Hello tout le monde !
Réponse aux reviews :
Rokushimo : ça me fait plaisir que ça t'es plu ! J'espère que ça va continuer !
Xenolanne 256 : Oui, même pour moi je pense que ça aurait été ennuyeux à écrire ^^ c'est pour ça que j'essaye de mettre a petite touche perso et de rajouter quelques traites des personnages pour que ça reste intéressant. Et Juvia me fait rire, j'aime bien quand elle part dans des délires :P.
WolfBlut : Non, désolée, pas de flash-back pour l'instant ! Mais ça va venir, ne t'inquiètes pas ^^. Je suis contente que quelqu'un pense qu'il y a du suspense :P, car comme l'histoire n'est pas très originale et que presque tout le monde connaît la fin c'est pas gagné je pense ! Merci beaucoup en tout cas !
Loki26300 : comme je disais, j'essaye de mettre un peu de suspense quand même mais on va connaître le passé des personnages bien sûr (même s'il n'y a pas beaucoup d'intrigue ^^). J'aime bien les fics qui me font sourire, c'est pour ça que j'essaye aussi de faire rire :).
Merci à tous ceux qui lisent cette fic et à ceux qui laissent des reviews ! ça me fait énormément plaisir
Bonne lecture :) !
Levy prenait un grand intérêt dans la tâche qu'elle s'était confiée. Elle trouvait très intéressant le fait d'apprendre à lire à la Bête. Il n'était pas idiot, et même s'il avait peu de connaissances il comprenait vite. Depuis le matin elle ne s'était pas ennuyée et avait même trouvé cela amusant de faire la classe. Il lui semblait que son élève appréciait aussi la leçon. Alors que la nuit était tombée depuis déjà longtemps, ils décidèrent enfin d'arrêter et d'aller se coucher, se faisant la promesse de continuer le lendemain.
Une fois dans son lit, la jeune villageoise repensa aux moments qu'elle venait de passer avec le maître du château, elle avait réellement eu l'impression que leur relation prenait une nouvelle tournure, avant il était celui qui la terrorisait par sa simple présence, et maintenant elle lui apprenait à lire. Ils étaient sur un pied d'égalité ensemble.
Cela l'avait étonné qu'il ne sache pas lire. Mais après tout, comme il l'avait dit il n'était qu'une bête, seulement quand il était encore un humain, comme Lucy lui avait décrit savait-il lire ? Elle se demanda si la perte de son humanité lui avait aussi pris ses connaissances, ou si à l'époque l'apprentissage n'était pas sa priorité. Si elle prenait son courage à deux mains le lendemain elle lui demanderait… Le souvenir de ses yeux rouge sang lui revint et juste avant de s'endormir elle pensa qu'elle irait plutôt demander dans les cuisines, elle était pratiquement certaine que l'un des objets lui répondrait gentiment.
Elle se trompait.
Levy essaya plusieurs fois d'amener le sujet sur le tapis pendant son petit déjeuner mais à chaque fois ils déviaient tous la conversation et elle n'obtenait jamais de réponses claires. Elle les vit plusieurs fois baisser la tête et entraperçut de la tristesse dans leurs yeux. Soucieuse de ne pas les offenser, elle arrêta de chercher à savoir de quelle manière ils étaient devenus ainsi, la jeune fille avait remarqué qu'ils ne voulaient pas remuer de vieux souvenirs.
Comme prévu, la Bête et elle se retrouvèrent dans la bibliothèque pour poursuivre leur activité. Il avait l'air de bonne humeur car il la salua d'un ton jovial :
-Ça va la naine ?
Elle tiqua au surnom qu'il lui donnait mais elle avait remarqué qu'il n'aimait pas utiliser les prénoms des gens, même ses serviteurs étaient « l'allumette », « l'autre con », « la chieuse », « la timbrée » ou « l'entichée de l'autre con ». A y réfléchir, crevette ou naine étaient presque affectueux.
-Bien, et toi ?
-Ouaip ! T'as de la chance, je suis motivé ce matin. D'habitude j'arrive pas à me lever. Geehee.
Ils commencèrent, mais la jeune lectrice, de nature très curieuse ne pouvait s'empêcher de penser à la question qui la tourmentait : Comment s'étaient-ils tous retrouvés dans cette situation, sous cette forme ?
-Bon Crevette. Qu'est ce qui va pas ? T'as l'air à côté de la plaque. Même moi j'arrive à voir tes fautes d'orthographes là…
En effet, en regardant sa feuille, elle s'aperçut qu'elle avait écrit : « les populations européennent ont migrés en 1548.». Elle rougit,
-Ah euh oui, je suis désolée ! C'est juste que je pense à autre chose…
-A quoi ?
