Chapitre 13 :
Partie 1 : Deux mois
Il courait de tout son être. Il n'avait jamais fait ça. Quelqu'un le poursuivait, il le savait, il le sentait. Depuis plusieurs jours, il se sentait poursuivi. Il se cacha dans un coin, l'ombre passa devant lui. Il savait qu'il n'avait plus beaucoup de temps. Il l'avait menacé depuis ce jour-là, il savait ce qu'il allait lui faire. Il partit de l'autre côté, mais il ne put faire deux pas que cette chose était devant lui. Des yeux noirs, des cheveux noirs.
Ce sourire, il l'avait déjà vu quelque part mais où, il ne se souvenait plus. Il tomba par terre de peur. Il était pétrifié sur place comme une statue. Il recula sur ses fesses, ses yeux étaient posés toujours sur cet homme. Il vit un éclat doré dans ses yeux. Il cria, l'homme venait de lui planter un couteau dans son torse. Il cracha du sang, il voyait flou. Il essayait de rester en vie. L'homme murmura, son sang se glaça. De toute sa vie, c'était la première fois qu'il avait peur. Il s'était toujours dit que rien ne pouvait lui arriver.
L'homme le laissa pour mort, il n'avait pas envie de l'enterrer. Il avait envie d'envoyer un clin d'œil à quelqu'un qui serait content de voir cette personne morte. Il avait hâte de voir son visage. Il l'aimait beaucoup depuis qu'ils s'étaient rencontrés. Ses yeux, son air de je-m'en-foutisme. Le voir et ne jamais le toucher était trop comique. Pourtant, il voyait avec ses yeux et pourtant son corps lui était inaccessible. Mais au moins, son contraire faisait l'affaire. Il avait hâte de le rencontrer pour pouvoir le toucher, le sentir.
Enfin, il avait tué son cauchemar, il espérait avoir une récompense avec lui. Il voulait le rendre heureux et s'il devait tuer pour ça alors, il le ferait à chaque fois. Il ne manquait qu'une seule personne avant de pouvoir l'aimer inconditionnellement. Une photo tomba de sa poche, il la prit. Il devait l'éliminer pour enfin être avec lui. Il regarda la photo. C'était un jeune homme aux yeux gris et les cheveux blancs, à côté de lui se tenait un autre jeune homme. Ses cheveux tombaient en cascade, il était souriant. Il n'y avait que cette photo qui pouvait le calmer pour qu'il redevienne normal.
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Kanda se reposait dans le lit. Le médecin lui avait interdit de faire n'importe quelle activité physique de part sa césarienne. Il était resté à l'hôpital, après son réveil, sept jours pour reprendre des forces. C'était la procédure après avoir subit une césarienne, même s'il était resté inconscient quatre semaines, quasi un mois. Son fiancé était depuis deux mois au petit soin pour lui. Il trouvait ça mignon et irritant. Sa fille était à côté de lui en train de jouer avec sa peluche. Pour cette occasion, son amant avait acheté une télévision pour que l'ennuie ne le tue pas.
Il ne savait pas ce que faisait son homme. Depuis une heure, il avait disparu dans la maison. Pas qu'il se plaignait de sa paix, mais il lui manquait tout simplement. Il entendit sa fille qui gazouillait en jouant avec la peluche. C'était un petit ourson de couleur verte. Elle prenait plaisir à jouer avec. Kanda caressa sa tête, il y avait quelques mèches de cheveux bruns très courts et fins au toucher. Lorsque Kanda posa sa main sur sa tête, Haruka n'était plus intéressée par le jouer mais par sa maman.
– Je me demande ce que ton papa fait, ma belle,'' dit Kanda en s'allongeant doucement pour être à la hauteur de sa fille. Il ne pouvait pas faire des mouvements brusques, car sa cicatrice pouvait s'ouvrir et que ça lui faisait toujours mal même en prenant des médicaments. Mais, la douleur était supportable aujourd'hui. Et puis avec le temps, il ne ressentirait plus rien.
