J'adore ce chapitre... J'ai l'impression que c'est à partir de là que ça s'accélère ! xD C'est aussi à partir de ce chapitre que j'ai commencé à écrire des chapitres de plus en plus grand ! :3
Chapitre XIV - Weasley
Il ne comprenait plus rien. La rage qu'il avait éprouvé la veille s'était évanoui. Ne restait plus en lui que cet horrible sentiment d'abandon. De vide. Il avait beau essayé de mettre ses émotions au claires, plus il s'enfonçait, plus tout se brouillait. Il revoyait les moments qu'il avait passé avec Her… Pansy, ces derniers jours. Il essayait de trouver une solution à cette équation, au fait qu'il ait pu rire en sa compagnie, qu'il ait pu l'embrasser sans ne se douter de rien, qu'il ait pu penser qu'il l'aimait… Et pourtant, il avait été sincère. Quand il avait prononcé ces trois mots « Je t'aime », il avait été sincère. Et ça, il ne le comprenait pas. Il aimait Hermione… C'est ce qu'il avait toujours cru !
Mais Pansy était apparue dans sa vie et tout avait été chamboulé.
Ginny descendit les escaliers et le trouva songeur dans le canapé du salon.
- Où est passé Hermione ? Demanda-t-elle en regardant autour d'elle. Elle n'a pas dormi ici cette nuit, et ça m'étonne de sa part…
Il leva la tête vers sa sœur, elle ne savait rien, c'était vrai… La gorge nouée, incapable de lui répondre, il n'obéit qu'à ses pensées en se levant et en quittant brusquement la pièce, ayant besoin d'air. Il savait où était Hermione. Il savait où elle était, alors pourquoi n'allait-il pas la rejoindre ?
Ginny, l'ayant suivi, arriva derrière lui dans la petite cour de la maison, où se baladaient quelques poules.
- Ron ? Qu'est-ce qu'il se passe ? Vous vous êtes disputés ? Ne me dis pas que ça va recommencer comme la dernière fois…
Sur les nerfs, le jeune homme allait une fois de plus sortir une phrase qu'il allait regretter quand une chose l'arrêta. Il serra le poing au souvenir de ce jour.
Flash-Back
Comme d'habitude, ça ne commençait que par quelques mots inutiles qui sortaient de sa bouche. Cette fois, il savait qu'il était allé trop loin. Hermione, déboussolée, le regardait de ses yeux embués, et il ne put s'empêcher de se sentir coupable. Avant qu'il n'ait pu prononcer le moindre mot, d'un geste coléreux, elle lui lança un chiffon au visage et quitta la pièce.
- Elle aurait pu faire pire, commenta Ginny, et grimaçant quand son frère lui adressa un regard assassin.
- Qu'est-ce que je fais, maintenant ? Soupira-t-il.
- Alors, dis Ginny en faisant mine de compter sur ses doigts, soit tu vas la chercher et tu te fais pardonner, soit tu restes ici comme le flemmard que tu es, et la connaissant, elle ne reviendra pas. Ton choix ?
Elle tourna le visage vers lui, comme s'il avait la moindre possibilité.
- Je vais attendre un peu, pour la fierté, puis je vais y aller, bougonna-t-il en croisant les bras.
Ginny soupira.
- Mauvais choix !
- Et puis, qu'est-ce que tu en sais d'abord ? Dit-il de mauvaise grâce. Ce n'est pas comme si tu avais réussi à arranger les choses avec Harry !
Il jura intérieurement tandis que Ginny se figeait.
- Ronald Billius Weasley. Tu es le pire crétin qui puisse exister sur cette Terre.
Fin du Flash-Back
Pas question de refaire incessamment les mêmes erreurs, il se l'était promis. Que ce soit avec sa sœur ou avec Hermione, il avait toujours manqué de tact, mais cette fois-ci… Il devait trouver ce que représentait vraiment Pansy pour lui, et ce qu'avait toujours été Hermione dans son cœur… Il avait la réponse, il le savait, elle était là, juste à portée de main, mais simplement il n'arrivait pas à la trouver sans les avoir toutes les deux devant les yeux.
