De retour, pour vous jouer un mauvais tour (en fait pour un nouveau chapitre plus tôt). Toutes mes excuses pour l'attente pour ce chapitre, on avance dans l'enquête amusez vous bien et bonne lecture !

Merci a Nathdawn pour son exeptionel travail de beta sur ce chapitre :)

Merci Clelia pour ta review qui me fait très plaisir j'espère continuer à te faire rire ^^

Asyliss content que mon histoire te plaise, cette enquête était assez glauque en effet ce ne sera pas toujours le cas mais bon quand on travail avec des cadavres comme sherlock le fait on prend le risque de voir des trucs pas propres :p

odea nigthingale merci pour ta review j'espère que la suite te plaira :)

bonne lecture à vous


Vendredi 12

John reposait sur son lit, les yeux grand ouverts, il n´avait put les fermer de la nuit. Encore une fois, l'impossible Sherlock Holmes lui avait dérobé de précieuses heures de repos. Il avait ressassé leur affaire encore et encore, cherchant désespérément une solution. À chaque fois que le sommeil faisait mine de l´étreindre dans un répit amplement mérité, ses questions l´assaillaient plus violemment encore. Il n´avait pas la moindre petite indication quant à la solution de cette énigme. Alors, il avait ruminé toute la nuit. Foutu Sherlock qui venait de ruiner une autre de ses précieuses nuits !

Il descendit dans le salon, Sherlock n´y était pas, son manteau et ses chaussures étaient toujours dans la pièce, il n´était donc pas sorti. John s´arrêta une seconde, il se rendit dans la salle de bain et la cuisine, pas de trace du détective. L´ex-soldat appela son ami, il ne reçut aucune réponse.

À cet instant, John sentit très clairement les minuscules cellules de son cerveau se connecter entre elles, il sentit l´infime impulsion électrique connectant ses synapses, il sentit clairement la façon dont son cerveau le menait de l´ignorance à la création la plus dangereuse de l´humanité : une idée. Sherlock se trouvait probablement dans sa chambre, il lui arrivait parfois de s´y enfermer pour faire les cent pas, mais alors, John l´aurait entendu. Aucun bruit ne pouvait signifier qu´une seule chose et bien que cela lui sembla impossible (mais Sherlock lui avait dit une fois que lorsque toutes les théories possibles avaient été écartées, il devait envisager l´impossible), il dût se rendre à l´évidence : Sherlock dormait.

De la même façon qu´un condamné acceptait la mort, John sentit distinctement 5 stades traverser son esprit : le déni : Sherlock ne dormait jamais, il ne l'avait jamais vu dormir; La colère : comment pouvait-il même penser à dormir alors que lui avait veillé les trois derniers jours durant par sa faute ?!; La négociation : peut être, s'il le laissait dormir, le détective se montrerait attentionné et le laisserait, à son tour, profiter d´une nuit complète ?; La tristesse : pauvre lui ! Pauvre petit homme qui manquait si cruellement de sommeil ! Et enfin l´acceptation : Sherlock dormait, il était humain après tout.

John poussa lentement la porte de la chambre de son colocataire,un endroit intime où jamais il n'entrait. Le brun était étendu sur son lit, sa respiration faisait lentement monter et descendre son plexus en rythme régulier. Le médecin laissa ses yeux courir sur le visage de son ami, il semblait si serein, sa bouche était légèrement ouverte et son front généralement plissé par une fossette de réflexion ou de protestation était relaxé. Ce tourbillon de chaos et d´action que représentait le détective lorsqu´il était éveillé avait laissé place à une quiétude que John ne put jamais imaginer voir un jour sur le visage de cet homme.

Il resta là, sur le pas de la porte, à observer le visage fin et détendu du brun pendant ce qui lui sembla être une éternité. L´espace d´un instant, l´idée qu´il se trouvait là, à regarder sommeiller son colocataire sans vergogne le mit un peu mal a l´aise. Il reprit contenance, se disant que son intérêt soudain face à la silhouette du génie n´était dû qu´au caractère singulier de la situation dans laquelle il se trouvait.

