Les personnages appartiennent à SM.
L'histoire appartient à AnLynne, elle est parue sous le titre : '' Refuge in Darkness '' lien sur mon profil.
lililoo est ma ßêta pour ce chapitre. Merci pour ton travail remarquable.
Chapitre quinze : Un vampire à Forks
Quatre centres commerciaux, quinze magasins, une boutique et elle se sentait prête à chavirer. Bella Swan a juré qu'elle ne se plaindrait plus jamais de sa vie pour une journée de shopping, du moment qu'elle ne serait pas de nouveau obligée d'y aller avec Alice. Elle avait l'impression d'avoir été traînée derrière Alice comme si elle était sa poupée préférée. Ce qui était injuste, il y avait beaucoup d'autres personnes mal habillées. Pourquoi avait-elle été ciblée ? Avait-elle fait quelque chose dont elle ne se rappelait pas ? Était-ce la raison de cette torture ?
'' - Est-ce que tu ne te sens pas mieux ? '' L'a interrogée Alice pendant qu'elle pliait et rangeait avec bonheur les nouveaux et coûteux vêtements de Bella.
'' - Non. ''
'' - Moi si. '' Elle a commencé à fredonner avec une voix pour laquelle un ange donnerait ses ailes.
Bella a levé les yeux au ciel avant de se laisser tomber dans son lit, savourant la façon dont son oreiller était doux, à quel point le matelas lui semblait confortable. Ses pieds palpitaient douloureusement. Elle n'aurait pas été surprise s'ils avaient saigné puisqu'ils semblaient légèrement trempés, mais si tel avait été le cas, un de ses colocataires vampires aurait perdu le contrôle et elle serait morte. Enfin, où était son soi-disant frère quand tu avais besoin de lui alors que les dépenses de Barbie montaient en flèche ?
Ballottant au bout de son bras tendu se trouvait une tenue rouge et noire parfaitement pliée. Bella a levé le petit doigt pour sentir la douceur incroyable de la matière.
'' - Je suis fatiguée. '' L'a-t-elle informée en lorgnant la tenue avec prudence.
'' - Tu vas sortir avec Jasper ce soir. Il va te le demander, mais je veux que tu sois prête. En ce moment, il est coincé dans les embouteillages. ''
Bella a saisi le simple haut d'un rouge éclatant et le jean noir ajusté. '' - Où m'emmène-t-il ? ''
'' - C'est une surprise. Tu vas adorer. ''
Si cela consistait à se déplacer, elle n'était pas prête à s'engager. Elle a laissé retomber sa tête en arrière et elle est instantanément tombée dans un profond sommeil plein de rêves.
Roméo appelait sa Juliette, lui déclarant son amour. La voix de quelqu'un faisait écho à son oreille, plus douce que de la soie, le murmure profond et souple de la voix de Jasper. Elle a frissonné à ses paroles et à la fraîcheur de son souffle. Elle s'est serré plus près de lui comme s'il était un chauffage au lieu d'un climatiseur. Elle a été submergée par le désir et l'amour qui sont sortis par tous les pores de sa peau.
Elle a essayé de se déplacer, voulant se rapprocher. Il y avait une douleur en elle, quelque chose qui la poussait vers lui. Il y avait comme un étau sur ses hanches et quand elle a baissé les yeux pour regarder, elle a vu que des mains pâles la maintenaient immobile.
Des questions ont explosé comme un feu d'artifice le quatre juillet. Était-elle sans attrait ? Ne l'aimait-il pas ? Quelque chose n'allait pas ? Pourquoi lui chuchotait-il des lignes romantiques s'il ne la désirait pas ? Ce devait être elle, au fond, elle le savait. Il y avait quelque chose de mal avec elle. Les bras croisés, elle s'est étrangement demandé si c'était parce qu'elle était humaine. Pour avoir des mains aussi pâles que celles-là, il devait y avoir quelque chose d'autre.
