Chapitre XIX – Don't turn away

Hermione devait gagner du temps. Ryan la maintenait par le bras, la forçant à monter sur la table de pierre, ce qui ne lui plaisait pas du tout. Elle ne savait pas exactement pourquoi il voulait l'enfant – à part pour le pouvoir… Mais en quoi avoir le bébé l'aiderait à avoir du pouvoir ?

— Ryan, attends. Je veux… Je veux éclaircir quelques points, avant.

C'était le seul moyen qu'elle avait trouvé à dire pour le ralentir et le loup grogna, mécontent.

— Encore des questions, Granger ? Dépêche-toi, ma patience n'est pas infinie.

Hermione sentit une sueur froide lui glisser dans le dos quand le regard glacé de Drago… Non, de Greyback, lui effleura la peau.

— Qu'est-ce que le « Fluide » ?

— On est bien curieuse, ricana-t-il.

— Le Fluide est ce qui permet aux loups-garous comme Ryan, ceux qui sont nés de parents mi-loup, mi-humain, de se transformer.

C'était Astoria qui avait répondu. Hermione la fixa, stupéfaite, oubliant un instant qu'elle allait sans doute mourir l'heure suivante.

— Tu veux dire que les loups-garous peuvent avoir des enfants de leur espèce ? Pourtant c'est impossible, d'après le Ministère de la Magie… Et je n'ai jamais entendu parler de ce « Fluide » !

— Les Loups se cachent des Sorciers depuis des siècles. Il reste très peu de Loups-garous possédant un Fluide suffisant pour faire autre chose que de se transformer. Ils ont – pour la plupart – été décimé par les sorciers. Et puis quand le Ministère s'est rendu compte qu'il n'en restait plus assez pour qu'ils soient menaçants, ils ont arrêté de les tuer. Les Loups-Garous se sont alors effacés, ne voulant pas reproduire ce genre de carnage. Les Sorciers ont été jaloux de leur pouvoir, voilà tout. Ils n'avaient pas besoin de baguette pour contrôler leur magie ! C'était quelque chose d'aberrant.

Astoria lança un sourire triste à Hermione, ayant fini son explication.

— Mon frère t'a appris beaucoup de choses, Astoria Greengrass, déclara Ryan.

La jeune femme tressaillit à l'évocation de Luke, mais garda un visage neutre, les yeux rivés sur la Lionne.

On ne peut pas le laisser faire. Il va détruire la population sorcière. C'est ça son but Hermione ! Tous nous anéantir. Et il veut se servir de mon enfant pour cela…

La Gryffondor écarquilla les yeux en entendant la voix d'Astoria dans son esprit.

— Fini les bavardages, maintenant. Monte ! Ordonna-t-il d'une tonalité menaçante.

Il la poussa contre la table de pierre et la força à se mettre dessus. Les sommets tranchants lui éraflèrent sa peau à nue mais elle ne pipa mot, trop occupée à se concentrer pour répondre à son amie.

Mais alors que faire ? Je n'ai pas ma baguette. Je ne peux rien contre lui...

C'est alors qu'une lueur s'alluma dans les yeux d'Astoria. Détermination. Fureur.

Est-ce que tu sais pourquoi il a échangé nos corps ? Il voulait que tu sois celle qui garde mon enfant pendant quelques mois. Hermione…

— Tu n'as pas besoin de baguette, continua-t-elle, à voix haute cette fois. Parce que tu as le Fluide, un Fluide bien plus puissant que celui de Ryan, que celui de Luke, ou même de Greyback. Le Fluide d'un Timberwolf de sang pur t'appartient et t'obéis. Ils ne peuvent rien contre toi, Hermione.

Ryan se tourna brusquement vers elle et, comme pour Luke, leva une main pour serrer son cou. Pansy, poussant un cri d'horreur, voulut se placer entre mais se fit retenir fermement par Greyback. Le sang d'Hermione ne fit qu'un tour. Son instinct prit le dessus, exactement comme le jour où le coupe-papier en argent s'était retrouvé dans sa main. Elle fit un geste et Ryan, prit par surprise, s'écroula sur le sol, le souffle coupé. Elle venait de lui lancer un coup de poing imaginaire.

Elle se dépêcha de descendre de la table, mais Greyback, ayant lâché Astoria, se saisit d'elle par derrière.

— Hermione ! Inverse le processus !

Greyback resserra sa prise et elle des points noirs dansèrent devant ses yeux. Il l'étranglait littéralement ! Son bras puissant appuyait sur son cou et elle le frappa vainement. Elle voyait très bien ce que voulait dire Astoria mais si elle faisait cela… Alors ce serait la jeune femme qui se retrouverait à sa place.

— Hermione ! La supplia la voix lointaine d'Astoria.

