Bonne lecture !

Disclaimer : tous les personnages et l'univers d'Harry Potter appartiennent à JK Rowling.

Warning : slash - rated M


! Dans ce chapitre, je fais référence à des morceaux de musique. J'ai inséré les liens sur youtube et je pense que ça vaut la peine de les écouter en lisant, surtout pour le 3ème morceau. C'est en tout cas dans comme ça que j'ai envisagé ce chapitre


Chapitre 20 – Merry Christmas and Happy New Year !

Harry, Draco et Edward passèrent le reste de la journée ensemble à flâner dans le New York sorcier.

Ils se séparèrent en fin d'après-midi.

Pour l'heure, Harry et Draco étaient de retour à l'appartement, assis au comptoir de la cuisine. Draco avait commandé une multitude de plats chinois qu'ils mangeaient tous les deux avec délice.

Harry avait finalement été très content de sa rencontre avec Edward et il comprenait mieux maintenant l'enthousiasme de Draco : le vampire avait énormément d'expériences et d'anecdotes à partager.

- Edward est vraiment sympa. J'espère le revoir avant de repartir à Poudlard, dit Harry.

- On le reverra sûrement. Je l'ai invité lui et d'autres copains de Salem à passer le nouvel an avec nous. Enfin, si ça ne te dérange pas ...

- Non, non pas du tout !

- Je suis content que tu l'apprécies. J'étais vraiment impatient de te le présenter, dit Draco.

- J'avais remarqué en effet ... répondit Harry en souriant. Tu en parlais tellement souvent que ... j'ai cru un moment que ... que vous étiez ensemble ...

- Ha, ça c'était totalement inenvisageable ! Rigola Draco. D'abord parce qu'il est 100% hétéro et ensuite parce que j'aurais eu l'impression de coucher avec un revenant !

- Toi aussi tu as remarqué sa ressemblance avec Diggory ?

- Evidemment ! Quand on me l'a présenté la première fois, j'ai failli partir en courant !

- Au fait, continua Harry, comment se fait-il qu'Edward fréquente une école de sorciers ? Il est vampire mais il n'a pas de pouvoirs magiques ...

- En effet. Mais c'est une des particularités du Collège de Salem : il dispose d'une section réservée aux créatures mythiques et aux sorciers dépourvus de magie. La section dispense un enseignement général de type moldu mais également des cours où la magie n'est pas requise comme l'arithmancie, l'étude des runes anciennes et même un cours de potions élémentaire. Je trouve qu'il s'agit d'une bonne solution pour faciliter la coexistence des sans-magie avec les sorciers.

Harry regardait Draco avec un étonnement non dissimulé.

- Qu'y a-t-il Harry ? Pourquoi tu me regardes comme ça ?

- Je ... je n'imaginais pas qu'un jour j'entendrais Draco Malefoy défendre un système d'éducation réservé aux sans-magie...

- Ta remarque me blesse un peu Harry... Ne t'ai-je pas dit que je n'adhérais pas aux théories de mon père ? Tu croyais qu'il s'agissait de propos en l'air ? Tu croyais que je mentais ?

- Non ! Non ! Se reprit Harry. Bien sûr que je te croyais ! Mais c'est la première fois que je t'entends parler aussi franchement !

- Tu sais que pour t'administrer la potion de lumière, j'ai utilisé un instrument moldu ? Une seringue ! Le medicomage a failli m'arracher le bras quand il m'a vu la faire entrer dans ta bouche !

- J'aurais bien voulu voir ça ! Rigola Harry

Dans l'intervalle, ils avaient terminé leurs plats et Draco s'était levé pour débarrasser le comptoir.

- Tu sais Harry, je suis sincèrement convaincu que nous avons beaucoup à apprendre des moldus, notamment en matière médicale, dit Draco.

- Tu voudrais devenir médicomage ?

- Oui, en effet. Mais j'aimerais en même temps apprendre la médecine moldue dit Draco en se dirigeant vers le salon, Harry à sa suite.

- Wouah ! C'est ambitieux, ça ! Et d'où t'es venue cette idée de devenir médicomage ? Je te voyais plutôt en diplomate, en ambassadeur ou en homme politique !

Ils s'étaient tous les deux installés par terre, sur l'épaisse moquette du salon, dos au canapé, comme ils le faisaient à Grimmaurd. Le feu qui ronflait dans l'âtre était bien réel cette fois et dégageait une chaleur réconfortante en ce soir de décembre.

- L'idée ... enfin, je devrais plutôt dire, la conviction ... m'est venue quand tu étais à Sainte Mangouste. Les médicomages ne trouvaient pas ce que tu avais et je ... je devenais fou à l'idée que tu meures. Quand on a finalement identifié le mal qui te rongeait et que Severus m'a aidé à faire cette potion, j'ai eu le sentiment de faire quelque chose de bon, d'utile ... de nécessaire. Et quand je te l'ai administrée et que j'ai vu le miracle de ta guérison, j'ai su que ma vocation serait de devenir médecin, de sauver des vies ...