- Rooon ! L'appelait sa sœur en passant une main devant sa vue.
Il papillonna des yeux puis la fixa un instant, tandis qu'elle fronçait les sourcils.
- Tu es sûre que tu vas bien ?
- Je peux te demander un service ? Esquiva-t-il. (Elle hocha de la tête, dubitative.) Je pars quelques heures. Est-ce que tu peux envoyer un hibou à Harry et… lui demander de venir ici en vitesse ? Je sais que ça lui prendre lui aussi quelques temps pour venir, mais je dois lui expliquer des choses importantes. Très importantes.
- Que veux-tu lui dire de si important ? Demanda la rousse en penchant la tête.
- Désolé Gin'… Dis-lui de m'attendre ici.
Et avant que la jeune femme n'ait pu protester, il transplana. Furieuse, Ginny tapa du pied et rentra à l'intérieur, faisant les cents pas. Prévenir Harry ? Devait-elle le faire ? Son frère avait été si sérieux qu'elle hésitait à lui désobéir. Elle se mordit la lèvre inférieure, calant une mèche rebelle derrière son oreille. Si elle écrivait à Harry, cela voulait dire qu'elle allait forcément le revoir, vu qu'il viendrait ici… Elle sentit son cœur battre à tout rompre et se morigéna, après tout cela faisait déjà un an qu'ils avaient rompus tous les deux.
Un instant, ces pas s'arrêtèrent, pile devant la fenêtre, et elle regarda au-dehors, une drôle d'impression la tenaillant. Pourquoi, déjà ? Pourquoi s'étaient-ils séparés ? Un rire nerveux s'échappa de ses lèvres. Ce devait être une raison vraiment absurde pour qu'elle ne s'en souvienne pas.
Et alors un visage lui revint en mémoire. Un visage qu'elle avait oublié. Il passa un instant devant ses yeux, et la seconde d'après, plus rien sauf ce vide sombre et étouffant. Lorsqu'elle ouvrit les paupières, elle se trouva assise sur le canapé et se demanda un moment ce qu'elle faisait là avant de se souvenir qu'elle voulait écrire à Harry. Elle n'avait plus aucunes réminiscences du visage si familier qu'elle avait entrevu quelques minutes plus tôt.
Ginny, après avoir tendu l'enveloppe au hibou, observa celui-ci étendre ses ailes et s'envoler dans le ciel. Harry arriverait sans doute bien plus tard, elle avait encore le temps de mettre de l'ordre dans sa tête pour l'accueillir dignement, et non en bafouillant comme une enfant.
Ron observa le manoir, priant intérieurement Merlin pour ne pas s'être trompé. Le fait de savoir qu'il allait enfin revoir Hermione lui mettait du baume au cœur, et c'est ce qui lui donna la force d'avancer vers la porte d'entrée. Après son transplanage, il avait mis longtemps à trouver le manoir Malefoy. Malgré qu'il soit déjà venu une fois – et pas dans les meilleures conditions, vu qu'il avait été capturé pour être amené à Lord Voldemort… - son peu de souvenirs l'avaient empêché de faire un transplanage correct, il avait donc dû se renseigner.
Le manoir, imposant, le glaçait. Il se demanda comme Hermione, si elle était vraiment là-dedans, avait pu supporter de vivre ici, dans cet endroit plein de fantômes, dans cet endroit qui avait dû la hanter jusque dans ces cauchemars… Mais la connaissant, courageuse et fière, elle avait sans doute réussi à surpasser tout cela.
Le pire était qu'elle avait dû vivre avec Drago Malefoy. Si Astoria Greengrass était bien la fiancée de celui-ci, et qu'Hermione était dans son corps, comme le pensait fortement Ron, alors cela voulait dire… Qu'elle avait dû l'embrasser ? Faire semblant de l'aimer ? Exactement comme l'avait fait Pansy pour lui… A ces pensées, Ron frissonna.
Planté devant la porte, il approcha sa main, lentement, l'hésitation retenant ses gestes. Puis il frappa, la première fois légèrement, comme s'il avait peur qu'on l'entende, et la deuxième fois plus fort, sans incertitude maintenant.