Elle était humaine, elle était faible et indigne. Elle avait envie de pleurer, une déchirure dans sa poitrine. Elle s'est retournée et a vu que ce n'était pas Jasper. C'était un autre homme, un inconnu la tenait, des yeux noirs comme la nuit et elle s'est sentie trompée. Elle a chuté en criant le nom de Jasper.
Le rêve terrifiant s'est arrêté là, coupé en deux par une sonnerie discordante. Elle a pensé qu'elle avait crié, mais à part un rétrécissement douloureux de sa gorge, elle n'en était pas certaine, le rêve s'était évaporé.
Alice tenait son portable sans la regarder, mais elle tenait un nouveau haut fluide dans son autre main.
Bella s'est redressé en prenant le petit appareil. '' - Allo ? ''
'' - Salut, Bells ! ''
'' - Jake, commentaire as-tu eu le numéro d'Alice? ''
'' - Jasper. Écoute, je vais rester ici plus longtemps que je ne le pensais. '' La fin de sa phrase s'est terminée par un grognement qui a vibré dans son conduit auditif. '' - Sam me fait prendre la relève ici. Seth est malade. ''
'' - Oh, il ne se sent pas bien. Donne-lui le bonjour de ma part. ''
'' - Je le ferais. ''
'' - Pourquoi est-ce que tu as besoin de prendre la relève ? Y-a-t-il... '' Elle n'arrivait pas à dire le mot « vampires », cela semblait bizarre et ridicule. '' - Est-ce que Charlie va bien ? ''
'' - Tout le monde va bien, Bells. Nous sommes là. Je dois y aller, mais fais attention, appelle-moi tous les jours, au moins trois fois ou laisse des messages. ''
'' - Jake ! Jake ? Allo ? '' La tonalité a annoncé que la ligne était coupée et elle a rendu le téléphone à sa propriétaire.
'' - Ne t'inquiète pas. ''
Comment pourrait-elle ne pas s'inquiéter ? Elle savait que la meute de Jacob protégeait les humains contre les vampires. Elle savait qu'ils se relayaient lorsque des vampires étaient proches. Elle avait vu des vampires, comment pourraient-ils les battre ? Elle n'arrivait pas à se forger une vision dans la tête sur la façon dont ils pourraient gagner, à l'évidence ils l'avaient fait, mais... cela l'inquiétait.
'' - Bella ? Est-ce que tu vas bien ? ''
Elle faisait de l'hyperventilation, essayant d'aspirer suffisamment d'air dans ses poumons. Il y avait des vampires à Forks et elle pensait à toutes les personnes qui pourraient mourir. Non, il lui aurait dit si quelqu'un était mort, il lui avait dit que tout le monde allait bien. Qu'est-ce qu'il ne lui avait pas dit alors ? Qu'est-ce qui pourrait être pire ? '' - Des vampires à Forks. ''
'' - Quoi ? Il a dit cela ? ''
'' - Non... pas exactement... ''
Alice l'a saisie par les épaules, la forçant à rester dans sa ligne de mire. '' - Écoute-moi, tu te calmes. Nous avons vécu à Forks. Sam ne nous aime pas, il prend des mesures de précaution au cas où nous revenons sans l'informer. D'accord ? Respire, tu commences à prendre une couleur maladive. Je ne veux pas que Jasper te voit comme cela. ''
Elle a hoché la tête et a tenté de respirer lentement, sa tête sentant son rythme cardiaque ralentir et pulser avec ses battements de cœur. Ce n'était pas une bonne idée de s'énerver autour de personnes dont l'unique alimentation consistait à boire du sang. ''
Cela n'a pas empêché de ressentir cette impression qu'elle avait dans l'estomac qui lui disait qu'elle était complètement perdue sur beaucoup de choses cependant. Ce que lui disait Alice était censé, mais il y avait autre chose. Que pourrait-il y avoir de plus difficile à confesser que dire qu'ils étaient des créatures mythiques ?
