Note de l'auteur : on ne rentre pas encore dans le vif du sujet, j'essaye de mettre en place une réel intrigue, j'espère que j'y arrive pas trop mal. Encore une fois je remercie Nathdawn pour son excellent travail et dont les connaissances en médecines m´on permis d´éclaircir certains points sur ce chapitre. N'hésitez pas à me faire part de vos impressions, bonne lecture.

Merci Clélia :) woa ma toute première review sa me rend tout chose, bien content que tu te ravisse du climat entre nos deux protagonistes préférés j'essaye de mettre en place un quotidien et j'ai prévu d'amener le johnlock tout en douceur sans me presser :) je suis également ravi que tu aime ce début d'enquête (je fais beaucoup de recherches pour que sa ai l'air tordu et crédible ) tu vas en apprendre plus dans ce qui suit ! Pour le titre, bien entendu c'est effectivement une référence à Game of Thrones mais pas que, tu en sauras plus dans les chapitres suivants !

Merci a toi aussi Nath j´espère que la suite te plaira :)

Amelia theFujoshi Tellement de compliments d´un coup, mon ego ne s´en remettra pas ^^ Ravi que Sherlock te plaise, celui de la série est juste parfait j´essaye d´englober ce qui nous plait tous en lui ( oui on aime cet enfoiré imbu de lui même mais tellement génial ) et de le retranscrire, je suis plus un scribe qu´un auteur :P Félicitation pour le livre c´est bien celui auquel tu penses, il y aura d´autres affaires et donc d´autres occasions de tester tes connaissances sur les roman policiers. J´espère que je te retrouverais pour les prochains chapitre et que je saurais garder ton intérêt :)

Merci pour ton commentaire Asyliss j´espère que tu continueras a aimer et suivre cette histoire :)


Jeudi 11 janvier

Ce matin-là, John s'était levé de mauvaise humeur, son colocataire n'avais cessé son tintamarre de la nuit, accordant tortures sur les cordes de son violon aux sons de ses pas sur le plancher grinçant (bien entendu, il n'avait pas jugé nécessaire de retirer ses chaussures afin d'alléger un peu le bruit ) et aux bruits de verres qui s'entrechoquaient sous l'effet d'expériences dont il refusait de connaître la nature. Deux jours que ça durait, John n´en pouvait plus, il se tenait à grand peine debout sans somnoler. À ce rythme, il se dit qu'il ne tiendrait jamais le choc.

Le blond se fit violence alors que l'eau de la douche commençait à couler sur ses muscles, encore groggy par le peu de sommeil dont il avait bénéficié. Après tout, le limier avait une enquête, il ne serait pas une menace pour lui-même dans les prochains jours et John lui-même se réjouissait de la perspective d'aller courir les tréfonds de Londres à la recherche de quelque criminel avec son ami à nouveau. Il soupira, tenta de se passer de l'eau froide sur le visage dans l'espoir d'effacer un peu les cernes sous ses yeux, s'habilla et commença à descendre dans la pièce commune.

Sur le sofa, Sherlock était allongé, enfermé dans son palais mental, immobile et John jura intérieurement contre cet ami qui avait passé la nuit à l'empêcher de dormir pour se montrer aussi silencieux lorsqu'il était finalement éveillé. Cette pensée le fit tout de même sourire un peu, Sherlock n'était au final qu'un sale garnement ne tenant pas en place. Il prépara son thé et en fit un deuxième qu'il plaça machinalement sur le fauteuil face à lui. Lorsqu'il sortirait de sa transe, le limier viendrait s'asseoir et lui ferait part de ses théories et découvertes.

Une demi-heure plus tard, l'homme sur le sofa commença à manifester quelques signes de vie, il se releva et vint s'asseoir face au blond qui, à présent, lisait son journal. John regarda finalement son homologue, un sourire tendre sur ses lèvres.

« Je t'écoute, Sherlock »

Celui-ci lui sourit en retour, finit sa gorgée de thé puis planta ses yeux dans ceux du médecin.

« Parfait, il nous faut aller à st Bart pour observer les corps, mais j'ai bon espoir que la seule victime qui ait réellement de l'importance dans cette affaire soit la fille. Je me suis livré à plusieurs expériences et analyses de ses cheveux, hier soir. »

John grimaça, se rappelant la nuit qu'il avait passé, mais également sur le fait que le limier avait encore une fois subtilisé des éléments de l'enquête sans en avertir Scotland Yard. Il relativisa, une mèche de cheveux et un bout d'ongle ne seraient pas une grande perte pour la police.

