Bonne lecture !
Disclaimer : tous les personnages et l'univers d'Harry Potter appartiennent à JK Rowling.
Chapitre 13 – révélations
Le mois de septembre venait de s'écouler à Poudlard. Harry se sentait vraiment bien dans sa nouvelle maison. Les relations avec ses condisciples étaient vraiment bonnes et il se sentait heureux comme il ne l'avait plus été depuis longtemps.
Et ce qui contribuait grandement à son bonheur en ce moment était la présence d'Hermione dans la salle commune des serpentards.
Quelques temps auparavant, Harry avait demandé à ses amis s'il pouvait inviter Hermione à passer la soirée dans leur salle commune. Tous connaissaient la profonde amitié qui liait Harry et la petite brune depuis leur arrivée à Poudlard mais ils demandèrent réflexion.
Harry était un peu inquiet qu'ils refusent. Hermione était une sorcière née moldue et même si la guerre avait changé les idéologies et les comportements, les serpentards restaient néanmoins très traditionalistes.
Au grand étonnement de Harry, le groupe des serpentards revint une demi-heure plus tard lui annoncer qu'Hermione était la bienvenue mais qu'ils refusaient par contre catégoriquement la présence dans leurs murs d'une belette d'un genre ou d'un autre.
Harry leur expliqua que quelques semaines avant la rentrée, Hermione avait rompu avec Ron et que son amitié avec Ginny était désormais inexistante.
Pour faire bonne mesure, Harry raconta également par le menu la manière ignoble dont Ron et Ginny s'en étaient pris à Draco et l'intervention providentielle d'Hermione pour sauver leur prince.
Il n'en fallut pas plus pour que les serpentards imaginent les scénarios les plus perfides pour faire mourir les belettes de manière sanglante, et très lente de préférence ...
Cela faisait donc plusieurs soirs qu'Hermione s'asseyait et devisait agréablement avec les verts et argent. Très vite, elle s'était trouvé un intérêt commun avec Pansy pour les runes anciennes et avec Milicent concernant l'histoire de la magie.
Mais ce n'était rien comparé à l'intérêt de plus en grand que Blaise Zabini semblait lui porter.
Harry notait avec plaisir qu'Hermione n'était pas insensible non plus au beau métis dont le sens de l'humour était ravageur. Pour ne rien gâcher, Blaise était assez brillant et pouvait tenir la dragée haute à la miss-je-sais-tout sur bien des sujets.
Enfin, last but not least, Théo semblait décidé à tenter sa chance avec Astoria ...
C'est donc sur des considérations, somme toute très positives, qu'Harry s'endormit ce soir-là.
Comme tous les ans, le mois d'octobre voyait reprendre les matches de quidditch. Il fallut donc procéder à la désignation des capitaines d'équipe et entreprendre les sélections de joueurs.
Harry n'avait rien demandé mais fut d'autorité désigné comme capitaine des serpentards. Tout comme il fut directement acquis qu'il occuperait le poste d'attrapeur, en lieu et place de Draco Malefoy.
Soucieux de ne pas s'imposer de la sorte, Harry voulut néanmoins procéder à une véritable sélection.
Si la lutte fut serrée pour désigner les poursuiveurs, les batteurs et le gardien, il ne rencontra par contre aucune véritable concurrence pour le poste d'attrapeur.
Harry était satisfait de sa sélection, de même que tous les autres serpentards qui pensaient avoir – enfin ! - une chance de remporter la coupe cette année.
Entre les entraînements, les cours et les devoirs, Harry menait une vie assez calme qui lui convenait parfaitement. Il découvrit ainsi que lorsqu'on le laissait un peu tranquille (entendez quand on ne lui demandait pas de sacrifier sa vie pour sauver le monde), il se révélait assez doué pour les études.
Un samedi soir où il travaillait sur un devoir de potions (et sans l'aide du Prince ...), un bruit dans la cheminée attira son attention. Au milieu d'une fumée verte, un visage apparut :
- Draco !
- Salut Harry !
- Merlin Draco ! Je suis tellement content de te voir ! C'est génial, tu as pu trouver une cheminée internationale ?!
- Oui, je viens de la faire installer dans l'appartement de New York. J'y suis pour le weekend car je voulais l'essayer tout de suite ! Bon, alors petit serpent, reprit-il sur un ton doucereux, comme ça on change de Maison et on me pique ma place ?
- Je ... ouais, je ...
Draco partir alors d'un grand rire qui soulagea immédiatement le brun. Il le faisait marcher.