Elle ferma les yeux. Se concentra. Ressentit son esprit, puis celui d'Astoria, de Pansy et… Drago. Un léger sourire vint fleurir ses lèvres. Cette vision lui donna la force de le faire. Comme si elle appuyait sur un levier, elle se sentit éjecté du corps d'Astoria qui tomba, inerte, dans les bras du loup. Elle était perdue. Il ne lui restait que quelques secondes pour rejoindre son corps, ou sinon…

Puis soudain, sa poitrine se souleva et une gorgée d'air pénétra dans ses poumons. Elle avait réussi ! Elle était dans son corps !

— Hermione, COURS ! Dépêche-toi ! Hurla Astoria en plantant son coude dans le torse de Greyback, en vain.

— Il n'en est pas question ! Se récria celle-ci, en se levant et s'approchant de la bête, prête à se battre.

Mais c'était sans compter sur Ryan, qui, étourdi, se releva et décocha un regard assassin à la jeune femme.

— Cours Hermione ! Je t'en prie, va-t'en ! Va prévenir quelqu'un ! C'est notre seule chance ! Renchérit Pansy qui avait elle aussi retrouver son propre corps et écrasait les pieds de Greyback.

Elle n'avait plus le choix, désormais. Elle savait très bien que Pansy lui avait dit ça pour qu'elle ait une chance de survivre. Il n'y avait aucun moyen pour elle de prévenir les autres. Elle jeta un dernier œil à ses amies puis s'enfuit en utilisant toutes ses forces possibles. Un éclat de rire hystérique lui parvint dans son dos mais elle ne se retourna pas, les yeux emplis de larmes. Elle remarqua alors les quelques silhouettes sombres qui entouraient la clairière. Les partisans de Ryan. Elle ne pouvait pas les éviter, malheureusement. Mais mieux valait se battre contre eux que contre leur chef.

Elle n'était pas sans savoir que ce plan était complètement suicidaire. Où pourrait-elle trouver des renforts – parce qu'elle voulait quand même tenter cela – ? L'endroit lui était inconnu, et elle ne pouvait pas transplaner sans baguette.

Ryan allait la rattraper rapidement mais elle devait quand même essayer. Une silhouette se lança alors sur elle et son esprit ne fut plus qu'accaparée par sa survie. Coups après coups, elle se servait du Fluide un peu au hasard, ne découvrant que seulement maintenant cet étrange pouvoir.

Ils étaient désormais plusieurs à l'attaquer et elle comprit que si elle continuait ainsi, elle ne pourrait pas fuir. Il fallait qu'elle trouve une faille. Elle jaugea ses trois adversaires, tous enveloppés dans une tunique sombre, un masque argenté représentant une figure démoniaque cachant leurs visages. Deux avaient une baguette à la main, le troisième étant certainement un loup-garou.

Elle attaqua le premier, lui tordit le bras avant qu'il n'est pu lui lancer un sort, et évita un rayon vert qui fusait sur elle. Elle s'empara de la baguette du sorcier et se sentit tout de suite plus en sécurité. Après avoir désarmé le deuxième mage, elle se retrouva face au loup. Au loin, le contour flou de personnes s'avançant vers eux apparut, et la jeune femme se concentra sur son adversaire. Il fallait qu'elle fasse vite.

— Abandonne petite, dit le loup d'une voix rauque en s'approchant d'elle. Tu ne peux pas gagner contre nous. Vous êtes fichus !

Elle lui adressa un sourire.

— Stupéfix !

Il déjoua habilement, et la fit tomber sur le sol à l'aide du Fluide, essayant de lui arracher le bâton magique des mains. Mais elle tint bon, et continua à crier des sorts à la va vite, visant de son mieux l'ennemi. Elle réussit enfin à l'assommer et courut en vitesse sous le couvert des arbres de la forêt, accélérant quand elle comprit qu'on la suivait.

Puis, un cri, sans doute un ordre, retentit et les autres arrêtèrent de la poursuivre pour rejoindre la clairière. Elle continua son chemin sans ralentir, même si son cœur menaçait d'imploser dans sa poitrine. Elle avait un mauvais pressentiment. Ryan préparait quelque chose. C'était mauvais, très mauvais. Néanmoins Hermione diminua la vitesse de sa course, slalomant entre les grands arbres qui semblaient vouloir toucher de leur cime le ciel étoilé.

Sa respiration haletante finit par se calmer et elle se mit à genoux au bord d'un petit ruisseau qui serpentait entre les troncs. Elle se désaltéra puis décida qu'elle ne devait pas rester trop longtemps dans les parages. Pas avec Ryan à sa recherche.

Un bruissement retentit derrière elle et elle sursauta. Un buisson bougeait et elle se tapit contre un arbre, pensant grimper en dernier recours. Un écureuil sortit de sa cachette et elle soupira de soulagement. Elle se remit en marche et se demanda si en fin de compte, Ryan ne l'avait pas abandonné ici en se disant que, de toute façon, elle ne trouverait jamais un moyen de contacter les autres. Cette option la terrifia et elle s'enjoint à ne pas y penser.