Harry était ému par la tirade de Draco. Il savait par Blaise et Hermione que Draco ne s'était pas donné une minute de répit avant d'avoir trouvé comment le sauver. Alors oui, Draco ferait indiscutablement un excellent médicomage. Le meilleur, même.

- On se ressemble vraiment tu sais, dit Harry

- Comment ça ?

- Eh bien, après les ASPIC, je pense sincèrement entamer des études de droit sorcier.

- Ah oui ? Et ta vocation d'Auror alors ?

- Je n'ai jamais eu de vocation d'Auror. J'y ai cru au moment où mon seul destin était de pourchasser et tuer Voldemort. Mais après avoir survécu à la guerre, mon destin a irrémédiablement changé. Je t'ai vu être emmené à Azkaban et ... moi aussi je devenais fou à l'idée que tu puisses être jugé sommairement et condamné juste à cause de la Marque sur ton bras. Tout le temps où je me préparais pour ton procès, j'étais aussi conscient de faire quelque chose de nécessaire, de réparer une injustice.

- Avocat alors ...

- Oui, possible mais ce que je voudrais vraiment, c'est devenir Procureur.

- Procureur ? Mais je croyais que tu voulais défendre la veuve et l'orphelin ?

- Ce que je voudrais, c'est que la justice magique soit juste et objective. Je ne veux pas défendre des criminels, je veux au contraire qu'ils soient poursuivis et condamnés mais pas au détriment de personnes innocentes.

- C'est un métier fait pour toi Harry, j'en suis sûr. Mais qui ne sera pas de tout repos. Tu auras constamment le Ministère dans les pattes qui te dira quoi faire ...

- Justement ! Je voudrais être un procureur intègre et me battre contre l'ingérence du Ministère.

Draco regardait Harry avec admiration. Il admirait son idéalisme et sa combativité. Il se disait aussi, non sans émotion, qu'ils avaient tous les deux choisis leur vocation en réponse aux drames vécus par l'autre. Oui, ils se ressemblaient vraiment plus qu'ils ne le pensaient.


Le lendemain matin, Harry quitta l'appartement pour se balader dans les artères commerçantes de New York. Il avait réussi à convaincre Draco d'y aller seul car il voulait lui acheter son cadeau de Noël et que ce dernier reste une surprise.

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En fin de matinée, Harry avait trouvé le cadeau parfait – du moins il l'espérait – et il était de retour dans le duplex.

Alors qu'il se débarrassait de son manteau et de ses chaussures dans le hall, il entendit une douce mélodie qui provenait du salon.

Draco devait être en train d'écouter de la musique sur l'appareil Hifi dernier cri qu'il venait d'acheter chez les moldus.

Quelle ne fut pas sa surprise de constater que la musique ne provenait pas de la chaîne Hifi mais de Draco lui-même qui était assis devant le piano à queue.

Bien sûr, Harry avait remarqué la présence de l'imposant piano depuis sa première visite mais il avait toujours cru qu'il s'agissait seulement d'un élément de décoration.

Harry s'approcha silencieusement. La musique était douce et envoutante. Les longs doigts fins de Draco frôlaient les touches comme une caresse. Harry était hypnotisé par ces mains pâles qui courraient sur le clavier et l'espace d'un instant, il eut la vision fugace de ces mêmes mains caressant sa peau.

Il se reprit au moment où la mélodie prenait fin. Le temps resta suspendu comme si aucun des deux ne voulait briser l'instant. Ce fut Harry qui dit :

- C'était ... magique, Draco.

- Oui, dit Draco en souriant. La musique, c'est la magie des moldus. Ils sont beaucoup plus doués que nous pour ça. Cette musique qui naît de leur imagination est plus magique que le plus puissant sortilège. Elle te transperce l'âme et pénètre au plus profond de toi-même. Elle te parle et te caresse. Parfois elle te faire pleurer, parfois elle te fait sourire mais toujours elle te bouleverse.

Draco semblait encore perdu dans sa musique et Harry suspendu à ses lèvres. Il aurait pu l'écouter des heures parler comme il le faisait de la musique des moldus.

- Et comment s'appelle la mélodie que tu viens de jouer ?

- C'est l'aria introductive des Variations Goldberg de Jean-Sébastien Bach.

- Je ne savais pas que tu jouais du piano.

- J'ai commencé à 4 ans. C'est ma mère qui m'a appris à jouer. Elle ... était une merveilleuse pianiste.

- Et tout le temps que tu étais à Poudlard, tu as cessé de jouer ?

- Non ... Severus avait obtenu du vieux fou qu'il installe un piano dans une classe inutilisée afin que je puisse continuer. J'y allais presque tous les jours. C'était ma bouffée d'oxygène, surtout ... les derniers temps.

