment ?, demanda Allen.
– Tout simplement, il prend des forces et du poids. Sa peau se colore en rose, elle accumule la graisse au niveau de l'hypoderme.
– Il pèse combien ? demanda Kanda.
– Pour l'instant il pèse 3,8 kilos, mais il peut atteindre jusqu'à 4,1 Kilos. C'est le poids idéal pour un bébé.
– Est-ce qu'il va rester calme jusqu'à son accouchement ?
– Non, dit le gynécologue en les regardant droits dans les yeux, – en fait, votre bébé va être très occupé à sucer son doigt de temps en temps, à respirer, à cligner des yeux. Il peut tourner la tête et attraper des choses et il s'étire. Le problème est que votre fille n'a plus de place pour faire sa petite gymnastique quotidienne d'où les coups de pieds vigoureux que vous ressentez.
Il regarda Kanda pour la dernière phrase.
– C'est sa façon à elle de dire qu'elle a envie de sortir bientôt, dit le gynécologue amusé de voir la tête du blandin.
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Le silence était tombé dans la maison sauf les pas de Daisy qui s'amusait à sauter. Allen était dans la cuisine à préparer la nourriture pour Daisy. Kanda ne lui avait pas parlé durant le trajet ni quand ils étaient rentrés à la maison. Allen avait promis de ne jamais manquer le rendez-vous chez le gynécologue. Il s'assit sur la chaise en pleurant. Il ne voulait rien faire de travers, mais il devait régler quelques problèmes qui persistaient dans sa vie.
Kanda ne l'aidait vraiment pas. Allen ne savait pas quoi faire. C'était une excuse bidon que son fiancé n'avait pas cru. C'était l'excuse bidon à la première place. Il ne voulait pas lui raconter qu'il avait menti pour aller voir une fille. Il devait penser à autre chose comme commencer à parler avec lui de cette famille. Peut-être que son homme allait le détester, mais il était temps de lui parler de son autre vie enfin une partie.
– Kanda, ouvre-moi cette porte s'il te plaît, dit-il en posant sa main gauche sur le poignet, mais son amant ne lui répondit pas,- Kanda je suis désolé d'avoir manqué le rendez-vous. Kanda, dit Allen. Il était prêt à pleurer encore. Sa voix était rauque. Il voulait juste lui parler,- Kanda, il faut que je te dise quelque chose de très important.
Il s'assit dos à la porte. De l'autre côté, la chambre était toujours silencieuse.
– Je t'ai menti sur quelque chose d'important. Je t'ai dit juste ce que tu avais besoin d'entendre à cette époque. Je ne sais pas par quoi commencer, mais je vais tout te dire.
Il termina pour voir si son amant parlerait mais c'était peine perdue.
– Ce que je ne t'ai pas dit c'est que pendant mon adolescence, j'ai rencontré une famille que je trouvais sympathique au début. C'était la famille Noé. J'ai vécu avec eux pendant quatre années avant que je sois avec toi. La nuit dernière je devais rejoindre quelqu'un de cette famille. C'est juste que je ne voulais pas t'impliquer et que je ne t'ai jamais parlé d'eux. Je ne voulais pas te mettre en relation avec les Noé.
Il fit une pose avant de continuer.
– Kanda, je te demande pardon.
Ses larmes coulaient. Allen entendit le déverrouillage de la porte. Il se mit debout, la porte s'ouvrit. Kanda se tenait au bout de la porte. Son visage n'exprimait rien.
– Pourquoi ne m'as-tu pas présenté à cette famille ? Dit Kanda sur un ton de reproche, – est-ce que je n'étais pas digne d'eux ?
– Non, c'était eux qui n'étaient pas dignes de toi. Les Noé ne sont pas faciles à vivre au quotidien et je ne voulais pas te les faire connaître.
– Est-ce qu'ils me connaissent ?
– Oui de photo et j'aurais pas dû.
– Tu aurais dû faire pareils et me les montrer. Je déteste savoir qu'il y a des gens qui me connaisse que je ne connais pas.
– Je suis désolé Kanda, dit Allen en prenant son japonais dans ses bras, – désolé.