La jeune femme arriva dans l'hôpital, un léger sourire aux lèvres, replaçant d'un geste ses longs cheveux désormais noirs derrière son dos et avançant d'un pas léger vers l'accueil.
- Je voudrais voir Gaya Parkinson, s'il vous plait, demanda-t-elle poliment à la secrétaire qui la toisait d'un œil réprobateur.
- Êtes-vous de la famille ? Son mari a expressément demandé avant de mourir que…
- Je suis, enfin j'étais une amie de sa fille, coupa l'autre, soudainement agacée. Elle m'avait supplié de prendre soin de sa mère si un jour il lui arrivait quelque chose, et c'est ce que je fais maintenant.
La femme, sceptique, reconnut enfin, derrière le maquillage de celle qui lui faisait face, Hermione Granger. Surprise, ses yeux s'écarquillèrent légèrement avant qu'elle ne toussote et ne sourit à l'amie de l'Elue.
- Excusez-moi, je ne vous avais pas reconnu. Gaya Parkinson, c'est cela ? Je vous y emmène tout de suite.
Pansy leva discrètement les yeux au ciel mais suivit la secrétaire qui sortait de son bureau pour l'accompagner, ne sachant pas que la jeune femme n'en avait pas besoin, connaissant le chemin par cœur.
Elle s'assit près de sa mère, qui, les yeux vides, fixaient un point invisible. Elle toussota, sentant la présence de la secrétaire dans son dos qui tourna les talons, laissant les deux femmes seules dans la chambre d'hôpital.
- Bonjour Mère… Dit Pansy d'une voix étranglée par l'émotion. Je suis désolée de ne pas être venue plus tôt. Je… J'ai eu des choses importantes à régler et…
Une boule se formant dans sa gorge l'empêcha de continuer. Elle n'avait pas besoin de parler, après tout. Ce n'était pas comme si sa mère l'entendait. Et malgré tout, chaque fois qu'elle était venue, Pansy lui avait toujours tout raconté. La jeune femme fronça alors les sourcils quand elle vit le corps de cet être cher soudain tressaillir. Les bras posés sur les accoudoirs de son fauteuil, le regard de Gaya sembla s'illuminer d'une lueur de vie, tandis que son doigt se dépliait lentement pour venir désigner sa table de nuit.
Pansy se leva précipitamment de sa chaise, se demandant si elle n'était pas en train de rêver. Passant outre le frisson qui parcourait son échine, elle suivit des yeux la direction que lui indiquait sa mère, et s'avança en direction du petit meuble blanc, où était posé un journal. Pansy le prit dans ses mains, et n'eut besoin de lire que la première ligne pour comprendre ce que voulait lui dire sa mère celle-ci croyait sa fille morte. Une infirmière avait dû lui lire ce journal, et Gaya Parkinson pensait donc que la chaire de sa chaire était décédée.
Elle baissa les yeux vers sa mère. Alors, qui pensait donc qu'elle était ? Une inconnue, un imposteur ? Elle reposa de sa main tremblante le journal sur la table de nuit, et caressa les cheveux doux de celle qui avait autrefois fait ce geste pour chasser ses cauchemars.
- Maman, je ne sais pas si tu m'entends vraiment, mais sache que je suis là, que je suis encore en vie. C'est dur à expliquer, et je n'ai pas le temps. Je voudrais juste que tu te souviennes que je t'aime, et que je ne t'oublie pas, que je ne t'oublierais jamais.
Elle déposa un baiser sur le front frêle de sa mère puis quitta d'un pas vif la chambre, laissant derrière elle sa tristesse et ses regrets.
Ginny sursauta lorsque le craquement habituel du transplanage retentit dans la cours. Elle alla ouvrir la porte, s'attendant à tomber sur la chevelure rousse de son frère, mais ce fut Harry Potter qui se tint devant elle, son visage peint d'un air grave.
La surprise la paralysant un instant, elle fixa Harry jusqu'à ce qu'elle se rende compte que ce qu'elle faisait était terriblement gênant et que, les oreilles rouges, elle s'efface pour le laisser entrer.