- C'est fou ! Personne n'en a jamais rien su ...

- Non, personne. Seulement Severus et Blaise. Je jetais un sort d'insonorisation sur la classe.

- C'est dommage. Je crois que j'aurais pu t'écouter jouer pendant des heures... Tu veux bien me jouer encore quelque chose ?

Draco sourit et pour détendre l'atmosphère, il entama le deuxième mouvement de la Sonate facile de Mozart. Ce morceau lui faisait penser à Harry : léger, insouciant, gai mais un peu mélancolique.

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A la fin du morceau, Harry était heureux et le dit à Draco, très simplement.

- ça c'est la magie de Mozart, Harry ! Sa musique rend heureux en effet ! Ça me fait plaisir que tu y sois sensible.

- Joue-moi encore quelque chose Draco !

Draco appréciait l'enthousiasme du brun pour la musique. Il réfléchit un instant à sa prochaine interprétation. Son regard croisa celui de Harry et il se dit ... pourquoi pas ? Oui, pourquoi pas...

- Rêve d'Amour n°3, Liszt, annonça simplement Draco.

Il n'avait pas choisi ce morceau par hasard. Pour Draco, ce morceau était la quintessence de l'érotisme en musique. Il était construit en trois parties, suggérant les différentes phases de l'amour.

La mélodie commençait par de simples arpèges, doux et harmonieux, caressants, qui finissaient par se déployer de manière virtuose, à la découverte du second état de l'amour évoqué dans la deuxième partie. Là, la mélodie s'envolait, devenait sensuelle et érotique, invitant la conscience à se laisser aller au plaisir physique et à exploser dans la jouissance. Le morceau se terminait enfin sur une phase de calme, d'apaisement, presque de méditation.

Et Draco commença à jouer ...

POV Harry

POV Draco

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Les premières notes sont comme une lente caresse. Je regarde tes mains effleurer doucement les touches avec grâce, légèreté, sensualité.

Et je les imagine sur moi...

Des doigts j'effleure ta peau ...

Je sens la douceur de ta peau sur la mienne ...

Mes mains ne se lassent pas de toucher cette peau si douce ...

Je sens ton souffle dans mon cou et tes lèvres sur les miennes ...

Je respire ton odeur et ma bouche découvre ton cou... je trace un chemin de baisers vers tes lèvres si douces...

La caresse de ta langue dans ma bouche ...

Ma langue quémande l'accès à ta bouche si tentante et te goûte enfin ...

Je sens le désir qui se répand au creux de mes reins et qui réchauffe mon bas ventre...

Je sens ton désir s'épanouir contre moi ...

Je sens tout mon corps qui tremble sous ce flot de sensations tellement intenses...

Je te sens si fébrile sous la caresse de mes mains et de ma bouche ...

...

Tes caresses se font plus appuyées et plus passionnées ...

Mon désir pour toi n'en finit pas de croître ...

Ta main emprisonne ma virilité dans un mouvement de va-et-vient qui m'arrache un soupir de pure satisfaction...

Je m'empare de ton membre tendu et lui applique la plus fervente des tortures ...

Je peux sentir la chaleur de ta peau contre la mienne...

Mon corps n'est plus qu'un brasier qui fusionne avec le tien ...

Je te sens partout, tu es sur moi, autour de moi et en moi ...

Je veux être partout, sur toi, autour de toi, en toi ...

Tu entames un ample mouvement à l'intérieur de moi qui m'arrache des gémissements de plaisir...

Je m'insinue dans ton antre si doux et si étroit dans un soupir d'extase ...

Tu ressors pour mieux revenir, encore et encore...

Je perds pied au fur et à mesure que je m'enfonce en toi et je reviens encore et encore ...

Tu rythmes tes caresses sur mon sexe avec celui de tes mouvements en moi...

Ta virilité dans ma main et la mienne en toi s'apprivoisent et s'harmonisent ...

Alors que je crois déjà mourir de plaisir, ton assaut se fait encore plus intense, encore plus violent ...

Avec toi je ne veux plus faire qu'un ...

Tes caresses ne ralentissent pas ...

Je ne peux plus m'arrêter, je ne pourrai bientôt plus résister ...

Submergé par la jouissance, je crie ton prénom...

Je sens ta chair se serrer autour de moi et dans un cri de bonheur, je t'entends dire mon prénom...

et toi dans un dernier mouvement, tu te libères en moi dans un râle de plaisir sans fin ...

et enfin je trouve en toi la délivrance ...

...

Ton corps et le mien s'apaisent enfin ...

Ton corps et le mien s'apaisent enfin ...

Nos souffles se mêlent dans une douce accalmie ...

Nos souffles se mêlent dans une douce accalmie...

Je sens toujours la douceur de ta peau sur la mienne ...

Je sens toujours la douceur de ta peau sur la mienne ...

Je n'ai jamais été aussi bien ...

Je n'ai jamais été aussi bien ...

