Chapitre11 :
neuvième mois de grossesse
– Tu as trouvé mon collier ou pas ? dit Kanda assis sur le lit.
– Non, je cherche encore et si tu me le demandes à chaque seconde, je ne pourrais pas me concentrer. Va te reposer ailleurs, dit Allen alors qu'il regardait dans l'armoire. Parfois son amant, mettait ses affaires n'importe où.
– Non, je reste ici.
– Comme tu veux. Mais s'il te plaît, arrête de m'interrompre.
– Si tu veux, dit Kanda.
La semaine dernière, son petit ami lui avait fait peur. Apparaître comme ça sans appeler avant. Il n'y avait que son moyashi pour faire ça. Sa grossesse le rendait dingue, trop fragile et il détestait ça. D'habitude, lorsque quelqu'un apparaissait dans le noir comme ça, il avait plus tendance à frapper cette personne au lieu de s'évanouir. Et puis, il fallait le comprendre, il était au bout du rouleau. Son petit ami lui manquait et en plus, vivre dans une maison tout seul n'était pas sa tasse de thé.
Il était rentré dans son neuvième mois de grossesse. Kanda n'avait pas encore parlé avec son fiancé sur le prénom de leur fille et puis, tous ses événements étaient à prévoir. Depuis plusieurs jours, Allen agissait bizarrement, plus que d'habitude. Kanda lui avait demandé ce qu'il avait de si urgent à faire pour le laisser deux semaines seul. Certes, il avait été surpris de voir son homme revenir au bout de deux semaines alors qu'il lui avait dit qu'il devait rester pour quatre semaines. Il ne se plaignait pas, il était content de le retrouver.
– Kanda, je ne le trouve pas, dit Allen en soupirant, – tu as vraiment besoin de ce collier.
Allen regarda Kanda qui le fusillait du regard.
– Ok, ok, je cherche encore. Tu n'as pas une petite idée d'où il pourrait être ?
– Cherche, tu le trouveras. Bon moi, je vais me reposer un peu.
– Encore ! dit Allen ironiquement en cherchant en bas de l'armoire.
– À qui la faute moyashi. Tu ne m'as pas laissé dormir hier.
– Attends, ce n'est pas de ma faute si tu m'as manqué pendant deux semaines. Je devais rattraper le temps perdu, dit Allen, amusé.
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– Il est temps de choisir un prénom pour notre fille, dit Allen en prenant Kanda par la taille.
– Oui, je t'attendais, dit celui-ci en s'asseyant sur ses genoux.
– Désolé. Alors, tu as réfléchi ?
– Oui et toi ?
– Bien sûr, je ne pensais qu'à ça et à toi lorsque j'étais parti,'' dit Allen en embrassant son cou.
– Qu'est-ce que tu as trouvé ? Demanda son fiancé.
– J'ai trouvé trois petits prénoms mignon qui pourraient aller à notre fille.
– Ah, oui…
– Alors, Aiko, Akina, Haruka et toi ?
– Ada, Asako et Mary.
– On a deux jolis prénoms dit donc. On compose son prénom'' sourit Allen en caressant le bras de son amant.
– Oui une bonne idée. Qu'est-ce que tu penses de Haruka Ada ? dit Kanda.
– C'est très joli. Elle va être une battante.
– Oh oui, dit Kanda avant d'embrasser son amant.
Allen allongea son amant prudemment sur le canapé.
– Tu es vraiment très beau, dit Allen en posant ses lèvres sur son ventre.
– Tu es un menteur. Tu as vu comment je suis. Je ressemble à une baleine. J'ai l'impression qu'à chaque pas que je donne, je vais fissurer cette maison.
– Mais qu'est-ce que tu racontes ?!.