- Ron n'est pas là ? S'enquit-il d'un ton neutre en balayant la pièce du regard.
- Non, il est parti il y a une heure au moins, je ne sais où, couina Ginny, reconnaissant dans son attitude timide la petite fille qu'elle avait été.
- Ah, répondit-il simplement, déconcerté, s'asseyant en toute simplicité dans le canapé défoncé du salon.
Ginny lui demanda alors ce qu'il voulait boire, et, sans lui accorder ne serait-ce qu'un regard, il lui répondit de son ton toujours aussi froid « une Bierraubeurre. » La jeune femme en profita pour s'éclipser dans la cuisine et tenter de reprendre une respiration normale.
Elle sentit tout de même la moutarde lui monter au nez au vu du comportement d'Harry. D'accord, cela faisait plutôt longtemps… Même très longtemps, qu'ils s'étaient pas vus, sans doute à cause de leur séparation. Mais tout de même… Elle ne méritait pas qu'on la traite ainsi ! Surtout que leur rupture avait dû être commune, le contraire l'aurait sans doute marqué, et pourtant elle ne s'en souvenait pas !
Sortant deux bierraubeurre d'une main experte, Ginny se rendit dans le salon, cette fois calme et posée.
- Alors, le travail ? Demanda-t-elle d'un ton innocent en s'asseyant à côté de lui et posant les bouteilles sur la table.
C'était un sermon caché, et Harry le savait très bien. Lorsqu'ils étaient ensemble, la jeune femme lui avait souvent reproché d'être plus attaché à son travail qu'à elle. Remarque qu'il avait trouvée absurde, avant qu'elle ne décide tout simplement de rompre avec lui un jour où il était rentré d'une traque aux Mangemorts…
Il s'éclaircit la voix, mal à l'aise, et passa une main sur son visage fatigué.
- Mal, ça va mal…
Sa réponse ainsi que sa réaction surprit Ginny. Elle qui pensait que tout allait bien pour lui, qu'il avait enfin réussit à détruire les derniers partisans du Mage Noir… S'était-elle trompée ?
- Il y a plusieurs attentats, dont un à Sainte Mangouste, et l'autre au Ministère même…
- Des Mangemorts ? L'interrogea-t-elle, étonnée qu'il s'ouvre à elle sur ce sujet.
- Oui, et non. C'est bien ça le plus inquiétant. Les derniers Mangemorts existants se sont ralliés à un autre groupe de partisans, dont on ne connait même pas le but… Ils sont nombreux, et puissants. Leur magie du moins, l'est. Nous pensions que c'était enfin fini mais… La fin de Voldemort a permis à d'autre de montrer leur puissance.
C'était tout simplement aberrant. Ginny sentit un frisson la secouer, tandis que les souvenirs de la guerre remontaient à sa mémoire. Est-ce que tout cela allait se reproduire ? S'étaient-ils battus en vain ?
- Et aussi… L'assassin des parents d'Hermione… Faisait vraisemblablement parti de ce groupe.
A l'évocation du prénom de son amie, la rousse fixa l'Elu, ses grands yeux verts s'écarquillant. Quelque chose lui titilla le crâne, comme une réminiscence qui voulait qu'elle la trouve, mais qu'elle n'arrivait pas à visualiser.
- A la base de leur nuque, les membres de ce groupe qu'on a pu attraper, avaient tous une pierre qu'ils appellent « pierre de Lune ». D'après eux, elle permet de multiplier les pouvoirs… Mais pas les pouvoirs des Sorciers. Les pouvoirs des Loups-Garous. Le tueur en avait une, incrustée dans sa peau. La seule chose qui me perturbe c'est… Pourquoi ses parents ? Ce sont des moldus, ils ne sont pas impliqués !
Ginny ne pouvait malheureusement pas répondre à cette question. Il y avait tellement de choses qu'elle aussi tentait de comprendre… Comme à cet instant. Pourquoi sentait-elle la peur la tenir dans ses bras glacés ?
