Avant toute chose, merci pour les review ! C'est fou ce que ça fait plaisir ! Et ça donne du coeur à l'ouvrage ! J'ai quelques chapitres d'avance et si ma bêta suit le rythme, je vais essayer de publier toutes les semaines à partir de maintenant. La longueur des chapitres est variable.
Bonne lecture !
Disclaimer : tous les personnes et l'univers d'Harry Potter appartiennent à JK Rowling.
Chapitre IV - souvenirs
Malefoy Draco - pièce à conviction 1
Il fait noir. On entend un sanglot. Une porte s'ouvre. Un petit garçon blond d'à peu près cinq ans est assis au sol, les genoux repliés contre lui. Il est dans un placard. Ses yeux sont remplis de larmes et de terreur." !
- Sais-tu pourquoi tu as été puni Draco ?"
- Parce que j'ai pleuré. Un Malefoy ne pleure pas."
- Pourquoi pleures-tu encore dans ce cas ?"
- … parce que … parce que j'avais peur, enfermé dans ce placard…"
- ENDOLORIS !"
L'enfant se tort de douleur et supplie son père d'arrêter."
- Alors, Draco ? Sais-tu pourquoi tu es puni ?"
- Parce que j'ai eu peur. Un Malefoy n'a jamais peur." !
Malefoy Draco - pièce à conviction 2
- ENDOLORIS !"
Un jeune garçon blond de onze ans est allongé au sol, son dos arqué par la douleur, ses yeux gris exorbités. "
- Sais-tu pourquoi tu es puni Draco ?"
- … parce qu'Harry Potter a refusé d'être mon ami …" !
Malefoy Draco - pièce à conviction 3
- ENDOLORIS !"
Un jeune garçon blond de quatorze ans gît au pied d'un immense escalier de marbre. Ses bras sont couverts d'hématomes et ses yeux gris sont cachés derrière des paupières bleuies. "
- Sais-tu pourquoi tu es puni Draco ?"
- … parce que la …sang-de-bourbe Granger a eu de meilleures notes que moi. Un Malefoy est toujours le meilleur en tout…" !
Malefoy Draco - pièce à conviction 4
- Non, Père ! Ne m'obligez pas à faire ça ! Je vous en supplie !"
- ENDOLORIS ! Un Malefoy ne supplie pas !"
Un jeune homme blond de 16 ans est à genoux sur le sol, crispé par la douleur. Ses yeux gris sont emplis de terreur mais il tient bon."
- Je ne veux pas devenir Mangemort ! Je ne veux pas être marqué !"
- Tu feras ce qu'il plaira au Maître ! rugit Lucius. Puis d'ajouter d'une voie doucereuse : « Sinon, ta mère mourra … Tu ne voudrais pas avoir la mort de ta mère sur la conscience, n'est-ce pas Draco ? »"
- Quoi ? Non, pas ma mère … ne lui faites pas de mal par pitié ! Je … je… j'accepte, se résigna le jeune homme dans un souffle" !
Malefoy Draco - pièce à conviction 5
Une pièce immense plongée dans la pénombre. Des formes encagoulées entourent un homme au visage de serpent. Une femme blonde est maintenue à genoux par deux mangemorts. Son beau visage est meurtri et du sang s'écoule d'une plaie à la tête. Au centre de la pièce, un jeune homme blond de 16 ans hurle de douleur alors que la baguette de Voldemort trace sur son bras gauche la Marque des Ténèbres." !
Le cri de la femme résonne dans toute la pièce : « NOOOOON ! »" !
Malefoy Draco - pièce à conviction 6
- Tu as compris ce que j'attends de toi Draco ? siffle Voldemort"
- oui Maître. Je dois tuer Dumbledore."
- Tu sais ce qui t'attend si tu échoues ?"
- oui Maître. Mon Père sera disgracié et je devrai regarder ma Mère mourir dans les pires souffrances avant de mourir moi-même."
- Bien. Va. Et ne me déçois pas." !
Malefoy Draco - pièce à conviction 7
Dans des toilettes sales et abandonnées, un jeune homme blond de 16 ans appuie ses mains tremblantes sur le rebord d'un lavabo ébréché. Ses yeux gris sont rougis par les larmes. Il suffoque :" - c'est trop dur … je n'y arriverai pas … c'est trop dur" !
Malefoy Draco - pièce à conviction 8
En haut de la Tour d'Astronomie, un jeune homme blond tend sa baguette en direction d'un vieil homme dont la main droite est complètement noircie. " !
- Tu n'es pas un meurtrier Draco, dit doucement Dumbledore."
- Je dois le faire ! Si je ne le fais pas, il va tuer ma mère et moi aussi …"
- Tu sais Draco, avant toi, j'ai connu une jeune homme qui avait tous les mauvais choix. Tu peux renoncer …" !
