Note de l'auteur : Salut à tous, pour commencer merci à tous et à toutes pour l'attention que vous semblez porter à cette histoire, j'ai reçu plein de commentaires positifs. Vraiment désolé pour l'attente (que j'aimerais imaginer insoutenable pour vous ^^" ) j'ai déménagé à Londres, la bonne nouvelle pour vous c'est que maintenant je connais les lieux que fréquente Sherlock comme ma poche, j'espère que sa me permettra de rendre l'histoire plus intéressante et vraisemblable.
Une fois encore, milles merci à Nathdawn pour sa correction, pensez en lisant que si sa vous plaît ce n'est pas uniquement grâce à moi mais également grâce à elle qui sait toujours m'aiguiller dans mes narrations.
Nathdawn : merci pour tes review assidues. Content que l'affaire soit compliqué pour te perturber. Bonne lecture.
Clelia : Ma toute première review était de ta part alors je suis en quelque sorte encore plus heureux que tu continue à lire et à apprécier cette histoire, j'essaye toujours de glisser quelques petites phrases pour égayer tes lecture. Bonne lecture.
Miss Sadik : Merci pour ta review et pour ces beaux compliments. Ravis que l'histoire de base te plaise, pour répondre à ta question cette histoire est plus ou moins intemporelle, si tu tiens à la placer dans un contexte temporel à la série elle se passe après l'épisode 1 de la saison 1, ensuite l'histoire va évoluer comme un alternatif à ce qui se passe dans la série. Voilà j'espère avoir répondu à tes questions. Bonne lecture.
Raito : Merci pour ton message, Hou j'espère que je pourrait continuer à te faire vibrer comme sa sur la suite la suite risque de te paraître un peu plus sombre mais arme toi de courage, la tendresse viendra aussi surement que le soleil viens après la pluie. Bonne lecture.
John regarda la devanture de l'hôtel face à eux. Le quartier n'était pas des plus réputés, le logement face à eux ne devait pas en faire partie non plus. Le médecin soupira, pourquoi ne se retrouvaient-ils jamais à enquêter dans des palaces ou dans des endroits agréables ? Une fois dans le hall, Sherlock se mit dans son rôle, il était un acteur hors pair et John prenait toujours un plaisir non dissimulé à le voir changer de visage de la sorte.
- Bonjour Monsieur.
offrit t-il de son plus beau faux sourire. Et il reprit avant même que le réceptionniste ne puisse l'interrompre :
- Je souhaite prendre une chambre pour la nuit, la 220 fera l'affaire je suis déjà venu ici, elle était parfaite.
- Je suis désolé la 220 est déjà prise, je peux vous proposer la 222, elle est libre, se trouve au même étage et est sensiblement la même. »
- Parfait, je la prends.
- J'aurais besoin de votre nom.
- John Watson.
John crut s'étrangler, il reprit contenance face à la mine renfrognée du réceptionniste et lui offrit ce qui lui sembla être un sourire chaleureux mais ses méninges, elles, éructaient à l'encontre de son impossible colocataire. Il avait osé se servir de son nom lors d'une enquête ! Une petite enquête affaire passe encore mais là, ils se trouvaient a la poursuite d'un tueur à gage. Un homme dont le travail consistait à éliminer des gens et Sherlock venait tout naturellement de se servir de son sobriquet. Il n'avait même pas pris la peine de changer ne serait-ce qu'un peu son nom de famille, pas la moindre syllabe. Mais il n'était pas, malheureusement pour lui, au bout de ses peines. Puisque le maître d'hôtel reprit :
- Je vous souhaite un bon séjour dans notre hôtel messieurs, je me dois cependant de préciser que nous sommes un établissement tranquille et que tout dérangement sonore vous sera reproché.
Si cette réflexion n'avait pas été accompagnée d'une œillade entendue de la part du réceptionniste, le médecin ne s'en serait pas formalisé. Mais ce ne fût pas le cas, il semblait que le monde entier prenait continuellement un malin plaisir à le tourner en bourrique de la sorte. Par réflexe, il se retourna vers l'homme et déclara sans préambules :
- Nous ne sommes pas un couple !
Le détective n'accorda aucune attention à cet incident, pas que John eut pu espérer le contraire de toutes façons. Ils se rendirent à l'étage de leur chambre et alors seulement, John laissa exploser sa colère.
- Tu ne pouvais pas trouver autre chose ? Sérieusement, le plus brillant cerveau d'Angleterre est même pas foutu de contrefaire un nom ?! En plus le mien, LE MIEN, Sherlock ! On aura l'air malin si des tueurs à gages se pointent à la maison et demandent un certain John Watson ! Et en plus, tu ne dis rien quand l'autre grand dadais fait des sous-entendus plus que déplacés à notre propos ? Tu t'en fiches, c'est sa ?! Ça ne te dérange pas ?!
