Chapitre 12 :
Quatre semaines plus tard.
Allen se trouvait chez lui. Il s'occupait de sa fille. Il était trois heures du matin. Sa fille s'était réveillée en pleurant. Son père savait de quoi elle avait besoin. Il la prit dans son berceau et la ramena dans la cuisine. Il prépara à l'aide d'une seule main le biberon de lait. Il laissa chauffer quelques minutes avant d'arrêter la micro-onde. Il cala sa fille dans son bras gauche et à l'aide de la main droite, il lui donna son biberon.
Il soupira de fatigue. Sa fille ne faisait que se réveiller à des horaires de dingue. Aru était une enfant calme et sage. Lorsqu'Allen rangeait, la petite fille restait dans son berceau tranquille et, de temps en temps, il jetait un coup d'œil. Encore un petit peu, elle finit son biberon, Allen la posa sur la table. Le papa mit sa fille contre son torse. Sa tête était sur son épaule. Elle était encore tellement petite. Il avait galéré pour ses quatre semaines avec elle, mais il avait pris l'habitude.
Être père était difficile et surtout si son petit ami n'était pas là pour partager ses moments. Il s'en voulait pour ce qui était arrivé à Kanda. Son petit ami manquait tellement de choses. Depuis quatre semaines Kanda n'avait pas donné signe de vie. Il était toujours dans le coma, il essaya de tenir. Son amant n'aurait pas apprécié qu'il s'effondre alors qu'il avait leur fille à s'occuper. Aru s'endormit quelques minutes plus tard. Il souffla alors qu'il partait dans la chambre.
C'était vide, sa première pensée. Il n'aimait vraiment pas dormir dans cette chambre tout seul. Kanda lui manquait horriblement. Chaque visite était une torture, le voir si pâle alors que d'habitude son amant était plein d'énergie. C'était très douloureux. Parfois il ne ramenait même pas sa fille en sachant qu'il n'allait pas tenir. Il se coucha. Demain, il devrait lui rendre visite. Il se couvrit et s'endormit.
Le matin arriva très vite, il était très fatigué. Sa fille s'était encore réveillée un peu plus tard. Il avait l'impression de dormir debout. Il se prépara vite avant qu'Aru ne se réveille. Il prépara son biberon, rangea la cuisine en même temps. Il entendit, un quart d'heure plus tard, sa fille pleurer.
– Ça va, papa arrive, dit Allen en amenant le biberon. Il rentra dans la chambre de sa fille et la vit en train de jouer avec sa tétine de couleur violet bleu,- eh bah ma belle, c'est comme ça que tu préoccupes ton papa, dit-il en embrassant son front. Sa fille agita ses deux bras frénétiquement de bas en haut. Elle était trop mignonne. Allen la prit dans ses bras.
– Il est l'heure de manger, ma puce.
Allen s'assit sur le mini canapé et donna le biberon.
– Après, je dois préparer tes affaires, dit Allen en voyant que sa fille le regardait fixement, – ton papa est fou pas vrai. Il parle tout seul.
Elle fit un mouvement de la tête
– Oui je sais tu es là aussi.
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Ils étaient dans la chambre. Kanda était allongé, il n'avait pas pu ramener sa fille à la dernière minute. Il appela une amie à lui pour l'aider avec sa fille. Il ne voulait plus déranger Lenalee et les autres. Et puis, ça faisait longtemps qu'il n'avait pas vu Miranda Lotto. Allen lui faisait confiance même si elle était un peu maladroite, elle savait s'occuper des enfants. Son travail consistait à garder des enfants. Allen lui avait proposé de la payer pour sa fille, mais elle avait refusé. Elle voulait juste l'aider et puis il avait dit à Miranda que peut-être qu'il aurait besoin d'un ou d'une baby-sitter pour sa fille. Il allait bientôt reprendre le travail. Il proposa à Miranda et elle accepta avec joie.
Il regarda Kanda. À chaque fois, c'était la même chose, il pleurait pour deux : pour sa fille et pour lui. Dire qu'il avait mal était un mensonge, c'était pire que ça. Il avait l'impression d'avoir perdu une part de lui. Un vide s'était instauré dans son cœur mais pour le moment, il voulait juste penser à sa fille et à son fiancé. Il devait faire étape par étape. Il pourra régler les problèmes plus tard comme à chaque fois. Il voulait juste surveiller son amant. Il espérait que Kanda ne prendrait pas beaucoup de temps pour se réveiller. Il ne voulait pas vivre cette situation, jamais.