Sa fille lui ressemblait beaucoup lorsqu'il était un petit bout comme elle. C'était bizarre de voir ça. Lui qui pensait qu'Aru allait ressembler plus à Allen. Il posa sa tête sur l'oreiller, il tourna son corps doucement pour se mettre de côté sans faire trop de dégâts. Aru bougea un peu mais restait sur place. Kanda vint prendre sa petite main pour jouer un peu avec elle.
Depuis deux mois, il récupérait le temps qui lui avait manqué. Même si c'était impossible, il voulait juste être là pour eux. Il bailla sans faire exprès. Il commença à avoir faim et sa fille ne mit pas longtemps avant de pleurer.
– Toi aussi, tu as faim.
Il regarda l'heure, il était 15h00 pile. C'était l'heure de manger, mais son amant lui avait interdit de descendre de son lit sans qu'il ne soit là. Kanda n'eut pas besoin de crier que Allen était déjà ici avec un plateau.
– Comment ? Demanda Kanda.
– Oh l'heure approchait et je savais que toi aussi, tu aurais faim.
– Merci, dit Kanda.
Allen s'approcha et vint mettre le plateau sur le lit. Il prit sa fille dans ses bras et commença à donner le biberon. Kanda fit de même. En prenant son plat :
– Ça va ? demanda Allen en voyant son homme grimacer.
– Oui, ne t'inquiète pas. C'est juste que parfois ça tire.
– Tes médicaments,'' dit Allen. Il était préoccupé. Ses yeux en disaient longs.
– Arrête de t'inquiéter, Moyashi. Je suis sorti de l'hôpital et je suis avec vous deux. Bientôt, je n'aurais plus mal, dit-il en l'embrassant sur les lèvres pour qu'il se calme.
– Désolé, c'est juste…
– Je comprends. Mais tout de même, ce que le médecin m'a expliqué était quasi surnaturel. J'étais juste ainsi sur le canapé et d'un coup mon ventre me faisait mal et je voyais du sang.
Aru venait de terminer son biberon, il regarda si sa fille avait besoin d'être changée, il parla.
– Je sais qui t'as fait ça ?
– Qu'est-ce que tu racontes, moyashi ? Personne ne m'a rien fait.
– Si, Road.
– Est-ce que tu délires ? Tu as pris quelque chose ? Demanda Kanda suspicieux. Son petit ami avait tendance parfois à le faire.
– Non,'' Allen le regarda et continua, – ça fait longtemps que je touche plus à ça et tu le sais. C'est juste que ce que je vais te raconter pourra te choquer. Et que ça peut apparaître dingue et irrationnel.
– Rien venant de toi peut me choquer, dit-il en le regardant. Son sourire en disait long pour qu'Allen soupire.
– On parie.
– Avec toi, jamais. Tu es né tricheur…
– Même pas vrai. Je ne le fais pas avec toi c'est tout,'' il termina de mettre la couche à sa fille.
– Tu as entendu maman, Aru. Tu as entendu ce qu'il vient de dire. Est-ce que tu es choquée comme moi,'' finissait Allen de façon dramatique.
– Aieuh, dit Kanda.
– Qu'est-ce qu'il y a ?
– Ne me fais pas rigoler pour rien,'' il posa sa main sur son ventre pour soulager la douleur. Allen lui sourit en lui demandant pardon. En faisant ça, il tendit leur fille. Kanda la prit dans ses bras.
– Tu faisais quoi depuis tout à l'heure ?
– Oh je rangeais c'est tout.
– Tu n'es même pas venu nous voir.
– Hooooh, est-ce que je te manque tant que ça ? dit Allen en sortant du lit.
– Oui, dit son homme tout simplement.
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– Qu'est-ce que tu me caches ? dit Kanda en voyant Allen ranger le journal.
– Moi rien, dit-il nerveusement.
– Je vais faire semblant de te croire. Aller montre-moi, dit Kanda plutôt amusé.
Allen lui donna. Il n'avait pas le choix. Kanda regarda le journal quelques instants en feuilletant. Il s'assit pour ne pas tomber. Il regarda bien ce qu'il venait de lire. Il n'y avait rien à sentir.
– C'est ça que tu voulais me cacher ? il regarda Allen qui baissa les yeux.
– Oui…
– Ça ne me fait rien, tu le sais. Peut-être, c'est horrible mais c'est mieux ainsi. Il m'a fait beaucoup souffrir.
