Hourra ! J'ai du WIFI en vacances. Je peux donc continuer à poster des chapitres !

Merci encore pour vos review. Elles font vraiment plaisir ! J'espère que vous continuerez d'apprécier !

Bonne lecture !

Disclaimer : tous les personnages et l'univers d'Harry Potter appartiennent à JK Rowling.

Chapitre 14 – Incidents

POV Harry

Je suis tout engourdi. Je sens une odeur de désinfectant et de potions. Allons bon, je suis – encore – à l'infirmerie.

- Harry ? Harry ? Tu m'entends ?

- Hermione ? Ma voix est rauque et faible.

- Oui Harry, c'est moi Hermione ? Comment te sens-tu ?

- Comme si j'avais été percuté par le Poudlard Express ? Que s'est-il passé ?

- Justement Harry, on espérait que tu nous le dises !

Je reconnais la voix de Blaise.

- Je... je ne sais pas ... je descendais de la bibliothèque vers la Grande Salle et je suis tombé.

- Tu as eu un malaise ? Tu étais souffrant ? M'interroge Hermione

- Je ne sais plus... J'ai... j'ai juste senti des fourmis dans les jambes et puis ... plus rien, dis-je avec difficulté. Je suis tombé c'est ça ?

C'est Blaise qui répond :

- Harry, je t'ai trouvé inconscient au pied du grand escalier. Tu avais le bras et la jambe cassés et tu saignais à la tête. On a cru que tu avais une fracture du crâne.

Devant mon air affolé, Hermione tempère immédiatement :

- Ne t'inquiète pas ! Tes os ont été ressoudés et ta tête n'a rien, sinon une vilaine coupure qui saignait fort. Tu as eu le réflexe de te protéger la tête de tes mains avant de tomber.

- Mais tu es resté 3 jours inconscient, rajoute Blaise.

Je soupire puis je vois Hermione et Blaise qui se lancent des regards. On me cache des choses et j'ai horreur de ça.

- Bon, qu'est-ce qui se passe à la fin ?!

Hermione se dandine d'un pied sur l'autre, ce qu'elle fait quand elle est mal à l'aise.

- Harry, as-tu vu quelqu'un à proximité de l'escalier avant de tomber ? Demande Blaise.

- Non, ...non. Je ne crois pas... Pourquoi ? J'ai dû avoir un malaise, ça ne peut être que ça …

- Harry ... Mme Pomfresh a décelé de légères traces d'un sortilège sur toi. On pense que tu as reçu un maléfice de jambes en coton, dit Hermione.

Je suis interloqué. Un maléfice de jambes en coton ? Mais alors, ça veut dire ...

- Hermy, tu te rends compte de ce que tu suggères ?

- Oui, Harry. Je m'en rends compte. Quelqu'un a voulu te blesser délibérément …

Ou me tuer, me dis-je in petto.

Harry sortit de l'infirmerie deux jours plus tard. On en savait pas plus sur l'identité de celui qui avait lancé le sort.

Dans la salle commune des Serpentards, la première hypothèse évoquée fut évidemment celle des Weasley. Mais Blaise dut les détromper car Ron et Ginny étaient dans la Grande Salle au moment des faits et aucun d'entre eux n'avaient bougé de sa place.

Harry finit par se dire que c'était peut-être bien un accident après tout.

Le lundi suivant, Harry et les autres serpentards se rendirent à leur cours de potions. Slughorn donnait les instructions :

- Bien, mes enfants, vous allez préparer ce matin une potion de vision nocturne. Je vous invite à être très attentifs car il s'agit d'une préparation régulièrement demandée aux ASPIC. Vous avez une heure.

Harry suivait scrupuleusement les étapes indiquées au tableau et jusque-là, sa potion semblait parfaite. Elle avait la belle couleur indigo recommandée à ce stade de la préparation.

Il lui restait à ajouter la bile de tatou séchée puis à tourner 3 fois dans le sens contraire des aiguilles d'une montre pour que la potion prenne une teinte céruléen.

Harry décapsula sa fiole de bile de tatou et mesura méthodiquement la quantité requise. Mais à peine eut-il versé la poudre dans le chaudron qu'une opaque fumée noire s'éleva, l'enveloppant tout entier.

Harry hurla de douleur quand la fumée, après avoir dissout ses vêtements s'infiltra par tous les pores de sa peau.

Vu son état, Harry fut directement amené à Sainte Mangouste, les soins prodigués à l'infirmerie de l'école étant largement insuffisants.

Hermione faisait les cent pas. Cela faisait deux heures maintenant qu'Harry était dans cette salle, entourée de dizaines de médicomages et personne ne voulait rien leur dire.

Elle ressassait le déroulement des évènements tels que Blaise le lui avait rapporté. Et elle ne comprenait pas comment une chose pareille avait pu arriver. Il n'était pas rare qu'un chaudron explose suite à une mauvaise manipulation mais là, c'était autre chose.

Elle n'y comprenait rien et détestait ça.

Heureusement, Blaise avait tenu à l'accompagner et elle appréciait sa présence silencieuse mais bienveillante.

- Blaise, tu crois vraiment que c'est un accident ?

- Je ne sais pas Hermione. C'était tellement ... bizarre comme phénomène. Je n'avais jamais vu ça avant …

Ils furent interrompus par un médicomage qui sortait de la salle d'examen où se trouvait Harry.

