Chapitre 14 :
Partie 2 : deux mois
Devant lui, se tenait un homme. Il portait un manteau, ses yeux étaient noirs, sa peau blanche. Lorsque Kanda le vit s'approcher encore de lui, il le vit se transformer. Il écarquilla les yeux. Maintenant les humains pouvaient se transformer, à moins que celui-ci n'en était pas un. Sa peau était devenue noire. Il n'essayait même pas de bouger, une force le retenait sur le canapé.
– Je ne voudrais pas que tu te fasses du mal, dit-il d'une voix calme et sereine,'' il s'assit de son côté, il prit sa main,- enfin, je te vois. Il y a tellement longtemps que je te regarde sans pouvoir te toucher,'' il caressa la joue droite de Kanda, mais celui-ci se retourna pour ne plus avoir ce contact,- je ne te veux aucun mal. Tu es venu ici parce que tu cherchais des réponses,'' dit-il plus sérieusement.
– Non, je ne cherchais pas vraiment des réponses. J'ai juste trouvé une bague et, d'un coup, je me suis trouvé ici. Qui es-tu ?
– Tu sais déjà qui je suis !
– Je ne t'ai jamais vu.
– Oh non, mais ton cœur si. Tu es ici et tu ne te méfies même pas de moi. Tu sais déjà qui je suis, pas vrai, Kanda,'' dit l'homme en embrassant ses lèvres. Sa main gauche sans savoir pourquoi et le gifla de toutes ses forces,- tu vois quand tu veux tu peux'' en rigolant.
– Ne m'embrasse pas'' si ses yeux pouvaient tuer, il aurait fait.
– Ton amour à mon égard est fort.
– Est-ce que tu es en train de te moquer de moi ?
– Jamais de la vie.
Kanda soupira mais où a-t-il encore atterri ? Cet homme n'était pas mauvais. Il sentait qu'il le connaissait mais d'où ? Il ne se souvenait plus. Son regard lui disait quelque chose. Il le regarda bien, le brun savait qu'il n'était pas en danger avec lui mais plutôt protégé. Sauf qu'il n'a pas vraiment aimé être embrassé par lui. Savoir n'était pas le problème, c'était peut-être juste une impression mais en quelque sorte, il sentait la présence de son amant en lui. C'était stupide, il était en train de délirer. Il ne devait pas paniquer. Il a laissé sa fille toute seule. « Et voilà ce que ça fait d'être parents » pensa le brun. Il espérait que son moyashi n'allait pas s'affoler de trouver leur fille seule chez eux.
– Ne t'inquiète pas. Notre fille va bien. Il prend soin d'elle.
– Notre fille, en tout cas je n'ai pas le souvenir de l'avoir fait avec un inconnu.'' dit le brun nonchalant.
– Je ne le suis pas et tu le sais Kanda. Regarde-moi dans les yeux et dis-moi que tu ne ressens rien vis-à-vis de moi. Tu sais qui je suis… !
– Je dois paraître fou ou j'ai carrément perdu la tête. Ou peut-être je fais un rêve mais dans tes yeux je le vois » parla le brun tout simplement. L'impression était là, il ne voulait pas le nier.
– Oui tout simplement que moi et lui, on ne fait qu'un. Je pourrais me transformer en lui, mais j'aime mon identité.
– Je suis vraiment en train de rêver, mais je ne sais pas si c'est un cauchemar.
L'homme en question s'allongea sur le canapé, Kanda ne s'attendait pas du tout à ça.
– Alors, si c'est un rêve. On peut faire tout ce qu'on veut ? Dit-il en l'embrassant.
– La gifle ne t'a pas suffi.
– Non », dit-il amusé, – et puis tu me laisses faire, je suis lui et lui est moi. Tu n'es pas en train de le trahir.
– Dégage, qu'importe. Je ne coucherais pas avec toi.
– Oui ta cicatrice.
– Comment et même je ne coucherais pas ?