Un nouveau bruit la fit sursauter, mais lorsqu'elle se retourna, il n'y avait absolument rien. Des oiseaux s'enfuirent au loin, et elle pinça les lèvres. Non, cette fois, elle en était certaine. On la traquait. Quelqu'un… l'avait pris en chasse. Elle accéléra l'allure sans toutefois courir, la peur lui nouant le ventre.

Sentant que son chasseur approchait, elle se colla contre un tronc, plaquant une main contre sa bouche. Elle s'autorisa à jeter un œil et ce qu'elle fit la figea sur place. Drago. Du moins son corps. Greyback ne l'avait pas encore transformé à sa guise il voulait sans doute la prendre par les sentiments pour qu'elle se rende. Mais il n'en était pas question.

Elle fit un pas et une branche craqua sous son pied.

La bête l'avait entendu. Un sourire malveillant déforma les traits de Drago. Il avait trouvé sa proie.

Hermione se mit à courir avant que l'autre n'est pu l'attraper.

Au fond d'elle, une voix lui soufflait que c'était inutile, qu'elle courrait à sa propre perte, qu'il allait forcément la rattraper, qu'il n'y avait pas d'autres issues. Et puis elle trébucha sur une racine et s'écrasa de tout son long sur le lit de feuilles, dans un cri. La baguette avait roulé un peu plus loin et elle tendit le bras pour s'en saisir mais un pied, lui écrasant la main, l'en empêcha. Elle hurla de douleur, ses os craquant sous l'impact.

Lorsqu'elle se retourna sur le dos, elle aperçut les pupilles cruelles et dilatées de Malefoy. Non, Greyback.

— Drago, Drago, répéta-t-elle, et elle vit le corps de son adversaire se tendre comme la corde d'un arc.

— Ton petit Malefoy est mort, gronda-t-il, ses épaules secouées par ce qui semblait être un ricanement.

— Non, il est là. Je sais qu'il est là. Sinon, tu m'aurais déjà tué. N'est-ce pas ?

Elle vit les doigts de Greyback se pourvoir de longues griffes et de poils qui couvrirent entièrement la peau de sa main.

— Impatiente ?

Il leva la main, un rictus affreux étirant ses lèvres. Elle ferma les yeux.

— Avant que tu ne me tues, je voudrais dire quelque chose à Drago. Il est peut-être mort, oui, peut-être que tu as raison, mais… Je voudrais qu'il sache que… (Sa voix se brisa dans sa gorge, le trop-plein d'émotions la submergeant.) Que je n'ai jamais été fausse avec lui. Oui, j'ai mentit. Trop souvent. Bien trop. Mais…

Elle ouvrit les yeux et ses iris désormais olive, pailleté de chocolat – venant du fait que Pansy avait habité son corps – rencontrèrent ceux acier de Drago.

— Mais je ne mens pas sur mes sentiments. Je m'appelle Hermione Granger, je t'ai haïe pendant sept ans mais il ne m'a fallu que quelques semaines pour tomber amoureuse de toi. Adieu…

Elle regarda la main armée de griffes tranchantes s'abaisser sur sa gorge mais fut surprise en ne sentant qu'une mince écorchure. Lorsqu'elle leva la tête vers Greyback, elle le trouva en train de tenir sa propre main, tremblant. Drago luttait. Il se laissa tomber sur le côté, roulant sur le sol, Greyback hurlant comme un fou.

— Drago ! S'exclama-t-elle en s'approchant prudemment de lui.

Il s'arc-boutait contre la souffrance que lui provoquait son assaut contre le loup qui le possédait, ses yeux entièrement noirs, ne pouvant que batailler seul. Elle ne pouvait pas l'aider, elle en était incapable. Parce que c'était son combat.

Greyback partit, les hommes de Ryan s'étaient resserrés autour de Pansy et d'Astoria qui tentaient à leur tour de fuir. Astoria, qui avait tout de même réussi à se libérer de Greyback, arrivait de moins en moins à tenir contre les attaques à répétitions de leurs assaillants. Le peu de Fluide que lui avait laissé Hermione dans son corps s'évaporait, et Pansy ne pouvait se défendre qu'à l'aide de ses poings.

Ce qui la surprenait le plus était la présence de sorcier dans les rangs ennemis. Ils n'avaient rien à y gagner étant donné que le but de Ryan était de détruire leur monde… Elle en conclut que c'était très certainement des mercenaires qui faisaient cette horrible chose pour gagner leur vie.

Drago ! Drago !

La voix d'Hermione s'immisçait dans son esprit mais celle-ci ne s'en rendait sans doute pas compte. Astoria essaya de se concentrer sur son propre dilemme mais avec les émotions qu'Hermione lui envoyait en paquet, c'était quasiment impossible. Avoir été ensemble dans le même corps avait créé un lien incassable entre les deux jeunes femmes. Si cela pouvait s'avérer être un avantage, dans ce cas, c'était plutôt une contrainte.