À contre cœur, il tourna les talons lorsqu´il entendit le sifflement typique de l´eau en ébullition dans la bouilloire. Il se rendit dans la cuisine, se prépara un thé et s´empara du journal du matin que madame Hudson devait avoir eu la bonté de leur apporter plus tôt. Il tenta de lire les nouvelles mais ne parvenait simplement pas à se concentrer sur les caractères noirs sur blanc du papier, son esprit le ramenant sans cesses dans cette vision surréaliste de son colocataire endormi. John se sentait en réalité quelque peu ému d'avoir surpris le petit génie dans un de ses rares moment d'abandon. Après tout, qui pouvait se targuer de l'avoir vu ainsi ? Si serein, presque fragile ? Ses parents, Mycroft sans doute et encore, seulement quand il était enfant. Aux yeux du reste du monde, Sherlock était juste un sociopathe en continuelle représentation et ''fragile'' était bien le dernier adjectif qu'on eu put lui apposer. Aussi, lui se sentait comme privilégié, il n'avait ouvert qu'une porte mais qui avait symbole de coffre-fort.

Une bonne heure plus tard, le détective consultant se décida enfin à émerger de sa chambre, John eut à peine le temps d´apercevoir son visage encore groggy par le sommeil qu´il s´était déjà enfermé dans la salle de bain. Quand enfin il en ressortit, il était frais comme un gardon, son costume tiré à quatre épingles. D´un pas nonchalant, il vint s´asseoir dans le fauteuil, face au médecin et joignant ses mains sous sont menton, il prit la parole.

Bonjour John, mauvaise nuit on dirait.

Ce n´était pas une question et John maudit son colocataire qui ne devait pas se douter le moins du monde qu´il était la raison de son manque de sommeil. Mais avant qu´il ne put s´en plaindre, le limier reprit.

Bien, Lestrade devrait nous attendre à la demeure du médecin familial, allons y.

Là encore, ce n´était pas une option, le détective se ruait déjà dans les escaliers et John se contenta de prendre son manteau avant de s'engouffrer dehors, il héla un taxi et monta dedans. Sherlock ne le suivit pas directement, il s´arrêta face à une sans-abri faisant la manche devant le 221b Baker street, John put voir qu´elle lui remettait un bout de papier, cela ne signifiait qu´une chose : après une longue et terrible nuit d´attente, il allait connaître le fin mot de cette horrible histoire.

OoO

Contrairement à ce qu´aurait put croire le docteur, la maison du médecin semblait déserte de l'extérieur. Il n´y avait pas de voiture de police, pas même le reconnaissable ruban jaune et rouge interdisant le passage aux curieux avides de morbide et de macabre. Ils pénétrèrent dans la bâtisse et se rendirent au salon où le silence et Lestrade en personne les accueillirent.

-Bien excellent !, s´exclama Sherlock. Nous pouvons commencer.

Ses yeux devinrent froids comme l'acier, miroirs de sa stupéfiante intelligence s´écoulant de son cerveau jusqu'au bord de ses lèvres. John pouvait sentir venir les explications. Dieu qu´il aimait ça ! Le génie ruisselant du détective, le transcendant un instant d´un simple mortel à un être de grâce qui lui faisait entrevoir la vérité, peu importe sa nature. Le talent exceptionnel qui le faisait passer de l´ignorance à l´évidence la plus enfantine, de l´infiniment petit à l´infiniment grand.

Vous avez apporté les plans de la chambre du meurtre, Georges ?

Gregory et oui, je les ai, les voilà. Maintenant, dites-moi Holmes, comment le tueur est-il entré et sorti ?

Vraiment ? Vous n´avez même pas pu déterminer cela ? Pourquoi donc Scotland Yard continue à vous payer ?

John lui asséna un coup de coude dans les côtes et un regard réprobateur, le génie avait toujours tendance à dépasser les bornes.

C´est trop ?, demanda-t-il un peu incrédule.

Continue, lui indiqua John

La police est arrivée sur les lieux du crime une bonne heure après les faits, ils ont dû défoncer la porte mais elle n´avait pas été crochetée auparavant, le tour de la serrure était exempt de toutes marques d´effractions, j´en ai alors déduit que le tueur. s'était échappé autrement.

Sherlock désigna le plan du doigt, il n´y avait que trois sorties envisageables : La porte fermée, la fenêtre également close et la cheminée bouchée par les restes du faux monsieur Wuormos.

La cheminé est également à exclure, le corps de notre faux père ayant été poussé par en bas, les membres dans le conduit avaient une position impossible pour un tueur étant passé en premier puis ayant tiré le corps, donc il n´a pu sortir que par la fenêtre. Fermée de l´intérieur, c´est une ancienne fenêtre surplombée par une lucarne qui était rabattue mais pas scellé de l'intérieur, le bois était un peu écorché sur le bas de la lucarne.

Le policier de Scotland Yard fronça les sourcils.

Oui mais cette lucarne est bien trop petite pour laisser passer un homme entier.

