Hello tout le monde ! Voilà la suite :)
Réponses aux reviews :
Lise : Merci beaucoup ! J'espère que la suite te plaire autant :)
Evangii : Merci ! ça me fait énormément plaisir, c'est la première fois qu'on me dit que j'écris bien :) ! Merci pour le commentaire en tout cas ! Je suis contente que tu trouves que les caractères sont respectés, j'essayais vraiment de garder le côté Fairy Tail des personnages.
WolfBlut : Oui ! Je modifie un peu l'histoire ^^ ! C'est refait à ma sauce, mais ne t'inquiètes pas trop pour Makarof, on va vite le retrouver ! C'était pour mettre un peu plus de suspense !
Cortisalia : Merci beaucoup ! ça me fait super plaisir ! J'espère que tu vas continuer à apprécier :)
Xenolanne256 : Oui, j'ai choisi José comme méchant parce que j'ai toujours trouvé ce personnage horrible ! Et il est pas très représenté dans les fictions que je lis ^^. Et je trouve qu'il est un méchant aussi bien adapté pour Makarof que pour Gajeel. Et non ! Gajeel ne lui dis pas ! Je trouve que ça colle mieux à Gajeel de garder son secret et de rester seul dans son coin à essayer de se débrouiller tout seul :). Bref, un grand merci !
Bonne lecture !
-On m'a demandé d'interner votre père. Savez-vous où il se trouve ? Répéta José devant Levy qui était restée bouche bée devant lui.
-Vous ne pouvez pas l'emmener ! Il n'a rien fait et il n'est pas fou !
-Ce n'est pas l'avis de tout le monde Mademoiselle.
-Qui a pu avoir raconté que mon père était bon à interner ?!
-Les gens du village ont voté et ont décidé que pour la sécurité de tous et la sienne, votre père serait mieux dans un établissement spécialisé…
-Mais il n'est pas fou !
-Je suis désolé.
José lui répondait avec un petit sourire qui montrait clairement qu'il n'était pas désolé du tout. Levy avait toujours détesté cet homme mais elle était horrifiée, en quelques semaines son père était devenu une personne indésirable sans qu'elle sache pourquoi.
-Que s'est-il passé ?! S'énerva-t-elle, la jeune fille n'arrivait pas à comprendre comment cela était possible.
-La santé mentale de votre père a toujours été sujette à des discussions dans le village. Vous devez être la seule à l'ignorer Mademoiselle.
Cet homme l'agaçait, à lui parler comme une petite fille. Elle savait pertinemment que son père n'était pas réellement la bienvenue dans le village mais de là à penser que certains préfèreraient le voir enfermer… Elle n'avait jamais pensé que des gens le détestaient tant et elle en était réellement attristée.
-Mais pourquoi… Je veux dire quand je suis partie tout allait très bien !
-Votre père a affolé le village en prétendant que vous aviez été kidnappé par un dragon dans les bois.
L'homme eut un petit rictus qui montrait combien il trouvait stupide cette pensée mais la stupeur la frappa de plein fouet. Son père avait voulu prévenir les villageois de ce qui lui était arrivé et avec sa réputation d'inventeur raté, ils avaient l'envoyé bouler. Il avait essayé de recruter des gens pour venir l'aider, mais qui allait gober cette histoire d'homme dragon dans un château avec des meubles parlants ? Elle resta sans parler après cette déclaration, le directeur de l'asile interpréta mal son silence et continua :
-Je comprends que vous soyez très choquée et que vous ne saviez pas interpréter son geste, mais vous devez comprendre que votre père a fait paniquer beaucoup de gens. Il était très insistant et très descriptif. Je pense qu'il a eu une hallucination. Si cela recommençait, il pourrait être dangereux. J'espère que vous comprenez Mademoiselle.
Elle serra les poings, cet homme l'insupportait avec son ton condescendant.