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Ils étaient assis tous dans le salon. Ils attendaient le père de famille qui ne tarda pas à arriver.
– Bonjour mes chers enfants, dit le Comte.
– Pourquoi est-ce qu'on doit attendre comme des imbéciles à chaque fois ? murmura quelqu'un au fond de la salle.
– Vous le savez bien, ce n'est pas ma faute. J'essaye toujours de venir à l'heure.
– C'est ça weh !
– Tyki arrête, dit Road qui était allée dire bonjour au Comte.
– Donc aujourd'hui je vous ai réunis pour parler du cas Walker qui a trop longtemps traîné, je trouve. Vous ne trouvez pas ? dit le Comte. Tout le monde dans la salle poussa un long soupir. Le Comte et ses phrases longues. En voyant que personne ne répondait il dit :
– Mais qu'est-ce que vous avez ?
– Qu'est-ce qu'on a, dit Wisely agacé, – à chaque réunion c'est la même chose. On est jamais d'accord sur rien concernant ce jeune homme et en plus ajouter à ça votre humour, sérieux, termina Wisely.
– Qu'est-ce qu'il a mon humour ? dit le Comte en regardant Wisely.
– On va pas passer mille ans ici à discuter de votre humour à deux balles.
– Q…
– Ça suffit, dit Lulubelle agacée plus qu'autre chose, – vous êtes de vrais gamins. On est ici pour discuter, je n'ai pas le temps pour tes gamineries. Maintenant tout le monde se tait et s'assoit. On écoute le Comte.
Et tout le monde fit ce qu'elle demandait. Lulubelle était quelqu'un de très calme mais lorsqu'elle se réveillait, elle faisait vraiment peur.
– Bon, toussa le Comte pour reprendre contenance, – notre jeune Allen Walker a quitté cette famille, il y a huit ans. Mais le seul problème c'est qu'il n'a jamais réglé ses dettes vis-à-vis de cette famille.
– Je ne crois pas non, interrompit Sheryl l'aîné de Tyki et le père de Road, – Allen a accompli ce qu'il devait faire comme nous tous, il a juste choisi de partir par lui-même avant que tout ne devienne compliquer. N'oubliez pas que lorsqu'Allen est venu rejoindre notre famille, il y avait des Noé qui ne l'appréciaient pas. Ajoutez que quatre ans plus tard, il a rencontré son âme sœur, oui, c'est son âme sœur. Vous n'avez pas besoin de soupirer de lassitude. C'est à cause de vous, principalement de Fiddler et de Mercym.
– Ce n'est même pas vrai, répondirent les deux en même temps.
– Oh lalala, on s'arrête tout de suite. On ne va pas partir dans un cours de récréation, dit Skin en les regardant. Tout le monde se calma tout de suite. Skin était quelqu'un qui s'énervait beaucoup pour rien et il pouvait faire beaucoup de désastre.
– Est-ce qu'on revient à ce que je parlais ou pas ? dit le Comte mais plus personne ne l'écoutait. Ils étaient tous en train de se disputer.
– Oh cette famille va me rendre dingue, dit Tyki en esquivant une lampe qui venait droit sur lui.
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Lenalee essayait d'enlever la valise qui restait toujours coincée en haut de l'armoire. Elle soupira, elle appela Lavi mais cet abruti ne l'entendit pas. Ce qu'il pouvait l'énerver parfois. Elle essaya encore quelques minutes avant de réussir de justesse. Elle laissa tomber la valise par terre et descendit doucement les escaliers. Elle ferma les escaliers et la posa contre le mur. Elle ouvrit et sortit la petite boite noir que son ami lui avait donné.
Elle connaissait, plus au moins, le passé du blondinet mais, quelque part, il restait toujours une zone d'ombre. Certes, elle ne connaissait pas son ami comme son amant. La boite ne s'ouvrait qu'avec une clé. Allen lui avait demandé de la sortir. Ce jour-là, elle se rappelait que son ami lui avait demandé de cacher cette boite, ici, loin des yeux de son fiancé. Elle avait accepté bien sûr, mais elle n'aimait pas mentir à Kanda.