Allen rigola à l'intérieur de lui, il ne voulait pas que son amant se fâche et se vexe. Son japonais disait n'importe quoi des fois. Il aimait ce côté de son amant. Avec la grossesse, son fiancé s'était beaucoup ouvert à lui. Il était plus calme, plus serein sauf pour les premiers mois. Kanda était devenu au fil des mois tellement beau. La grossesse lui allait à merveille. Il ne l'a jamais dit à son fiancé, mais Allen aimait le voir se plaindre pour pouvoir le consoler à sa manière.
Bien sûr, ça ne marchait pas tout le temps, mais il faisait avec. Voir leur enfant grandir dans le ventre de celui qu'il aimait le plus au monde, il fallait le faire. Même aujourd'hui, il avait encore dû mal à saisir le complexe du miracle parce que c'en est un, il en était certain. Bientôt, il pourra prendre Haruka dans ses bras. La voir grandir, la voir sourire, la voir pleurer, passer sa crise d'adolescence. Il avait hâte mais en même temps peur parce qu'un enfant prenait plus de place qu'autre chose. Il devait faire attention à ne pas tomber dans la routine et perdre Kanda dans la volée.
Allen voulait une grande famille et si possible avec son fiancé. Il ne souhaiterait jamais se séparer de lui. Même ses cachotteries, son homme lui pardonnait à chaque fois. Il savait que les choses allaient se compliquer dorénavant avec la famille Noé. Un jour, il devrait raconter l'autre parti de l'iceberg mais là, tout de suite, il profitait de ses moments de bonheur avec son amant.
– Tu penses qu'elle va naître quand, Kanda ?
– J'en sais rien, lorsqu'elle le voudra. Tu as entendu le gynécologue.
– Oui, mais j'ai hâte de la voir, si tu savais.
– Je le sais, viens ici,'' dit Kanda. Allen approcha son visage.
– Oui…
– Bientôt, elle sera là, alors sois patient. D'accord ? dit Kanda dans un murmure avant d'embrasser ses lèvres. Allen dit un oui étouffé par les lèvres de son amant,- on ne va pas le faire ici, c'est trop rigide, dit Kanda d'un ton de reproche.
– Pas de problème, viens, dit-il en se levant et en aidant son amoureux.
Allen se rappelait que son amant voulait arrêter de coucher avec lui pendant les neuf mois de grossesses, mais il n'avait pas accepté. Il a expliqué à Kanda que c'était bien pour lui, pour évacuer ses hormones et pour son salut aussi. Parce qu'il pouvait devenir vite frustrer. Ce n'est pas parce que son fiancé était enceint qu'il devait arrêter de faire l'amour avec lui. L'autre raison était que son japonais ne se trouvait pas beau et gros. Allen se souvenait toujours de la gifle qu'il avait prise en rigolant. Il n'avait pas rigolé de ce que son japonais avait dit. Allen se rappelait aussi avoir expliqué que chaque jour il s'embellissait.
Sa main se posa sur le ventre rebondi, le caressant un instant. Kanda était troublé par cette caresse. D'habitude, son amant laissait ce genre de caresse pour plus tard. Il était nu, Allen au-dessus de lui. Son amant continua ses caresses sur son corps. Il respirait plus vite, son cœur s'emballait. C'était l'émotion, ses hormones qui prenaient le pas à chaque fois qu'il commençait à caresser son corps ainsi. Allen caressait en s'appropriant son mamelon. Sa main se referma sur son mamelon gauche. Kanda ressentait un courant électrique passer à travers son corps. Instantanément, il sentit son bout se durcir. Il ferma les yeux submergés par l'émotion.
Il ouvrit les yeux et regarda à nouveau cette main qui le touchait. L'autre main se referma sur son mamelon droit, en le pressant légèrement. Il ressentit un spasme qui le prenait d'un coup. Son amant savait y faire. Il essayait de calmer son cœur. Ses mamelons, au fil des mois, étaient devenues très sensibles, voire douloureux. Mettre un vêtement était devenu un calvaire mais avec l'aide de son amoureux qui les malaxait de temps en temps, il trouvait ça supportable. Et surtout lorsqu'il utilisait sa langue qui était humide et chaude à la fois. Kanda perdait la tête. Il avait toujours l'impression de voler dans un autre monde. C'était une sensation tellement forte. Cette émotion se répandait dans tout son corps en le laissant vide et satisfait.