– Je suis les yeux d'Allen. Depuis que vous êtes mis ensemble, je te vois. Je te connais comme il te connaît. Dis-moi tu ne l'as jamais trouvé bizarre.
– Tout le monde est bizarre !
– Je te parle de ses absences répétées lorsque que tu avais 19 et lui 17 ans. Tu ne trouvais pas ça bizarre.
– Il avait des problèmes à régler et je ne vois pas en quoi moi, je lui poserais la question. J'attends toujours qu'il vienne vers moi.
– La confiance ! Un beau mot, il t'a fait souffrir plusieurs fois et tu lui pardonnais toujours, dit l'homme en caressant les cheveux du brun.
– Moi aussi, je suis fautif. Je ne suis pas parfait surtout lorsqu'on aime quelqu'un.
– Oui, je te l'accorde. Et depuis tu apprends petit à petit encore ce qu'il cache. Il n'a jamais voulu te le dire.
– Pourquoi, tu me dis ça. Tu n'es pas censé le protéger, dit Kanda confusément.
– Oui mais avec toi, je suis incapable de mentir.
– De quoi tu parles !
– Tu es tout simplement mon âme sœur. Je t'ai vu il y a longtemps même avant ta naissance. Je voudrais tellement te raconter tout.
– Alors commence par le début'' âme sœur, Kanda avait envie de rire,- comment t'appelles-tu ?
– Mon nom d'origine c'est le quatorzième. J'étais dans un espace renfermé, j'attendais mon corps pour que je puisse me réincarner.
– Son corps ?'' pourquoi Kanda l'écoutait s'était un mystère.
– Oui, c'était la première fois que je voyais mon corps d'origine. D'habitude je me réincarne avec les affinités mais là, Allen faisait partie de la famille Noé. Mon sang coulait en lui, j'étais tellement stupéfait. Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu mon corps d'origine,'' il caressa la joue du brun,- je t'ai vu dans son regard lorsqu'il avait 12 ans. Tu l'as déjà rencontré sans que tu t'en aperçoives.
– Je n'aurais pas oublié quelqu'un qui avait les cheveux blancs.
Le quatorzième rigola de bon cœur :
– Oh tout simplement qu'il cachait ses cheveux sous une capuche. Et puis, ce jour-là, c'était moi qui te regardais. J'avais pris le contrôle de son corps pour te retrouver. À cette époque, il ne savait même pas que j'existais,'' il fit une pose pour venir embrasser Kanda sans que celui-ci le repousse. Kanda ne savait quoi faire à part écouter, il n'y avait pas d'autre solution. Son "amant" continua, enfin, il essayait,- c'était lorsque qu'il était rentré dans la famille Noé qu'il a appris beaucoup de choses sur lui. Au début, c'était la guerre entre lui et moi mais, à la fin, d'un commun accord, on a trouvé un terrain d'entente. Plus tard, on a eu une mission, enfin je lui ai donné une mission. Cette mission consistait à te trouver.
– Quoi ! Dit Kanda, il commençait à voir mal à la tête.
– Comme je t'ai dit, tu es mon âme sœur et je n'allais pas chercher ailleurs alors que tu étais là,'' le quatorzième caressa la joue de Kanda, il vint l'embrasser. Kanda n'a pas eu le courage de le repousser. Il était lui, son amant et c'était tout,- alors, on a commencé à tâter le terrain. On a rencontré Lavi Bookman, on est devenu amis,'' il fit une pose pour regarder son brun qui avait l'impression d'être ailleurs. Pourquoi il était tombé amoureux déjà ?,- il nous parlait beaucoup de toi et sa Lenalee,'' Kanda en entendant ça, il émit un petit rire sans le vouloir,- oui, j'ai dû souffrir. C'était Lenalee par ici, Lenalee par là. Avec lui, je n'avais qu'envie de meurtre. Le plus impatient était Allen bien sûr, tu connais son caractère,'' Kanda hocha la tête,- on s'intéressait plus à ses histoires lorsqu'il parlait de toi et un jour, il nous avait invité à une fête. On ne savait même pas si tu allais venir. Il ne nous avait pas dit. On a passé la soirée à te chercher, tu bouges vite Kanda.