Les veines de son cou ressortaient sous la pulsation ardente de son sang irriguant son cerveau. S'il avait été plus alerte, John se serait probablement dit que hurler sur son ami à deux pas de la porte de chambre d'un assassin n'était pas un bonne idée. Mais John, par la faute à l'insupportable génie, n'avait pas fermé l'œil deux nuits durant, aussi cette idée ne traversa même pas son esprit embué par la fatigue et la colère. Il ne reçut qu'un regard expectatif de la part du limier, ce qui eut le don de l'énerver plus encore et quand le brun tenta d'ouvrir la bouche, il fut coupé sèchement par le médecin :
- Ho, et ne cherche pas à te justifier car rien ne peut justifier cela, j'ai l'air de quoi moi, si le type nous retrouve et débarque à Baker Street ?
Si John avait pris une seconde pour réfléchir, il aurait probablement compris que Sherlock ne cherchait pas à se justifier (il ne le faisait jamais de toutes façons, il démontrait sa logique mais ne se justifiait pas, cela reviendrait d'après lui à formuler des excuses à demi mots et Sherlock ne s'excusait pas), mais qu'il tentait simplement de lui indiquer qu'ils se trouvaient face à la porte du tueur. Mais l'ex soldat ne remarque rien jusqu'à ce qu'elle soit ouverte dans un fracas tonitruant sur un homme d'une bonne tête et demi plus grand que le détective. L'occupant de la 220 les toisa du regard un instant, John put lire dans ses yeux qu'il savait exactement qui ils étaient et ce qu'ils faisaient ici, pire, il savait qu'il savaient.
Tout se passa très vite, l'homme se jeta en direction de Sherlock, mais John, fort de ses réflexes de soldat, était déjà sur lui, prêt à en découdre. Il asséna un furieux coup de poing au tueur, accaparant son attention. Soit, s'il ne pouvait exprimer sa colère face à son ami, il se vengerait sur une ordure qui l'avait mérité plus encore. Ses réflexes de guerrier suintèrent dans ses veines, le souvenir du combat, la guerre et puis cette délicieuse peur de la mort, celle qui vous tiraille délicieusement les entrailles, qui vous donne l'énergie de dix hommes, qui vous murmure à l'oreille quel geste sera votre prochain, qui glousse doucement dans votre tête, ''attention John, si ce coup de pied te fait tomber, c'est la mort''. Toutes ces sensations s'insinuèrent dans son cerveaux à une vitesse accablante. Il eut chaud d'un coup, comme si le soleil de l'Afghanistan tapait à nouveau sur ses épaules, rien ne lui parvenait plus aux oreilles que le son du combat, de la chair s'écrasant sur la chair. Il reçut un coup dans la mâchoire et goûta son propre sang, se délectant secrètement de la saveur de fer dans sa bouche, de l'odeur de peur emplissant ses narines. Les deux hommes s'assénaient des coups violents, cherchant à faire plier l'autre le plus rapidement possible, l'un pour protéger son ami, l'autre en prévision du moment où le Limier réagirait enfin.
Mais par un orgueil tout à fait mal placé en cet instant, le médecin belliqueux se débrouillait pour ne pas laisser approcher son ami. Il allait lui montrer, à l'unique détective consultant de génie, ou plutôt à l'agaçant être qui lui servait de colocataire et d'ami ce qu'il en coûtait de le mettre en rogne. Sherlock, passablement lassé de ce petit manège et présageant d'une issue plus que précaire, s'énerva en retour :
- John ton arme bon sang, prends ton arme !
L'exaspération suintait dans sa voix, et John, bien qu'admettant le bon sens de ses paroles, dut se retenire d d'enguirlander son colocataire afin de ne pas se déconcentrer. Le revolver était dans sa ceinture, derrière, s'il s'était trouvé à quelques pas du tueur, il s'en serait saisi mais l'autre ne le laissait pas s'éloigner d'un pouce. Et pour cause, le génie venait de griller leur atout le plus précieux : la surprise. Leur adversaire savait à présent qu'il était armé, et il ne le lâcherait pas, John en était persuadé, lui ne l'aurait pas fait dans le cas contraire.
Pendant presque une minute entière les deux hommes se battirent à armes égales, jusqu'à ce que finalement, le tueur ne prenne le dessus, physiquement il était en forme, John lui, manquait de sommeil, son corps commençait à lâcher prise et il le sentait, ses coups se firent moins rapides, plus lourds, il ratât sa cible deux fois, puis il sentit deux poignes fermes et fortes se resserrer sur le col de son pull pour le plaquer violemment contre un mur, sa tête heurta dans un fracas terrible la cloison et tout devins noir autour de lui, il sombrait.