Alors que la dernière note mourut sous les doigts de Draco, Harry sortit de cette transe.

Ils se rendirent compte tous les deux que, tout le temps du morceau, ils ne se s'étaient pas quittés des yeux. Harry avait le souffle court et les joues rougies. Les mains de Draco tremblaient légèrement.

Se peut-il que nous ayons partagé le même rêve ... se demanda Harry.

Ils se regardaient encore en silence, conscients tous les deux d'avoir partagé un moment unique, un moment d'éternité, rompu par Draco qui dit :

- J'espère que tu as aimé ...

- Je ... je n'ai jamais écouté une pareille musique ... c'était ...

- ... magique ...

- oui ... magique...

Draco sourit et se leva, refermant doucement le couvercle du piano.


Le matin du 24 décembre, Harry et Draco revinrent à l'appartement chargé d'un immense sapin Nordman qu'ils firent trôner devant la baie vitrée du salon.

Ils s'amusèrent comme des enfants à le décorer chacun leur côté et furent ravis de constater qu'au final, leurs décorations s'harmonisaient parfaitement.

Après le sapin, Harry entreprit de décorer Draco d'une immense guirlande rouge vif qu'il lui passa autour du cou. En représailles, Draco affubla les oreilles du brun de boules de Noël multicolores. Le tout se termina dans un magistral fou rire.

A la fin de l'après-midi, Draco alluma un feu dans la cheminée et se mit aux fourneaux pour préparer le repas de réveillon.

La vision d'un Draco Malefoy, les hanches étroites ceintes d'un petit tablier à fleurs, fit fantasmer Harry quelques secondes ... Mais comme tout Malefoy qui se respecte, Draco ne faisait pas les choses en amateur et au lieu d'un tablier à fleurs, il enfila une tenue de cuisinier professionnel.

- Je ne te savais pas habile en cuisine Draco !

- J'ai des talents que tu ne soupçonnes pas Harry, dit nonchalamment Draco

- Oui, je vois ça ... le piano, la cuisine ...

- Pour ce qui est de la cuisine, si tu sais préparer des potions, tu sais cuisiner ... Finalement, le principe est le même !

- On peut aussi être doué en cuisine et nul en potions ...

Devant l'air interrogateur de Draco, Harry lui raconta :

- Quand je vivais chez les Dursley, je te devais préparer tous les repas. J'ai donc dû apprendre à me débrouiller en cuisine ! Même s'il m'était interdit de manger ce que je préparais, j'arrivais à goûter un truc ou l'autre à la sauvette ... et je dois dire que ce n'était pas mauvais !

Draco était sidéré par les propos du brun :

- Comment ça, tu ne pouvais pas manger tes préparations ?

- Non, pour moi c'était porridge et pain rassis. Parfois, s'il y avait des restes, ils me les laissaient mais ça arrivait rarement.

Le blond avait reposé ses ustensiles et avait posé ses mains à plat sur le comptoir comme pour les empêcher de trembler.

- Draco, ça va ?

- Non, ça ne va pas Harry ! Tu te rends compte que ces veracrasses t'ont traité comme un elfe de maison et refusaient de te nourrir ! Pas étonnant si tu ressemblais à un petit moineau le jour où je t'ai vu chez Madame Guipure ! Et moi qui croyais que tu vivais comme un prince, adulé et pourri gâté ...

- Tu sais, c'est ce que je pensais de toi aussi avant de voir tes souvenirs dans la pensine ... dit doucement Harry. On ne se connaissait pas, comment pouvais-tu deviner que mes moldus me traitaient mal ...

- J'aurais dû m'en rendre compte !

- Pourquoi Draco ? Il n'y avait pas de raison...

- SI ! J'AVAIS TOUTES LES RAISONS ! JE T'... Draco se tut brutalement. « Je veux dire, je te voyais tous les jours, on se disputait ... »

- Justement, Draco. On se détestait !

- Oui, ... on se détestait, dit Draco tout bas.

Il se ressaisit rapidement. Par Salazar, il avait failli tout lui dire !

- Un petit moineau ? dit soudainement Harry

- Quoi ?

- Tu as dit que je ressemblais à un petit moineau ... chez Madame Guipure.

- Oui, tu es était tout petit et tout maigrichon. Et tu avais l'air tellement effrayé par tout ce qui t'entourais ...

- ...

- Ben quoi, Harry ?

- Tu te souviens de notre rencontre chez Madame Guipure ... dit-il d'un air ahuri.

- Oui, je m'en souviens comme si c'était hier, répondit Draco avec gravité.

Là-dessus, il reprit ses ustensiles de cuisine pour entamer ses préparations. Afin d'alléger l'atmosphère, il demanda au brun :

- Puisque tu es plus doué en cuisine qu'en potions, ça te dit de m'aider ?

- Volontiers !

- Par contre, je n'ai plus que ça comme tablier, dit blond avec un sourire, en extirpant d'un tiroir un petit tablier aux motifs Liberty.

