Dumbledore n'était pas un homme bon. Il se cachait, dérrière ses mots de passes ridicules d'enfants de trois ans, ses inépuisables plateaux de caramels et ses airs paternes, et tout le monde tombait dans le panneaux mais ce n'était pas un homme bon. L'observation la plus élémentaire de son comportement avec Potter aurait permis de le constater. Mais les gens se laissaient abuser par les cartes chocogrenouilles qu'on leur agitait sous les yeux. C'était consternant.
Manipulable Potter. Influencable Potter. Naif Potter. Comme son père. Il suffisait de lui agiter un peu de popularité sous les yeux pour qu'ils suivent comme un chien. Pareil pour Black. Qui était littéralement un chien lui d'ailleurs. Rémus. James. Sirius. Peter. Ce qui regardaient. Tous des chiens. Sauf Lily. Près à détruire quelqu'un pour quelques grammes de popularité. Et le merveilleux, l'omniscient, le bienveillant Dumbledore, malgrès Lily qui était surement allé le prévenir, n'avait rien vu, trop occupé à se lisser la barbe du haut de sa tour, avait ensuite été tout faché de le voir devenir mangemort pendant la première guerre , puis, magmanime et rayonant, avait daigné lui pardonner, et maintenant, lui faisait faire l'agent triple chez les mangemorts, un rôle qui finirait forcément par tuer le maitre des potions . Mais c'était le prix du pardon Dumbledorien.
Mais qui allait lui pardonner à lui Dumbleore, l'homme qui passait sa vie à envoyer tous les Potter au casse pipe les uns après les autres? Dumbledore avait tout simplement le don de faire accompagner Harry par les mauvaises personne. Les Dursley, Hagrid...Et maintenant Black? Comment pouvait il croire un seul instant que cette vielle chose détruite qu'était l'évadé d'Askaban pourrait prendre soin d'Harry? Il n'avait pas été capable de prendre soin de lui même. Ni de James. Et encore moins de Lily.
Lily.
Non, si Black s'occupait d'Harry, il y allat encore y avoir un malheur, Snape le sentait. Il avait éssayé de le dire à Dumbledore avant qu'il n'envoie la lettre à Black. Il ne l'avait pas écouter. Il était ensuite intervenu dans le bureau, pour leur expliquer tous les deux, le plus calmement possible, que ce n'était pas rationel de demander à Black de s'occuper de Potter. Ils ne l'avaient pas écouter. Il fallait donc agir autrement. Et seul. Mais Snape avait l'habitude. Peut être que si Lily avait vécu, elle seserait rendu compte que James était un salaud et...Non. Ne pas penser à Lily.
Ne pas penser à Lily.
Ne pas penser à Lily.
Ne pas penser à Lily.
Lily. Ne. Pas. Penser. A. Lily.
Snape regarda le polynectar qu'il remuait consciencieusements depuis plus de deux heures, et en inspecta un échantillon d'un euil aiguë. Il était parfait. Il y avait mit toutes son ames. Sans doutes une des meileures potions de polynectar faites par un sorcier ses cinquante dernières années.
Snape eut presque mal quand il dut y ajouter les dix centilitre de venin de Basilic, le plus mortel des venins. Gaché une belle potion...Mais enfin, il fallait que ce soit fait.
Après avoir ajouté le poison, Snape remua soigneusement le tout. Comme il l'avait prévu, bien réalisé, le polynectar ne voyait ni sa texture, ni son gout, ni son odeur modifié.. A part un maitre de potion, personne ne verrait la différence, et certainement pas l'autre chien.
Maintenant, il était temps d'aller voir Sirius Black et de lui donner son polynectar personalisé...