Son corps était devenu les émotions qu'il ressentait pour son homme. Ses émotions qui répondaient parfois aux questions muettes de son moyashi. Il souffla lorsqu'Allen lécha le bout de son mamelon, son corps se cambra. Ce genre d'émotion échauffait son corps à chaque fois et il ne savait pas pourquoi. Sentir ses mains chaudes sur son torse le faisait gémir d'anticipation de ce qu'il allait venir plus tard.
Une main abandonna son torse, descendit sur son ventre, le caressant à nouveau. Kanda frissonna, il aimait beaucoup lorsque son amant lui caressait son ventre. Il pouvait venir tout simplement comme ça avec ses hormones en ébullition. Allen lui sourit avant de venir embrasser ses lèvres puis son nez, son front, sa joue avant d'absorber le petit bout d'oreille droite. Allen savait que son amant était très chatouilleux sur ce coin-là. Kanda gémit en se tortillant.
Tout en malaxant son mamelon, la main de son amant palpait, touchait, s'incrustait. Le souffle de Kanda était devenu plus lourd, il gémit à nouveau en ouvrant plus ses cuisses.
– Tu vas bien Kanda ? dit Allen en mordillant le lobe de son oreille.
– Oui, dit son amant. Ses joues abordaient une jolie couleur rose.
– Tu aimes ça quand je te touche comme ça ? dit-il en absorbant le mamelon droit de son amour.
Kanda ne s'attendait pas du tout à ça et poussa un cri de plaisir
– À t'entendre, oui. Juste en faisant ça, regarde comment ton corps tremble, chéri. Ton corps me réclame à ce que je voie, finit-il en faisant des caresses sur le ventre de son homme.
– Huummmmmpppff ! Dit Kanda. Son souffle lui manquait.
Les doigts de son amant caressaient son sexe de haut en bas. Automatiquement, il écarta plus ses cuisses en laissant libre à son homme de faire ce qu'il voulait.
– Alleeeeeeeeeeeeen, gémit Kanda.
– Tu es tellement beau et… tellement enceint. Il est magnifique ton corps Kanda. C'est rond, c'est plein, c'est tendre. J'adore te faire du bien lorsque tu me demandes mais surtout goûter à ta peau. Tes mamelons sont si gonflés et durs. Tes lèvres sont si enflées. Tu es un tableau parfait.
Lorsque son amant lui parlait comme ça, il se sentait toute chose. Il devenait précieux à ses yeux. Il aimait vraiment l'entendre parler comme ça. Il sentit son amant qui jouait avec son sexe en le caressant puis partait vers le bas. Il le préparait tout doucement, ses lèvres rencontrèrent les siens. Kanda plaqua ses deux mains sur le lit en s'accrochant à la couverture. Ses doigts se blanchirent alors que son corps se balançait pour contenir son désir. C'était tellement fort, tellement brûlant. Son amant prit son sexe dans sa bouche alors que ses doigts rentraient en lui. Son torse montait et descendait un rythme effréné. Il se laissait aller, son amant prenait soin de lui. Il ne savait pas où donner de la tête.
– mmmmmmmmmh
Il posa ses deux mains sur ses mamelons pour les caresser. Il se sentait tellement bien. Son amant continua jusqu'à ce qu'il vienne.
– Maintenant c'est à mon tour, chéri, dit Allen.
Il ne voulait pas blesser son amant avec cette position. Il lui demanda de se mettre de côté. Allen glissa à ses côtés. Il caressa le dos de son fiancé avec sa langue pour exciter de nouveau son japonais. Il savait que Kanda s'excitait pour tout. Ses mains vinrent malaxer les fesses de son amour. Kanda mordilla son oreiller en essayant de ne pas crier. En faisant ça, ses fesses s'ouvraient et l'air frais rentrait. C'était une pénétration invisible et tellement bonne. Son ventre rebondi, il le protégeait avec sa main gauche et un oreiller. Il sentait son sexe se gonfler encore. Son amant léchait son oreille de bas en haut. Son corps n'était que plaisir sous les caresses de son homme.