Ne soyez pas ridicule Lestrade, bien-sûr qu´il n´est pas passé par la lucarne, il est passé par la fenêtre, elle se ferme en remontant la poignée, c´est la seule de la maison qui se ferme ainsi c'est pour ça que la famille a été assassinée dans cette pièce précise, j´ai retrouvé de très petits morceaux de fils dans le bois écorché de la lucarne, et la poignée était couverte de poussière à la base sauf en trois endroits, trois endroits où elle à été enroulée puis le tueur a ouvert la fenêtre, et est sorti en laissant la lucarne entrouverte puis a simplement tiré sur le fil pour remonter la poignée. Le fil a fermé la fenêtre de l´intérieur et quelques fibres sont restées accrochées dans le bois de la lucarne, ensuite, le tueur n´a eu qu´a faire pression sur le mécanisme bloquant le lucarne pour qu´elle ne retombe sur elle-même fermant ainsi la pièce donnant l´impression aux simple d´esprits que le meurtrier pouvait passer au travers des murs.

Incroyable !

Les yeux de John brillaient, le limier avait toujours cet effet lors de ses déductions, il irradiait le monde de mille feux.

C´est tout bonnement incroyable Sherlock, pourtant je me tenais là près de toi tout ce temps mais je n´avais rien vu !

« Tu regardes John, mais tu n´observes pas. » (1)

Le brun releva le col de son manteau, Le médecin savait que ce geste représentait l´équivalent d´un gros paon dans un zoo déployant ses plumes pour impressionner, oui Sherlock était un frimeur, et quelque part John aimait cela, le génie était un homme et pour le blond, cette constatation était toujours une source de soulagement infini.

Bien, j'ai d´abord pensé que le centre de cette enquête était Aileen, la jeune fille, cependant, il se trouve que j'étais dans l´erreur. Pas complètement en réalité mais, le centre de cette histoire se trouve être le père. John, je t'avais déjà expliqué le désir malsain que nourrissait le père à l´égard de sa fille, n´est-ce-pas ? C´est simple, il y a deux tueurs, l´un d´entre eux était le médecin qui, par accident, a assassiné la seule victime qui n´était pas sensée mourir. L'autre, un professionnel engagé par le vrai père.

Le DI et John le regardèrent incrédules, ils allaient soumettre leurs questions au détective consultant mais celui-ci ne leur laissa pas le temps.

Pas le temps pour vos questions maintenant.

Le plus jeune des Holmes regarda sa montre rapidement.

Je termine, voulez-vous ? À la morgue, nous avons vu que le cadavre de monsieur Wuormos n'était pas celui de monsieur Wuormos mais plutôt celui de Mike Jefferson, j´ai retrouvé son identité grâce à sa montre. Un objet d´une qualité bien trop haut de gamme pour lui mais également pour le père de la famille, le cadavre portait les vêtement de Thomas Wuormos mais ce n´était pas le genre de vêtements qu´il a l´habitude de porter, ses chaussures étaient de bonne facture pourtant, elles étaient en bien trop mauvais état, preuve qu´on les lui a données mais qu´il n´y avait aucun lien affectif entre les deux hommes. Pourtant, monsieur Jefferson devait avoir de bonnes raisons d´accepter de subir une lourde intervention chirurgicale pour se faire passer pour le père de famille. Si le lien qui unit ces hommes n'était pas affectif alors, il était probablement financier, et monsieur Jefferson se sera acheté une montre de choix avec l'argent touché. Il ne me restait plus qu´a contacter quelques joailliers, trouver le nombre réduit d'hommes ayant achetés ce modèle et vérifier leurs comptes bancaires pour tout mouvement d'argent suspect : Mike Jefferson, acteur raté et fauché.

Mais pourquoi se compliquer autant la vie avec un sosie ?, demanda Lestrade, les sourcils froncés et qui peinait à suivre.

Sherlock soupira d'avoir été interrompu alors que tout lui paraissait si limpide. Pourquoi les autres ne pouvaient t'ils simplement pas réfléchir ?!

