Merci à tous ceux qui laissent des review ! J'en profite pour vous annoncer que la fic est finie ! Elle fait 29 chapitres et un épilogue. Je posterai à intervalles réguliers.

Bonne lecture !

Disclaimer : tous les personnages et l'univers d'Harry Potter appartiennent à JK Rowling.

Chapitre 16 – Et maintenant ?

Le lendemain, comme convenu, Draco, Blaise et Hermione transplanèrent à Sainte Mangouste à la première heure.

- Comment va-t-il ? Est-il réveillé ? attaqua Draco directement.

Le médicomage ne se formalisait plus du ton péremptoire du jeune homme. Il se contenta de hocher la tête en disant :

- Oui, il est réveillé et ses constantes sont bonnes. Vous pouvez aller le voir.

Draco haussa un sourcil, l'air de dire « tu penses vraiment que j'attendais ta permission ? » mais il ne répondit rien.

Harry avait été transporté dans une chambre à l'étage, plus confortable et accueillante qu'au service des urgences. Il était légèrement redressé, le dos en appui sur des coussins. Même s'il était encore fatigué, il n'avait plus rien de la vision spectrale de la veille.

Les médicomages lui avaient expliqué la raison de son hospitalisation mais il n'avait pas vraiment compris ce qui lui était arrivé ni comment il s'en était sorti.

Harry en était là de ses réflexions quand il fut assailli par des bras et une crinière brune.

- Ooh Harry, je suis si contente ! Nous étions si inquiets tu sais ! Pleurait Hermione en le serrant dans ses bras.

- Hermy, laisse le respirer, voyons ! Intervint Blaise. Salut Harry, c'est bon de te revoir parmi nous !

- Merci vieux ! C'est sympa d'être ...

Harry s'interrompit car il venait d'apercevoir une troisième personne, restée en arrière, nonchalamment appuyée au chambranle de la porte.

Merlin, pourrais-je jamais me lasser de le regarder ?

- Draco ...

- Bonjour Harry, dit-il en s'approchant.

- Draco, tu es revenu ... Harry avait l'impression de rêver.

- C'est Blaise qui m'a prévenu. Tu n'imaginais pas que j'allais te laisser mourir sans venir te botter les fesses avant !

Draco était toutefois trop ému pour manier l'ironie plus longtemps. Il s'assit sur le lit et prit Harry dans ses bras, laissant passer dans cette étreinte tout ce qu'il était incapable de dire à voix haute.

- Bon, interrompit Harry à contrecœur. Je crois que je mérite quelques explications, non ?

Blaise entreprit de tout lui raconter : la fumée noire, son coma, la fiole trafiquée, la magie noire et l'exploit de Draco.

Quand Harry prit la mesure de ce que Draco avait fait pour lui, il crut que son cœur allait faire exploser sa cage thoracique. Son regard vert s'ancra dans les yeux gris de Draco et le temps parut suspendu l'espace d'un instant.

Draco se ressaisit le premier en évoquant la nécessité de démasquer la personne qui avait trafiqué la bile de tatou. Il s'abstint toutefois de lui faire part de ses soupçons sur Adrian Pucey.

Harry essayait de ne pas paraître trop inquiet suite à ces révélations, couplées à « l'accident » dont il avait déjà été victime la semaine dernière. Mais Draco n'était pas dupe. S'approchant du brun, il dit :

- Harry, nous t'avons fatigué avec tous nos palabres. Tu dois te reposer maintenant. Nous allons rentrer à Poudlard et nous reviendrons en fin d'après-midi. D'accord ?

- Ok ! Accepta Harry qui se sentait en effet épuisé.

Mais alors qu'ils partaient, Draco demanda à ses amis :

- Pouvez-vous m'attendre une minute ? J'ai encore un mot à dire à Harry.

Compréhensifs, Blaise et Hermione se retirèrent dans le couloir sans insister ni demander d'explications.

Lorsque Draco revint vers lui en se rasseyant sur le lit, Harry le regarda d'un air interrogateur.

- Harry, dit Draco en lui prenant les mains, je te promets qu'on trouvera celui ou celle qui essaye de te faire du mal. Même si c'est la dernière chose que je dois faire dans ma vie ! Mais en attendant, je t'en conjure, sois prudent ! Je vais demander aux médicomages de filtrer les visites mais garde quand même ta baguette sous ton oreiller, on ne sait jamais ...

- Ben dis donc ! Tu es rassurant toi ! Tenta de plaisanter Harry mais devant la réelle inquiétude qui habitait les yeux du blond, il renonça. « Je serai prudent, je te le promets... »

- Bien. Je vais te laisser maintenant dit Draco en se levant.