« Il est évident que nous avons affaire à deux tueurs, l'un a tué la fille, l'autre au moins la mère et très probablement le père également. »

« oui... évidement... »

John restait dubitatif alors Sherlock reprit.

« Bien-sûr ! Les parents sont morts sous la force physique puissante de leur agresseur alors que la fille s'est vue injectée de la ricine. Je l'ai immédiatement remarqué grâce aux irritations oculaires, je n'ai fait que confirmer cette nuit. »

« Tu ''supposes'' pour Monsieur Wuormos ? »

Le détective consultant eut un demi sourire et continua.

« En effet, je n'ai pas pu correctement observer le corps de ce dernier mais, l'avoir poussé aussi loin dans le conduit n'a pu être fait que par quelqu'un d'extrêmement fort. »

John considéra un instant ce que son ami lui disait, mais un point le dérangeait.

« Mais il pourrait n'y avoir qu'un seul tueur, un homme assez fort avec une seringue de ricine sur lui, non ? »

Le sourire du brun s'élargit un peu plus à cette remarque.

« Non, dans ce cas, il aurait également tué la fille grâce à sa force Herculéenne et non par le poison. J'ignore encore pourquoi elle a été étranglée post mortem mais je suppose que c'était dans une tentative de camoufler la vraie raison de sa mort : la ricine. Je sais également que le père lorgnait sa fille, j'ai remarqué dans sa chambre un nombre considérable de livres sur le complexe d'œdipe, couplé aux nombre ridiculement élevé de photos de sa fille, il devait également lui voler des affaires intimes, j'ai observé les tiroirs, ils comportaient tous un double fond ouvert, à en juger par les traces de raclures sur le côté, ils devaient être manipulés compulsivement. J'aurai plus de données après être allé voir les corps à la morgue, tu viens ? »

Le speech de Sherlock avait été rapide et John était hautement mal à l'aise, les histoires d'inceste étaient de celles qu'il avait le plus en horreur. Lui qui se voyait volontiers papa dans le futur ne pouvait imaginer que quiconque puisse se méprendre ainsi sur l'amour qu'un enfant devait recevoir et qui, selon lui, n'avait rien en commun à l'amour que l'on offrait à un amant, à une amante. Décidément, cette affaire prenait un tour qui le dérangeait de plus en plus alors que son ami semblait prendre les choses avec un détachement qu'il lui enviait.

Les deux hommes s'habillèrent et se mirent en route vers la morgue, le voyage en taxi se passa sans un bruit, ils arrivèrent à St Bart et le limier s'éjecta du véhicule sans un regard en arrière et laissa à John le soin de payer. Lorsque le soldat le rejoignit, il faisait du gringue à cette pauvre Molly dans l'espoir (à vrai dire ce n'était pas de l'espoir, il savait que cela fonctionnerait) de lui faire ressortir les corps pour qu'il puisse y jeter un œil. John soupira pour ce qui lui sembla être la centième fois ce matin-là. Il avait déjà entretenu Sherlock à ce propos, il lui avait pourtant patiemment expliqué que Molly était de toute évidence éperdue de lui et qu'il devait la faire souffrir à lui laisser miroiter ainsi la possibilité qu'il puisse l'apprécier en retour. Ce à quoi Sherlock avait rétorqué froidement qu'il n'était pas responsable de l'engouement qu'avait la jeune femme envers lui et qu'elle était de toute façon bien plus disposée à l'aider après un ou deux compliments. Ils s'étaient disputés ce jour-là à ce propos, chacun campant sur ses positions, puis John avait cédé, après tout, il cédait sans cesse aux caprices du détective consultant.

Ils arrivèrent face aux corps des trois victimes et le limier commença son inspection, il observa longuement le corps de la jeune fille avant de se tourner vers les restes du père de famille. Son corps était complètement disloqué et des abrasions étaient visibles sur le côté de ses membres provoquées par la friction du corps poussé violemment dans la cheminée. Sherlock s'arrêta un instant à la base du cou qu'il observa attentivement.

« John ? »

« Oui Sherlock ? »

« Pourrais-tu me dire ce que sont ces marques ? Il me faut un deuxième avis. »

Sherlock pointait du doigt une des traces de brûlure dans le cou. John l'observa un instant, quelque chose clochait, il y avait les traces de frictions mais perdue au milieu d'elles, une marque plus petite, plus discrète se démarquait. Une cicatrice chirurgicale.