Le jeune homme blond abaisse sa baguette. Un homme aux cheveux noirs graisseux arrive derrière lui." !
- S'il te plaît Severus, implore Dumbledore"
- AVADA KEDAVRA !"
La lumière verte qui jaillit de la baguette de Rogue toucha le vieux directeur en pleine poitrine." !
Malefoy Draco - pièce à conviction 9
Une immense pièce sombre dans un manoir. Des silhouettes encagoulées entourent l'homme à face de serpent. Ce dernier lance des doloris tout autour de lui en riant comme un dément. Les sorts touchent les personnes présentes au hasard mais aucune n'ose se soustraire à ce petit jeu cruel. " !
Derrière la porte de la salle, un jeune homme blond de 17 ans pleure silencieusement, priant pour qu'on le sorte de cet enfer. " !
Malefoy Draco - pièce à convention 10
Un jeune homme brun est amené à genoux sans ménagement. Son visage est entièrement boursoufflé mais la déformation ne masque pas l'éclat de ses yeux verts. " Une femme parle d'une voix perçante et hystérique :"
- Approche Draco ! Dis-nous si c'est Harry Potter ?"
Le jeune homme blond s'approche du brun et le fixe dans les yeux. Il baisse rapidement le regard. "
- Je … je ne sais pas … non, … je ne crois pas …" !
****" !
Harry se releva péniblement de la pensine.
L'examen des souvenirs de Malefoy ne lui avait pas pris beaucoup de temps. Ceux-ci étaient courts et précis. Mais ils laissèrent Harry complètement affligé.
Ainsi, l'arrogant Draco Malefoy n'avait pas eu l'enfance dorée qu'il imaginait. Bien au contraire ! Elevé à coups de doloris depuis son plus jeune âge ! Harry se dit que le sort de Draco n'avait finalement rien à envier au sien.
Cependant, aussi cruels soient-ils, ces souvenirs étaient le gage de la liberté pour le Serpentard.
Après avoir soigneusement étiqueté les fioles et pris soin de les ranger en ordre chronologique, Harry transplana directement devant le Ministère de la Magie.
Arrivé au Département de la Justice Magique, il se rendit au greffe pour faire enregistrer les petites fioles comme pièces à conviction. Manifestement, Kingsley Shacklebolt avait tenu parole, car l'employée du greffe ne fit aucune difficulté pour procéder à l'enregistrement. Harry repartit avec la preuve écrite du dépôt.
Harry soupira de soulagement en quittant le Département de la Justice Magique : tout était sous contrôle, il ne restait plus qu'à attendre le jour de l'audience.
Il s'apprêtait à rentrer chez lui quand il aperçut au détour d'un couloir, un homme roux qui entrait dans un bureau. Harry nota à ce moment qu'il se trouvait en effet en face du Département des Détournements de l'artisanat moldu, lieu de travail d'Arthur Weasley.
Harry se dirigea vers le bureau et frappa doucement à la porte restée ouverte. Lorsqu'il vit Harry sur le seuil, Arthur Weasley resta interdit, manifestement embarrassé par la présence du brun. Harry prit la parole le premier.
- Bonjour Arthur. J'espère que je ne vous dérange pas à passer ainsi à l'improviste.
- Bonjour Harry. A vrai dire, je ne m'attendais pas à te voir ici …
- Je reviens du Département de la Justice Magique. Je devais déposer les pièces à conviction pour mon témoignage au procès …
- Hmm, je vois dit Arthur dont le visage se ferma à l'évocation de la « mission » de Harry. « Donc, tu persistes, à ce que je comprends… »
- Honnêtement, Arthur, m'avez-vous déjà vu renoncer à quelque chose quand je l'avais en tête ? Je suis plutôt un type têtu ! plaisanta Harry dans l'espoir de décrisper l'atmosphère.
Arthur ne répondit rien, se contenta de baisser le regard en soupirant.
- Ecoutez Arthur, reprit Harry calmement, vous êtes manifestement contrarié par mon initiative mais sincèrement, je ne comprends pas pourquoi ! Ok, j'aide Malefoy mais je ne fais rien contre vous ou votre famille … Vous savez l'affection que je vous porte à vous, Molly, Ron, … Ginny. Vous êtes ma famille d'adoption, la seule que j'ai jamais connue ! Je ne veux pas qu'on reste sur un malentendu, une incompréhension … Que puis-je dire pour vous convaincre de ma bonne foi, Arthur ?
- Je ne sais pas Harry… Nous avons perdu un fils, mort dans un combat contre Voldemort, contre les Mangemorts, … et toi, tu vas aider l'un d'entre eux ? Evidemment, que nous nous sentons trahis !
- Fred n'est pas mort de la main d'un Malefoy. De plus, si Draco porte la Marque, c'est contre sa volonté !
- parce que c'est « Draco » maintenant ?
- Oui, c'est Draco et croyez-moi quand je vous dit qu'il n'a jamais rejoint les rangs de Voldemort de son plein gré !