Un craquement sonore retentit dans la clairière, suivit de nombreux autres, mais le bruit des sorts qui résonnaient les masqua. Astoria, elle qui avait l'oreille fine, les entendit, et se demanda un instant si Ryan n'avait pas appelé des renforts. Mais c'était avant que Pansy ne pousse un cri de surprise à ses côtés en découvrant des cheveux roux flamboyants qui combattaient non loin.

— Ron ! C'est Ron ! S'écria-t-elle.

Une nouvelle vigueur s'empara de ses bras et elle combattit avec encore plus d'acharnement, ce qui le don d'étonner son amie. Pansy avait hérité d'un corps faible et maigre, qui n'avait pas pratiqué d'exercice physique depuis des mois. Et pourtant, elle puisait dans toutes ses forces et n'abandonnait pas malgré les nombreux adversaires.

Elle finit d'ailleurs par dérober une baguette à un des mages et bien qu'elle fût récalcitrante dans les mains de la jeune sorcière, celle-ci pu l'utiliser pour se défendre. Ce fut tout de suite plus simple. D'autres personnes familières apparurent Harry Potter, Ginny Weasley, quelques Aurors qu'Astoria ne connaissait pas, et…

Son cœur rata un battement quand elle reconnut la chevelure brune et la silhouette élancée et sportive de Luke.

Incroyable. C'était un miracle. Ou une hallucination. Et pourtant, il avait l'air tellement réel… Et bien trop loin.

Elle comprit alors l'empressement et l'ardeur qui avait pris possession de Pansy le moment même où elle avait aperçu Ron, car elle ressentit soudainement une force la submerger. Il fallait à tout prix qu'elle rejoigne Luke.

Elle faillit hurler en découvrant qu'il se battait contre son frère, Ryan. Elle plongea dans la masse, faisant grands gestes et envoyant valser les corps mais le Fluide s'amenuisait et arrivait à son terme. Ce devait être de même pour Ryan, qui en avait utilisé une quantité indécente, car il avait dans la main gauche un bâton d'aubépine, sûrement emprunté à l'un de ses partisans. Il ne se préoccupait que de Luke, le reste autour de lui était invisible. Le jeune homme, lui, avait le plus grand mal à tenir tête à son ainé, ce qui inquiéta Astoria.

Réussissant à se frayer un chemin parmi ceux qui l'entouraient, la jeune femme entreprit d'aider celui qu'elle aimait. Un grognement perça les lèvres de Ryan quand il l'aperçut, en particuliers lorsqu'elle envoya sur lui une branche de la taille d'une batte de baseball et indubitablement bien plus lourde, avec l'intention de l'assommer.

Cependant, elle avait négligé le fait que son pouvoir était lent et peu puissant, et Ryan évita la branche avec facilité. Il s'attaqua ensuite à elle, et Luke renchérit par derrière.

— Ne te préoccupe pas d'elle ! S'écria-t-il par-dessus le fracas que produisaient le bruit des cris et des sorts. Je suis ton adversaire ! Laisse-la en dehors de notre combat !

— Tu as raison mon frère. Je m'occupe de ton cas, et j'irais ensuite prendre ton enfant !

Il éclata d'un rire dément et se protégea contre le prochain sort que lui envoyait Luke pour le faire taire. Astoria poussa un juron. Elle n'était plus une petite fille, elle savait se défendre ! Elle chercha dans le tas de corps déjà au sol une baguette, rien qu'une, mais ne trouva rien. Pansy la rejoignit alors, essoufflée.

— Astoria, tout va bien ?

Elle fixait avec appréhension Ryan.

— Tu n'es pas avec Ron ? Demanda l'autre sans répondre.

Pansy sourit légèrement, dévoilant de fines dents blanches.

— Non, il n'a pas besoin de moi.

Ce qui se passa ensuite fut très rapide. Pansy écarquilla les yeux et ouvrit la bouche pour prévenir Astoria mais un éclair vert avait fusé derrière cette dernière sans qu'elle ne s'en aperçoive. Ryan l'avait prise en traitre. Pourtant, elle ne ressentit rien. Pas de douleur. Elle resta debout, droite comme un i, ses bras pendants sur les côtés. Une larme coula sur la joue de Pansy, suivit par bien d'autres. Astoria n'osa pas se retourner elle ne le voulait pas, elle ne le pouvait pas. Parce qu'au fond, elle s'y attendait.

Elle était vivante. Mais le sort avait touché quelqu'un.

Alors lentement, elle baissa ses yeux embués et regarda dans son dos. Un cri lui perça les tympans tandis qu'elle s'écroulait sur le sol. Elle dut attendre longtemps avant de comprendre que c'était son cri.

Ses yeux désormais vitreux étaient dépourvus de vie. Elle passa une main dans ses cheveux bruns, et ses larmes coulèrent sur son visage familier et aimé, qui plus jamais ne lui sourirait.

Elle avait déjà pensé qu'il était mort, une heure plus tôt quand Ryan le lui avait annoncé, mais elle n'y avait pas vraiment cru. Maintenant qu'elle avait le fait accompli sous les yeux, elle avait l'impression d'être détruite, complètement détruite. Il s'était sacrifié pour elle.