Sherlock ne réagit pas tout de suite lorsqu'il vit son comparse fermer doucement les yeux, il ne lui fallut qu'un dixième de secondes pour déduire la force d'impact, les dommages probables, et le temps de guérison.
Pronostic :
.coup brutal à la tête,
.possibilité d'hémorragie cérébrale : faible sinon nulle,
.probabilité de perte de mémoire partielle ou totale : nulle,
.temps de récupération : 10 à 20 minutes sans stimulation extérieur,
.possibilité de séquelles futures : faible sinon nulle. (1)
Le pronostic n'était pas si mauvais, son ami se relèverait bien vite et aurait probablement un mal de crâne du diable. Mais alors que se passait-il, bon sang ? Lui toujours si pragmatique, Il n'aurait pas dû paniquer. Et pour une raison inconnue, ses muscles restaient inactifs, il se tendaient dans une lente agonie semblable à ces détestables crampes qu'il lui arrivait d'avoir avant la venue de John au 221b lorsqu'il restait des jours dans la même position.
Son cerveau éructait contre lui, le sommant de bouger, mais son corps refusait d'obéir, son encéphale puissant lui hurlait de se concentrer sur l'autre homme alors que celui-ci commençait à se diriger vers l'arme de son ami inconscient mais ses muscles paralysés, ses yeux exorbités ne pouvaient se détacher de la forme de John tombant lentement sur le sol.
Lorsqu'il parvint enfin à sortir de sa léthargie, ses yeux se posèrent sur le tueur, qui le maintenait maintenant en joue, durant une seconde une fureur sans nom traversa ses yeux. L'homme face à lui avait blessé John, il posait ses mains disgracieuses sur l'arme de son ami, celle là même qui lui avait sauvé la vie. La colère disparue, enfouie au plus profond de lui même aussi fugacement qu'elle était apparue, le rendant plus terrifiant encore, gérer de l'agressivité était simple pour le tueur, gérer l'impassibilité destructrice des cet homme hors norme était insupportable. Et pour la première fois de sa vie, cet homme, cet assassin qui avait regardé sans broncher les cadavres s'amonceler sous ses mains ressentit la peur, une peur viscérale imposante, plus encore, une terreur semblable à celle d'une gazelle croisant la route d'un lion puissant, sans pitié et affamé.
Mais comme beaucoup d'homme, l'arme dans sa main lui donna l'assurance dont il avait besoin, au bout du canon ce n'était pas son cœur, mais celui du génie.
D'une voie calme et monotone, le détective consultant s'adressa à son adversaire.
- Bonjours, monsieur Hyrnewieck (2), je pense que vous savez qui je suis et pourquoi je suis ici.
- En effet monsieur Holmes
- Il y a une ou deux petites choses sur lesquelles j'aimerais vous entretenir si vous le permettez
- essayez toujours
- parfait, dans ce cas...
Le limier laissa sa phrase en suspend, son instinct lui disait que cette affaire cachait quelque chose de plus profond, une chose plus grosse encore et par association un divertissement enfin digne de ce nom. Alors il commença son étrange interrogatoire :
- Le meurtre de la famille Wuormos, il y a une chose que je ne saisit pas, pourquoi avoir assassiner tout le monde par la force des mains et se contenter du poison pour la fille ?
Hyrnewieck ne répondit pas alors le brun continua
- Comment Thomas Wuormos a-t-il eu l'idée d'un crime aussi ingénieux ? Ce n'était clairement pas dans ses aptitudes mentales de penser un quelque chose d'aussi élaboré.
Encore une fois, il ne reçut que le silence vide et impersonnel comme réponse. Sa patience ne pouvait être mise à mal, pas alors que John baignait dans l'inconscience à ses côtés, il perdit quelques peu son sang froid et un sourire glacial se figea sur ses lèvres. Bien, si l'homme face à lui ne voulait pas parler de son plein gré, il jouerait avec lui jusqu'à ce qu'il lui raconte tout. Et surtout, garder son attention sur lui afin de protéger son ami. Il se mit à rire sèchement.
- Oui après tout comment pourriez vous savoir, un amateur comme vous.
Le regard qu'il reçut après cette phrase le poussât à continuer dans cette direction, apparemment l'assassin ne supportait pas d'être dénigré de la sorte.