C'est l'évidence même ! Pour disparaître ! Si ''Thomas Wuormos'' est mort, qui le cherchera ? Maintenant, un homme au complexe d´Oedipe fortement prononcé veut pouvoir obtenir sa fille sans éveiller ses soupçons, il paye un homme afin de prendre sa propre place dans le cercle familial mais ce n´est qu´un leurre, alors Thomas Wuormos doit se débarrasser de lui, de lui et de sa femme qui est devenue un obstacle pour son amour imaginaire avec sa propre fille. Il paye donc un professionnel pour les assassiner dans un crime impossible. Mais il y a eu une erreur, Aileen n´était pas sensée mourir, elle n´était pas sensée se trouver chez eux à ce moment-là, elle ne venait que pour les vacances. Il est aisé de supposer que notre tueur, qui n'a de professionnel que le nom, a contaminé le vaccin contre la grippe rapporté de la pharmacie avec la ricine, poison quasi-indétectable. Le crime aurait pu être parfait... sauf qu'Aileen en a eu besoin aussi... et que ce n'est pas la mère qui l'a eu. Cette erreur pourrait expliquer la rage du crime, l'assassin n'a pas supporté d'avoir failli.

Alors, où est passé le vrai père ?, demanda John.

Si vous étiez allé si loin pour filer à l´anglaise avec quelqu'un et que vous appreniez… je ne sais pas moi, par les journaux par exemple, que le médecin de votre fille va être radié de l'ordre médical pour faute professionnelle. Il n´est pas nécessaire d´être un génie pour faire le rapprochement, ainsi donc, l'endroit où vous seriez le plus susceptible de vous rendre serait…

Sherlock n´eut pas à finir sa phrase que les trois hommes entendirent un bruit venant de la porte de derrière, quelqu'un était en train de la forcer. Il regarda les deux hommes face à lui qui avaient déjà compris très exactement qui cet incongru visiteur devait être. Lestrade se saisit de son arme et, accompagné du détective et du médecin, se rendit à pas feutrés en embuscade près de l´entrée. Il y eut un grand fracas quand elle céda et Thomas Wuormos pénétra tel une furie dans la maison, omettant de prendre des précautions, si sûr de lui qu´il était de surprendre le médecin de famille qu'il ignorait déjà mort. Le DI le tint en joue et attira son attention avec autorité.

Monsieur Thomas Wuormos, je suppose ? Vous êtes en état d´arrestation pour violation de domicile, association de malfaiteur et meurtre avec préméditation ! Tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous. Mettez-vous face au mur, les mains sur la tête.

L´homme fût simplement trop surpris pour réagir et se laissa faire docilement pourtant, une fois les menottes passées, il sembla réaliser sa situation.

Vous ne comprenez pas, c'est l´assassin de ma fille ! Il doit payer pour ce qu´il lui a fait !

Le regard de John se fit dur, il rétorqua sèchement que le médecin de famille s´était en réalité suicidé lorsqu'il s´était rendu compte de son impardonnable méprise. L´arrestation se passa rapidement et le soldat fut vite entraîné à la suite de son colocataire qui disparaissait déjà dans un taxi. Une chose ou deux le dérangeaient dans le scénario de son ami.

Dis-moi, Sherlock ? Pourquoi penses-tu que ce n´est pas Monsieur Wuormos qui a tué lui-même sa femme et son sosie, et puis, comment a-t-il pu lire dans le journal que le médecin de famille allait être radié de l´ordre puisque en réalité, il était déjà mort ?

Un sourire inquiétant illumina le visage de son ami.

Un homme comme Monsieur Wuormos ? Haha, tu l´as vu John ? Cet homme n´aurait jamais pu penser à un meurtre aussi ingénieux. Refoulé compulsif, la manche droite d´un addict de la pornographie, une faible estime de soi et un petit QI. Et tu penses que c'est un génie du crime audacieux ? (2) Quand au journal, c´est moi. Le rédacteur en chef du Sun me devait un petit service.

John opina du chef et tenta de récapituler les informations que la dernière demi-heure lui avait apportée.

Alors le père avait payé un homme pour prendre sa place au sein de la famille, puis il a engagé un tueur pour assassiner sa doublure et sa femme, lui laissant le loisir de séduire sa propre fille. Mais il y a eu un problème et le médecin de famille a accidentellement tué la fille avec du poison. C'est bien ça ? Mais alors le tueur court toujours non ?

Oui mais nous allons l´attraper.

Comment, Sherlock ?

Grâce à ceci !

Le détective sortit de sa poche un morceau de papier et John reconnut la petite feuille qu´une mendiante lui avait donné le matin même. Leur journée était loin d´être terminée.


1. La grande phrase de Sherlock que j'emprunte ici ^^

reprend la conversation qu'on John et Sherlock dans l'episode scandale in Belgravia, je l'adapte juste pour mon histoire :)

3. "why can't people think ?" Episode 1 saison 1

a bientôt pour la suite des aventures de Sherlock et John. N'hésitez pas à laisser une review je les lit et y répond avec grand plaisir :)