- Draco, attends ! ... Tu ... tu repars bientôt ? Demanda-t-il timidement, craignant déjà la réponse.

- Je reste jusqu'à ce que tu réintègres Poudlard. Mais, n'oublie pas, tu m'as promis de venir à New York pour les fêtes ! Lui rappela Draco avec un grand sourire.

- Oui ! Et je tiens toujours ma parole !

- J'y compte bien !

- Draco, viens là dit encore Harry en l'attirant contre lui. Il posa son front contre celui du blond et droit dans les yeux, il lui dit : « Merci. Merci pour ce que tu as fait. Merci de ne pas avoir baissé les bras »

- Pour toi, je ne baisserai jamais les bras, Harry.

De retour à Poudlard, Draco « convoqua » Théo, Pansy et Millicent. Habitués à répondre aux moindres désirs de leur Prince, les intéressés obtempérèrent sans rechigner.

- Où en est-on avec Pucey ?

- On le surveille, comme tu l'as demandé Draco, indiqua Pansy. Il n'a rien fait de particulier si ce n'est qu'il est assez nerveux... Il demande souvent des nouvelles de Harry, en fait.

- Ben tiens ... Et où est-il en ce moment ?

- Dans le dortoir. Il dit qu'il ne se sent pas très bien, expliqua Théo.

Draco faisait les cents pas dans la salle commune.

- Pffff ... Il a eu tout le temps de se débarrasser de la fiole trafiquée. On aurait dû le confronter directement ...

- On ne pouvait pas Draco ! Contra Hermione. Il fallait bien réaliser la potion pour Harry ...

- Je sais ... mais si ce morveux est celui qui a essayé de tuer Harry, il est en train de nous échapper ! S'énerva Draco.

- Peut-être ! Mais en attendant Harry est vivant et pour le moment, c'est tout ce qui compte, répondit Hermione.

Mais Draco ne l'entendait pas de cette oreille.

- Allez me le chercher !

- Draco ... tenta Blaise

- ALLEZ ME LE CHERCHER ! TOUT DE SUITE !

Théo et Blaise ne discutèrent pas davantage et quelques minutes plus tard ils redescendaient du dortoir accompagné d'un Adrian Pucey aux yeux rougis.

- Assied-toi, asséna Draco, et ouvre en grand tes oreilles car je ne me répèterai pas.

- Mais ... que ...

- Où as-tu caché la fiole de poudre d'hyoscyamus du Caire que tu as volé dans le sac de Harry après l'accident ?

- Quoi ? De quoi tu parles Draco ? Quelle fiole ?

- Tu nies donc avoir remplacé la bile de tatou par de la poudre d'hyoscyamus ?

- Draco, je ne comprends absolument rien à ce que tu dis !

- Pourquoi es-tu revenu à la salle commune après l'accident de Potter, au lieu d'attendre avec les autres dans la Grande Salle ? Et ne me dis pas que c'était pour te changer car c'est un mensonge ! J'ai la preuve que tu n'as jamais renversé ton chaudron ! cria Draco.

- Ecoutez tous, ... je ne sais pas ce qui vous prends mais je ne comprends absolument rien ! Je ne suis pas allé à la salle commune après l'accident ...

- TU MENS ! Le coupa Draco. Théo t'a croisé sur le chemin !

- C'est faux ! Je n'ai pas pu croiser Théo, je n'étais pas dans le couloir de la salle commune !

- Tu n'étais pas dans la Grande Salle non plus, contra Pansy. Alors où étais-tu ?

- JE N'ETAIS NI DANS LA GRANDE SALLE NI DANS LA SALLE COMMUNE ! s'emporta Adrian.

- OU ES-TU ALLE APRES LE COURS DE POTIONS ALORS ? Hurla Draco

- JE N'ETAIS PAS AU COURS DE POTIONS !

Draco perdit son légendaire self-control. Il empoigna Adrian par le col de sa robe et le plaqua au mur.

- Un bon conseil, Adrian. Arrête de te foutre de ma gueule ou tu vas le regretter ! Il y a ici au moins 4 personnes, en plus du Professeur Slughorn qui peuvent attester que tu étais au cours de potions. Comment tu peux expliquer ça ?

- Draco... lâche-moi, s'il te plaît ...

- Le blond desserra sa prise mais ne le lâcha pas pour autant.

- Pour la dernière fois, Adrian ...