Oh oui, elle était vivante. Mais à quel prix ?

Toute à sa douleur, elle n'avait pas remarqué la disparition de Pansy.

— Vous tous ! Arrêtez le combat ! Je détiens l'une des votre !

Le son lui vrilla les oreilles, Ryan avait utilisé un amplificatum pour que tous puissent bien l'entendre. Et ce fut le cas car la bataille s'arrêta progressivement. Astoria leva les yeux vers son ennemi juré, tenant toujours Luke dans ses bras.

Une nouvelle douleur lui transperça le cœur quand elle vit qui était prisonnière de Ryan, qui avait, plantée dans son cou, sa baguette d'aubépine, qui n'essayait plus de se défendre, bien trop effrayée.

Ron poussa un cri de rage.

— PANSY !

Le message de Ryan lui parvint en totalité, malgré la distance. Hermione se raidit, en proie à une souffrance et à une frustration immense. Elle ne savait pas d'où lui venait ce tourment, car Drago avait enfin arrêté de s'agiter après des dizaines de minutes de lutte contre lui-même. Elle espérait que c'était bon signe mais rien n'était moins sûr.

Il fallait qu'elle aille voir ce qu'il se passait. Mais elle ne pouvait pas laisser Drago ici, seul, en sachant qu'elle ne pourrait sans doute pas le retrouver par la suite ! Elle passa les bras du jeune homme autour de ses épaules et le porta ainsi, grimaçant sous le poids de l'effort. Elle réussit à faire quelques mètres mais abandonna rapidement, sa main brisée lui faisant bien trop mal.

Sa baguette avait été cassée par Greyback et elle répugnait devoir se servir du Fluide mais elle n'avait malheureusement pas le choix. Elle leva sa paume gauche et le corps de Drago se retrouva en lévitation.

Le jeune homme heurta de nombreux troncs sur le chemin, ce qui agaça constamment la brune, qui aurait de loin préféré avoir sa baguette entre les mains. Elle ne savait pas vraiment où elle allait, car les bruits de bataille avaient brusquement cessé. Elle ne savait pas non plus ce qu'il s'était passé là-bas, mais elle se doutait bien qu'Astoria et Pansy avaient réussis à trouver de l'aide.

Elle arriva bientôt à la clairière et déposa Drago sur un lit de mousse.

— Je reviens, murmura-t-elle, en espérant que ce ne serait pas Greyback qu'elle trouverait à son retour.

Un silence inquiétant et assourdissant régnait sur la petite assemblée réunie dans la clairière. Tous avaient baissé leurs baguettes, griffes, mains, et avaient le regard tourné vers quelqu'un – Hermione devina que ce devait être Ryan.

Elle se faufila dans la foule, et put enfin apercevoir la scène. Un hoquet de stupeur s'échappa de sa bouche.

Astoria était au pied de son ennemi, les larmes coulant sur ses joues, tenant dans ses bras un corps qu'Hermione reconnut immédiatement : Luke. Ryan, lui, menaçait Pansy de sa baguette en la tenant fermement contre lui. Tous s'étaient éloignés du loup-garou aux yeux fous.

Mais soudainement, une silhouette passa rapidement devant Hermione, si vite qu'elle ne vit pas qui il était.

— Relâche-la ! Hurla Ron, en se précipitant sur le Timberwolf.

Ryan ricana, et un dôme protecteur se forma autour de lui, envoyant balader le roux dans les airs, qui s'écrasa contre un arbre dans un craquement.

— Ron ! Hermione et Ginny avaient crié en même temps.

La sœur du jeune homme se hâta d'aller voir s'il allait bien, tandis qu'Hermione serrait les poings en regardant Ryan avec toute la haine qu'elle avait pu trouver. Cependant… il ne la remarqua même pas. En vérité, ses yeux gris étaient écarquillés et fixaient la rousse qui vérifiait que Ron était bien vivant. Il chuchota quelque chose que seule Pansy, assez proche, entendit.

Puis Ginny fit volte-face et s'approcha à grand pas de l'homme, s'arrêtant lorsqu'elle arriva devant le dôme transparent de protection.

— Toi ! Laisse Pansy partir !

Ses yeux étaient rougis et des poches s'étaient formées dessous, creusant son jeune visage. Ryan ne répondit pas, néanmoins Pansy commença à se démener dans ses bras. Il resserra sa prise, enfonçant sa baguette dans sa chaire et elle se calma.

— Je la laisserais vivre à une seule condition.

— Non, souffla Pansy, non, non !

Elle semblait avoir compris ce que voulait Ryan, mais elle était impuissante. Hermione s'approcha de Ginny et se plaça à côté d'elle, déterminée. Elles payeraient le prix pour sauver Pansy, pour que plus personne ne perde la vie dans cette quête insensée.

Ryan releva la tête dans un signe de pure arrogance, ce qui fit reculer la rousse, la douleur venant heurter une nouvelle fois son front. Un souvenir, elle l'avait compris. Un souvenir qu'on lui avait effacé mais qui tentait tout de même de refaire surface.