Sa main était froide quelquefois mais aujourd'hui elle était chaude. Il la caressa, il voulait tellement le voir se réveiller. Il sentit son portable vibrer, il le prit dans sa poche et regarda le nom. Il soupira, c'était un message de lui. Lui avoir donné tous les pouvoirs n'étaient peut-être pas une bonne idée mais, lui au moins, il savait ce qu'il faisait. Ses sentiments étaient un fardeau pour lui comme il disait mais pour le bien de cette personne, il faisait tout pour l'aider. Allen lui envoya un message en disant qu'il avait compris.
– Kanda, je vais te laisser. Demain je te rendrais visite.
Il embrassa ses lèvres avant d'embrasser son front aussi.
– Notre fille, elle est tellement sage et calme. J'ai envie que tu la vois. Elle te ressemble plus qu'à moi. Kanda, j'ai envie d'entendre ta voix, me crier dessus, m'insulter, me traiter d'idiot.
Allen resta là quelques minutes à regarder son brun. Juste regarder pas plus.
– Tu me manques, chéri. dit-il avant de partir.
XOXOXOXOXOXOX
Il arriva dans une immense maison. Ils avaient la folie des grandeurs. Il gara la voiture et sortit. Il sonna à la porte. Il attendit quelques minutes avant d'être reçu. Il marcha dans le long couloir avant d'entrer dans une salle immense.
– Bonjour Allen,
– Bonjour Comte.
– Comment vas-tu ? J'ai appris pour ton fiancé.
– Je vais bien, ne vous inquiétez pas, dit-il en s'asseyant sur le siège. Il ne demanda même pas la permission.
– Que me vaut le plaisir de te voir ! Dit le Comte en le regardant avec méfiance. Il savait lorsqu'Allen lui rendait visite, ce n'était jamais bon.
– On a des affaires à régler à ce qu'il paraît ! C'est pour ça que je suis venu,'' dit-il en souriant malicieusement, – et pour la dernière fois, je vais le répéter. Vous avez touché à celui que j'aime et vous allez le regretter.
– C'est une menace.
– Non juste un constat, préparez-vous, dit Allen avant de sortir.
– Et tu t'en vas comme ça ?!
– Vous n'êtes pas de ma famille, vous n'êtes rien pour moi. Peut-être lorsque j'étais adolescent mais aujourd'hui, vous me faites plus rien. Au revoir, Comte.
Et il était parti en laissant le Comte sans voix. C'était à prévoir, c'était la même chanson depuis toujours : la vengeance mais au moins Allen savait y faire.
– Road qu'est-ce que tu as fait pour le mettre tellement en colère ? Demanda le Comte.
XOXOXOXOXOXOX
Allen était parti chercher sa petite puce chez Miranda. Il resta avec son amie pour parler un peu. Miranda n'était plus avec Marie. En tout cas, Allen voyait qu'elle vivait bien sa vie. Miranda était quelqu'un qui voulait aider, mais sa maladresse lui portait malheur. C'était triste mais c'était ainsi même s'il essayait de tout son cœur. Elle tenait toujours Aru dans ses bras.
– Tu peux la ramener quand tu veux Allen ? Dit Miranda en jouant avec la petite fille.
– Oui, je vais bientôt reprendre le travail. Je ne veux plus rester seul chez moi avec ma fille si c'est pour déprimer.
Miranda lui sourit
– Tu es quelqu'un de fort Allen…
– Mensonge, sourit-il, – je suis rien sans Kanda. Dire que j'ai passé tellement de temps avec lui et à cause d'un accident, je pourrais le perdre. Tu sais, j'avais même imaginé notre vie avec Aru.
– Allen, arrête, le réprimanda Miranda, – quand tu parles, on a l'impression qu'il est déjà mort.
Miranda regarda la réaction de son ami.
– Voilà ce que je veux voir, Allen, de la détermination. Ne baisse pas les bras comme les autres. Il est dans le coma depuis quatre semaines et comment tu expliqueras à ta fille plus tard que après quatre semaines tu avais enterré sa maman ou son autre papa.