- JE N'EN SAIS RIEN ! hurla-t-il. Je ne ... je ne sais plus ce qui s'est passé. La dernière chose dont je me souvienne c'est d'être en train de descendre les escaliers vers les cachots. Et puis, c'est le trou noir ... Quand je me suis réveillé, j'étais dans une classe vide et ... Crois-moi, Draco, je dis la vérité !

- Si tu dis la vérité, tu ne verras pas d'inconvénient à ce que je vérifie tout ça ...

- Draco, non, souffla Hermione.

Mais c'était trop tard.

- LEGILLIMENS !

Draco fouillait sans retenue dans l'esprit d'Adrian jusqu'à retrouver ce qu'il cherchait : il vit le couloir, l'escalier, une chute puis plus rien jusqu'à ce qu'Adrian reprenne conscience dans une classe vide. Draco aurait pu s'arrêter là car, il était manifeste que le jeune homme disait vrai, mais un pressentiment lui disait de continuer. Il « remonta » plus avant dans les souvenirs de la journée d'Adrian. Et ce qu'il vit lui fit plus mal qu'un doloris.

Adrian pousse la porte de la salle de bain. Une douche est déjà occupée. Il regarde un jeune homme de dos en train de se savonner. Il admire les contours de ce corps parfait, mince et finement musclé. Il envie l'eau qui s'écoule de ses cheveux bruns et qui roule le long de son dos. Le jeune homme se retourne et le transperce de ses admirables yeux verts, laissant à Adrian le loisir de contempler son torse tout aussi parfait, ses longues jambes musclées et sa ...

Draco arrêta délibérément son investigation et ferma douloureusement les yeux. Il avait l'impression qu'une main glacée et crochue lui écrasait le coeur. Certes, il détesta cet exécrable veracrasse et ses pensées lubriques. Mais ce qu'il détesta encore plus, c'était la lueur de désir qu'il avait pu lire dans les prunelles de Harry.

- Va-t-en.

- Draco...

- JE T'AI DIT DE FOUTRE LE CAMP !

Et Adrian détala sans demander son reste devant une gryffondor et quatre serpentards médusés.

- Qu'as-tu vu Draco ? interrogea Théo. Il dit la vérité ou non ?

- Oui, il dit la vérité, répondit Draco en essayant de chasser la vision d'un Harry empli de désir pour Adrian Pucey.

- Mais alors ... commença Pansy

- Alors, ça veut dire qu'un imposteur était au cours de potions avec vous, dit Hermione. Quelqu'un a pris du polynectar pour se faire passer pour Adrian.

La consternation se lisait sur les visages. Tout était à recommencer.

Hermione avait regagné la salle commune des Gryffondors, Pansy, Blaise, Theo et Millicent étaient partis à leurs cours respectifs.

Draco était assis dans l'herbe, au bord du lac. Il avait toujours aimé cet endroit.

Il y resta une bonne partie de l'après-midi et était perdu dans ses pensées depuis sans doute un bon moment car il ne vit pas Blaise s'approcher.

- Tu veux en parler ?

Blaise connaissait Draco depuis suffisamment longtemps pour savoir ce qui perturbait le blond. Il se doutait de ce qu'il avait pu voir en fouillant dans l'esprit d'Adrian.

- Il n'y a rien à dire Blaise.

- Au contraire !

Draco resta silencieux un moment avant de demander :

- Tu étais au courant ?

- Quoi ? Qu'Adrian en pince pour Potter ? Ça ne date pas d'hier tu sais ! Et entre nous, c'est le cas de la moitié de l'école !

- ... j'ai aussi vu comment Harry le regardait, lui, dit doucement Draco.

- Et alors ? C'est pas ce que tu voulais ? le provoqua Blaise. C'est pas pour ça que tu es parti justement ? Pour – je cite – laisser Harry vivre sa vie ? C'est toi qui m'as demandé de le mettre en garde contre les sentiments qu'il pourrait avoir pour toi ! Et je l'ai fait ! Tu récoltes ce que tu as semé, Malefoy. Alors, arrête de jouer les cœurs brisés !

Draco se releva en époussetant son pantalon.

- Tu as raison, Blaise, soupira-t-il. C'est ce que je voulais. Je vais retourner à Salem, le plus tôt sera le mieux.

- T'es qu'un con, Malefoy !

Le blond se retourna vers son ami, une lueur mauvaise dans le regard.

- Fais attention à ce que tu dis, Zabini !