-Euh, en fait…
-Accouches, je vais pas te bouffer…
-Justement j'ai un peu peur que tu le prennes mal...
Il leva un sourcil et soupira.
-Dis toujours.
-Pourquoi es-tu comme ça ? Je veux dire… Toi et les tous les autres… Pourquoi n'êtes-vous plus humains ? dit-elle en le regardant droit dans les yeux.
Ses pupilles qui étaient enjouées il y a cinq minutes se rétrécirent en deux fentes. Ses lèvres dévoilèrent ses crocs blancs. Ok, elle avait réussi à trouver LE sujet tabou du château et à réussir à l'évoquer devant la brute qu'il était. Elle avait encore réussi à le mettre en colère. Génial, ce ne devait pas être son jour.
D'un ton neutre, il déclara :
-Peut-être que je vais te bouffer quand même en fait.
Elle resta sans voix devant sa réaction, il rigolait n'est-ce pas ? Mais elle se souvint que ce n'était pas vraiment le genre de la Bête alors elle se ratatina sur sa chaise en essayant de prendre le moins de place possible.
-Je suis désolée ! Je ne voulais pas que ce soit embarrassant ! C'est juste que j'aie demandé à Lucy pourquoi vous étiez euh… Ainsi… Et elle m'a dit que tu, enfin eux aussi bien sûr, étaient humains avant… Donc j'ai voulu savoir si… Mais quand je leur ai demandé ils ont… évité la question. Alors je me suis demandée si… Enfin je voulais te demander… à toi…
-Ça ne te regarde pas. Maintenant dégage.
Sa froideur était dure à supporter pour Levy, qu'il l'éloigne juste pour ça, elle trouvait cela injuste. Pourquoi ne lui disait-il pas juste qu'il ne voulait pas répondre ? Elle aurait compris, même si ça l'aurait un peu frustrée sur le coup. Pourquoi se sentait-il toujours obligé d'être désagréable avec tout le monde et de tenir les gens loin de lui, de les empêcher de nouer une relation ? Elle pensa soudain que si elle partait maintenant, leur relation qu'elle avait mis tant d'efforts à construire et qui ne tenait qu'à un fil serait fichue. Plus jamais elle n'oserait le regarder dans les yeux ou lire avec lui. Le fait qu'il veuille la tenir à distance la blessa profondément et elle sentit une vague de colère la parcourir.
-Bien sûr que si ça me regarde ! s'écria-t-elle. Ce qui s'est passé ici me regarde depuis que tu as décidé que je devais rester dans ce château !
-Ne me parle pas comme ça, grogna-t-il.
Mais la jeune fille était lancée et continua à hurler :
-Si ! Tu m'énerves à ne penser qu'à toi ! C'est à cause de toi qu'ils ne sont plus des hommes ! J'ai cru pouvoir m'entendre avec toi mais tu n'es qu'un égoïste ! Je ne te demande qu'un peu de considération !
Elle vit son poing se serrer et mesura la portée de ce qu'elle avait dit. Levy vit la colère monter en lui mais au lieu qu'elle explose comme la jeune fille venait de le faire, il resta calme même si ses yeux brillants et ses muscles contractés étaient la preuve de la fureur qui l'habitait.
-C'est exactement ça. J'en ai absolument rien à foutre des autres et particulièrement de toi. Ça a toujours été comme ça, c'est pas maintenant que je vais changer pour la première fillette qui passe.
Il se leva brusquement et claqua la porte en bois derrière lui dans un bruit sinistre.
La jeune fille se laissa tomber sur une chaise et posa la tête sur la table. Encore une fois, ils avaient réussis à se disputer. Malgré la bonne journée qu'ils avaient passé ensemble auparavant. Et encore une fois elle s'en voulait, même quand c'était lui qui ne voulait pas lui répondre elle n'arrivait pas à s'empêcher d'être mal à l'aise car elle voulait rester en bon termes avec lui. Être prisonnière de ce château n'était pas marrant et passer du temps avec lui était agréable. Après tout c'était elle qui avait amené le sujet, elle avait remarqué quand elle en avait parlé avec Lucy qu'elle n'aimait pas répondre à ses questions. Apparemment c'était un sujet tabou ici.