Allen sourit, Miranda était une vraie amie même si c'était rare de la voir. C'était toujours des bonjours ou des au revoir rapidement.
– Merci pour tout Miranda.
– C'est toujours un plaisir de t'aider.
– Je peux prendre ma fille ?
– Bien sûr, ria son amie en lui donnant sa fille, – il fallait juste demander.
– Non c'est juste qu'elle s'amusait, je ne voulais pas l'interrompre avec tes cheveux. Ta maman a les cheveux longs Aru, dit Allen en parlant avec sa fille puis regarda Miranda, – Aru va adorer tirer les cheveux de sa maman.
Si Kanda l'entendait parler de lui en tant que maman. Il payerait cher.
– Oui.
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La famille Bookman était venue rendre visite à Allen. Les enfants étaient contents de voir le bébé.
– Maman, maman, sautilla la petite Sora, – elle sent trop bon. Parrain, tu lui mets du parfum.
– Non, je n'ai pas acheté du parfum pour bébé.
– Oohhhhh, elle sent bon quand même. Ça existe les parfums pour bébé ?
– Bien sûr ma puce, dit Lavi en la regardant.
– Waouh, hey les garçons, vous avez entendu ça ?
– Oui, disent-ils en même temps.
Puis, les enfants étaient partis jouer. Allen était content de voir Daisy aussi. Aru était posée sur ses genoux. Elle était calme et regardait les mouvements. Allen parlait avec Lavi alors que sa femme avait proposé de faire un petit goûter pour les enfants.
– Allen, ça va ? Lavi regarda son ami prendre la petite main d'Haruka.
– Oui, je vais bien.
– C'est une jolie petite fille, Allen, que tu as là.
– Oui, elle est très mignonne comme Kanda.
– Oui, telle mère telle fille enfin tel père telle fille, je ne sais plus comment appeler Kanda.
– Une maman tout simplement. Le titre ne vaut rien, tu es peut-être ce que tu veux quand tu le veux. Certes, le titre maman qui a un enfant c'est simple, mais celui qui s'occupe de lui pendant sa croissance, on peut l'appeler ainsi. Le mot maman, mère ne veut rien dire pour moi lorsque tu fais mal à ton enfant. La personne devient juste une inconnue comme aussi pour le père. Et c'est juste des titres, il faut le mériter pour être appelé ''maman'' ou ''papa''.
– Waouh Allen, je ne m'attendais pas à ça.
– Les gens oublient toujours ce qui est l'essence d'aider et d'aimer.
– Ok vote pour maman, il va me tuer.
– Ça c'est ton problème. Tu le cherches trop.
– Ce n'est pas ma faute.
– Si.
– Non.
– Si.
– La faute à qui ? demanda Lenalee qui revenait.
– Lavi qui cherche toujours des embrouilles avec mon homme.
– Aaah, dit-elle en s'asseyant sur le canapé pour prendre Aru, – Allen, elle a les même yeux que toi.
– Oui.
– Elle n'a pas encore des cheveux, mais ils vont bientôt pousser.
– Tu penses que ses cheveux seront comment. On ne voit que des cheveux un peu noir.
– Je ne sais pas…
– Elle ressemble plus à Kanda qu'à toi'' dit Lenalee.
– Merci Lenalee.
– Désolée, c'est juste qu'elle a la même peau que Kanda, son nez.
– On va la laisser grandir pour définir à qui elle ressemble le plus mais c'est vrai qu'elle ressemble trop à sa mère quand il était petit. J'ai même une photo. On aurait dit lui.
Ils continuèrent à parler.
– Ah oui, j'ai rencontré Miranda.
– Oh elle va bien ? Et Marie ? demanda Lavi.
– Oui, mais elle n'est plus avec Marie.
– Comment elle va ? Demanda son amie.
– Elle se porte bien.
– Alors, ça va, dit Lenalee en embrassant la petite Aru sur sa joue droite. La petite lui sourit.
– Je craque, donne-moi ma fille, dit Allen en souriant.
– Toi, tu vas être un papa poule.
– Et je ne laisserais personne l'approcher si je ne veux pas que Kanda me tue.
Le silence dans la pièce. Allen baissa son visage en posant sa main droite sur sa tête.
– Allen, ça va ? Demanda son amie en voyant son ami déprimer.
– C'est juste que c'est dur. J'aurais aimé qu'il soit là pour partager ces moments.