Harry partit d'un énorme fou rire qui contamina Draco mais noua néanmoins le morceau de tissus autour de ses hanches et se mit à l'ouvrage sans plus attendre.

Pendant que la traditionnelle dinde de Noël rôtissait au four, Draco préparait en entrée des noix de Saint-Jacques au Montbazillac, accompagnées de petits pains aux herbes.

Harry réalisait pour sa part une bûche de Noël aux trois chocolats.

Comme à leur habitude, ils discutaient tout en s'activant. Et quand ils se taisaient, les silences n'étaient pas gênants.

Une fois le repas préparé et soumis à un sort de conservation de la chaleur, ils décidèrent d'aller flâner dans les rues de New York afin de profiter encore un peu de l'ambiance de Noël.

Le soir, ils se régalèrent de leurs préparations respectives. Draco – qui était pourtant modéré en toutes choses – se servit trois parts de la bûche préparée par Harry, décrétant que grâce à lui, il avait connu son premier orgasme gustatif.

Le brun s'empourpra légèrement mais apprécia le compliment.

Ils terminèrent la soirée affalés l'un contre l'autre dans le canapé en regardant Le Patient Anglais, un film romantique moldu dont l'action prenait place après la seconde guerre mondiale.

Harry s'amusait de la concentration avec laquelle Draco suivait l'histoire.

- Je te ne savais pas amateur du genre Draco ...

- Ouais, ... c'est le poufsouffle en moi qui ne s'exprime qu'à Noël !

- Eh bien, moi je trouve que tu devrais laisser ton poufsouffle s'exprimer plus souvent !

- Dans tes rêves, Potter ! Maintenant, tais-toi, tu m'empêches de suivre !

Oui, dans mes rêves, tu ne crois pas si bien dire.

Ils étaient partis se coucher un peu après minuit en se souhaitant un joyeux Noël.


Le lendemain, jour de Noël, Draco fut réveillé par une délicieuse odeur de bacon grillé.

Il se dirigea vers la cuisine et resta un moment sur le seuil à contempler Harry qui s'affairait à la préparation du petit-déjeuner. Il était pieds nus, vêtu d'un pantalon de pyjama en coton bleu foncé. Le vêtement était retenu sur ses hanches étroites par un cordon à peine serré. Un t-shirt en coton blanc laissait deviner un torse aux muscles fins et déliés. Les manches courtes soulignaient délicatement ses biceps. Alors qu'il se mettait sur la pointe de pieds pour accéder à une armoire en hauteur, Draco put admirer au-dessus du t-shirt relevé, un ventre parfaitement plat, à peine recouvert d'une légère toison brune qui descendait en ligne droite depuis son nombril.

Draco mit fin à sa contemplation avant de devoir reprendre ses esprits sous une douche froide.

- Salut Harry ! Bien dormi ?

- Draco ! Tu arrives à point nommé ! dit Harry en relevant la tête.

Et là, total black-out. Harry pouvait même entendre le bruit de ses neurones en train de griller.

Draco apparut dans la cuisine, vêtu d'un pantalon de pyjama en soie gris anthracite. Il portait un peignoir court de la même matière, d'un gris plus clair, ouvert sur son torse nu, parfaitement imberbe. Le vêtement ne cachait rien de la fermeté et de la finesse de ses muscles. La blancheur de sa peau contrastait avec la couleur du vêtement et Harry dut résister du mieux qu'il put à la tentation de toucher cette peau si lumineuse afin de savoir si elle était aussi douce qu'elle le paraissait.

Ses cheveux blonds tombaient négligemment sur sa nuque et son front. Ses yeux gris étaient encore embués de sommeil.

Avec une grâce inouïe, Draco se hissa sur un des hauts tabourets du comptoir et se servit une tasse de thé.

- Je n'en reviens pas que tu te fasses livrer ton Gun Powder ici ! Il n'y a pas thé potable à New York ? Demanda Harry en riant

- Les américains sont doués pour beaucoup de choses mais certainement pas pour le thé ! Donc, oui, mon gun powder vient en droit ligne de chez Fortnum & Mason !

- En tout cas, moi j'adore leur café !

A New York Harry avait surtout découvert les Starbucks Coffee et il ne ratait pas une occasion d'aller y boire un de leur énorme gobelet de café aromatisé, accompagné d'un muffin de la taille d'un pamplemousse.

Ce matin, Harry avait cependant délaissé les muffins pour partager le même petit-déjeuner que Draco : un english breakfast complet.

Il posa sur le comptoir le plat d'oeufs brouillés parfaitement cuits, le bacon, les pommes de terre, le pain toasté et une carafe de jus d'orange fraîchement pressé.

Draco ne dit rien mais il adorait toutes les attentions du brun à son égard, particulièrement quand il lui préparait son petit-déjeuner préféré.