— Je veux Ginny Weasley en échange.

Ses paroles eurent l'effet d'un coup de poing dans le ventre dans l'assistance. Ginny, elle, resta neutre et pinça les lèvres. Il aurait pu demander n'importe quoi, mais il ne voulait qu'elle. Il ne demandait pas même Astoria qui possédait pourtant ce qu'il désirait. C'était un marché équitable.

— C'est hors de question, persifla Harry en se mettant devant son amie pour la protéger.

Mais celle-ci posa une main sur son épaule et le poussa gentiment.

— C'est bon, je vais y aller. Ce qui compte, c'est que Pansy soit en sécurité.

Hermione fronça les sourcils, elle n'était pas d'accord.

— Il a raison, on ne peut pas te laisser prendre ce risque, Ginny !

— Mais c'est mon choix !

Elle fit un pas en avant vers le dôme, cependant Harry, désespéré, lui attrapa le poignet et la retourna vers lui. Il posa ses lèvres sur les siennes.

(NDA : /Je vous préviens, juste un peu de gore ici, pas trop non plus mais avis aux âmes très sensibles !\)

Ryan émit un sifflement de colère, et Hermione voulut hurler quelque chose tandis que Pansy se débattait mais c'était trop tard. Au lieu de se servir de sa baguette, son détenteur avait sorti ses griffes et les avaient enfoncées dans le dos de la jeune femme. Un léger cri quitta les lèvres de Pansy avant qu'elle ne s'écrase sur l'herbe, tachant d'un rouge pourpre le vert émeraude. Le dôme disparut et Hermione accourut à ses côtés, appuyant une main tremblante sur la plaie, relevant tant bien que mal son amie.

— Pansy ! Pansy, reste avec moi, je t'en prie.

Elle fut un instant heureuse que Ron soit là-bas, évanoui, et qu'il n'est pas à assister à cette terrible scène. Pansy lui sourit.

— Ne pleure pas, murmura-t-elle, je ne veux pas que mon souvenir soit synonyme de tristesse.

— Mais il le sera ! Rétorqua Hermione en essuyant ses joues, il le sera si tu abandonnes maintenant, si tu pars, si tu le laisses ici… Si tu nous laisses !

Elle posa la tête de Pansy sur ses genoux, plus rien n'avait d'importance désormais que ces yeux qui lui faisaient face, ces yeux que la vie quittait peu à peu. Qu'importaient leur couleur, ils avaient toujours été ceux de Pansy, avec leur flamme si caractéristique d'allégresse et d'espoir.

— S'il te plait… (La poitrine de Pansy se souleva difficilement et Hermione retint à grande peine un sanglot. Il fallait admettre l'évidence : Pansy mourrait.) Dis à Ron que…

Une unique larme coula le long de sa tempe, sa poitrine s'affaissa puis sa tête bascula, un dernier souffle s'échappant de l'étau de ses lèvres.

Elle était morte.

Enfin, les bruits parvinrent à l'oreille d'une Hermione figée. La bataille avait repris son cours derrière elle, Ginny avait dérobé une baguette et l'avait lancé à Astoria qui s'était servie de sa haine pour se relever. Elles menaçaient toutes les deux Ryan du bout de leurs bâtons, pointées vers lui. Il n'avait pas l'air de s'en faire malgré tout. Il fit un pas vers les jeunes filles, les bras levés, un sourire narquois affiché sur sa figure.

— Eh bien, qu'est-ce que vous attendez ? Susurra-t-il. On a peur ? Pas assez de courage pour me tuer ?

— C'est ce qui fait la différence entre nous, persifla Ginny, ignorant les larmes qui coulaient sur ses propres joues. Nous n'allons pas te tuer, même si ce que tu as fait est horrible. Les Aurors arrivent de plus en plus nombreux et le gouvernement est au courant de ce qu'il se passe. Tu vas être capturé, et enfermé à Azkaban. Là-bas, tu comprendras ce que signifie le mot « torture ».

Ryan continua à cheminer jusqu'à Ginny puis dirigea sa baguette vers elle, seulement elle.

— Eloigne-toi ou je te tue ! L'avertit Astoria qui n'avait pas la même mentalité que sa partenaire sur la mort de Ryan.

— Qu'est-ce qu'il y a Ginny ? Je ne te parais pas familier, par hasard ? Tu n'as pas envie de savoir qui je suis ? La tentait le loup, tout en ignorant la jeune Greengrass.

Ginny puisa dans sa réserve de retenue pour rester neutre. Elle en était certaine, maintenant. Elle connaissait cet homme bien avant que cette histoire ne commence. Elle se débattait depuis le moment où elle l'avait vu dans cette clairière pour repousser les souvenirs qui essayaient de l'envahir. La baguette glissa de sa paume et soudain elle fut ailleurs, dans un endroit totalement différent.