– Il y en aura d'autres, dit Lavi en posant sa main droite sur son épaule.
– Je sais mais ne pas le voir me brise le cœur.
– Il ne faut pas penser comme ça Allen, dit Lavi en prenant dans ses bras.
– Il est ma vie.
– On le sait, dit Lenalee, – regarde ta fille.
Allen fit ce que son amie demanda.
– Regarde, elle sourit, toi aussi tu dois faire comme elle. Un bébé ressent la détresse de ses parents.
Allen ne la laissa pas terminer.
– Bien sûr,'' il ne voulait plus entendre son amie le sermonner. Il le savait, c'était bon pour le moment. Il avait juste envie d'être seul, maintenant avec sa fille. À chaque personne qui venait rendre visite, Haruka était à eux. Il voulait la garder dans ses bras à chaque seconde qui passe.
XOXOXOXOXOXOX
Un homme était assis dans la chambre à regarder Kanda. Il caressa son bras avant de se pencher pour l'embrasser sur les lèvres mais la porte fut ouverte. Il se décala tellement vite que la chaise tomba. Devant lui, se tenait Allen Walker et en regardant plus près, son corps était tendu. La colère dans ses yeux ne quittait pas.
– Qu'est-ce que vous faites ici ? Demanda Allen en fusillant l'homme du regard.
– Je suis venu lui rendre visite, dit tout simplement l'homme.
Allen n'avait pas répondu, il s'était déplacé vers l'homme, le prit par son manteau, il le frappa au visage.
– Rendre visite à votre fils. Vous êtes sûr,'' dit Allen en le frappant à nouveau. Un infirmier qui passait par là vint aider l'homme en les séparant.
– Monsieur qu'est-ce qui vous prend, vous êtes dans une chambre d'hôpital ? Informa l'infirmier.
– Je ne veux pas voir cet homme dans cette chambre, dit Allen amèrement.
– J'ai le droit tout comme toi, je suis son père, dit l'homme sérieusement.
Allen rigola, il avait envie de refrapper.
– Le père, laisse-moi rire. Il a coupé les ponts avec vous depuis longtemps. Et vous osez dire père après tout ce que vous lui avez fait ? Dit Allen en colère, il était prêt à le frapper si l'infirmier n'était pas encore intervenu.
– Ne vous inquiétez pas monsieur le père, dit ironiquement Allen avant de continuer, – bientôt vous vous trouverez en prison ou mort, au choix, dit-il en pesant bien les mots. Les deux hommes frissonnèrent en entendant ça. La voix avait changé de tonalité. C'était hypnotique. En accord, l'infirmier dirigea le soi-disant père selon Allen dehors. Allen se précipita vers Kanda en soupirant.
– Je suis désolé de te laisser ainsi sans surveillance. Je ne pensais pas qu'il allait venir.
Heureusement qu'il n'avait pas la main en sang. Il avait bien regardé pour essuyer les preuves parce que cet homme était capable de tout. Il était allé voir l'accueil pour expliquer la situation pour empêcher cet homme de venir rendre visite à son amant. Il avait inscrit dans la liste indésirable, la famille Noé mais avec eux Allen savait que c'était peine perdue. Ils usaient à chaque fois de leur charme ou de leurs pouvoirs pour venir. Il était là pour ça.
Il avait protégé la chambre d'un sort qui repoussait toutes les personnes qu'il ne voulait pas voir ici dans la chambre de son homme. Et chaque personne, qui rentrait, oubliait parfois ce qu'il avait vu, comme l'infirmier. Allen ne faisait rien à moitié. C'était lui qui décidait qui rentrait. Les gens ne se rendaient même pas compte. C'était comme si la chambre n'existait pas. Il faudrait vraiment qu'il parle de ça à son fiancé avant qu'il ne découvre par hasard et qu'il le quitte. Il frissonna en pensant à ça.
Il embrassa Kanda pour lui dire bonne nuit avant de partir chez lui. Son amant ne voulait vraiment pas se réveiller. Il prit sa fille et Daisy chez Miranda en passant. Il prépara à manger pour lui, pour sa fille et pour Daisy. Allen installa sa fille dans le berceau après lui avoir donné à manger. Il mit en place le baby-phone en marche et emmena l'autre avec lui pour aller manger. Daisy quant à elle vagabondait dans la cuisine comme bon lui semblait. Il prit une demi-heure pour manger avant d'aller installer Daisy dans sa cage. Bientôt, elle pourra dormir dans son petit lit. Elle était bientôt propre. Kanda sera fier de lui de s'occuper de son lapin comme ça.