Ne t'embarque pas sur ce terrain Draco, s'admonesta-t-il intérieurement.

A peine eurent-ils terminé de manger qu'ils se précipitèrent dans le salon pour ouvrir leurs cadeaux.

Plusieurs paquets attendaient en effet au pied de l'immense sapin.

Draco reçut de Blaise une chemise en soie du couturier Ozwald Boateng, gris perle, délicatement lignée. Hermione lui offrit une magnifique réédition d'un livre de potions du 15ème siècle. Il reçut également d'Edward des tickets pour la finale de l'US Open.

Hermione offrit à Harry des gants de quidditch taillés dans un cuir souple, de couleur vert foncé, rebrodé d'argent. De Blaise, il reçut une splendide écharpe en cachemire d'une grande douceur.

Draco se leva ensuite pour revenir avec un paquet très long et étroit.

- Joyeux Noël Harry !

Le brun déballa fébrilement le paquet, intrigué. Il resta sans voix quand il vit à l'intérieur un exemplaire numéroté du Thunder Bird, le nec plus ultra des balais de compétition, vendu exclusivement sur commande.

Draco se méprit sur son silence car il crut bon de se justifier :

- Ecoute, tu n'es pas obligé de l'utiliser, tu sais ... je sais que tu adores ton Eclair de Feu ..

- Draco ... mais que dis-tu ? Ce balai est ... une merveille ! Je n'en reviens pas de l'avoir entre les mains ! Mon Eclair de Feu n'est rien à côté !

- Oui mais c'est un cadeau de ton parrain... je ne voudrais pas que tu te sentes obligé de renoncer au cadeau d'une personne que tu aimais plus que tout parce que j'ai eu l'idée saugrenue de t'acheter ... ça, débita-t-il d'un coup en montrant le balai d'une main.

Harry était ému que le blond ait compris toute l'affection qu'il avait pour son parrain. Il lui dit :

- Draco, crois-moi, Sirius aurait été le premier à me dire de balancer l'Eclair de Feu pour cette merveille. En aucun cas, je ne renonce à mon balai ! Je le garderai en souvenir, c'est tout. Ce cadeau est époustouflant ! Merci ! Merci ! Merci ! Dit-il en se jetant sur lui pour lui coller un bisou sonore sur la joue.

Dans l'emportement, Draco bascula en arrière, Harry sur lui. D'un mouvement souple, il se retourna pour se retrouver au-dessus. Leurs visages étaient à peine à quelques centimètres l'un de l'autre.

La scène ne dura qu'un instant car Draco se redressa bien vite, aidant Harry à faire pareil.

Pour reprendre contenance, Harry tendit à Draco un petit paquet soigneusement enrubanné.

- A mon tour maintenant ! Joyeux Noël Draco !

Le blond défit lentement le ruban, laissant apparaître une boite carrée rouge liserée d'or. Il haussa un sourcil appréciateur en avisant le mot Cartier écrit en doré sur le couvercle.

A l'intérieur, reposait sur un petit coussin blanc crème un délicat bracelet en cuir noir. Le lacet était fin, semi-rigide et orné d'un fermoir rectangulaire en or blanc, dans lequel était incrusté une toute petite émeraude d'un vert éclatant.

Draco était subjugué par la beauté de l'objet. Il n'aimait pas les bijoux ostentatoires et celui-ci était parfait de sobriété. Il voulut immédiatement le passer à son poignet mais Harry l'arrêta.

- Draco, avant de le porter, il y a quelque chose que tu dois savoir. Après l'avoir acheté, je l'ai fait ensorceler pour qu'il s'adapte lui-même à la taille de ton poignet. Mais ... j'ai également demandé d'y mettre un sortilège d'amitié éternelle. Cela signifie que, dès que tu le porteras, tu ne pourras plus jamais l'enlever, du moins tant que notre amitié durera ... Après coup, je me suis dit que tu n'apprécierais peut-être pas que ... ce bracelet prenne ainsi ton poignet en otage, dit Harry en tentant d'adopter un ton léger, craignant la réaction du blond.

Draco ne dit rien. Il se contenta de regarder Harry droit dans les yeux et de passer le bijou à son poignet. Celui-ci, après s'être adapté à sa taille, dégagea une douce chaleur et Draco vit l'émeraude briller avec encore plus d'intensité.

Le soulagement dut se lire dans les yeux de Harry car Draco lui dit :

- Tu croyais vraiment que je refuserais de porter un pareil cadeau, Harry ? Ce bijou est magnifique et je le porterai avec bonheur jusqu'à ma mort. Merci, Harry. Ce cadeau compte énormément pour moi.

Il contempla son poignet avec une joie non feinte puis releva les yeux vers le brun :

- Mais dis-moi, Harry ? Ce genre de sortilège ne fonctionne que s'il est lancé sur deux objets simultanément ... alors ...