C'était un couloir. Blanc, lumineux. Très lumineux même. Il continuait tout droit, mais elle n'arrivait pas à distinguer sa fin. S'il en avait une… Elle aperçut des portes, il devait y en avoir une bonne centaine, placées à des intervalles réguliers. Entre, le mur n'était pas nu, mais couvert de tableaux aux cadres déteints. Lorsqu'elle voulut en toucher un où elle était mystérieusement représentée, une voix l'en empêcha.

— Je ne ferais pas ça, si j'étais toi.

Elle se tourna immédiatement vers la personne et s'immobilisa. De longs cheveux blancs coulant sur ses épaules et dans son dos, un visage de glace, des lèvres pâles et deux pupilles grises la jaugeaient. Ginny ne savait pas qui était cette personne mais elle lui faisait froid dans le dos. Elle avait l'impression en la regardant qu'on l'avait décoloré, qu'on lui avait subtilisé toutes ses couleurs.

— Qui êtes-vous ? Interrogea Ginny, méfiante. Où suis-je ?

— Qui je suis n'est pas important. Pour répondre à ta dernière question : nous sommes nulle part et partout.

La rousse ouvrit la bouche puis la referma, telle une carpe. Une myriade de questions se baladait dans son esprit sans qu'elle n'arrive à les formuler. Puis l'une d'entre elles se glissa hors de sa tête.

— Pourquoi ? Pourquoi suis-je ici ?

La personne qui se fondait particulièrement bien dans le décor s'avança, découvrant un étrange sceptre qu'elle tenait dans sa main. Il était coiffé à son extrémité d'une pierre froide entouré d'un halo lumineux. La robe de la femme – car c'en était une, Ginny en était persuadée –, aussi nacre que sa peau, trainait derrière elle, et la rousse se demanda qu'est-ce qu'était cette mascarade absurde.

— Il y a des dizaines de raisons à cela, mais je ne t'en donnerais qu'une seule. Tu dois retrouver ta mémoire.

Et elle tapa son sceptre contre le sol qui se désagrégea, emmenant Ginny dans ses plus profondes réminiscences.

Son absence n'avait duré qu'une seconde et pourtant son voyage bien plus longtemps. Lorsqu'elle ouvrit les yeux, Astoria la regardait avec incompréhension, Ryan lui, avec suffisance. Elle se pencha pour ramasser sa baguette qu'elle avait imprudemment laissé choir dans l'herbe, cachant son visage choqué derrière un rideau de cheveux faunes. Merlin, Merlin, Merlin, Merlin…

A cet instant-là, elle aurait tout donné pour oublier une nouvelle fois ce dont elle se souvenait enfin.

Parce qu'elle connaissait la deuxième raison de sa rupture avec Harry.

Parce qu'elle savait qui avait été Ryan.

Ryan Tonks.

Son ancien petit-ami.

Elle n'arrivait pas à y croire, elle ne voulait pas y croire. Elle ne pouvait pas penser une minute de plus qu'elle avait aimé un monstre tel que lui. Et pourtant c'était la pure vérité. En sentant les larmes monter le long de la bordure de ses yeux, une pensée douloureuse perça parmi les milliers d'autres. C'était en partie sa faute s'il était ainsi. C'était en partie sa faute si des gens mourraient dans cette bataille. Elle ne pourrait jamais se pardonner.

Jamais.

On avait tenté de prendre Hermione en traitre mais sa tristesse s'était noyée dans un océan de colère. L'ancien Mangemort qui voulait l'attaquer par derrière s'était pris le Fluide de plein fouet et était mort sur le champ. Cette certitude apaisa Hermione. Un ennemi de moins. Plus leurs vies s'évanouissaient, plus le monde devenait meilleur.

Harry arriva près d'elle et lui lança quelques mots mais elle n'entendit rien. Il l'aida à se lever en la prenant par le bras, et ses jambes flageolèrent lorsqu'elle fut debout. Pansy semblait paisible parmi ce chaos. Elle avait l'impression que son amie dormait, avec ses yeux clos. Cependant ce n'était qu'une apparence. Elle était morte. En témoignait la tache de sang sur laquelle elle était allongée et qui n'avait cessé de s'agrandir. Son sang.

Et puis ses yeux s'agrandirent quand elle pensa à Drago. Elle l'avait laissé là-bas. Il fallait qu'elle aille le voir ! Et s'il s'était passé quelque chose, et s'il allait mal ? Elle se débarrassa du bras d'Harry et se mit à courir sans faire attention à ceux qui l'entouraient et se battaient.

Courir lui faisait du bien, lui rafraichissait les idées. Elle courait de plus en plus vite, et elle commença à se demander si elle n'était pas en train de fuir. Fuir ses problèmes, fuir le chagrin, fuir la Mort.

Ça aurait tellement plus simple si ça avait été le cas. Malheureusement, elle ne pouvait pas laisser Drago derrière elle, pas après tout ce qu'elle lui avait fait subir. Elle se rendit à l'endroit auquel elle l'avait abandonné mais rien. Il avait disparu. Le sang de la jeune femme se glaça dans ses veines. Et si Greyback avait pris le contrôle ?