Son corps était en sueur alors qu'Allen embrassait son cou pour venir faire des petits suçons. Allen ne voulait pas encore rentrer en son amour. Il voulait donner du plaisir avec ses mains, avec sa langue pour que Kanda se sente bien. Il continua à peloter son japonais, il glissa son sexe sur ses fesses. Son amant était à bout de souffle. Sa verge venait entre ses fesses sans rentrer en lui.
Allen entendit son amant le maudire. Il embrassa son épaule pour s'excuser en quelque sorte. Son ventre rebondi se noua en se sentant tellement bien. Son corps était en chaleur, il voulait le sentir à l'intérieur de lui. Il voulait sentir sa verge entre ses parois. Sentir cette chaleur qui le rendait dingue.
Un nouveau spasme le traversa lorsque le bout du sexe de son amant fit une pression forte sur son entrée. Il savait qu'Allen voulait qu'il dise ses mots mais pour le moment il était incapable de se reprendre. Ses sensations étaient extraordinaires et incroyables. Allen mordilla son oreille.
– Huummmmppfff !
Kanda souffla, il prenait tellement de plaisir. Allen voyait son amant ruer de plaisir. Inconsciemment son homme venait chercher ce plaisir. Le corps de son japonais tremblait. Ses mains étaient crispées, il mordillait sa lèvre tellement forte qu'elle devenait rouge. Il ne voulait pas le faire attendre plus. Il voulait entendre ses mots.
– Kanda, souffla-t-il sur son oreille en faisant frissonner son amant.
– Je t'en prie, dit-il. Sa voix était rauque. Le blondinet avait l'impression que son homme allait pleurer.
Sa main gauche vint ouvrir ses fesses alors qu'il se sentit enfin être pénétré. Son entrée s'ouvrait, se gonflait sous la pénétration. La verge de son amant pulsait et le remplissait. Il se sentait complet, rempli totalement. Son amant commença ses mouvements, son sexe glissait et entrait en lui avec facilité. Chaque passage était brûlant.
– Oh ouiiiiiiiii,'' poussa Kanda en fermant les yeux de plaisir
– Tu la sens Kanda ?
– Ouiiiiiiiii.
– Tu sens comment tu t'ouvres pour moi. Tu es très gentil, chéri,'' dit-il avant de lui donner un autre coup, en poussant son japonais à crier.
– Je le sens, c'est brûlant…
Allen sourit avant de mordre l'épaule de son amant.
Allen donnait des coups puissants sans jamais le blesser. C'était tellement bon d'être à l'intérieur de son amant. C'était chaud, accueillant. Il prit le sexe de son amant en faisant de va-et-vient. Kanda ne tarda pas à venir. Il réprima ses gémissements en enfouissant son visage sur l'oreiller. Il sentit son amant qui continuait à venir l'intérieur de lui.
Kanda avait l'impression de flotter dans les nuages, son ventre se noua en sentant ce plaisir le submerger. Il sentit la verge gonflée de son amant au fond de lui se raidir. Il sentit la semence de son amour venir en lui en le remplissant. C'était cuisant, charnel, ardent et tiède de le sentir en lui. Allen vint caresser son ventre, Kanda se retourna pour venir l'embrasser. Allen le prit dans ses bras. Il voyait son japonais encore submerger par les émotions.
– Ça va ? dit Allen en embrassant son front.
– Oui, il faut juste que je revienne à moi.
– Prends tout ton temps, dit-il amusé avant d'embrasser ses lèvres, – je t'aime.