Allen viendra chercher la petite boite noir dans une heure. Elle n'avait jamais parlé avec son ami de ça mais parfois la nuit, elle entendait des bruits venant de cette valise. Elle disait que c'était impossible. Elle faisait même des cauchemars à propos de cette boite. Elle se voyait toujours poursuivie par la même personne depuis huit mois. Et, à chaque réveil, elle ne se rappelait plus de rien, mais elle savait une chose : cette chose était toujours tapis à l'attendre. Peut-être qu'elle se faisait des films. Peut-être qu'elle devenait folle mais la folie n'était-elle pas proche de la raison ?
– Tu m'as appelé, dit Lavi en arrivant avec dix minutes de retard.
– Oui, est-ce que tu as besoin d'aller voir un docteur ?
– Pas que je sache, dit Lavi en regardant sa femme, – j'étais occupé dans la cuisine.
– À faire quoi ? Dit Lenalee.
– Oh je faisais le goûter pour les enfants. Ils vont bientôt arriver. Ton frère va les ramener.
– Attends, je pensais que mon frère avait dit qu'ils pouvaient dormir là…
– Oh ça c'était avant, il m'a appelé qu'il ne pouvait pas garder les enfants.
– Il t'a dit pourquoi.
– Tu n'as qu'à demander lorsqu'il viendra. Tu sais comment est ton frère, il ne m'écoute jamais avec ses « Lenaleeeeee » à chaque fois que j'essaye de lui parler. Il a une voix aiguë…
Lenalee en question sourit en regardant son mari soupirer.
– C'est vrai que mon grand frère est un peu crétin.
– Surtout sadique tu veux dire, dit Lavi en la prenant dans ses bras. Il l'embrassa, – Lenalee on doit en profiter pendant que nos gamins ne sont pas là.
– Je n'ai pas le temps pour ça Lavi. Allen va bientôt arriver.
– Mais… mais, dit Lavi inconsolable.
– Peut-être s'il ne prend pas longtemps à rester.
– Ouiiiiiiiii, dit Lavi en sautillant.
– Gamin, dit Lenalee pour elle-même.
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Allen venait de récupérer la petite boite noire. Kanda était resté à la maison. Ça faisait longtemps qu'il ne l'avait pas utilisé. Il se sentait nerveux mais surtout il avait peur. La moitié du temps, il pouvait le contrôler mais ça faisait huit ans qu'il ne l'avait pas utilisé. C'était pour dire. Il avait dit à son amant qu'il devait régler quelques problèmes avec la famille Noé. Il n'a pas dit beaucoup de chose à son fiancé à propos du clan Noé. Il voulait le garder toujours en sécurité. Même si en apparence, le clan se montrait ouvert, joviale, mais de l'intérieur c'était toute autre chose.
Après trois heures de routes, il s'arrêta devant la maison. C'était une ancienne maison abandonnée par le clan Noé. Il avait élu domicile ici lorsque qu'il avait besoin de réfléchir à un plan sans que son amour ne découvre ce qu'il cache en réalité. Il était toujours surpris de savoir que ce passé-là ne lui était pas encore revenu en pleine figure. C'était un mystère.
Allen dira qu'il n'était pas très fier de ce qu'il avait fait mais, à cette époque, influencé par cette famille, il avait commis le pire comme le meilleur. Certes la faute revenait toujours à lui parce qu'il n'avait pas su voir la vérité sur ce clan. Il ouvrit la boite. Lui et Kanda s'étaient disputés à cause d'elle. C'était vraiment amusant. La boite émettait une lumière verte et dorée. Il prit l'objet en question et le déposa sur la table qui était poussiéreuse.
Il prit du temps pour accepter ça. Il appela son amant pour lui dire qu'il serait absent pendant quatre semaines. Il ne lui avait pas donné de détails mais lui avait juste dit que c'était pour son bien. Kanda n'avait pas bronché. Il avait dit à son moyashi de faire attention. C'était tout. Kanda n'allait pas faire de crise. Il s'était habitué à son blondinet, il faisait avec. Pour le meilleur et pour le pire et ils n'étaient pas encore mariés.