Harry pris sa baguette et fit un mouvement au-dessus de son propre poignet afin de lever un sort d'impassibilité. Draco put y découvrir un bracelet identique au sien excepté que la pierre sur le fermoir n'était pas une émeraude mais un diamant gris.

Son plus beau cadeau à cet instant n'était pas le balai de compétition mais le sourire que Draco.


Les jours suivants passèrent dans une ambiance irréelle. Ils allèrent évidemment essayer le nouveau balai de Harry qui s'avéra effectivement exceptionnel. Ils volaient chacun à leur tour mais Harry proposa un matin qu'ils essayent de voler ensemble.

Draco se plaça donc derrière Harry enserrant sa taille de ses bras.

Le balai décolla au quart de tour et Draco resserra son étreinte. Il se rappela brièvement le jour où Harry l'avait sauvé de la Salle sur demande en feu. Longtemps après, il avait pu ressentir la chaleur du dos de Harry sur ton torse et la fermeté de sa taille entre ses bras. Il avait toujours cru que cela resterait un souvenir à jamais.

Aujourd'hui, il retrouvait les mêmes sensations excepté qu'il ne tentait pas de fuir un feudeymon et que celui contre qui il se serrait était dorénavant son ami.


POV Harry

Nous sommes déjà le 31 décembre. Je suis un peu nerveux car la soirée de Nouvel An va se dérouler dans l'appartement de Draco en présence de la plupart des autres étudiants de sa classe à Salem.

A part Edward, je ne connais personne ...

Je suis en train de me préparer. Les premiers invités ne vont pas tarder à arriver.

J'ai choisi de porter un pantalon en cachemire noir et une chemise blanche. Je laisse la chemise légèrement entrouverte et porte par-dessus une veste Prada noire cintrée qui met agréablement en valeur ma carrure de joueur de quidditch.

Comme à l'accoutumée, je renonce à essayer de faire quelque chose de mes cheveux.

Draco a choisi le noir également. Il porte sous son costume Yves-Saint-Laurent, un simple t-shirt noir qui souligne à merveille son torse parfait. Le noir contraste magnifiquement avec sa peau claire et ses courts cheveux blonds, pour l'occasion, un peu ébouriffés.

- Tu es parfait Harry, dit me dit-il, appréciateur.

- Tu n'es pas mal non plus ...

- Pas mal ? Un Malefoy n'est jamais pas mal ! Il est fracassant, beau à couper le souffle ...

- ... et modeste ! Lui dis-je en riant.

Devant sa mine renfrognée, je ne peux résister et lui murmure à l'oreille :

- Je te rassure, Draco, tu es absolument fracassant ...

Draco ne peut me répondre car on sonne à la porte.

C'est Edward, accompagné d'une dizaine d'autres personnes.

- Harry, me dit Draco, laisse-moi te présenter Rachel Simpson, Elizabeth Witham, Bill Murdoch, Craig Jones, Maria Di Falco, Jorge Santos, Ankur Pradesh, Matt O'Connor et sa soeur Siobhan, et enfin Alistair Cavendish.

Ils me saluent tous chaleureusement. Ils ont vraiment l'air très sympathiques. Pendant que Draco fait le service, le prénommé Alistair s'approche de moi :

- C'est un honneur de rencontrer le sauveur du monde sorcier anglais !

Je suis étonné car ici, très peu de gens me connaissent. Mais je note qu'Alistair, tout comme Draco, a un fort accent anglais quand il parle.

- Tu es anglais ? je demande

- Ma famille vient du Herefordshire. Mes parents ont déménagé aux Etats-Unis quand j'avais 10 ans. Ils ne voulaient pas se retrouver entre Voldemort et Dumbledore.

Je suis étonné par ses propos et il développe :

- Ma famille est de sang-pur depuis des siècles. Tous comme les Malefoy, les Nott, les Zabini, les Parkinson, nous étions « convoités » par Voldemort. De l'autre côté, il y avait les Potter et les Wesaley qui avaient trahis leur sang et qui avaient été embrigadés par Dumbledore. Mes parents ne savaient pas où se situer. Les Weasley étaient sur le point de les convaincre de rejoindre leurs rangs quand tes parents ont été assassinés. Ma mère et mon père n'ont plus voulu s'allier à qui que ce soit. Mais la pression était trop forte. Dumbledore les harcelait pour qu'ils prennent position. Juste avant mon entrée à Poudlard, ils ont décidé de s'installer aux Etats-unis. C'est comme ça que j'ai fait ma scolarité à Salem. Bien sûr, on est resté en contact avec l'Angleterre et donc on a appris ta victoire sur Voldemort.

Je ne sais pas vraiment quoi dire mais il n'a pas l'air d'attendre une réponse. Avant de s'éloigner, il me dit :

- On se reverra sûrement. Je rentre en Angleterre après mes ASPIC.

La soirée se passe dans une ambiance excellente. Tout le monde s'amuse, danse et bois raisonnablement.