– Je l'ai caché parce que je ne voulais que tu le voies.
– Qu'importe, il n'est plus là. Et puis de toute façon avec lui, c'était du passé depuis longtemps. Cet homme est mort et quelque part je suis heureux.
Allen le regarda. Même s'il savait que son japonais était content, il voyait une forme de tristesse. C'était son père tout de même. Cet homme qui l'avait fait souffrir dans son enfance. Il connaissait son brun. Cette lueur de tristesse ce n'était pas à cause de sa mort mais plus tôt pourquoi ce n'était pas lui qui l'avait tué.
– Ça fait bizarre, mais je vais bien, plus que bien. Il est définitivement sorti de ma vie.
– Et pour ta mère ?
Allen regarda son amour.
– Elle est moins dangereuse et puis, elle m'a déjà oublié, cette femme. Mon existence en tant que telle, au sein de cette famille, était éphémère, voir aucun. Cette femme me supportait juste à cause de cet homme. Et aujourd'hui, je suis capable d'aller de l'avant.
– Je suis fière de toi, dit sérieusement Allen.
– Tais-toi !
– Oh mais c'est que tu rougis en plus.
– Laisse-moi tranquille, moyashi,'' cria Kanda, – si tu me fais courir, tu paieras le prix fort.
Allen calma ses ardeurs en repensant à ce que le médecin leur avait dit.
– Oui, Oui, dit-il en rangeant quelques affaires.
– Je vais aller voir Aru.
– Non, tu ne sors plus de ce lit.
– Je ne suis pas handicapé abruti. Il faut juste que je ne fasse pas beaucoup d'efforts et j'ai envie de sortir. Laisse-moi faire ce que je veux. Tu n'es pas mon père ?
– Heureusement,'' dit Allen en venant vers lui, – parce que franchement, Kanda, tu as été un vilain garçon, un très vilain garçon, qui m'a inquiété pendant presque un mois. Ne plus entendre ta voix, te voir sourire, te voir t'énerver pour n'importe quoi et plus précisément à cause de moi. Tout ça m'a manqué, baKanda,'' finissait-il en embrassant son homme. Il l'allongea sur le lit. Il faisait attention à ne pas appuyer sur son ventre où la cicatrice était.
– Tes battements de cœur, tes soupirs, ton corps, tes caresses, ta chaleur. Kanda, tu es ma drogue à part entière. Je ne veux plus que tu me fasses ça !.
Kanda en question caressa ses cheveux blancs avec délicatesse.
– Je vais voir.
– Kanda ?
– On n'est pas sûr de nos promesses lorsque la mort nous attend et tu le sais.
– Alors mens-moi…
– Je te promets de ne plus faire ça,'' dit automatiquement le japonais.
– Tant mieux, répondit Allen en le serrant dans ses bras.
– Aieuh…
– Désolé, dit Allen avant de soulever le haut de son amant.
– Qu'est-ce que tu fais ? Demanda Kanda. Le médecin lui avait interdit de faire du sport, spécialement, le sport de chambre.
– Rien, je viens juste m'excuser.
Kanda fronça les sourcils mais sentit des lèvres entrées en contact avec sa peau. Il frissonna, son amant venait d'embrasser la cicatrice :
– Voilà, comme ça tu ne pourras plus être complexé par ça.
– Qu'est-ce que tu racontes, moyashi ? Dit Kanda sur la défensive, en croisant ses bras.
– Je t'ai longuement regardé et j'ai appris beaucoup de choses intéressantes. Et cette cicatrice que tu as là, tu n'as pas besoin d'avoir honte. Elle est belle cette cicatrice sur ta peau.
Il l'embrassa une deuxième fois.
– C'est bon, j'ai compris. Tu n'as pas besoin aussi d'en profiter.
– Je te signale que tu es à moi.
– Non, je suis à moi et pour ta gouverne, on est que fiancé.
– Fiancé, ensemble, marié ou pas d'ailleurs tu seras toujours à moi, Kanda.
Il regarda son japonais directement dans les yeux. Le sérieux, que son amant avait, fit frissonner Kanda.
– J'ai hâte que tu guérisses pour pouvoir posséder ton corps.