Pansy transplana directement dans l'entrée du Manoir Malefoy. Elle était reconnaissante à ces derniers de l'accueillir, même si elle avait décidé de repartir bientôt, sans doute pour voir Blaise, cela ne la réjouissant pas. Sa rencontre avec sa mère, quelques minutes plus tôt, l'avait laissé comme nue, sans ce mur qu'elle avait érigé contre ses propres sentiments. Maintenant, elle n'avait plus la force de lutter contre eux. C'était perdu d'avance.
Alors qu'elle déposait son manteau, elle entendit des voix en provenance du salon. Elle s'approcha, et, chose dont elle n'avait pas l'habitude, elle plaqua son oreille contre la porte.
A l'intérieur, deux voix étouffées. Pansy reconnut celle d'Astoria, habitée par Hermione, puis une autre, à la fois familière mais inconnue…
- Je ne vois pas de quoi tu parles, disait Hermione, évitant le regard de celui qui lui faisait face.
- Moi je crois que si, Hermione.
Hermione se pinça les lèvres, maudissant intérieurement Pansy. Elle aurait voulu empêché que cette rencontre se produise un jour, alors qu'elle était dans ce corps, mais elle n'avait pas le choix. Elle devait réparer les erreurs de Pansy. Elle ne pouvait pas le laisser savoir, s'immiscer dans tout cela. Pansy elle-même ne se rendait pas compte du danger qu'elles courraient. Hermione posa une main sur le ventre rebondi d'Astoria, qu'elle cachait sous des vêtements amples. Drago n'avait pour l'instant rien remarqué, à son grand soulagement.
De l'autre main, elle se saisit discrètement de sa baguette, et leva les yeux vers Ron, Ron qui avait tout découvert, son meilleur ami, pour qui elle savait enfin ce qu'elle ressentait. Il s'approcha d'elle en souriant, un sourire triste et beau, et la prit dans ses bras. Surprise par cette étreinte, Hermione se laissa tout de même faire, heureuse de retrouver la chaleur du roux.
Il lui avait manqué, terriblement manqué… Elle ne pouvait pas le perdre, pas lui. Ce qu'elle faisait, c'était pour son bien. Derrière le dos du roux, elle leva sa baguette vers lui, ne se doutant pas que Pansy avait entrouvert la porte et observait la scène de ses yeux embués…
- Accio baguette ! S'écria alors celle-ci en réalisant ce qu'Hermione allait faire.
La brune se rendit alors compte que son bâton magique se tortillait entre ses doigts, comme pour s'en échapper, puis s'envola vers la jeune femme, Pansy, qui avait ouvert la porte en grand, et dont les yeux brillaient de colère et de chagrin.
Ron se détacha d'Hermione et son regard étonné se posa sur Pansy, puis sur son amie.
- Qu'est-ce que…
- Elle allait te retirer la mémoire. Répondit Pansy avant qu'il n'ait fini sa question.
Elle ne lui avait même pas lancé un œil, toute son attention fixée sur Hermione, qui elle, serrait les dents. Puis Pansy fit volte-face, ne supportant pas de se retrouver aussi proche de lui, alors qu'il retrouvait enfin celle qu'il aimait. Elle n'avait pas voulu voir ça, leurs retrouvailles. Cela lui brisait le cœur, la soumettait à une torture atroce.
- Pansy ! L'appela-t-il.
Elle songea un instant à se tourner vers lui, mais les larmes qui coulaient sur ses joues l'en empêchèrent. Elle n'avait pas envie qu'il la voit ainsi, qu'il découvre ses sentiments, même s'il les connaissait déjà, sans s'en douter… Mais entendre son nom prononcer par lui, c'était comme lui planter une dague en plein dans la poitrine. Il n'avait jamais pu le faire auparavant, ne connaissant pas sa véritable identité.
Elle entendit le bruit de ses pas, il la suivait. Alors elle s'arrêta, tout simplement. Elle attendit, les yeux clos, elle attendit le flot d'insultes, de haine, de mépris, de dégout de sa part. Mais rien ne vint. Elle se permit alors d'ouvrir les yeux. Il était en face, et elle en eut le souffle coupé. Il lui souriait.
- Reviens à la maison, Pansy.