– Moi aussi, je t'aime, dit Kanda en fermant les yeux alors qu'Allen continuait à caresser son bras droit. Il mit une couverture sur eux. Quelques instants plus tard, il s'endormit sa main gauche poser possessivement sur la hanche de son amant. Ils dormaient paisiblement.
XOXOXOXOXOXOX
– Je ne crois pas que ça soit une bonne idée Tyki, dit Road.
– Quoi ?
– Tu sais très bien de quoi je parle. Allen ne te pardonnera jamais si tu fais du mal à son amant.
– Tu ne l'aimes pas,'' la jeune fille rougit.
– Bien sûr mais, j'ai finalement admis qu'il aimait son japonais. Je ne peux rien faire de plus,'' dit-elle en pleurant. Tyki vint le prendre dans ses bras.
– Calme-toi Road. Ce n'est rien. Je voudrais juste connaître son amoureux quand même. Il a été dans notre famille.
– Il ne nous doit rien. Tu sais que Kanda ne connaît pas notre existante.
– Ah oui, j'avais oublié ce petit détail. J'ai envie de contrôler celui qui a fait un lavage de cerveau à notre Allen.
– Il n'est pas à nous, il est à lui. Enfin, tu comprends ?
– Oui, dit Tyki en marchant à travers les rues de Londres.
– Tu as vu papa ? dit Road en regardant aux alentours.
– Non, pas encore. S'il avait besoin vraiment de moi, il m'aurait capturé comme la dernière fois.
– HAHA, c'était amusant sur ce coup-là. Ah tu sais comment est ton frère ?
– Oh oui, bon je vais te laisser là. J'ai envie de leur rendre visite.
– Attends… je t'accompagne. J'ai envie de voir celui qui a volé mon amour.
– Je suis content que tu sois réveillé Road.
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La sonnerie retendit dans la maison. Allen ouvrit les yeux doucement. Il regarda sa montre qui était posée sur la table de chevet. Il murmura quelques insultes, il dormait si bien. Son amant remua un peu. Il sentit son ventre rebondi collé à lui. Les câlins étaient toujours difficiles à cause de son ce ventre.
– Mmmmh, dit Kanda en ouvrant les yeux doucement.
– Rendors-toi chéri, je vais ouvrir.
– Mmmmh, dit Kanda en baillant. Allen enleva la couverture. Il frissonna, il faisait froid. Il avait oublié de mettre le chauffage. Mais le corps de Kanda l'avait tenu au chaud surtout après avoir fait l'amour. Son corps était nu, il mit un boxeur rapidement, un pantalon et un tee shirt avant d'aller ouvrir la porte. En passant, son pied prit la porte. Il cria de douleur en maudissant sa famille. Il ouvrit la porte, il se trouva nez à nez avec Road et Tyki. Il soupira :
– Qu'est-ce que vous faites ici ? Dit-il en les regardants droits dans les yeux.
– On vient te rendre visite, mon Allen, dit Road avant de sauter sur lui, mais il esquiva.
– Je ne suis pas ton Allen. Sérieux qu'est-ce que vous voulez ?'' Sa voix avait changé un peu. Les deux Noé reculèrent un peu.
– Tu ne nous invites pas à rentrer ! Dit Tyki en souriant malicieusement.
– Non même pas en rêve. Est-ce qu'un jour vous allez me lâcher ? Demanda-t-il en soupirant de lassitude, – je ne suis pas d'humour à vous supporter.
– Tu es méchant, dit Road les larmes aux yeux.
– Parlez moins fort, vous allez réveiller Kanda, dit-il en essayant de les mettre dehors mais c'était peine perdue.
– Je parle comme je veux, dit Road.
– Tu es dans ma maison, tu respectes ce que je dis Road, qu'importent tes ressentiments, tu m'entends.
Allen parla en la regardant. Au fond de ses yeux, Road voyait la colère mais surtout quelque chose de plus sombre qu'elle connaissait. Elle le laissa tranquille :
– C'est qui ?