Sa ligne de réflexion a été brusquement interrompue quand Alice a jeté un sac de tubes cliquetants et de poudre compactes sur le lit. Elle avait pensé que le cauchemar était terminé, mais elle s'est rendue compte qu'il ne faisait que commencer quand sa chère amie lui a joyeusement dit : '' - Reste assise. '' avant d'ouvrir le couvercle d'une boîte de poudre rose.
Comme pour tester son contrôle, Edward avait emmené Bella à la prairie qui lui servait pour s'évader du présent. Depuis lors, en souvenir, c'était devenu leur prairie. Personne ne s'y était rendu, mais Alice lui avait dit qu'elle était magnifique et parfaitement ronde.
Il avait l'impression que cela faisait des siècles qu'ils avaient attendu toute la nuit pour savoir si elle allait survivre.
Ce qui l'irritait énormément c'est qu'ils avaient des souvenirs en commun, mais il n'en avait pas avec elle qui soit suffisamment mémorable pour s'en souvenir. Ils n'avaient pas de prairie, de films de cinéma ou de livres. Ils avaient seulement l'appartement avec la balle en peluche et le club d'où ils s'étaient enfuis. Rien de tout cela n'était quelque chose qui valait la peine qu'on s'en souvienne. Il voulait quelque chose qui la ferait sourire quand elle y repenserait et qui la ferait se souvenir qu'elle était heureuse, sans souci ni inquiétude alors, qu'elle n'était pas en train de jouer le médiateur entre un loup-garou et un vampire.
Jasper allait donc faire quelque chose pour elle. Sans compter l'achat de la moto qu'il avait choisi spécifiquement dans le but de ne pas être enfermé dans un petit espace rempli de son parfum. Il avait prévu de l'emmener depuis un long moment, mais il n'y avait pas d'instant suffisamment parfait, non, rien de tel. Il n'aurait jamais la journée suffisamment parfaite qu'il désirait.
Dans une partie de ses projets, il y avait les plus de cent mille journaux qu'il possédait et avait achevés. Chaque fois qu'il en avait terminé une cinquantaine, il se rendait au Texas, à son ancienne maison. Ils les avait enterrés près de trois tombes bien précises. Pendant qu'il était là-bas, il nettoyait les tombes et posait des bruyères fraîchement coupé dessus.
Il ne pensait pas souvent à ces tombes. Il ne savait même pas pourquoi il s'en souciait. Il n'était pas Jasper Whitlock, il n'avait plus été ce soldat depuis plus de cent cinquante ans, mais d'une certaine façon, il s'en souciait.
Bella ne savait pas, mais elle l'apprendrait. Il lui parlerait de son passé, de ce que son clan ne savait pas.
Dans le parc régional, où une famille de cinq personnes jouait au frisbee, il était assis sous un arbre. Il a calé son nouveau journal en cuir pour qu'il tienne sur son genou. Il a admiré le papier crème, vierge et prêt à l'emploi avant de cliquer sur le fermoir de sa petite mallette et de sortir un stylo. Il a commencé un croquis, un dessin, pour elle. Il allait faire mieux que le lui dire. Il allait lui montrer.
Elle devait l'admettre, Alice avait fait un travail parfait. Ses cheveux étaient coiffés et aussi doux que son chemisier, sa peau sans défaut. Elle avait l'air... belle. Il était difficile de croire que la fille qui la regardait avec les yeux écarquillés dans le miroir, c'était elle. Mais quand cette fille a fait exactement les mêmes mouvements qu'elle, elle n'a plus eu aucun doute. C'était bien elle.
'' - Il va arriver à tout moment. '' L'a prévenu Alice, ce qui a fait sauter plusieurs battements au cœur de Bella.
Une fois qu'elle est sortie de la salle de bain, c'est Emmett qui est passé par la porte d'entrée, s'arrêtant net en la voyant. '' - Ouahh, tu as l'air sexy comme cela, Bella ! ''
Alice a souri comme une mère fière de son enfant, mais Bella a rougi si profondément qu'elle a pensé que son maquillage allait fondre. Elle s'est déplacée rapidement pour s'asseoir avec Alice sur le lit, cachant son visage derrière le rideau de ses cheveux chocolat.