- Sinon quoi ? Hein ? Tiens, le grand Malefoy est à court de mots ! Tu sais quoi, Draco, ça te plaît tout ça ! Ça te plaît de jouer au Prince des glaces torturé par son amour impossible ! Ça t'arrange de croire que personne ne t'aimera jamais parce que ça t'évite de penser aux sentiments que toi tu peux avoir. Ça t'évite de culpabiliser quand tu couches avec le premier venu pour le jeter à peine ta besogne terminée ! Tu crois qu'ils ne s'en rendent pas compte, les mecs avec qui tu baises, que c'est un autre que tu imagines entre tes bras ? TU CROIS QUE JE NE T'AI PAS ENTENDU SOUPIRER SON PRENOM QUAND TU COUCHAIS AVEC MOI ?

Le coup de poing partit à une vitesse fulgurante. Blaise se retrouva projeté un mètre en arrière, du sang s'écoulant de sa lèvre meurtrie. Il s'attendait à ce que Malefoy se jette sur lui pour terminer le travail, mais au lieu de quoi il vit le blond s'effondrer dans l'herbe, la tête entre les mains.

- Pardonne-moi Blaise ... murmurait-il. Pardonne-moi ...

- ça fait longtemps que tu es pardonné, Draco. Sinon, je ne serais pas là, à essayer de te convaincre d'être heureux.

Les deux jeunes hommes gardèrent le silence un moment.

- Et toi Blaise, es-tu heureux ? Demanda le blond avec gravité

- Ben maintenant que tu le dis ... je dois avouer que ... ça se passe pas plus tôt pas mal avec Hermione ! Dit Blaise d'un ton beaucoup plus léger.

- Hermione ?

- Ouais ! Et pour la première fois de ma vie, j'ai envie de faire les choses bien ! Elle n'est pas le genre de fille à se faire soulever le premier soir, tu sais. Je veux lui montrer que je ne suis pas un rustre comme la belette. Alors, on parle, on rit. Mais je ne tente encore rien de concret. De toute façon, avec ce qui est arrivé à Harry, c'était pas la peine d'y penser ! A la place, je l'ai soutenue et je crois qu'elle a apprécié. Elle a vu qu'elle pouvait compter sur moi dans les moments difficiles et ...

- Ma parole, coupa Draco ... t'es carrément en train de voir à long terme, là !

Blaise rougit légèrement.

- Ben, ouais... je crois qu'avec elle, je pourrais envisager quelque chose de stable et de durable. Je crois ... je crois bien que je l'aime, Draco.

Draco allait lui dire quelque chose du genre « Bouges-toi et va lui le lui dire ! Qu'attends-tu bon sang ? » mais il était mal placé pour donner un conseil que lui-même n'était pas fichu de mettre en pratique. Au lieu de quoi, il dit, sincère : « je suis vraiment content pour toi Blaise. Hermione est une fille bien, elle sera parfaite pour toi !».

Ils prirent ensuite le chemin du retour vers le Château car ils comptaient rendre visite à Harry avant la tombée du soir.

- Tiens ! Tant qu'on en est à parler potins ... tu sais que Théo sort avec Astoria Greengrass ? Dit Blaise, l'air de rien.

- Ah ? C'est bien, se contenta de répondre le blond.

- Ça faisait un moment que Théo avait des vues dessus mais bon, il osait pas trop se lancer vu qu'elle est censée être plus ou moins ta fiancée ...

- Bof ... c'étaient mes parents et les siens qui avaient décidé ça avant ... enfin, tu vois quoi. Je ne sais pas si c'est encore d'actualité, tempéra Draco.

- Enfin, toujours est-il que c'est notre cher Harry qui a joué les entremetteurs ! Sans lui, Théo en serait toujours à tergiverser !

- Harry ?

- Tu aurais dû le voir à l'œuvre ! Toujours à s'arranger pour qu'ils soient côte à côte à table, ou dans la salle commune ... A leur organiser des petits tête à tête ! Personne n'a vraiment compris pourquoi il tenait tant à les mettre ensemble, mais bon ... maintenant, c'est fait, ajouta Blaise innocemment.

- Sacré Potter... fut tout ce que le blond ajouta avant de presser le pas pour rentrer au Château.

AAAAAARGHHH ! Il m'énerve ! Je n'ai JAMAIS rencontré quelqu'un d'aussi borné que lui ! C'est pas possible ! Pestait Blaise en son for intérieur.

A Sainte Mangouste, Harry s'ennuyait ferme. Il attendait avec impatience la visite de ses amis.

Blaise et Hermione arrivèrent sur le coup de 17 heures.

- Salut Harry ! Comment vas-tu depuis ce matin ?