– Obsédé.
– Juste par toi.
Kanda laissa son moyashi venir s'allonger à ses côtés où il prit un oreiller pour l'étouffer.
– Kanda, tu as envie de tuer ton seul et unique amour ? dit Allen tout de même en respirant. Son japonais n'appuyait pas fort. Quelque part, son amant avait perdu un peu de force qu'il allait récupérer bientôt. Ils continuèrent ainsi à se chamailler et le moyashi qui faisait attention à ne pas appuyer sur son ventre. Il espérait que cette chamaillerie ne pourrait pas porter préjudice à son japonais.
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Sa cicatrice se guérissait avec calme. Il avait des rendez-vous pour nettoyer, pour ne pas que la cicatrice ne s'infecte ainsi que des massages. Il était toujours aux anges lorsqu'il y avait une séance de massage et son fiancé en profitait pour lui demander plus de choses que d'habitude, sinon il refuserait. En fait, son corps était comme une éponge après ses séances. C'était tellement agréable.
Il rentra dans la chambre de sa fille qui venait de se réveiller. Elle était couchée sur le ventre, elle soulevait sa tête pour regarder qui venait de rentrer. Kanda avait remarqué qu'elle pouvait tenir sa tête quelques secondes avant de la poser sur le lit. Elle commença à sucer son poing. C'était pareil tous les jours. C'était sa petite gym de tous les jours. Il s'approcha d'elle et la petite fille tourna la tête en entendant du bruit.
– Salut, ma belle, dit Kanda en la prenant dans ses bras pour la poser correctement pour qu'elle le puisse le voir. Il ne voulait pas que sa fille s'habitue qu'à être que dans les bras. Il avait passé un savon à son fiancé pour ça et Allen avait appris sa leçon.
– Tiens aujourd'hui, tu nous as laissé dormir toute la nuit. C'est que tu fais tes nuits. Je suis fier de toi. Bon, je crois que je vais changer tes vêtements.
Il allait regarder ce qu'il pourrait la mettre mais ses vêtements étaient déjà posés sur le canapé. Ce qu'il pouvait aimer son amant.
– Aller ma puce, c'est l'heure de prendre un bain.
Kanda la prit dans ses bras.
– On attend papa avec la baignoire.
Kanda finissait de dire ça qu'Allen était rentré en tenant dans ses bras la baignoire remplit d'eau.
– Chaud devant,'' dit – il en la posant sur le coin qu'ils avaient aménagé pour ça, – et voilà, tu la déshabilles et je lui donne le bain. Tu ne dois pas faire encore beaucoup d'efforts.
– Comme tu veux…
Il déshabilla sa fille et la donna à son homme. Allen la mit dans l'eau. Sa main gauche tenait la tête de sa fille et de sa main droite, il lui donnait le bain. Leur fille s'amusait et cela se voyait, ses pieds bougeaient dans tous les sens.
– Tu aimes l'eau à ce que je vois.
Allen lui donna trois gouttes d'eau. Elle les léchait plutôt.
– Ce que tu es mignonne.
Kanda quant à lui posa une serviette sur le canapé. Organiser ce qu'il avait besoin pour nettoyer sa fille. Il regarda Allen qui s'amusait avec leur fille, mais il le rappela à l'ordre.
– Si elle a fini ramène-la-moi. Je ne veux pas qu'elle tombe malade.
– Oui maman,'' dit Allen en soulevant sa petite fille.
La chambre était dans la bonne température pour leur fille. Il posa Aru sur la serviette et Kanda prit le relais. Il essuya sa fille, puis lui mit de la crème en faisant des légers massages avant de prendre les deux petites jambes et les soulever avant de mettre la couche en dessous d'elle. Il relâcha les jambes et prit le talc. Quelques secondes après, la petite portait une couche. Il nettoya bien le cordon ombilical avec de la compresse et du biseptine. Il prit un body à manche longue blanc et l'habilla. Ensuite, il prit un tee-shirt rouge avec des fleurs blanches roses et un pantalon crème. Il lui mit avant de mettre des chaussettes blanches puis ses chaussures en cotons rouge blanches en forme de Kitty.