Je sirote un daïquiri fraise quand des bras m'attrapent et m'amènent sur la piste de danse. C'est un slow qui passe en ce moment. Je me retrouve collé contre Draco. Nous évoluons doucement au rythme de la musique. Ses mains sont posées sur mes hanches et je sens son bassin onduler contre le mien. Ma tête est posée dans son cou et je sens son inimitable odeur d'orange amère. Mon cœur cogne tellement fort dans ma poitrine que je suis persuadé qu'il le sent. Je relève légèrement la tête pour le regarder. Ses yeux sont hermétiquement fermés tandis qu'il me serre un peu plus contre lui. Ses lèvres sont à peine à quelques centimètres des miennes.

Je crois que je vais craquer.

Mais le slow s'arrête pour laisser place à un rythme endiablé. Draco s'écarte de moi et se met à bouger frénétiquement au son de la musique.

Mon cœur se serre. Je crois qu'il ne s'est même pas rendu compte qu'il dansait avec moi.

POV Draco

La musique est langoureuse. Je vois Harry adossé au comptoir qui boit un cocktail. Merlin, ce qu'il est beau, et il ne s'en rend même pas compte !

C'est une mauvaise idée mais je m'approche et avant qu'il puisse réagir, je l'attire sur la piste de danse. Je le serre contre moi et nous bougeons au rythme de la musique. Si nous restons comme ça, dans une minute à peine, il saura tout le désir que je ressens pour lui.

C'est une mauvaise idée mais je ne peux me résoudre à le lâcher. A la place, je resserre mon étreinte et respire son odeur de vétiver. Je le sens relever la tête. Je sais qu'il me regarde et je brûle de plonger dans son regard d'émeraude mais je reste les yeux clos. Si je les ouvre, je suis perdu. Je me jetterai sur sa bouche et lui ferai l'amour à même le sol.

Le slow s'arrête. Les rythmes endiablés de la salsa m'apportent le salut. Je me dégage précipitamment de lui pour permettre à mon corps de se calmer.


POV Harry

- ... 5, 4, 3, 2, 1,

- BONNE ANNEE !

Nous hurlons en cœur tous nos vœux pour cette année qui commence. Ensuite, tout le monde se succède pour s'embrasser sous la boule de gui accrochée au plafond du salon.

Je me dis que je ne suis pas fâché que cette année 1998 se termine. Il y a tant de choses que je veux oublier ! D'un autre côté, c'est l'année de mon rapprochement avec Draco et finalement, rien que pour ça, elle en valait la peine.

La fête se poursuit encore un peu puis nos convives commencent à s'éclipser un à un.

Le dernier à partir est Edward. Je le salue chaleureusement et lui redit tout le plaisir que j'ai eu à le rencontrer.

Alors que Draco le raccompagne en bas de l'immeuble, je commence à ranger l'appartement, lançant des sorts de nettoyage à gauche et à droite.

- C'était réussi, me dit Draco en rentrant dans le salon

- Absolument ! En tout cas, pour ce qui me concerne, c'est le meilleur nouvel an que j'ai passé !

- Pour moi aussi, Harry.

Je remarque qu'il a la voix un peu rauque, comme quand il est ému. Je le regarde, un peu inquiet par son impassibilité. Ses yeux gris brillent d'une étrange lueur et j'y décèle ... de la peur ?

Il fait un pas vers moi et me dit :

- Harry, tu sais que je suis le seul à qui tu n'as pas souhaité une bonne année ce soir ?

Tiens, il a raison.

Il m'attire vers lui en me montrant le plafond du doigt. Nous sommes juste en dessous de la boule de gui.

Là, tout se passe au ralenti. Je prends conscience de tout, de chacun de ses gestes, comme un film qu'on visualise image par image.

Sa tête qui se penche vers moi. La Mer du Nord dans laquelle je me noie. Ses doigts qui caressent ma joue alors qu'ils écartent une mèche de cheveux rebelle. L'odeur de l'orange amère. Et soudain, ses lèvres sur les miennes. Douces, sucrées.

Sa main qui quitte mes cheveux pour se poser sur ma nuque. Son autre main qui caresse mon dos et me plaque encore davantage contre lui. Ses dents qui mordillent ma lèvre inférieure.

Mes mains qui emprisonnent soudain son visage. Ma bouche qui s'ouvre, aspirant son souffle chaud. Ma langue qui rencontre la sienne. L'explosion de sensations qui s'ensuit. Le frisson qui parcourt mon corps de haut en bas.

Je le sens qui s'écarte de moi.

Je n'ose pas le regarder de peur de ce que je verrais dans ses yeux.

Je sens une dernière caresse sur ma joue et un baiser aérien sur mon front.

- Bonne année, petit lion.

- Bonne année mon dragon, je murmure. Mais il a déjà disparu, me laissant juste son goût sur les lèvres.

Dans le salon, flotte une odeur d'orange amère.