« C'est étrange Sherlock, on dirait une marque post-opératoire. Placée à la base du visage ainsi, cela pourrait vouloir dire que... »

Le détective consultant sourit un peu avant de lui couper la parole.

« Exactement John, des traces de chirurgie plastique. »

« Mais qu'est ce que cela peut bien signifier ? »

« Simplement que cet homme n'est pas Monsieur Wuormos, il a dû subir de grosses interventions chirurgicales afin de ressembler trait pour trait au père de famille. »

« Mais qui ferait une chose pareille ? Et pour quelles raisons ? Et où donc se trouve monsieur Wuormos dans ce cas ? »

Sherlock dévoila ses dents blanches dans un sourire éclatant, ses yeux brillaient à l'idée de la chasse à venir et John se fit la réflexion qu'il était beau ainsi. En réalité, il n'était jamais aussi vivant et bien portant que lorsqu'un enquête lui tenait à cœur ( même si à cœur n'était pas réellement le mot pour Sherlock). Le soldat secoua la tête, les pensées futiles telles que celles-ci ne l'aideraient pas beaucoup, elles aideraient encore moins Sherlock à résoudre l'affaire. Le brun finit son inspection des cadavres plus rapidement puis revint vers son colocataire.

« Bien. », dit-il. « Nous allons avoir un mot ou deux avec le docteur de mademoiselle Wuormos »

« Son docteur ? Pourquoi donc ? »

« John, je sais que tu n'as pas mon talent mais tout de même, la piqûre, celle qui devait contenir la ricine, à été faite sur son bras à un endroit que tu devrais reconnaître comme évident en tant que médecin, de plus... », il tendit un rapport d'autopsie à John, « … l'autopsie à mis en évidence des tissus congestionnés par la grippe dans les bronches du faux père, des mouchoirs et des médicaments trainaient un peu partout chez eux. Il devait être malade et les femmes de la famille se sont faites vacciner, vaccin qui à été fatal à mademoiselle Wuormos. Le nom de leur médecin traitant est dans le dossier, allons-y ! »

Le détective réajusta son col et fit demi-tour sans attendre son ami qui le rejoignit aussitôt, ils montèrent dans un taxi et annoncèrent leur destination. Les deux hommes restèrent silencieux, John n'avait certes pas le talent intellectuel de son ami mais il tentait tout de même de percer le secret de ce bien étrange meurtre. Il ne pouvait y avoir que le médecin de famille qui pouvait avoir commis le meurtre d'Aileen Wuormos, dans ce cas pourquoi sa mère était-elle également morte, et surtout qui était cet homme qui s'était fait passer pour Thomas Wuormos et qui en était mort ? Où pouvait donc se trouver le vrai Thomas Wuormos ? Autant de questions qui restaient sans réponses. Il décida intérieurement qu'il leur faudrait retrouver le père de famille au plus tôt et comme un écho à ses pensées, Sherlock lui répondit tout haut.

« Tu as raison John, il se peut que je me soit mépris et que Monsieur Wuormos soit d'une importance capitale dans ces meurtres, j'ai besoin de données supplémentaires, puis, nous le retrouverons. »

« Sherlock ?! Mais comment ? »

Le détective sourit, dieu qu'il aimait lorsque John s'émerveillait face à ses déductions.

« C'est évident John, tu réfléchis toujours sur le premier sujet qui te saute au visage, tu repensais donc certainement à la jeune fille puisque tu es un homme plein de compassion, puis tu as dû penser méthodiquement, comme le soldat que tu as été, aux raisons de sa mort et certainement, tu as divagué sur son père et sur l'homme qui, dans la mort au moins, s'est fait passer pour tel, bien-sûr ce n'était qu'une hypothèse jusqu'à ce que tu me confirmes à l'instant sa véracité. »

Les deux hommes se sourirent, ils savaient tous les deux que les déductions de Sherlock émerveillaient le soldat, mais également qu'ils se connaissaient mieux que quiconque. Ils ne savaient cependant pas encore que tout ne faisait que commencer.