Comme ils ne sortaient pas pour le moment, Kanda ne l'avait pas trop équipé pour qu'elle soit à l'aise. La maison était chaude et à la bonne température. La petite fille commença à pleurer.
– Tiens » dit Allen.
– Qu… mais tu étais là ?
– Oui, tu étais tellement concentré que tu n'as pas marqué que j'étais sorti pour faire son biberon.
– Merci.
– De rien.
– Tu pars à quelle heure ?'' demanda Kanda.
– Dans une heure. Au début, ça m'a fait bizarre de reprendre le travail alors que je m'étais habitué à ma petite vie et à ma famille, dit-il en continuant à jouer avec Aru.
– Et pour Miranda. C'est vrai que depuis que je suis réveillé, elle ne travaille plus. Elle la garde lorsqu'on sort un peu. Tu ne pourrais pas lui trouver un travail.
– C'est fait.
– En quoi ?
– Une amie m'a demandé si je connaissais une baby-sitter et je lui ai conseillé Miranda.
– Elle le mérite, oh te voilà,'' dit Kanda en regardant Daisy qui était au pied de la porte.
Ils regardèrent Daisy qui gambadait dans la chambre. Allen quant à lui était venu l'embrasser.
– Oui,'' dit tout fière de lui. Aru émit quelques bruits.
– On ne t'oublie pas, ma puce,'' dit Kanda en embrassant son front.
– Tu vas faire quoi lorsque je vais travailler ?
– J'en sais rien peut-être rendre visite à Lenalee et Lavi qu'on n'a pas vu depuis quatre semaines. Eux aussi, ils sont occupés. Je vais les appeler pour voir.
– Je crois que tu vas laisser Aru avec Lenalee ou Miranda ?
– Pourquoi ?
– J'avais complètement oublié de te le dire. La police a appelé hier alors que tu dormais. Ils veulent te voir pour identifier ton père.
– Mmm, génial. Il me pourrit la vie jusqu'à sa mort.
– Tu veux que je vienne avec toi ?
– Non pas besoin. Tu as besoin d'aller travailler.
Il enleva le biberon de sa bouche. Aru gigota quelques instants puis se calma.
– C'est à quelle heure ? Demanda Kanda.
– À n'importe quelle heure mais le plus tôt sera possible.
– Je vais le faire maintenant parce qu'après je n'aurais plus le courage.
– Je sais,
Allen regarda sa fille qui fermait les yeux tout doucement, mais son petit rot lui fit ouvrir les yeux avant de les fermer à nouveau.
– Elle vient de s'endormir,'' dit Allen.
– Je vais aller la coucher. Toi, va te préparer.
– Oui, dit-il en embrassant le front de sa fille avant de partir. Kanda l'allongea sur le dos et la couvrit de sa petite couverture bleue. Aru gazouille quelques instants puis elle sourit dans son sommeil. Kanda fit de même.
– Je t'aime…
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– Est-ce que c'est votre père ? Demanda une policière.
Kanda le regarda longuement. Cet homme qui l'avait fait souffrir était six pieds sous terre. Il ne tiqua pas lorsque les personnes autours de lui parlaient. Certes, ce n'était pas facile de montrer ses émotions et surtout venant de cet homme. Il n'allait pas pleurer pour lui, hors de question.
– Oui, dit-il sa voix était d'une telle froideur que quelques personnes frissonnèrent. D'autres ne comprenaient pas son comportement. Il venait de perdre son père pourquoi ne pleurait-il pas ? S'ils savaient ce que son soi-disant père lui avait fait, ils n'auraient plus pitié de cet homme.
– Comme vous êtes le seul lien qui lui restait.
– Et sa famille ? trancha Kanda. Il s'en fichait de quoi il avait l'air. Il ne voulait plus rester ici plus longtemps.
– On n'a pas de leur nouvelle.
– Je vous donne leur numéro.
– Ok » dit la policière confusément.
– J'espère qu'ils sauront quoi faire.
Les personnes étaient restées bloquées en voyant le japonais partir sans dire plus rien. Il en avait terminé avec cet homme pour toujours. Et ils n'avaient aucun droit de le retenir ici. Maintenant, c'était sa famille qui devait régler ce problème.