Tous les trois se retournèrent pour voir Kanda qui venait vers eux. Il avait pris au hasard une chemise de son blandin. Ça lui arrivait jusqu'aux genoux. Allen lui en avait acheté pour ses occasions. Allen savait que son amant aimait mettre ses chemises. Mais son ventre ne le permettait plus alors il en acheta deux comme ça. Une en noir et une en bleue marine. Kanda aimait sentir son parfum et surtout les mettre pour le sentir toute la journée. Un truc de grossesse. Ses cheveux étaient lâchés jusqu'à son bassin.
– Kanda, voici Road et Tyki Noé, dit Allen en laissant les deux passer. De toute façon, il n'avait plus le choix. Il espérait juste que Road aller bien se comporter en présence de son fiancé.
– Enchanté, dit Kanda en mordillant sa lèvre inférieure. Il se sentait gêné, il aurait dû mettre un autre vêtement. Allen trouvait ça mignon de même que Tyki. Kanda s'avança vers eux pour les saluer.
– Voici mon fiancé, Kanda, dit Allen en prenant possessivement la taille de son amant, – et personne ne le touche,'' dit-il en voyant les deux Noé.
– Moyashi,'' dit Kanda en souriant.
– Quoi ? Tu sais comment je suis avec toi. Et mon nom est Allen, baKanda.
– Tais-toi, Moyashi. Je t'appelle comme je veux, dit Kanda.
Ils partirent s'asseoir dans le salon. Allen était toujours à l'affloue d'un danger. Il ne faisait pas confiance à ses deux là, qu'importent leurs intentions.
– Tu as une jolie maison Allen, dit Tyki.
– Merci.
– Enfin, je rencontre l'homme de sa vie, dit Road en regardant Kanda qui fronça les sourcils. Elle voulait quoi celle-là ? Il n'était pas dupe, cette fille aimait son fiancé. En voyant son regard haineux qu'elle posait sur lui à chaque fois qu'Allen se retournait pour parler avec Tyki.
– Ah enfin, je rencontre t'as supposé sœur, pas vrai, dit-il ironiquement. Allen le regarda.
– Kanda !
– Quoi ?
– On a déjà parlé de ça. On ne va pas recommencer.
– Tch.
– Oh celui-là, ça fait longtemps que je ne l'avais pas entendu, dit Allen amusé. Il reçut un coup de poing dans son dos, – aieuh.
– Tu l'as bien cherché.
Ils parlaient. Road continuait à regarder Kanda surtout son ventre. Elle était terriblement jalouse. La pièce était devenue pesante. Il n'y avait qu'Allen et Tyki qui avaient remarqué ça. Kanda sentit une douleur dans son ventre. C'était atroce, des millions de petites aiguilles le perforant. Il cria de douleur. Allen le regarda. Ses mains se posèrent sur les jambes de son amant. Il y avait de l'eau et surtout du sang qui coulaient. Il regarda Road avec toute la haine du monde.
– Je…, commença Road.
– Ne dis plus rien, sort d'ici maintenant.
Allen ne se préoccupait plus d'eux. Il appela une ambulance rapidement. Il aida Kanda s'allonger en attendant. Il caressa son ventre.
– Ça va aller, d'accord Kanda ? dit Allen les larmes aux yeux. Kanda perdait beaucoup de sang.
– Tu mens très m…mal moyashi, dit Kanda en se crispant.
– L'ambulance va bientôt arriver, tiens bon.'' Il essuya ses larmes, il voulait être fort pour son amant.
L'ambulance arriva quelques minutes plus tard. Allen les renseigna avant qu'ils ne partent.
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Kanda était au bloc opératoire. Son cœur battait tellement vite. Il avait dû mal à respirer. Un assistant vint lui poser un masque respiratoire. Il essayait de ne pas perdre connaissance. Il avait tellement mal. Il n'entendait pas lorsqu'il parlait. Ses oreilles lui faisaient mal, il avait l'impression de s'ouvrir en deux. Le bébé n'était pas prévu pour cette semaine.