– Ce n'est pas ma faute,'' le brun se renfrogna. Le quatorzième le trouvait trop mignon.
– Et puis on t'a trouvé à la cuisine assit sur une chaise la tête posée sur une table. On avait l'impression que tu allais mourir.
– C'était presque ça, je ne boirais plus jamais comme ça.
– Et tu l'as fait. Et puis, le jour suivant tu te retrouves chez-moi,'' Kanda rougit, – c'était tout ce que j'espérais et je ne pensais même pas qu'on pouvait être intime avec toi comme ça.
– Je me rappelle. Je ne savais même pourquoi je faisais ça. Il était tellement là, il me comblait enfin vous deux, je ne sais plus.
– On est une seule entité. Il faut tu saches qu'on ne fait qu'un. On ne peut pas vivre l'un sans l'autre. Tout ce qu'il ressent, je le ressens.
Kanda le regardait en lui souriant même s'il y avait quelque chose qui le bloquait sur le canapé, il avait envie de le toucher. Le brun parla :
– Enfin pour dire que mon comportement, ce jour-là, était incroyable. C'était la première fois que je couchais avec quelqu'un sans le connaître. Et pourtant, ça faisait longtemps que je n'avais pas couché avec quelqu'un.
– Nous aussi, on était surpris mais c'était agréable. On pensait que ça serait difficile de te convaincre qu'on t'aimait et ce que tu représentais pour nous.
– Oui dans d'autres circonstances, je vous aurais remballé.
– Weh c'est ce qu'on s'est dit. Et puis, on était ensemble. On avait prévu de te dire ce qu'il était pour que tu puisses m'accepter mais rien n'était passé comme prévu. La famille Noé était en colère lorsqu'on a quitté leur clan. C'était le jour le plus heureux qu'on avait jamais eu. Mana pourtant l'avait prévenu mais lorsqu'on est adolescent on n'écoute plus vraiment. C'était l'âge de l'ingratitude.
– Une période où personne n'a pas envie de vivre, mais on est obligé, dit Kanda en grimaçant.
– Ça va.
– Oui, c'est juste que mon cou me fait un peu mal.
– Laisse-moi te faire un massage.
Kanda le regarda longuement avant de hocher la tête. Autant écouter et être massé. Le quatorzième passa ses cheveux devant, il sentit deux mains posées sur ses épaules en le massant. Une minute passa, il se sentait tellement bien. Même avec les révélations, il ne voulait vraiment pas gâcher ce moment. Il émit un léger gémissement qui était aperçu par le quatorzième. Il posa ses lèvres sur son épaule droit.
– Qu'est-ce que vous faites ?
Kanda se retourna brusquement en voyant son homme debout en train de fusiller le quatorzième du regard.
– Il est à moi, dit Allen simplement avant de retirer Kanda des bras de son double.
– Ne sois pas radin, partage.
– Tu le partages assez avec mon corps'' redit le blandin.
– Hahaha, la jalousie te va bien. Tu as oublié que je suis-toi.
– Qu'importe, dit-il en asseyant Kanda à ses côtés de l'autre côté. Le quatorzième trouvait ça amusant.
– Ça va Kanda, il ne t'a rien fait.
– Non » dit-il en pensant à ce qu'ils avaient fait.
– Tu es bizarre, dit Allen avant de regarder son double, – tu lui as fait quoi ?
– Oh rien de bien méchant juste un charme magique pour le calmer.
– Et tu en profites !
– Noooon, dit-il en exagérant.
– Tu es incorrigible.
– N'oublie pas, je suis ton côté le plus sombre.