Il joua un peu avec sa fille qui souriait en voyant ses grimaces. Elle s'endormit quelque temps plus tard. Il était parti au salon pour parler avec son ami Link. Il regarda l'heure, ce n'était pas encore tard. Il était dix heures et quart. Il appela son ami qui décrocha au bout de la quatrième sonnerie :
– Bonsoir, Link.
– Ah bonsoir Allen alors comment tu vas ?
– Je vais bien et toi ?
– Oui, comment va la petite Haruka ?
– Elle se porte à merveille.
Il aimait bien Link, il ne posait pas de questions indiscrètes comme ses autres amis. Attention, il les aimait bien, mais parfois, ses amis l'énervaient. Link était direct lorsqu'il voulait dire quelque chose sans tourner au tour du pot.
– Je t'appelle juste pour te dire que le mois prochain je reprends du service.
– Ah ! Moi qui pensais que j'allais être le seul patron de la boite, dit Link en faisant semblant d'être déçu. De son côté, Allen rigolait à en pleurer.
– Il n'y a que toi pour dire des conneries comme ça. Au moins tu as profité de ta notoriété.
– Ah oui, pleinement.
– Super alors, dit Allen en souriant.
– Tu reprends quand ?
– Dans une semaine.
– Et pour Aru ?
– Oh je lui ai trouvé une baby-sitter. C'est une amie à moi. Et dis-moi, tu n'as toujours pas quelqu'un dans ta vie ? Dit Allen en sachant que son ami allait s'offusquer.
– N… Non. Ça m'intéresse pas.
– Dit l'homme qui se plaignait à chaque fois à mes pauvres oreilles.
– Ce n'est pas ma faute si personne ne veut de moi et pourtant j'ai essayé.
– Essaye toujours, tu vas le trouver.
– Le…
– Oui le et la trouver.
– Comment, je ne te l'ai jamais dit ?!
– T'avais même pas besoin, on lit en toi comme dans un livre ouvert.
– Super alors, maintenant je comprends pourquoi il y avait des hommes et des femmes qui me draguaient à chaque recoin de notre entreprise.
– Pauvre Link, mais tu ne trouves toujours pas…
– Non…
– Dis-moi que tu ne vas pas pleurer.
– Mais non idiot,'' dit Link en soupirant, – ce que tu peux être exaspérant. Ce n'est pas parce que je n'ai personne dans ma vie que je vais commencer à chialer comme un bébé.
– Ce ne serait pas crédible avec ton caractère mais bon, il faut toujours s'en méfier.
– Compte toujours, dit-il en souriant, – alors, j'ai hâte de retravailler avec toi.
– Moi aussi.
– Je…
Allen savait très bien ce qu'il voulait le demander.
– Il se porte à merveille, mais il ne veut toujours pas se réveiller.
– C'est tout lui.
– Tu l'as dit, il fait ce qu'il veut, dit Allen en fermant les yeux. Il se retenait depuis deux semaines maintenant.
La conversation se poursuivit jusqu'à tard.
XOXOXOXOXOXOX
Aru était allongée sur le ventre de son père. Allen caressait sa tête en regardant le toit de la chambre. Sa fille était pleine de vie. Ses petites jambes frappaient son ventre alors que ses petites mains jouaient avec sa main droite. Daisy était par terre en dessous du lit. Et ça faisait un quart d'heure qu'elle n'avait pas bougé. Allen savait ce que Daisy attendait. Elle adorait être avec Aru lorsque parfois, il la posait avec sa fille.
Il était treize heures. Il attendait Lavi et les enfants pour aller se promener. Il avait envie de sortir un peu pour aérer son esprit. Il sentit une odeur, il se leva et posa fille sur le lit pour aller chercher de quoi la changer. Il revint quelques secondes après pour changer sa couche. Au début, c'était très difficile de la changer de couches, l'habiller, maintenant c'était un jeu d'enfant pour lui. Il était fier de lui pour une fois. Allen finissait de l'habiller lorsque la sonnette retentit. Il prit sa fille dans ses bras et partit ouvrir. Debout, devant lui, se tenait Lavi et ses enfants. Ils le saluèrent, il partit juste chercher les affaires de sa fille et mettre en sécurité Daisy en laissant de l'eau et de la nourriture dans deux bols spécialement acheter pour elle.