Elle resta une heure durant dans cette position inconfortable à ruminer, jusqu'à ce qu'elle décida d'aller s'excuser. Elle espérait que le maître des lieux accepterait ses excuses, ce qui n'était pas gagné alors elle allait essayer d'être sincère pour qu'il s'aperçoive qu'elle s'en voulait. Il ne restait plus qu'à le trouver. Ce qui était une autre paire de manche. En quelques jours, elle avait déjà visité beaucoup de parties du château mais il lui en restait presque autant à voir, même si certaines ailes étaient trop abîmées pour qu'elle puisse y aller. Le premier jour, elle s'était déjà perdue dans l'immense bâtiment et elle ne souhaitait pas recommencer l'expérience. Depuis elle avait trouvé quelques amis, elle décida d'aller demander à l'un des objets. Mais lequel ? Elle écarta d'office Mirajane et Lucy, les deux commères. Elles allaient se faire des idées si elle leur demandait où étaient les appartements du maître... Pas Natsu, pas assez discret. Pas Erza, trop effrayante. Pas Juvia, elle allait encore finir par tout ramener à Grey. Pas Grey, Juvia serait sûrement en train de l'espionner et elle ne voulait pas devenir la cible de la jalouse. Qui restait-il ? Elle fronça les sourcils pour réfléchir et tilta !
-Roméo ! Lui il va m'aider et il ne me fera pas une scène !
Elle descendit les marches quatre à quatre vers la cuisine où elle trouva celui-ci en train de taper dans une boulette de papier qui devait symboliser un ballon.
-Eeeeeeet buuuuut ! Combolt vient de marquer et d'assurer à son équipe la victoire de la coupe du monde ! l'entendit-elle crier.
Elle s'amusa en voyant le gamin s'imaginer champion, un rien l'amusait et son enjouement faisait plaisir à voir. Elle applaudit pour rentrer dans son jeu et lui signaler sa présence.
-Levy ! Tu es là ! Est-ce que tu as vu le but que je viens de mettre ?
-Oui ! Il était magnifique ! Je suis sûre que tu pourrais être un grand footballeur !
-D'habitude Natsu joue avec moi mais aujourd'hui il est occupé. Il est beaucoup plus fort que moi ! La balle marque à tous les coups avec lui !
-Je peux jouer avec toi ? Je ne suis peut-être pas aussi forte que lui mais à deux ça sera plus amusant.
C'est ainsi que la villageoise se retrouva à donner des coups de pieds dans une balle en essayant d'éviter la petite tasse. Malgré le fait qu'elle devait faire attention pour ne pas l'écraser elle trouva que le jeu était amusant. Au bout d'un moment, ils s'assirent pour se reposer.
-Génial ! Merci Levy !
-De rien, ça m'a fait plaisir, ça me rappelle quand j'étais petite, je jouais au même jeu avec mon frère.
-Tu as un frère ?
-Oui et deux sœurs. Mais ils sont grands maintenant et je ne les vois presque jamais.
-Tu as de la chance quand même ! Moi je suis fils unique et je m'ennuie tout le temps car tout le monde est trop occupé pour jouer avec moi…
-La prochaine fois que tu es tout seul, je viendrais si tu veux, lui dit-elle avec un sourire.
-C'est vrai ? Merci merci !
- De rien, avec qui joues-tu d'habitude ?
-Le plus souvent Natsu !
-ça ne m'étonne pas, il a un côté gamin.
-Et Grey aussi, mais avec Natsu ils finissent souvent par se disputer. Avec Lucy ou Erza quelque fois.
-Jamais avec le maître ?
-Euh… Je ne lui ai jamais demandé en fait. Mais j'ai toujours eu l'impression que si je lui demandais il ne serait pas content.
-Qui sait ? Ça l'amuserait peut-être de jouer avec toi.
Elle observa la petite tasse qui n'avait pas l'air très convaincue.
-Au fait, je voulais te demander est-ce que tu sais où sont ses appartements ? Je le cherche mais c'est tellement grand ici que je ne le trouverais sûrement pas seule.
-Oui ! C'est dans l'aile est. Au dernier étage. J'y suis jamais allé. Je crois que même Mira n'y vas pas.
-Merci beaucoup ! J'y vais, mais quand tu veux t'amuser n'hésites pas à m'appeler !
-Ok ! Merci Levy !