Allen regarda la bague qui était posée sur la table, elle brillait non elle scintillait de mille feux. Elle était toujours aussi splendide. Il prit deux minutes avant de mettre la bague avec quelques doutes pour quatre semaines. C'était l'accord. Il disparut dans la nuit.
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Kanda, depuis deux semaines, s'inquiétait. Il n'avait aucunes nouvelles de son petit ami. Il pensait que pendant les quatre semaines il l'aurait appelé. Mais non, rien. Il essayait de se préoccuper de lui-même et oublier le silence total de son amant. Il ne savait pas ce que son moyashi faisait et il avait peur. Kanda avait un mauvais pressentiment. Mais pour l'instant, il essayait de faire tout son possible pour ne pas s'angoisser.
Le gynécologue lui avait formellement interdit de faire ça. Facile à dire, mais pour appliquer c'était autre chose. Il n'y avait que son amant qui lui faisait ça. Ses sentiments étaient toujours mis à rude épreuve. Sa tension était toujours vérifiée lorsqu'il partait faire une consultation chez son médecin. En plus, il était tout seul à la maison, s'il faisait un malaise. Il n'y aurait personne pour l'aider.
Il s'allongea sur le canapé pour essayer de respirer calmement. Il avait dû mal à respirer et ses jambes lui faisaient mal. Elles étaient tellement lourdes. Il ne pouvait même pas faire un massage. D'habitude, c'était toujours Allen qui lui faisait un petit massage pour soulager ses jambes mais cet abruti n'était pas ici. Son dos lui faisait mal aussi. Sa grossesse n'était pas joyeuse du tout. Même si elle allait bientôt arriver à son terme, il souffrait toujours. Il ne manquait qu'un seul mois avant de voir sa petite fille. Lui et Allen n'avaient même pas encore choisi son prénom.
Il interrompit ses pensées pour faire quelques exercices pour voir si la lourdeur disparaitrait et que son mal de dos pouvait disparaître. Il montait et descendait doucement ses jambes pour ne pas se faire mal. Parfois il changeait, il ramenait ses mollets vers ses cuisses. Après plusieurs minutes, il se sentait mieux mais la douleur était toujours là. Son médecin lui avait prescrit quelques médicaments contre la douleur. Mais, Allen avait oublié d'aller les acheter. Les derniers s'étaient terminés il n'y a même pas une semaine.
Ces temps-ci, il devait rester à la maison. Il ne devait pas faire beaucoup d'efforts. Depuis deux semaines, Lavi venait l'aider en s'occupant de Daisy. Kanda lui avait donné Daisy pour les quatre semaines et l'autre mois. Parce que même si bientôt, il allait accoucher, il ne voulait pas laisser Daisy toute seule sans quelqu'un pour s'amuser avec elle. Et les enfants étaient contents de prendre soin d'elle. Lenalee lui avait proposé d'habiter chez eux, mais il n'avait pas voulu. Il se sentait mieux chez lui.
Son ventre grogna pour l'avertir qu'il avait faim. Il se leva doucement pour ne pas tomber. Sa tête tourna quelques instants. Il voyait des petits points noirs mais rien de grave. Il fallait qu'il mange. Il prépara quelque chose de rapide pour ne pas s'évanouir. Il appela aussi Lenalee si elle pouvait venir l'aider, mais elle n'avait pas le temps mais envoya quelqu'un qu'il n'avait pas envie de voir. Il aurait préféré être tout seul là maintenant.
Après un quart d'heure, il entendit la sonnette. Il soupira et partit ouvrir :
– Tu as une mauvaise mine Kanda, dit la personne.
– Si tu le dis, entre, dit Kanda en le laissant passer.
– C'est la première fois que je te vois comme ça. La grossesse te va bien, dit-il.
Kanda avança d'un pas avant de vaciller mais heureusement qu'il était là pour le prendre dans ses bras.
– Merci, Komui.
– De rien, viens je vais t'aider à t'allonger.
Kanda se laissa faire. De toute façon, il n'avait pas le choix.
– Il est où Allen ? demanda Komui. Sa petite sœur ne l'avait pas informé.