Ils regardaient un peu partout même s'il faisait toujours froid, les enfants s'amusaient. Allen tenait sa petite dans ses bras. Elle était bien couverte pour ne pas tomber malade. C'était sa première sortie pour une promenade. Les arbres n'avaient plus de feuilles depuis l'automne. Elles avaient hiberné. Chang s'amusait avec un autre garçon alors que Sora et Ethan se couraient après.
Ils avaient passé un bon après-midi, heureusement qu'il n'avait pas plu comme annoncer à la télé. Ils étaient venus équiper comme pas possible. Allen mit sa fille sur le siège auto. Les enfants montèrent après. Lavi leur mit la ceinture de sécurité. Allen l'aida et quelques minutes plus tard, tout le monde était prêt pour partir. Il démarra la voiture et prit la direction de la maison de son ami. Ils arrivèrent un quart d'heure plus tard. Allen demanda à son ami de saluer Lenalee pour lui lorsqu'elle rentrera et il était parti.
Il posa sa fille dans son berceau, libéra Daisy pour qu'il puisse marcher un peu. Il prit son téléphone qu'il avait oublié ici. Il regarda, il y avait quelques appels de Link qu'il appellera plus tard et un numéro qu'il ne connaissait pas. Cette personne l'avait laissé un message. Il écouta :
« Bonjour monsieur Walker. Nous vous appelons de l'hôpital Misery pour vous dire que votre compagnon s'est réveillé depuis plusieurs minutes. Il a demandé après vous. On lui a expliqué la situation en attendant. J'espère que vous viendrez dans les plus b… ».
Allen n'écoutait plus. Kanda s'était réveillé. Il avait l'impression qu'il allait tomber. Il prit une grande respiration avant de fermer son portable. Il prit sa fille et il partit à l'hôpital. Seigneur son amour était réveillé. Il avait dû mal à y croire. Il regardait prudemment la route alors qu'il conduisait pour arriver une demi-heure plus tard dans l'hôpital. Il sortit pour prendre sa fille et ferma la voiture. Il la regarda et lui dit :
– Ta maman est réveillée, ma puce. Je suis tellement content.
Les gens, qui étaient autour, regardaient ce jeune homme pleurer. Ses larmes étaient silencieuses alors qu'il passait dans les couloirs pour rejoindre la chambre. Il s'arrêta au pied de la porte pour se donner du courage. Lorsqu'il ouvrit, il trouva Kanda assis sur le lit, deux oreillers tenaient son dos. Il n'avait plus beaucoup ses horribles tubes sur son bras droit. Lorsqu'Allen rentra, Kanda le regarda en lui souriant. Ce sourire qu'Allen aimait tellement de son japonais. Il tremblait, il n'arrivait plus à avancer. Son fiancé était juste là, devant lui, à sourire comme s'il venait de se réveiller d'une longue nuit de sommeil.
Kanda fit un geste de la main pour qu'il s'approche. Il voyait que son amant était capable de s'évanouir, là, maintenant. Allen s'approcha de lui avant de voir son japonais ouvrir ses bras pour demander quelque chose qu'il acquit. Allen posa dans les bras de son amant leur fille. Kanda regarda sa fille de long en large. Son sourire ne l'avait pas quitté. Il caressa sa joue droite alors que Haruka leva ses deux bras pour s'agripper à ses cheveux qui encadraient son visage de chaque côté de ses joues.
– Salut Haruka,'' parla Kanda. Allen remarqua qu'il avait la voix rauque. Il continua, – je suis content de te voir. Tu es très mignonne.
Kanda la regarda quelques instants avant de poser les yeux sur son homme. Son sourire toujours là.
– Salut,'' dit Kanda alors que sa fille s'amusait avec sa main droite. Elle s'était ennuyée de ses cheveux.
– Salut,'' Allen s'approcha de lui pour l'embrasser. Leur fille s'occupait à tirer la main de Kanda. Les deux savaient que c'était tout ce qu'ils avaient besoin.
À suivre…