- Se tromper de victime, haha, quelle blague ! On vous paye pour tuer tout le monde sauf une personne et vous ne pouvez même pas faire cela correctement, amateur, voilà ce que vous êtes, un vulgaire mécréant de bas étage, qui a reçut bien trop de considération. Haha, laissez moi deviner ? Maman de vous aimait pas assez, papa vous frappait un peu trop ? Ho et l'oncle pervers aussi, vous êtes pathétique ! Votre vie ressemble à un mauvais livre sur les traumatismes de l'enfance (3), haha (4), un tueur qui se trompe de victime, c'est ridiculement amusant ne trouvez vous pas.
Malgré sa tirade, aucune trace de gaieté ne transparaissait sur le visage du génie, seul un dédain incommensurable. Tout était calculé pour offenser l'homme face à lui et le faire parler. Ce qui ne tarda pas à fonctionner. Il grinçât entre ses dents d'une voie froide et monocorde :
- Je n'ai pas échoué dans ma mission, j'ai fait exactement ce pourquoi j'ai été engagé.
Au moment où Sherlock s'apprêtait à reprendre son masque d'impassibilité il remarque que l'homme face à lui venait subitement de changer de posture, les muscles de ses jambes se contractaient, ses bras se stabilisèrent et le canon en direction de son cœur cessa ses très légers mouvement. Il allait se faire tirer dessus. Il ne comprit pas exactement, l'homme face à lui l'avait laisser venir jusqu'à lui alors même qu'il savait que John et lui le cherchaient, il n'avait pas encore tiré sur lui alors que son passif d'assassin devrait lui avoir appris que discuter avec un futur cadavre n'était pas une chose à faire, il n'avait pas achevé John alors qu'il aurait put durant la seconde d'inaction du détective. Pourtant face à lui le langage corporel de cet homme était aussi formel que son pouce actionnant le chien (5) de l'arme, il allait se faire tuer.
Une demi seconde il ferma les yeux et entendit la tonitruante détonation de l'arme. Il allait mourir, par l'arme même qui, dans les mains de son ami lui avait sauvé la vie, celle qui avait été une compagne dans ses moments d'ennuis, celle qui avait jouit du contacte des mains de John sur elle alors qu'il s'affairait à le sauvegarder. Celle qui avait finalement été le témoin silencieux de leur profonde connexion dès le premier jours, cette arme, symbole de son amitié avec John, l'homme qui lui avait sauvé la vie.
Perdu dans ces pensées, il n'entendit pas le bruit distinctif de la chaire percutée par le métal par deux fois, il n'entendit pas un corps tomber au sol lourdement. Il n'entendit que la première détonation, il ne sentit que la balle qui lui perforait le corps, il ne réalisa même pas que celle ci, au lieu de se loger dans son cœur s'était logée juste au dessus. Il eu une pensée sur l'ironie de la situation et se plongea dans son palais mental pour la toute dernière fois.
OoO
Tout était calme autour de lui, il se trouvait dans une pièce de son palais ou jamais il ne s'était rendu, c'était un tribunal avec une amertume profonde il fit l'analogie entre cette pièce, présidée par Mycroft et le jugement dernier, c'était cela, c'était son jugement dernier. Mycroft pris la parole :
- He bien petit frère, tu semble abandonner un peu facilement, voyons comment les choses se présentent, tu as été touché par balle, où ?
- Mycroft, je vais mourir, je suis las de tes devinettes
- Non Sherlock, tu n'es jamais las de ce genres de choses
- Je le suis maintenant
- Dans la chambre d'hôtel, son corps commençait sa lente chute vers le sol.
- Où as tu été touché Sherlock ?
- Arrête je vais mourir
- Le regrette tu ?
- Je ne sais pas... Je pense oui
- Pourquoi
Il voulut ne pas répondre mais il allait mourir et un peu d'introspection ne pouvait pas le tuer non ? En fait peut être bien si. Mais de toutes façons il était perdu et s'accorda pour la première fois de se plonger dans les méandres de son cœur puisque celui ci ne tarderais plus à lui faire défaut.
- Je l'ignore, Mycroft, je déteste ignorer quoi que ce soit ! Je suppose que...
- oui ?
- Non c'est stupide
- N'allais tu pas mourir ? Je ne suis qu'une projection dans ton esprit, rien ne sortira d'ici et puisque tu as décidé de mourir tu l'emportera dans la tombe.
Sherlock eu un haussement d'épaules, il n'avait pas décidé de mourir, il n'avait juste pas pris en compte l'impacte morale qu'attaquer les sentiments d'un homme armé puisse avoir sur sa psyché. A l'avenir il ne provoquerait plus John lorsqu'il serait armé. John !