– Je ne l'ai jamais oublié.
Allen se retourna vers Kanda qui lui souriait.
– Je vais te tuer lorsque je n'aurais plus ce machin truc sur moi. Pour l'instant j'encaisse.
– Oui chéri,'' sourit nerveusement Allen en caressant la joue de Kanda. Il regarda le quatorzième, – tu lui as raconté ?
– Oui presque tout.
Allen soupira, il était arrivé à temps. Au moins cette partie, il pourrait expliquer à son amant qui était docile à ses côtés. « Oh Zeus sauve-moi de ça » pensa Allen.
– K… Kanda, c'est à cause de moi que tu es tombé enceint,'' Kanda n'avait pas la force de le foudroyer du regard. Il prit sa main droite et le serra fort, mais il n'avait plus de force,- je ne savais pas que tu allais réagir comme ça. C'était lui qui me l'avait proposé, dit Allen. Kanda regarda le quatorzième qui souriait de toutes ses dents.
– Connard, murmura Kanda.
– Merci, dit-il en l'envoyant un bisou avec sa main.
– Arrête. Ce n'est pas toi qu'il va étriper plus tard.
– Hahaha, si tu veux j'enlève le sort.
– Hors de question.
Allen était en train de paniquer.
– Je l'enlèverais plus tard. En fait l'homme qui t'a donné cette boisson, c'était moi enfin lui.
– Moyashi, prépare-toi. J'ai tellement envie de te sauter au cou. Me faire ça sans mon avis.
– Je pensais que tu allais être content.
– Donc en fait, tu n'écoutais pas quand je te disais que je ne voulais pas d'enfant. Je parlais avec qui alors ? Si tu n'es même pas capable de m…
La phrase mourut dans sa gorge, son moyashi venait de lui couper la parole en l'embrassant.
– C'est qui, qui profite de lui maintenant, dit le quatorzième en rigolant.
– Ta gueule, je le fais pour son bien, dit Allen tout à fait sérieux.
– Tu le fais pour mon bien, enlève le sort et je vais faire pareille avec toi mo-ya-shi,'' dit Kanda en appuyant bien avec son surnom, – tout ce que je viens d'apprendre et je sais ce qu'il y a encore. Savoir que l'homme que j'aime n'est qu'un mensonge.
– Non,'' Allen le coupa, – je suis toujours cet homme Kanda. Je t'aime depuis que j'ai posé les yeux sur toi. Tu n'as pas le droit de dire ça. Je suis désolé de ne pas te l'avoir dit plus tôt, mais je ne voulais pas que tu aies un lien avec ce clan,'' il mordilla ses lèvres.
– Crache le morceau, moyashi…
– Ton accouchement, c'était à cause de Road. Elle était jalouse. Elle a utilisé son pouvoir sur toi.
– Vous êtes une famille dangereuse,'' dit Kanda en le regardant. Ses yeux étaient embués. Il regarda son double. Il sentit une puissance magique incroyable. Il fronça les sourcils mais la réponse était venue.
– Je n'ai pas beaucoup aimé la passivité d'Allen. Il l'a laissé juste partir. Moi, je l'aurais tout de suite tué » dit le quatorzième.
– Je ne pouvais pas le faire, j'étais plus concentré à aider mon compagnon.
– Si tu le dis…
– Donc, en fait, c'est à cause de toi'' murmura Kanda en les écoutant.
– Oui, dit-il en soupirant.
– Cette jeune femme est amoureuse de toi et toi, tout ce que tu trouves intelligent à faire, c'est de présenter ton petit ami qui est à son neuvième mois de grossesse à elle. Tu ne trouves pas que quelque chose cloche,'' dit le japonais ironiquement. Il commençait à retrouver ses esprits. Le quatorzième le remarqua.
– Et en plus, il l'a vu dans un hôtel » ajouta le double d'Allen.
– Quoi ! Tu te fiches de moi » si un seul regard pouvait tuer, le blandin serait déjà mort.