Allen se tenait à côté de lui. Il portait une blouse verte, un masque et des gants. Il tenait Kanda par la main. Il voyait son amant partir, il avait dû mal à garder ses yeux ouverts. Il était inquiet pour son homme. Il ne voulait pas le perdre. Lorsqu'il était arrivé ici, le médecin lui avait dit qu'il pouvait y avoir des risques même pour un accouchement par césarienne. Le médecin ne comprenait pas comment, il avait reçu ses coups. Il avait trouvé plusieurs fractures et déchirement. Kanda était dans un état critique, mais il tenait bon. Il entendit le cœur de Kanda s'arrêter. Il entendit le médecin crier de lui ramener le défibrillateur.
– Je vous demande de partir monsieur Walker, vous allez nous gêner.
Il ne savait pas comment il était arrivé dehors. Il se rappelait juste le cœur de Kanda qui s'était arrêté. Il ne voulait pas y croire. Kanda ne mourra pas, son amant lui avait promis. Il voulait y croire : jamais son amant n'allait le laisser. Son amie le prit dans ses bras. Il ne savait même pas que Lenalee était ici. Il était tellement concentré sur son amant qu'il voyait flou.
– Allen, dit Lenalee doucement.
– Je ne veux pas le perdre, Lenalee.
Allen pleurait dans ses bras. Elle ne savait pas quoi faire pour le consoler. Elle ne pouvait qu'offrir ses bras pour qu'il puisse pleurer.
– Tout est de ma faute, dit-il en reniflant.
– Mais de quoi tu parles.
– C'est à cause d'elle.
– De qui ?
– Road.
Lenalee était un peu perdue. Son ami voyait quelqu'un d'autre et Kanda ne l'a pas pu supporter.
– Ce n'est pas ce que tu imagines, certes elle est amoureuse de moi, mais je ne l'ai pas trahi si c'est ce que tu penses. Je l'aime tellement que je préférais mourir plutôt que de lui faire ça. Ils étaient dans à la maison.
– Allen, je ne comprends pas.
– Il y a avait Tyki, son oncle aussi. Ils étaient venus nous rendre visite et je savais que quelque chose allait se passer.
– Allen, est-ce qu'elle l'a poussé ? Demanda Lenalee horrifié.
– Non pire que ça, elle l'a regardé avec un regard haineux et elle n'a pas pu se contrôler. C'est pour ça que je n'ai jamais présenté Kanda à ma soi-disant famille.
– Je suis perdue là. Ils sont de ta famille et Road est amoureuse de toi et c'est de sa faute si Kanda est dans cet état.
– Oui à peu près, mais c'était ma famille de cœur il y a longtemps.
– Je vois mais c'est impossible qu'elle l'a blessé, tu dis n'importe quoi pour justifier ce qui vient d'arriver à Kanda, dit Lenalee en le regardant dans les yeux plus sérieusement.
– Tu ne les connais pas. Elle est…, il ne finit pas sa phrase que la porte du bloc opératoire s'ouvrit. Il vit le médecin venir le voir. Aucun émotion sur son visage, en ce moment même Allen le détestait.
– Dite moi qu'ils vont bien, dit le père désespéré.
– Oui votre fille est en parfaite santé mais…
– Mais quoi bon sang,'' Allen ne voulait pas entendre la suite.
– Votre compagnon est tombé dans le coma.
– Quoi ? Cria Allen. Tout le monde le regardait. Sa tête tournait, il vacilla. Lenalee le prit dans ses bras.
– Allen calme-toi, il va bien comme le bébé. Il va se réveiller,'' dit Lenalee sûr d'elle.
– Et s'il ne se réveille pas Lenalee, tu peux me dire.
– Vous voulez voir votre fille avant qu'elle ne soit placée dans une couveuse pour la protéger.