- Vous êtes les amis de Monsieur Potter ?

- Oui, dites-nous s'il vous plaît ! Comment va-t-il ?

- Je ne vais pas vous mentir, il va mal. Tant que nous n'arriverons pas à déterminer quelle était au juste la substance qui l'enveloppait, nous ne pourrons pas le soigner efficacement. Or, jusqu'à présent, tous nos potionnistes ont échoué. La substance attaque ses organes de l'intérieur et je crains qu'il ne tienne pas plus de deux jours.

- Oh Merlin ! Hermione chancela à ses mots et fut rattrapée de justesse par les bras puissants de Blaise avant qu'elle ne s'écroule.

- Y a-t-il des membres de sa famille à prévenir ? Poursuivit le médicomage.

- Non ... non, il n'y a personne, sanglotait Hermione.

- Si, à vrai dire, il y a quelqu'un, interrompit Blaise, mais il vit aux Etats-Unis et nous n'avons pas de moyen de communication suffisamment rapide pour qu'il soit là à temps...

- Nous pouvons faire venir cette personne par transplanage d'escorte d'urgence. Mais il faut qu'elle soit en bonne santé pour résister à un transplanage sur une telle distance. Nous déclinons toute responsabilité si …

- Il l'est, coupa Blaise sèchement.

- Alors donnez-moi son nom et sa localisation exacte et je lui envoie un transplaneur immédiatement.

- Draco Malefoy, Collège de Sorcellerie de Salem.

Blaise avait accompagné Hermione à la cafétaria afin qu'elle boive et mange quelque chose. Ils étaient là depuis bientôt 4 heures.

Ils regagnaient le couloir des urgences quand ils entendirent des voix s'élever :

- LAISSEZ-MOI ENTRER ! JE DOIS LE VOIR !

- Monsieur calmez-vous ! Vous n'êtes pas autorisé à le voir pour l'instant. Les médicomages sont occupés et …

- SI VOUS PARLEZ DE LA BANDE D'INCAPABLES QUI NE SONT PAS FICHUS DE TROUVER CE QU'IL A …

- Monsieur, je prie d'user d'un autre ton ! Je ne sais pas pour qui vous vous prenez mais ...

- Pour qui je me prends ? Dit Draco de sa voix la plus douce mais aussi la plus menaçante, je me prends pour celui qui finance la moitié de votre hôpital, alors je ne saurais trop vous conseiller de m'emmener le voir immédiatement si vous voulez que vos employeurs soient encore en mesure de payer votre salaire à la fin de ce mois.

- Je ... quoi, ... vous êtes Monsieur Malefoy ... du comité de direction ?

- Lui, c'était mon père mais il est mort et maintenant c'est moi qui tient les cordons de la bourse. ALORS, VOUS ME LAISSEZ ENTRER OUI OU NON ?

- Allez-y …

- Merci

Blaise et Hermione virent Draco entrer dans la salle d'examen. En moins d'une minute, il mit tous les médicomages dehors et resta seul avec Harry.

POV Draco

Je m'approche et m'assied sur le bord du lit. Tu es si pâle ! Je prends ta main glacée, ton souffle est à peine audible.

- Oh Harry ! Mais que t'arrive-t-il ? Tu devrais vraiment arrêter les potions, tu sais ! T'es une catastrophe, encore pire que Londubat …

Je caresse ta joue, elle est glacée également.

- Je vais trouver ce qui te tue Harry, je te le promets. Je refuse de te perdre, je refuse que tu meures.

Je me tais. J'hésite à poursuivre mais je vais le faire. Je dois te le dire même si tu ne l'entends pas :

- Je t'aime Harry. Je t'aime tellement et depuis si longtemps, si tu savais. Je n'imagine même pas un monde dans lequel tu ne serais pas. Tu es mon monde depuis que j'ai onze ans, Harry. Tu as toujours été là et il n'y a jamais eu que toi. Je me fous que tu sois le Sauveur du monde sorcier, tout ce que je sais, c'est que tu m'as sauvé moi ... et bien avant Azkaban, bien avant la Salle sur demande. Tu m'as sauvé parce que tu m'as fait ressentir quelque chose de bien plus précieux que toute la fierté et la fortune des Malefoy. A par ma mère, je n'ai jamais aimé personne dans ma vie ... parce que tu avais déjà pris toute la place. Tu vas me dire qu'il est impossible de tomber amoureux à onze ans... Hé bien, il faut croire que si. Je regrette tellement le temps perdu à nous battre, à me cacher derrière ce masque de haine que je ne ressentais pas. Je regrette qu'il soit trop tard pour que tu voies en moi autre chose que celui qui t'a pourri la vie pendant 7 ans. Mais ce sont mes erreurs et je dois les assumer. Ma punition sera de te voir aimer un autre homme ou une autre femme, de te voir être heureux avec lui ou avec elle, sans moi. Je me contenterai de ton amitié – déjà si miraculeuse – et je te laisserai vivre ta vie. Mais jamais, jamais, je ne cesserai de t'aimer.

Avec toute la tendresse dont je suis capable, je dépose mes lèvres sur les tiennes, douloureusement conscient que je fais ce geste pour la première et la dernière fois sûrement.