Kanda lui sauta dessus, ses deux mains étaient sur le cou de son amant, enfin s'il restait encore.
– K… Kanda, a… arrê…t…te, dit Allen à bout de souffle.
– Je n'ai même pas le courage de te tuer » le brun était un peu déçu.
– V… viens faire quelque chose-toi, dit Allen en regardant le quatorzième.
– Non, tu le mérites. Laisse-le faire. Regarde-le, il en a besoin'' sa voix était douce sans aucun malice.
Allen fit ce qu'il demanda. Son amant avait les larmes aux yeux, ses joues rouges de colère, mais il percevait une tristesse infinie. C'était la confiance qu'il avait posée en lui qui faisait souffrir son amour.
– Kanda, je ne sais plus quoi faire pour que tu me pardonnes. Il ne sait rien passer entre elle et moi. Je préférais me tuer que de te trahir.
– Comment veux-tu que je te fasse confiance alors que tu m'as menti sur beaucoup de chose. Cette grossesse, cette famille, ton pouvoir, celui-là, finissait-il en appuyant plus sur sa gorge tout en regardant le quatorzième.
– J… je vais te montrer alors comme ça tu sauras tout'' il n'arrivait plus à bien parler.
– Fais-le alors,'' cria Kanda.
Ses yeux étaient devenus noirs, sa colère montait de plus en plus. Allen lui montra en possédant l'esprit de son amant. Kanda vit le jour où Allen et Road s'étaient rencontrés. Son amant ne faisait que le protéger, le mettre à l'abri. Le brun lâcha sa gorge et posa ses deux mains sur sa bouche pour ne pas crier. Il regarda cet homme qu'il était censé connaître.
– Qui es-tu ?, demanda le japonais.
– Je suis Allen Walker, ton compagnon.
– Tu es un…
– Ne le dis surtout pas. Je ne pourrais pas le supporter venant de toi,'' dit Allen en le regardant. Ses larmes étaient prêtes à sortir. Kanda respira un bon coup pour reprendre la parole. Ils ne se rendirent pas compte de la disparition du quatorzième. Il n'avait plus rien à faire ici. Ce n'était plus son problème. Il espérait qu'Allen arrivera à convaincre Kanda de rester avec lui. Le temps était compté.
– Comment ça se fait que je n'ai rien marqué ?. J'ai dû mal à penser ça de toi. Je…
– Je sais que c'est difficile, mais je n'ai pas changé. Je suis toujours le bon vieux Allen.
– Oui le bon vieux Allen qui tue des gens. C'est un passe-temps pour toi ?!
– Non et tu le sais très bien. Tu as vu tout et puis je tue des gens qui me sont assignés, pas plus. J'enquête et puis je décide.
– Dis-moi comment je n'ai pas remarqué que tu sortais souvent et pourtant tu étais toujours avec moi.
– J'ai mis un sort sur la maison qui pouvait agir avec n'importe qui. La personne qui rentrait avait toujours dans la tête d'arriver plus tôt donc de sortir plus tard. Avec toi, c'était différent, l'impression était différente. Une illusion d'optique, tu pensais que j'étais toujours là lorsque je te disais que je revenais à quelle heure. Ton cerveau faisait le reste.
– En gros tu m'as manipulé.
– Oui.
Kanda le frappa au torse. Allen s'étouffa.
– Pourquoi m'as-tu rien dit ?" le brun le regarda, ses larmes menaçaient de couler.
– Je voulais que tu restes à l'abri.
– Dis-moi si tu venais à être tué, être porté disparu, aller dans une prison. Dis-moi comment moi je pourrais régler ça ?. Si je ne connais rien du tout. Moi qui ai toujours pensé que la magie n'existait pas et que, par une même occasion, à l'intérieur de toi, il y a un autre qui vit.