Arthur resta silencieux.
- Arthur, venez assister au procès lundi. Vous pourrez ainsi vous rendre compte que les apparences sont souvent trompeuses et j'espère sincèrement qu'après cela, vous comprendrez que ma démarche était justifiée.
Devant le mutisme d'Arthur, Harry quitta les lieux.
Le soir même, Hermione passa à Grimmaurd Square.
- Salut Harry, comment vas-tu ? Prêt pour lundi ?
- Salut Hermy, ça va. Tout est prêt. Reste à convaincre le jury ! dit Harry non sans une certaine angoisse.
- Tu y arriveras Harry ! Et de toute façon, dis-toi que toi au moins tu auras fait le maximum, affirma Hermione saisissant les craintes de son ami.
Un voile de panique passa sur le visage de Harry, ce qu'Hermione ne manqua pas de remarquer.
- Harry, … ? Qu'y a-t-il ?
- ça doit marcher Hermione, ça doit marcher … dit-il les yeux presque embués. Il se passa nerveusement la main sur le visage puis dans ses cheveux. « Je ne sais pas ce que je ferais si … si … ». Il ne put terminer sa phrase, sa voix s'était brisée.
Hermione le serra dans ses bras. Elle ne dit rien mais son étreinte parlait pour elle et Harry lui fut reconnaissant de ne pas essayer de le raisonner.
Afin de reprendre contenance, il changea de sujet - enfin presque :
- Quelles sont les nouvelles au Terrier ?
- Eh bien, rien de bien neuf. Arthur nous a dit que tu étais passé le voir après … enfin, que tu étais passé le voir. Je vois que lui et Molly sont tiraillés avec cette histoire. Ils voudraient bien te dire de revenir mais ils ont peur de la réaction de certains …
- Ron et Ginny …
Oui, ils t'en veulent vraiment. J'essaye de raisonner Ron mais il ne veut rien comprendre …
Quant à Ginny, elle est toujours amoureuse de toi, ce qui la rend encore plus furieuse … soupira Hermione.
- Je suis désolée que tu subisses tout ça, Hermy mais je ne saurais jamais assez te remercier du soutien que tu m'apportes.
- Pas de quoi Harry, tu es mon meilleur ami, ne l'oublie pas !
- Est-ce à dire que Ron ne l'est plus ?
- Il changera d'avis, Harry, je te l'assure, esquiva la jeune fille.
- Et pour Ginny ?
- Là, ça dépendra aussi de toi et des sentiments que tu as pour elle …
- Je ne sais pas … Je l'aime, c'est sûr mais peut-être pas pour les bonnes raisons. J'ai l'impression de l'aimer parce qu'elle est la sœur de mon meilleur ami, parce que l'aimer implique que je fasse vraiment partie de la famille Weasley, la seule famille que j'ai jamais connue. Je l'aime par facilité …
- Les histoires d'amour ne doivent pas toujours être compliquées, Harry…
- Non mais elles doivent quand même être un peu exaltantes …
- Et ce n'est pas le cas ?
- Je … je ne sais pas. J'aime être en sa compagnie, j'aime l'embrasser et la serrer dans mes bras mais je ne ressens pas de passion, juste un agréable sentiment. Quand elle n'est pas là, elle me manque mais ce n'est pas douloureux. Je me suis toujours figuré qu'être amoureux c'était ressentir le manque de l'autre comme si on était vidé de l'intérieur, c'était sentir son cœur s'affoler par sa simple présence, c'était mourir d'inquiétude à l'idée de le voir s'éloigner …
- Avez-vous déjà … ? demande Hermione en rougissant
- Oui, une fois sourit Harry devant l'embarras de son amie. En sixième année, avant … les évènements. C'était bien mais sans plus. A l'époque, j'ai mis ça sur le compte de … et bien de ce qui se passait. Mais aujourd'hui, je crois que le contexte n'avait finalement rien à voir. Je l'aime mais je ne suis pas amoureux d'elle.
- Tu devrais lui dire, Harry. Par respect pour elle et les sentiments qu'elle a pour toi, tu ne peux pas la laisser dans l'illusion d'un amour qu'elle n'aura jamais.
- Je sais Hermy, je sais … Je le ferai, c'est promis. Je le ferai, après le procès…
- Ok, Harry. C'est toi qui vois. Bon, je vais te laisser. On se voit lundi
- Merci Hermione, merci pour tout. !
Harry passa le week-end à relire les textes de droit et à se repasser tout ce qu'il allait dire au procès. Il s'obligea à sortir le dimanche pour prendre l'air. On était au mois de juin et le temps était doux. Sa promenade lui fit du bien et le calma quelque peu.
Le dimanche soir, il prit néanmoins une potion calmante sans quoi, il n'aurait pas pu fermer l'œil de la nuit. !