- Bien ! J'ai encore pris une fiole de potion à 11 heures mais je pense que ce sera la dernière. Je vais beaucoup mieux, répondit Harry en jetant des coups d'œil incessants vers la porte.

- Draco n'est pas avec vous ? Finit-il par demander

- Si, il arrive. Il devait s'entretenir avant avec les médicomages, dit Blaise

Sur ces paroles, l'intéressé arriva.

- Alors Draco ? Demanda directement Harry. Qu'on dit les médicomages ? Mon taux de midichloriens est-il au top ?

Si Hermione se mit à rire, Draco et Blaise échangèrent pour leur part un regard perplexe, voire inquiet ...

- Ooh franchement, les gars ! Se lamenta Harry. Vous pourriez faire un effort quand même ! Star Wars, ça ne vous dit rien ?

Silence.

- OK, laissez tomber. Vous êtes définitivement des incultes ! Bon alors ces analyses ? Demanda Harry avant que les serpentards ne se mettent à protester.

- La potion de lumière a eu l'effet escompté, commença Draco d'un ton docte. Il n'y a plus aucune trace de l'ombre dévoreuse et ton organisme est entièrement régénéré. Pour tout dire, tu vas même mieux qu'avant ! Tu pourras rentrer dès demain matin à Poudlard ...

- Génial ! dit Harry avant de prendre la mesure de ce que cette nouvelle impliquait ... « ooh, ça veut dire que tu t'en vas bientôt alors ... »

- En effet, j'ai réservé un portoloin privé qui part dans deux heures, dit Draco sur un ton égal.

- Mais ... mais pourquoi si vite ?

- J'ai des cours Potter, au cas où tu l'aurais oublié, répondit sèchement Draco.

- Non, bien sûr. Je comprends ... c'est déjà formidable tout ce que ...

- De plus, je n'ai pas donné de nouvelles à Edward depuis mon arrivée ici. Il doit s'inquiéter, ajouta le blond avec hauteur. Cette dernière phrase, inutile au demeurant, il l'avait dite avec une volonté délibérée de faire mal. Il s'en voulait mais c'était nécessaire.

Harry avait l'impression qu'on venait de lui découper le cœur avec des ciseaux à volaille. Mais c'est avec une maîtrise de lui-même qu'il ne soupçonnait pas qu'il dit :

- Eh bien, fais bon voyage Draco ! Merci d'être venu ! Puis, faisant mine de se parler à lui-même « Je ne suis pas fâché de sortir d'ici en tout cas ! Je me demande si Adrian sera là demain ... » soupira-t-il.

- Je vais raccompagner Draco dans le hall, dit Blaise en empoignant le bras du blond sans ménagement.

- T'es vraiment qu'un connard, Malefoy, cracha le métis à peine hors de portée des oreilles de Harry et Hermione.

- C'est bon Zabini ... j'ai merdé, je sais.

- C'est rien de le dire !

Il ne put en dire davantage car Hermione venait de les rejoindre. Elle souhaitait dire au revoir à Draco avant son départ.

- Merci pour tout, Draco, lui dit-elle en le serrant fort dans ses bras. Sans toi ... commença-t'elle sans toutefois pouvoir achever.

Par-dessus l'épaule d'Hermione, Draco croisa le regard de noir de Blaise. Il se reprit néanmoins et dit :

- Le plus dur reste à faire, les amis : trouver qui fait ça ! On sait que ce n'est pas ... Adrian, dit-il comme si ce nom écorchait sa bouche. A mon avis, il ne faut pas lâcher les belettes et leurs amis. Je suis convaincu qu'ils sont mêlés à tout ça. Hermione, Blaise ? Je peux compter sur vous pour poursuivre les investigations ?

Blaise regardait le blond l'air de dire tu crois vraiment que j'ai envie d'aider un connard comme toi ? et Draco s'en aperçut car il ajouta : « Pour Harry ... ».

- Promis, Malefoy. Dès demain, on reprend la surveillance de Weasmoche et sa troupe.

- Hermione, je sais que ce n'est pas facile pour toi car c'est ta Maison et certains sont toujours tes amis, mais pourras-tu les tenir à l'œil également ?

- Je le ferai, Draco. Je suis la seule qui peut agir de l'intérieur.

- Merlin, toi contrairement à eux, tu mérites vraiment ta place à Gryffondor ... sourit , il faut que j'y aille. Prenez soin de vous ... et de Harry.

- Compte sur nous ! Dit Blaise.

Sur ces mots, Draco transplana au terminal des portoloins de Londres.