Elle refusa que cette pensée envahisse sa raison. Elle quitta la forêt et revint sur ses pas. Elle cherchait dans la masse une chevelure claire, quelque chose qui pourrait lui indiquer qu'il était toujours là. Deux partisans se mirent à l'attaquer mais ils finirent au sol bien rapidement. Les Aurors étaient en train de gagner, se rendit-elle compte avec soulagement. Les autres avaient été pris par surprise, et leur nombre diminuait de minutes en minutes. Ryan se repliait, devant abandonner son plan.

Ce n'était pas aujourd'hui qu'il allait détruire le monde des sorciers.

Hermione était désespérée, sa recherche n'aboutissait pas, il n'était plus là. Alors elle se laissa tomber à genoux, et posa sa tête contre la terre fraiche. Tant pis si elle mourrait, si elle était la dernière victime. Elle avait juste envie d'abandonner, de tout lâcher. La facilité plus que les complications…

Elle ouvrit brusquement les yeux quand une ombre couvrit la lumière du soleil. Elle se retrouva nez-à-nez avec deux bottes. La personne s'accroupit pour se retrouver à sa hauteur, un masque cachant son visage, mais un sourire médisant se lisant dans sa voix.

— C'est bien sang-de-bourbe, tu as trouvé ta véritable place : en bas ! Cracha-t-il avec mépris.

Il articulait un « avada » quand un éclair vert le frappa, et il s'écrasa sur le sol. Une poigne ferme releva la jeune femme, mais elle ne parvint pas à distinguer l'apparence de son sauveur qui était en contre-jour.

— Par Salazar mais es-tu complètement suicidaire en plus d'être bornée, Granger ?

Le cœur de celle-ci fit un bond dans sa poitrine.

— Drago, souffla-t-elle.

— C'est bien, au moins toi, tu sais qui je suis, dit-il, sarcastique.

Honteuse, elle baissa la tête. Elle était rassurée de le savoir vivant. Elle lui était reconnaissante de l'avoir épargnée. Mais trouverait-il un jour la force de lui pardonner ? Sans doute pas. Pour lui, elle serait pour toujours et à jamais Hermione Granger, la sang-de-bourbe…

Un cri de joie éclata au loin. Les combats avaient cessé, la plaine se vidait. Les adversaires disparaissaient, leur visage marqué par la frustration de devoir délaisser la victoire. Ryan avait été le premier. Astoria avait réussi à le toucher à l'abdomen, indubitablement pas assez fortement pour qu'il meurt, mais pour le faire détaler, oui. Hermione se tourna vers Drago pour partager son emballement avec lui, mais à son tour, il s'était évaporé.

Leur confrontation aurait été de toute façon, bien trop gênante, bien trop superficielle.

Hermione offrit alors son sourire au Soleil, un sourire triste, dépourvu de désespoir.

Ryan était parti mais il avait laissé derrière lui des vies détruites, déchirées. Ron qui hurlait en tenant le corps de celle qu'il aimait dans ses bras, refusant sa mort. Astoria qui embrassait tendrement le front de Luke, lui faisant un dernier adieu. Ginny dont le poids de la culpabilité pesait sur ses frêles épaules. Et bien d'autres encore. Hermione était au centre de ce cataclysme, observant chaque scène qu'elle gravait dans sa mémoire, comme un rappel. Ryan était partit, oui, mais seulement pour quelques années, elle en était certaine. Il reviendrait. Et cette fois-ci, bien plus de vies seraient prises dans ses filets, et seraient marquées pour l'éternité.


Long chapitre, n'est-ce pas ? ^^ Ce n'est pas le dernier (il reste le chapitre 20 qui concernera Ginny et son histoire avec Ryan ! ensuite l'épilogue héhé...). Alors, il vous a plu ? Avez-vous des questions ? Que pensez-vous qu'il va se passer pour Drago & Hermione ? Drago a-t-il réussi à se débarasser définitivement de Greyback ? Va-t-il pardonner à Hermione de lui avoir "menti" ?

Je ne sais pas si je l'ai déjà dit, mais il y aura une suite à "La Malédiction" qui se nomme "The Last Time" (j'ai déjà écrit le prologue + 2 chapitres ! ^^). Alors euh, ce ne sera pas vraiment une dramione. A moitié on va dire ! Mais il y aura 4 personnages principaux, dont Hermione et Drago... Les deux autres et bien je vous laisserais découvrir ;)

Merci à ceux qui lisent et qui review, beaucoup d'entre vous s'interrogent sur le fait que j'ai si "peu" de reviews mais ne vous inquiétez pas, ça ne me dérange pas du tout ! J'en ai déjà quelques unes, et ça me va parfaitement ! *-* (même si c'est sûr qu'avoir encore plus d'avis serait bien, mais je préfère me contenter de ce que j'ai pour le moment ! et puis je ne publie pas que sur ;))

Merciii à tous mes petits lecteurs ! 3