– Kanda…
– Bon sang, tu me rends dingue. Pourquoi je n'ai pas eu quelqu'un de plus normal, ah…
– T..tu ne me quittes pas," dit Allen aillant peur de la réponse.
– Bien sûr que non, ce n'est pas ça qui va m'éloigner de toi. On a enduré beaucoup de choses pour nous laisser aller comme ça. On a eu une fille ensemble, je te signale.
– Elle va bien.
– Je l'espère pour toi'' une pause, Kanda reprit,- merci…
– De quoi ?
– De l'avoir fait.
Allen lui sourit, sa main vint vers son cou pour le faire pencher. Leurs lèvres se touchèrent.
– Je ferais n'importe quoi pour toi. Maintenant, il est sorti de ta vie à jamais.
– Oui," ils s'embrassèrent, – tu as de la chance que je t'aime.
– Je sais et merci d'accepter ce que je suis.
– Je suis obligé maintenant que je sais que j'habite avec une personne à l'intérieur de toi. Je me demande comment vous cohabiter » dit Kanda pensif. Allen rigola. Il n'avait plus de secret pour son amant. Il pouvait dormir tranquille,- comment on sort d'ici ? Demanda Kanda.
– C'est simple avec la bague.
– Je ne l'ai pas.
– Oui tu l'as. Il est dans ton annulaire mais invisible. Si je le retire, on rentre à la maison.
Kanda hocha la tête et Allen l'enleva. Le décor changea, ils étaient dans leur maison dans le salon sur le canapé toujours dans la même position.
– J'ai de la chance de t'avoir," dit Allen avant de l'embrasser. Leur fille se mit à pleurer.
– J'y vais, mais on n'a pas encore terminé cette conversation," dit Kanda. Allen hocha tout simplement la tête. Son amant l'a accepté, c'est tout ce qu'il avait besoin. Depuis tellement longtemps, il l'avait cherché et enfin il l'avait trouvé.
– Je t'avais qu'il allait accepter » dit une voix dans sa tête.
– Oui tu avais raison. Ne te réjouis pas trop, connard
Allen était plutôt amusé de cette situation.
– Toi-même''répondit son double dans le même ton.
« Merci, Kanda » pensèrent-ils en même temps.
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Maintenant qu'il pouvait utiliser sa magie, il le faisait tout le temps pour amuser sa fille qui ne faisait que gazouiller ou sourire. Il était de garde, Kanda était parti avec Lenalee acheter quelques vêtements et autres choses. Son japonais lui avait expressivement interdit de sortir de cette maison tant qu'il n'était pas revenu. Il avait enlevé tous les enchantements qui étaient dans cette maison. Il n'enleva pas le sortilège de protection et ça son amour pouvait le comprendre. Il mit une protection sur la cicatrice de son amant. En résumé, il était puni pour tous ses mensonges qu'il avait dits. Il trouvait ça débile mais mignon. Il était traité comme un enfant dans cette maison. Kanda lui avait fait remarquer. Ce n'était pas de sa faute lorsque son soi-disant japonais ne voulait pas lui faire la faveur de coucher avec lui. Il était puni de ce côté-là aussi. C'était injuste, mais il avait accepté ça avec dignité. Le quatorzième se moquait de lui tout le temps, c'était pénible.
– C'est un ange mon cœur ta maman," dit-il en prenant sa fille dans ses bras,- il accepte tout ce que je viens de faire même si parfois il sursaute un peu en me voyant, mais ce n'est rien ma puce. Il est toujours avec moi.
Allen lui fit quelques grimaces pour l'amuser. Sa fille aimait beaucoup lorsqu'il cachait son visage de ses deux mains avant de les ouvrir pour dire bouh. Elle souriait comme pas possible. Elle avait le même sourire que lui. La couleur de ses cheveux était de la même couleur que son amant mais avec des reflets argentés.
– Il est l'heure que tu prennes un bain, Aru.
La petite fille était plus concentrée par les mouvements de son père. Il prépara tout le matériel et la déshabilla.