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Il était assis en train de parler avec ses amis. Il s'amusait bien. Kanda ne leur avait jamais montré une photo de ses parents. Donc, pour eux, c'était une journée normale et c'était parfait pour lui. Il regarda les enfants de sa meilleure amie qui étaient fascinés par sa fille. Lavi dit en murmurant pour que les enfants n'entendent pas à ses amis.
– J'ai lu dans le journal, qu'il y a plusieurs meurtres depuis deux mois.
– Quoi ! Dit Lenalee, – ils ne l'ont pas encore attrapé ?
– Malheureusement, non et en plus ajouté à ça la mort d'un autre homme il n'y a pas longtemps.
– Ça va Kanda, dit Lenalee.
– Oui ne t'inquiète pas. Ce n'est rien,'' répondit le brun.
– On t'a même pas proposé quelque chose à manger, dit Lavi.
– Je n'ai pas besoin.
Ils continuèrent à parler jusqu'à tard. Ils étaient partis. Lavi le ramena chez lui et partit travailler. Alors que Lenalee restait à la maison pour s'occuper des enfants. Elle travaillait que la nuit. Elle aimait beaucoup son travail. Elle devait laisser ses enfants chez son grand frère une demi-heure avant que son mari puisse aller les chercher pour rentrer chez eux.
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Aru dormait alors que Kanda était dans sa chambre en train de chercher des vêtements pour demain. Son fiancé n'était pas encore rentré. Il regarda partout, il ne trouva aucun à son goût. Il devra faire du shopping. Il avait horreur de ça puis il se rappela l'autre placard. Son moyashi lui avait mis ses anciens vêtements. Il était parti dans le salon. Il regarda quelques vêtements. Il trouva ce qu'il cherchait lorsqu'il fit tomber une petite boite noire.
Il fronça les sourcils. C'était cette même petite boite que lui et son homme s'étaient disputés. Il la prit et étonnement, elle était ouverte. Lui qui pensait que la boite était perdue, il venait de la retrouver. Il sentit un long frisson alors qu'il ouvrit la boite noire. Il entendit une voix qui lui murmurait à l'oreille. Ses yeux regardaient le salon, mais il n'y avait personne. Il retourna vers le petit objet, il regarda. Dedans, il trouva une bague magnifique. Elle était dorée et argentée. Il la prit pour voir sa structure. Il l'aimait vraiment.
Son homme était vraiment abruti pour se disputer avec lui à cause d'une bague. Il regarda et il avait l'impression d'être aspiré par cette bague. La couleur prenait vie. Il n'imaginait rien. Quelqu'un l'appelait de plus en plus fort. Il sentit son corps s'envoler. Lorsqu'il se reprit, il se trouvait dans un salon mais pas le sien. Plus vieux, venant d'une autre époque.
– Qui êtes-vous ? demanda Kanda alors que l'homme se rapprochait toujours.
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Allen était rentré. Il appela son amant, mais il ne répondait pas. Il pensait qu'il dormait. Il était allé voir sa fille qui dormait puis partit dans la chambre, mais son amant n'était pas là. Il commença à paniquer. Son amant n'aurait jamais laissé sa fille seule. Il regarda les placards et trouva toujours les vêtements de son amant. Il était parti dans le salon pour voir si des vêtements avait disparu. Il n'avait plus besoin lorsqu'il trouva la petite boite par terre.
Il le prit et ne trouva pas la bague. Il soupira et mordit sa lèvre inférieure nerveusement. Son amant allait le tuer.
– Kanda, pourquoi tu as regardé cette bague ? Il n'attendait que ça » parla Allen.
Il ne savait pas comment il allait rentrer en contact avec eux. Certes, son amant n'était pas en danger avec lui, mais il voulait être là pour expliquer avant que cet abruti ne prenne la parole.
– Attends-moi Kanda. Je vais bientôt te chercher.
Il prit une longue respiration et trouva la solution mais d'abord, il devait mettre sa fille à l'abri. Il fit un enchantement qui faisait que sa fille n'était vue de personne sauf lui et Kanda. Il protégea la maison aussi avant de s'allonger sur le canapé. Il devait bientôt le rejoindre. Il murmura quelques mots avant d'être aspiré aussi.
À suivre…