- Harry ! Je ne t'en veux pas, allons ! Tu sais, les serpentards ont toujours eu besoin d'avoir quelqu'un à suivre, un leader en quelque sorte. C'est notre monde de fonctionnement. Pendant des années, ça été moi et maintenant, c'est toi. Ils t'ont reconnu en tant que tel, tu dois l'accepter, c'est une grande marque de confiance tu sais !
- Oui, je sais et je les en remercie pour ça. Je n'imaginais pas qu'ils m'accepteraient aussi facilement.
- Hé bien tu vois comme les apparences peuvent être trompeuses ...
- Bon, assez parlé de moi. Comment tu vas ? Toujours heureux à Salem ?
- Oh Harry, c'est génial ! Je t'ai parlé d'Edward, mon coloc ? Il est absolument fan-tas-tique ! Il faudra que tu le rencontres. Il est incroyable !
Suivirent 5 minutes de monologue où Draco expliquait tout ce qu'il y avait de génial à Salem et surtout chez Edward.
L'allusion continuelle à son colocataire finit par agacer Harry qui coupa assez sèchement :
- Je suis ravi d'entendre combien ta vie est paradisiaque avec Edward Draco, mais là j'ai encore un devoir de potions à finir et demain, je m'entraîne assez tôt donc ...
- Mais qu'est-ce qui te prends Harry ?
Se rendant compte que son propos pouvait passer pour jaloux et puéril, Harry se reprit :
- Désolé Draco, ... c'est juste que pour le moment, je suis un peu ...
- En manque de sexe, asséna Draco.
- Quoi ?
- En manque de sexe ! Tu peux me dire comment ça se fait que je te trouve, un samedi soir, dans la salle commune avec un bouquin de potions rébarbatif sur les genoux en lieu et place d'une sublime créature ?
- Mais enfin... je ...
- Harry, je ne me suis pas décarcassé pour faire de toi une bombe sexuelle pour que tu vives comme un ermite dans cette vieille ruine moisie !
- ...
- Harry ... reprit Draco sur un ton menaçant ... ne me dis pas que tu n'as ...
- Non, Draco ! Je n'ai rien fait avec personne ! S'énerva Harry. De toute façon, aucune fille ne m'intéresse ... ajouta-t-il plus doucement.
- Ok, et les mecs ?
- Quoi, les mecs ? Je ne suis pas ...
- Oh lala coupa Draco visiblement agacé, j'oublie toujours que tu as vécu trop longtemps chez les moldus ... Harry, les sorciers n'ont pas les mêmes préjugés débiles que les moldus sur la sexualité! Chez les sorciers, c'est un peu comme dans la Grèce antique : on ne se préoccupe pas vraiment du sexe de l'autre partenaire tant qu'il ou elle te plaît.
- Bon, Draco, on peut parler d'autre chose s'il te plaît ? Ça devient carrément gênant là ...
- T'es prude Potter !
- Non, je ne suis pas prude ...
- T'es prude et sentimental ...
- Draco, s'il te plaît ... soupira Harry
- Ooh oui, Harry ! Supplie-moi !
- Merde Draco ! Arrête !
- Bon ça va, excuse-moi. Je ne voulais pas t'embarrasser. A vrai dire, je te contactais pour te demander quelque chose.
- Vas-y ! l'encouragea Harry, trop heureux de changer de sujet.
- Ça te dit de passer les vacances de Noël avec moi à New York ?
- Evidemment !
- Génial ! Tu crois qu'Hermione pourrait venir aussi ?
- Malheureusement non, elle a déjà prévu de passer les fêtes avec ses parents. Ils reviendront d'Australie juste avant le début des vacances.
- Oui, je comprends. Mais toi, tu viens quand même ?
- Je ne raterai ça pour rien au monde !
- Super. Je te réserve un portoloin pour le 22 décembre au départ de Londres.
- J'ai hâte d'y être !
- Moi aussi ! Bon, Harry, je dois te laisser maintenant. J'essayerai de te contacter par cheminée lors de mon prochain passage à New York. En attendant, on s'écrit, hein !
- Promis ! Prends soin de toi !
- Toi aussi.
Le visage de Draco disparut des flammes. Harry était content de l'avoir revu même si leur discussion lui laissait un goût doux-amer. Il ne voulut cependant pas s'appesantir sur la question, préférant se rappeler que dans quelques semaines, il serait à New York.
Le lendemain, Harry rêvassait encore à son prochain départ en s'apprêtant à descendre vers la Grande Salle quand il sentit des fourmillements dans ses jambes.
Il venait d'amorcer un mouvement pour poser son pied sur la marche lorsque ses jambes cédèrent sous lui. Il tomba dans l'escalier la tête la première sans apercevoir l'ombre derrière lui qui s'enfuyait.