– Il n'est pas ici depuis deux semaines.
Komui le regarda en fronçant les sourcils.
– Vous êtes séparés ? Lenalee ne m'a rien dit.
Kanda lui sourit.
– Non, il est juste porté disparu. Il ne m'a pas dit où il allait.
– Aaah, dit Komui en comprenant, – il revient quand ?
– Il a dit dans quatre semaines. Ça fait deux semaines. J'espère qu'il ne s'est pas enfuis.
Komui regarda Kanda. Ses larmes coulaient sur ses joues.
– Kanda, dit-il préoccupé.
– Désolé foutu hormones.
– Ne te laisse pas aller, tu veux quelque chose.
– Oui, des chips
– Ok, j'y vais.
Il était dans la cuisine lorsqu'il entendit Kanda crier.
– Et aussi des fraises et des olives.
Komui revient quelques minutes après. Il donna à Kanda le bol. Il n'avait même pas envie de savoir quel goût ce truc avait. Mélanger des chips au caramel accompagné d'olives.
– Beurk.
– Quoi ?!, dit Kanda. Ses lèvres étaient pleines de caramel. Il le trouvait mignon comme ça.
– Oh rien. Tu aimes ? il regarda le bol qui était presque vide.
– Oui, tu pourras encore le faire ?
– Pas de problème.
Il était reparti. Kanda se reposa sur le canapé. Au moins, ce bol lui avait remonté le moral et même la douleur était partie.
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Quelque part, un homme courrait. Il avait des cheveux noirs et des yeux noirs. Il courrait pour échapper à son meurtrier. Mais au bout de la route, il s'était fait capturer. Cet homme ramena son cadavre pour ne pas laisser de traces. Son sourire était si sadique que quiconque le voyait, fuirait. L'homme en question qui venait de tuer sa victime était grand, élégant. Il portait un grand manteau dans le ton beige. Ses cheveux noirs étaient attachés par un élastique rouge. Ses yeux étaient noirs gris.
Il enterra le cadavre pour que personne ne puisse le découvrir. Il fit un enchantement et il était parti vers le motel qu'il avait loué ce matin même. Il avait cherché cet homme durant des mois. Enfin, il avait accompli sa mission. Maintenant il ne restait que deux personnes encore à éliminer. Il barra à l'aide d'un feutre la photo de sa victime. Au coin de l'œil, il remarque une autre photo. Sur la photo était un jeune homm, grand. Ses cheveux étaient marrons avec quelques mèches sombres et des yeux marrons. Il souriait en caressant la photo. Même un sourire sadique faisait l'affaire. En bas de la photo était écrit « Yuu ».
– Tu es vraiment mignon, dit donc, dit la personne avant de prendre la photo et de la mettre dans sa poche, – tu as vraiment de la chance de l'avoir Allen Walker, finit-il en regardant le miroir pour prendre les restes des photos.
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Komui laissa Kanda dormir. Il était parti au salon pour appeler sa sœur. Ils parlèrent quelques minutes. Il laissa la nourriture prête pour demain. Il savait que Kanda ne serait pas capable de se faire à manger. Il prépara même le petit déjeuner qu'il laissa sur la table. Il faisait encore frais. L'hiver durait trois mois. Il sortit de la maison et ferma la porte. Il vérifia bien qu'elle était fermée avant de partir.
Dans la chambre, le silence total. Il faisait noir. On ne voyait que le corps de Kanda allongé sur le lit. Kanda se réveilla en entendant du bruit venant de la porte. Pourtant, il savait que Komui faisait toujours attention avant de fermer la porte. Il s'assit sur le lit après quelques secondes. Il mit sa couverture sur lui. Il faisait froid. Et partit voir qui c'était. Il ne s'attendait même pas à ça.
– Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaah, cria Kanda une main sur sa poitrine. Il ne manquait qu'une chose pour qu'il s'évanouisse. Son cœur battait la chamade. Il faisait tellement noir qu'il ne voyait pas la personne. Il vit que des cheveux blancs comme la lune avant de s'évanouir. Mais qu'est-ce qu'il détestait son amant.
À suivre…
Bonne fête de Halloween.