- Je ne veux pas mourir à cause de John
- Pourquoi ?
- Je ne sais pas bon sang ! Je ne veux pas qu'il soit triste et seul et sans moi, je ne veux pas qu'il soit sans moi
- Quel petit égoïste tu fais mon chère frère
- Je m'en fiche, je refuse qu'il passe sa vie sans moi !
- Pourquoi ?
Sherlock restât expectatif à cette question, la réponse, il ne l'avait pas, il lui fallait de l'aide, mais qui, quelqu'un qui pourrait comprendre les sentiments. Sans qu'il ne puisse le contrôler, son palais mental l'amena dans un jardin, le soleil réchauffait doucement ses épaules et face à lui se tenait Molly.
A l'extérieur de son palace mental et de sa béatitude temporaire, son corps percutât enfin le sol, si le palais trembla un peu, le détective ne s'en formalisa pas.
- Molly ? Que fais tu ici ?
- Tu voulais me voir ?
- Pourquoi voudrais je te voir ?
- Parce que je suis toi Sherlock, nous sommes tous toi, moi, Mycroft, ici nous sommes des parts de toi, et je suis celle qui comprend tes sentiments. Dans la vie je ne t'intéresse pas mais je suis ton amie, parce que je te ressemble, je suis à peu près intelligente, mais à ta différence je suis bercée de sentimentalisme. Si tu me dénigre c'est bien par ce que je suis le symbole de ce que tu refuse de voir mais tu es intrigué par cette façon de fonctionner.
- Humpf tu ne crois pas que tu te donne un peu trop d'importance là ?
- Encore une fois, je suis toi, je suis la vision que tu as de moi, mais tu n'es pas ici pour cela (6) n'est ce pas ?
- Non c'est vrai
- Tu es ici pour John
- Oui
- Tu voudrais comprendre ?
- Oui
- Alors dis moi Sherlock, pourquoi aime tu John Watson ?
- Je ne l'aime pas, je n'aime pas je ne suis pas comme sa !
- Moi je l'aime, et moi, je suis toi.
Que pouvait- il répondre à cela ? Aimait il John Watson, ce médecin qui était partit faire la guerre pour fuir ses problèmes de famille, puis qui était revenu et avait alors sauvé sa vie ? Il reprit :
- Je ne sais pas ce que c'est aimer
- Personne ne le sait
- Mais je refuse de le laisser seul, sans moi, je refuse de le laisser inconscient dans cette chambre avec cet assassin, avec mon assassin.
Il se retrouvèrent à nouveau face à Mycroft dans l'étrange tribunal et Sherlock ne perdit pas une seconde :
- Vite Mycroft, laisse moi sortir d'ici, il faut que je sauve John Watson !
- Pourquoi Sherly
Il jeta un coup d'œil à Molly qui se tenait à ses côtés et regarda son frère droit dans les yeux
- Parce que je l'aime.
Un sourire sardonique se figeât sur les lèvres du plus âgé des Holmes, et avant que Sherlock ne sorte de son palais mental, il entendit distinctement un très net « félicitation » de la part de son frère.
(1) et oui cette phrase s'inspire des scènes au ralentit des film de guy ritchie :p
(2) Ignacy Hryniewiecki (en), assassin d'Alexandre II de Russie en 1881.
(3) je voulais faire citer à Sherlock des titres d'ouvrages mais considérant les nouvelles de Doyle, il a une pauvre culture littéraire, je me suis donc abstenu.
(4) le "haha" répété de Sherlock viens en fait d'une référence aux très nombreuses lettres envoyées par Jack l'Éventreur à Scotland Yard lorsque la série de meurtre qu'il commis frappait Londres, Sherlock le sait et s'en sert comme d'une base de provocation.
(5) le chien d'une arme est la partie que l'on abaisse (ou qui s'abaisse seule sur les automatiques ) avant de tirer, si vous n'êtes pas familier des armes à feu : il y a la crosse ou on pose la main, la détente ou on pose l'indexe, la bouche par laquelle la balle sort, la culasse sur le dessus de l'arme qui s'éjecte en arrière sur les automatiques et semi automatiques et à l'arrière de l'arme entre la crosse et la culasse se trouve le chien.
(6) Le "je suis toi" de molly s'inspire directement de l'épisode de dr House où il doit se souvenir de symptômes sur un patient inconnu qu'il a vu juste avant un accident de bus.
Toute la dernière partie s'inspire librement de l'épisode de la saison trois de Sherlock où il se fait tirer dessus et part dans son mind palace mais adapté à ma sauce.
n'hésitez pas à donner votre avis sur ce chapitre à très bientôt pour la suite de cette enquête !