OoO

Les deux hommes arrivèrent chez le médecin de famille assez rapidement, ils frappèrent à la porte et seul le silence leur répondit. Sherlock, dans sa nature infiniment patiente, commença à éructer après une bonne dizaine de seconde contre cet hôte qui ne répondait pas et s'engagea dans un tour de la maison. Il ne lui fallut pas longtemps avant d'appeler John ; de la fenêtre du salon, il avait repéré une masse informe gisant sur le sol. John passa un rapide coup de téléphone à l'inspecteur Lestrade , Sherlock cmme a son habitude ignora les usages dans de telles situations et crocheta la serrure avant l´arrivée des forces de l´ordre. John n'eut d'autre choix que le suivre. Le corps du docteur gisait à même le sol, une arme dans la main droite. Un trou béant dans la tempe. John se pencha sur le corps et l'examina.

« Blessure par balle à la tête, il présente des traces de poudre sur les mains et la brûlure du canon sur la plaie laisse à penser au suicide »

Sherlock fit un geste dédaigneux de la tête et se saisit d'une feuille de papier traînant non loin du mort, il récita à voie haute.

« Hier, alors que je vérifiais ma trousse de soin, j'ai constaté une chose étrange, En voulant jeter la seringue que j'avais utilisé sur une de mes patientes, j'ai remarqué un curieux dépôt qui avait décoloré le piston de l'une d'elle. Ce matin-là, je n'avais vacciné qu´une jeune fille. Je me suis rendu à l'hôpital St Bart où j'ai fait demander des analyses, j'y ai un ami qui me devait un service, il en a résulté le lendemain que la seringue contenait un très puissant et virulent poison. Au même moment, je découvrais dans la presse la mort de ma jeune patiente. A quiconque lira cette lettre, il faut me croire, j'ignorais ce que contenait cette seringue. Je ne peux cependant pas vivre avec le meurtre d'une jeune fille sur la conscience. »

Sherlock ignora le reste de la lettre où l'homme se confondait en excuses et regrets, il inspecta le corps et un rapide coup de téléphone à Molly à l'hôpital lui confirma la véracité de cette lettre. Le docteur s'était tué après avoir provoqué la mort de sa patiente. Sherlock eut un sourire, il demanda tout de même à Molly l'ordre chronologique des morts de la famille puis raccrocha, un sourire plus grand encore imprimé sur ses lèvres. Il fit signe à John de le suivre. Les deux hommes quittèrent la maison et John ronchonna.

« Je n'y comprends plus rien, le docteur est mort, l'affaire se complique, Sherlock. »

Le visage du limier s'éclaira à nouveau.

« Au contraire John, je pense à présent connaître le fin mot de cette histoire, elle sera réglée demain dans l'après-midi. »

John manqua de s'étrangler mais il demanda tout de même.

« Pourquoi ne pas partager tes déductions maintenant ? »

Sherlock lui sourit et évoqua son sens inné de la théâtralisation puis il embarqua dans un taxi avec son ami de médecin pour le 221b. Avant de rentrer chez eux, il passa par les faubourgs et mit en place son réseau de SDF, il donna une somme grotesque et élevée à une jeune mendiante puis ils rentrèrent chez eux.


. Je sens déjà s'élever le chant de la colère chez les lecteur(trices) pro inceste alors mettons les choses au claire, John est un Anglais de bonne situation, il est souvent vindicatif quand à ceux qui brisent les bonnes meurs et dans cet esprit là sa réaction me paraît tout à fait justifiée face à la situation du père et de sa fille en fait j'ai eu l'idée de faire sa après avoir vu le film kiss kiss bang bang, ne cherchez pas une réponse pour la suite de l'enquête dans le film vous n'en trouverez pas. (mais si vous n'avez rien a faire regarder le une bonne façon de perdre une heure de sa vie :) )

.Pour la ricine, qui est le poison utilisé j'ai beaucoup cherché quel poison était extrêmement dur à détecter, si celui ci vous semble impossible ou bien trop tiré par les cheveux faites moi part de vos remarque sur la question :)

.Vous remarquerez que les deux protagonistes principaux (souvent du point de vue de John) sont souvent dans des phases de conflit pourtant vous ne vous êtes pas trompé c'est bien une histoire avec du johnlock j'aimerais juste poser les bases de leur vie commune où, soyons honnête notre bon détective en fais souvent voire des vertes et des pas mures à son soldat préféré. :)

.Bien entendu je m'inspire du Sherlock de la série éponyme pour mes personnages mais étant un fan du personnage en tant que tel et considérant qu'il à toujours fait preuve d'un sens du théâtre et du mystère très développé je pense que sa volonté à ne pas dévoiler les tenants et les aboutissants de l'enquête tout de suite est crédible. Vous vouliez la résolution de cette enquête tout de suite ? Ho aller, vous n'êtes pas Sherlock Holmes :p