Allen hocha la tête et se calma. Il rentra dans le bloc, il ne voulait pas regarder son amant, pas pour l'instant. Il se concentra sur sa fille qui était couverte par un plastique jaune. Le médecin la lui posa dans ses bras. Allen la regarda, elle était tellement belle. Ses petites mains, ses petites jambes. Ses yeux s'ouvrirent. Elle avait les yeux gris comme lui. Elle le fixait. Mon dieu, elle était tellement belle.
– Salut, moi c'est ton père Aru,'' dit Allen en prenant sa petite main droite. Son enfant était tellement calme. C'était son petit surnom,- on t'attendait, ma puce…
– On doit l'emmener, monsieur.
Il hocha la tête.
– Elle s'appelle comment ? Demanda le médecin.
– Haruka Ada Walker…
– Ok, vous pourrez aller la voir plus tard.
Il se retourna pour voir son amant être transporté.
– Vous l'amenez où ? Demanda Allen en se précipitant vers lui. Il eut mal au cœur, son homme était tellement pâle, tellement en mauvais état.
– On l'amène dans sa chambre, il est hors de danger. Vous pouvez le voir dans une heure.
Il hocha la tête, mais il n'avait plus de force. Il avait besoin de prendre l'air. Dieu sait ce qu'il avait en tête en cet instant.
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Allen se trouva dans la chambre avec sa petite princesse. Elle était en bonne santé. Lenalee était partie chercher le sac qu'ils avaient préparé pour sa naissance.
– Aru, dit Allen en embrassant son front.
La petite fille ne faisait que regarder les mouvements de sa tête. Elle suivait des yeux. Sa main droite était posée sur son bras.
– Ne t'inquiète pas ta maman ou ton papa, mais j'en suis sûr que tu vas l'appeler maman, car tu ne vas faire qu'à ta tête, va bientôt se réveiller.
Le père et la fille étaient assis en regardant Kanda. Il n'y avait aucun mouvement. Il était plongé dans le coma. Il soupira, il prit la main de son homme.
– BaKanda, je t'en prie ne nous laisse pas, je ne pourrais pas le supporter.
Sa fille commença à pleurer. Il savait ce qu'elle avait besoin. Elle avait faim. Il était parti voir l'infirmière qui s'occupait d'elle lorsqu'il n'était pas avec Haruka. Il la trouva rapidement.
– Elle a faim'' dit Allen en caressant la joue de sa fille avec son doigt.
– D'accord, installez-vous. Je vais chercher le nécessaire'' dit l'infirmière.
– Merci'' en s'asseyant avec sa petite Aru qui se calma un peu,- bientôt elle aura ses affaires'' termina Allen en embrassant le front de sa fille.
– Pas de problème.
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Allen se trouvait dans la chambre. Il tenait la main de son amant. Aru était restée avec l'infirmière. Il voulait avoir un peu de temps avec Kanda avant de partir. Il savait que son fiancé n'allait pas se réveiller maintenant. Le médecin lui avait dit qu'il avait reçu un choc important. Son corps, pour se défendre, s'était mis en mode protection pour le protéger. Maintenant, Allen voulait juste que son amant lui revienne. Il s'assoupit quelques instants avant d'entendre la porte s'ouvrir. Il se leva vite fait, c'était Lenalee.
– Tu es de retour.
– Oui, elle est où Aru ?
– Elle va bientôt partir avec moi, dans deux jours. Elle est avec une infirmière'' il était exténué.
– Je vais lui donner ses affaires. Elle va la ramener ici après.
Allen hocha la tête et lui dit où elle était. Il se trouva encore une fois seul avec lui. Il se leva et pencha son visage. Ses lèvres touchèrent les siennes. Elles étaient tellement froides.
– Je t'aime Kanda, dit-il avant d'aller voir sa fille aussi.
Une personne entra dans la chambre après une heure. Il trouva Kanda endormi. Il posa une main sur sa joue droite et embrassa son front.
– Ne t'inquiète pas Kanda, bientôt tout sera terminé.
À suivre…
À l'année prochaine…