– Tu es prête à aller dans l'eau, on y va. Un, dit-il en balançant sa fille de bas eu haut en touchant doucement, – deux et trois.
Aru en sentant l'eau, elle commença à bouger les pieds, les mains. Elle mouilla son père.
– Oh moins, tu aimes l'eau.
Allen finissait de lui donner un bain. Il prit la serviette et l'entoura. Il gigota ses jambes. Il posa Aru sur le canapé.
– Bon maintenant où est passé le talc…
Il le chercha partout.
– Ah, il est où ?
Il monta pour aller chercher un autre lorsque sa tête toucha quelque chose. Il regarda l'objet en question. C'était le talc mais le problème c'était qu'il était dans les airs. Ce n'était pas lui, il regarda Aru et vit ses yeux dorés. Il ne croyait pas à ce qu'elle venait de faire. Elle possédait les mêmes pouvoirs.
– Waouh Aru, c'est toi qui as fait ça ?
Allen lui montra du doigt. Aru lui sourit
– Tu es incroyable. Quand ta maman va venir, il va être surpris. C'est super Aru. Tu es tellement petite et pourtant, ton pouvoir s'éveille.
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– Tout ça c'est à cause de toi.
– Noooon," dit Allen.
– Qui a le pouvoir dans la maison. Pourquoi, son pouvoir s'éveille ? Aru ne renverse pas l'eau s'il te plaît.
Aru s'arrêta alors que le brun prenait le bol d'eau.
– Elle a ton pouvoir, j'aurais aimé qu'elle le découvre plus tard, ce n'est qu'un bébé.
– Alors, on fera avec," dit Allen. Kanda le frappa sur la tête.
– On fera avec, tu te fiches de moi c'est ça. C'est qu'un bébé pauvre idiot. Elle ne comprend pas encore les choses.
– Alors, on va lui montrer," dit-il en frottant a tête, – tu m'as fait mal.
– De toute façon, ce n'était pas pour faire du bien, abruti.
– Arrête de me traiter d'abruti.
– Mais c'est ce que tu es !
Kanda était à bout et son petit ami rigolait de lui. Qu'est-ce qu'il pouvait le maudire. Kanda regarda Allen avant d'exploser de rire.
– Bien fait, bravo ma fille," dit Kanda avant d'embrasser sa petite sur le front.
Allen venait de recevoir une peluche sur la tête.
– Pourquoi tu es contre moi Aru ? Je suis ton père quand même » se plaignit Allen.
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Ils étaient couchés dans leur lit. Allen tenait Kanda dans ses bras.
– Prêt pour un nouveau voyage ?'' dit le maudit.
– Quand ?'' demanda le brun.
– Au mois de mai.
– Ok pour moi.
– Cool et comme ça, je finalise nos fiançailles.
– Quoi ! Je ne vais pas pour me marier tout de suite.
– Kanda, arrête de faire ton enfant.
– Hors de question !
Allen monta sur lui en tenant ses deux bras de chaque côté de sa tête.
– On va le faire.
– Pas question.
Allen vint l'embrasser.
– Oui.
– Ouiiiiiiiii, dit Kanda en rigolant alors que son amant lui faisait des chatouilles. Kanda le bascula de l'autre côté. Allen tomba sur le sol,- bien fait.
– Tu vas voir.
Allen prit les cheveux de son amant. C'était la première chose qu'il voyait.
– Tu m'as fait mal, moyashi.
– Pas ma faute, dit-il en embrassant son amant qui était sur lui.
– On est des vrais gamins," dit Kanda en enfouissant son visage dans son cou.
– Oui, mais des gamins qui s'aiment pour toujours.
Ils restèrent ainsi à s'amuser jusqu'à l'heure du coucher. Leur fille dormait profondément depuis quelques heures. Ils étaient complets et c'était tout ce qui importait au couple.
À suivre…