Elle s'éloigna dans la direction indiquée par Roméo et finit par tomber sur un escalier de pierre qui montait en colimaçon. Elle prit son courage à deux mains et monta. Elle n'essaya même pas de faire le moins de bruit possible, elle savait que l'ouïe de la Bête l'entendrait dans tous les cas. Arrivée sur le palier, elle laissa ses yeux s'habituaient à l'obscurité, en effet le couloir était plongé dans le noir et aucune torche ne s'y trouvait. Elle repéra finalement une porte sur sa gauche et décida d'aller jeter un œil. Elle entra dans la pièce et vit un lit. Ce fut le seul élément qu'elle parvint à reconnaître. Tout le reste n'était que débris de bois ou de pierre. En regardant de plus près elle découvrit une armoire, mais celle-ci était en miettes. Le carrelage en marbre était marqué par de profondes entailles qui faisait penser à des griffes et qui l'étaient sûrement. Le papier peint pendait en lambeaux et était jauni par le temps. Les rideaux ne cachaient plus les fenêtres tellement les trous étaient grands. Un grand miroir avait été brisé, les éclats de verre sur le sol reflétaient la lumière du dehors. Mais dans ce spectacle pitoyable ce qui la choqua le plus fut le portrait d'un homme. Le tableau était de travers et la toile déchirée, elle dut attraper le coin et le lever pour le voir en entier. Elle se douta que cette personne était reliée à Gajeel et elle sentit une vague de tristesse l'envahir en voyant l'état de la chambre qui avait dû être magnifique un jour. Cela ne l'étonnait pas que Mirajane, qui aimait l'ordre et la propreté ne monte jamais ici. Elle avait dû renoncer à nettoyer les appartements de son maître. Elle entendit soudainement une voix grave derrière elle.
-Je peux savoir ce que tu fais là crevette ?!
-Euh…
Il avait interrompu ses réflexions et il avait le don de la déconcerter. Maintenant elle n'arriver plus à ordonner ses pensées.
-Toujours en train de bégayer ?
Il n'avait plus l'air en colère. La remarque l'énerva, ce n'était pas de sa faute à elle s'il était aussi grand et aussi déroutant. Elle se ressaisit et déclara :
-Je te cherchais ! Je voulais m'excuser pour tout à l'heure…
-Et t'as cru que tu pouvais monter comme ça chez moi ?
Elle ne répondit même pas à la question, sachant très bien que de ce point de vue il avait raison, elle avait débarqué comme ça la bouche en cœur en espérant que ses excuses passeraient.
-Non, mais je voulais m'excuser ! J'ai réfléchi et j'ai été trop curieuse ! Ça ne me regardait pas, c'était vraiment indiscret. J'ai eu l'air d'une fouineuse et je suis désolée ! Je n'aurais pas dû insister…
Elle pria de toutes ses forces pour qu'il ne soit pas fâché et la laisse en vie. Après un long silence, il répondit :
-T'es vraiment une drôle de fille toi… J'ai eu raison de ne pas te tuer la première fois que je t'ai vu.
Elle faillit lui répondre quelque chose mais en le regardant dans les yeux, elle remarqua son sourire en coin si spécifique et laissa tomber, comprenant que de sa part c'était presque un compliment, aussi lui sourit-elle également en retour.
-Ah et euh je suis aussi désolée d'être rentrée ici sans invitation…
-Arrêtes de t'excuser, c'est bon.
Un long silence gênant s'installa entre eux que Levy essaya maladroitement de briser :
-Et… C'est ici ta chambre ?
Il acquiesça en remuant la tête, toujours en la regardant mais sans essayer de reprendre la conversation. Trouvant ce silence embarrassant et toujours ce regard posé sur elle, la villageoise tourna la tête sur les côtés en essayant de trouver un sujet de conversation. Son regard accrocha le tableau mais comme elle venait de s'excuser pour sa curiosité elle n'osa pas lui demander qui était cet homme. Gajeel suivit son regard et vit le tableau.
-C'est mon père.
L'entendre prononcer quelque chose d'aussi personnel avait stupéfait la jeune fille et elle l'observa avec des yeux ronds.
-C'est quoi cette tête de poisson ? C'est pas ce que tu voulais savoir ?
-Si si ! Mais ça m'étonne que tu me le dises…
Il ne répondit pas, continuant de regarder le tableau avec presque… de la mélancolie ? Non, ça ne se pouvait pas, le grand et terrifiant monstre ne pouvait pas être distrait par un tableau ! Elle n'osa pas poser de questions, hésitant encore une fois sur la conduite à tenir. Elle l'observa donc, pendant quelques minutes tandis qu'il regardait le tableau. Il se retourna soudain vers elle et ses yeux reflétèrent un sentiment que la jeune fille interpréta comme de la tristesse.
-Bon. On retourne à la bibliothèque ? Finir ce qu'on avait commencé ?
Levy hocha la tête en signe d'assentiment et elle le suivit dans le couloir. Cependant avant de sortir de la chambre, elle ne put s'empêcher de jeter un dernier coup d'œil au tableau, et d'avoir une pensée pour son père à elle. Makarof était-il sain et sauf ?
Et voilà pour cette semaine ^^ !
J'espère que ça vous a plu et je vous dis à la semaine prochaine :).