'' - Rose veut que tu sois rentré dans une semaine. '' Alice a informé Emmett alors qu'il laissait tomber trois livres d'études universitaires épais sur son bureau.
'' - Mais je me suis inscrit en géologie ! ''
'' - Non, tu t'es inscrit pour cette jolie rousse que tu as repérée sur le campus et cette Hispanique qui a pris psychologie. Il vaut mieux que Rose ne sache rien à ce sujet. Tu peux laisser tomber les classes, si tu veux, je vais m'occuper de tout cela. ''
'' - Je ne peux pas déjà partir. '' A-t-il gémi. '' - Je n'ai pratiquement pas été avec Bella puisque tu l'as utilisée comme ton jouet personnel. ''
Alice a souri et Bella a encore rougi. '' - Tu ne peux pas me frapper, grand frère, donc qu'est-ce que ce sera ? '' Alice tenait le téléphone en l'agitant de manière tentante devant lui.
Elle savait que si Emmett avait bondi, il l'aurait fait avec beaucoup de soin. Il n'avait jamais failli lui faire de mal, encore moins commencer un combat voué à l'échec avec sa petite sœur, mais elle s'est légèrement éloignée, juste au cas où. Il a regardé autour de lui avant de souffler en baissant la tête pour la regarder.
'' - Ça craint d'avoir une voyante comme petite sœur. '' A-t-il murmuré en ramassant ses livres et en rugissant.
Bella et Alice ont ri jusqu'à ce qu'Alice a commencé à jouer avec ses cheveux, les enlevant de son visage et en redressant son chemisier. Bella est restée aussi immobile qu'une pierre jusqu'à ce qu'elle ait fini et ensuite, comme s'il était pile l'heure, Jasper est tranquillement entré.
Il semblait être sans voix et, pendant une seconde, avant qu'elle ne repère l'air fanfaron d'Alice, elle avait été inquiète. Elle s'est injuriée quand elle a rougi. Si elle devait rester avec Jasper pendant une grande partie de la nuit, elle devait réussir à contrôler cela.
'' - Alice. '' A-t-il soupiré. '' - Pourquoi lui as-tu mis du maquillage ? ''
'' - Parce que, Jazz, elle est tellement pâle, presque aussi pâle que nous, elle avait besoin d'un peu de couleur. ''
Il a secoué la tête et a disparu dans la salle de bain, il a ouvert le robinet de l'évier, faisant des éclaboussures en faisant gicler l'eau, avant de revenir. Il tenait un chiffon humide dans sa main et il a recouvert un de ses doigts avec un bout de tissu. Doucement, il a essuyé son front, ses joues et ses paupières. Son souffle s'est accéléré, c'était humiliant, mais son esprit était ailleurs, rempli de cette attraction qu'elle avait ressentie auparavant, quelque part, il y avait une vie dont elle ne pouvait pas se souvenir.
'' - Elle déteste le maquillage, Al, tu le sais. Pourquoi l'humilier ainsi ? ''
'' - Ce n'était pas humiliant. Elle a bien géré la situation. ''
Il a passé le tissu sur ses lèvres, enlevant le rouge à lèvres. Elle a été démaquillée, lui montrant ses traits réels, ceux de la jeune fille qu'il connaissait. Elle a ouvert les yeux alors qu'il reculait.
'' - Tu es belle comme tu es. '' Il a embrassé sa joue, ses lèvres s'attardant alors qu'il prenait sa main dans la sienne. Il l'a tiré vers la porte.
Bella a regardé Alice par-dessus son épaule. Elle pensait qu'elle avait été offensée quand Jasper avait effacé son travail comme si elle n'avait jamais rien fait, mais elle était radieuse.
Bonne semaine à tous.