-Aussi, j'espère que vous pourriez m'aider à trouver votre père. Savez-vous où…
Elle n'écouta pas la fin, se retourna et partit en courant vers le village en le plantant là, bien décidée à empêcher son père d'être interné. De toute évidence, ils avaient fouillé la maison, alors il ne devait pas être là. Elle ne lui connaissait qu'un ami, aussi dévala-t-elle le chemin vers les habitations dans l'espoir de le retrouver.
La jeune fille n'arrêta sa course folle que devant la librairie de . Elle poussa sur la porte mais celle-ci ne céda pas. Elle tira alors sur la sonnette tout en criant :
! ! C'est moi ! Levy ! Ouvrez-moi s'il vous plaît !
Elle arrêta de crier uniquement quand elle entendit le bruit d'un escalier que l'on descend. Elle ne remarqua pas l'attroupement qui s'était formé derrière son dos, ni les chuchotements des villageois, visiblement surpris de la voir. Il y eut un bruit de loquet et la porte s'ouvrit sur le petit homme aux cheveux grisonnants.
-Oh mon dieu ! Levy ! C'est bien toi !
-Bien sûr ! Laissez-moi entrer s'il vous plait !
Le vieillard s'écarta pour la laisser passer puis verrouilla la porte derrière elle.
-Oh Levy ! Je ne pensais pas te revoir !
Elle l'observa d'un air étonné tout en levant un sourcil.
-Que se passe-t-il ?
-C'est ton père, il a raconté à tout le monde une histoire très étrange ! Il disait que tu étais en danger de mort, il a voulu rassembler des villageois pour venir te chercher. Il a erré sur la place pendant plusieurs jours pour essayer de convaincre les gens de l'aider. Évidemment personne ne l'a cru, son histoire était bizarre ! Mais comme il insistait et continuer d'aborder les gens en devenant de plus en plus insistant, voire méchant, tout le monde a cru qu'il était devenu fou.
La jeune fille ne réussit pas à répondre, elle ne comprenait pas encore bien ce qui s'était passé, tout s'embrouillait dans sa tête. Elle ne voulait qu'une chose, c'était voir Makarof et s'assurait qu'il allait bien. Elle s'était inquiétée pour lui depuis qu'elle avait pris sa place dans les cachots et les derniers évènements avaient amplifié son sentiment de panique.
-Tout le monde a cru qu'il avait eu une hallucination ou une crise de délire et qu'il t'avait fait mal ! Comme personne ne t'avait vu depuis des semaines, les villageois ont craint le pire et on commençait à penser qu'il était réellement dingue…
-Mais c'est horrible ! Savez-vous où il est ? Le directeur de Phantom Lord est à la maison pour venir le chercher ! On ne peut pas laisser faire ça !
-Oui, ne t'inquiètes pas, il est à l'étage. Quand j'ai vu que les choses se gâtaient pour lui, je l'ai hébergé.
-Merci beaucoup !
Elle le suivit dans sa boutique, pressée de revoir son père. Mais elle ne pouvait s'empêcher de se poser une question…
… Est-ce que vous croyez mon père ? Son histoire, est ce qu…
-Oui, je suis un vieil ami de ton père. Je sais quand il dit la vérité.
Il marqua une pause avant de continuer,
-Tu sais, j'ai lu beaucoup de livres qui parlaient de beaucoup de sujets différents… Et certains parlaient de magies plus incroyables et effroyables les unes que les autres… Je pense que ce que ton père m'a raconté est vrai. L'homme dragon, le château en ruines et le chandelier qui parle… Je suppose que tu les as vu aussi n'est-ce pas ?
Elle hocha la tête pour lui signifier qu'il avait raison et soupira de soulagement. Même si ce n'était qu'une unique personne, quelqu'un les soutenait. Le libraire arriva en haut de l'escalier, poussa une porte, et se recula, laissant Levy passer. Elle fit un pas en avant et aperçut une silhouette près de la fenêtre qu'elle reconnut tout de suite. Elle courut pour aller se jeter dans les bras de son père.
-Levy ? C'est toi ! Je suis si content ! Tu vas bien ?
-Papa ! Oh mon Dieu ! Je me suis tellement inquiétée pour toi !
Elle le regarda, avec les yeux qui pleuraient. Elle s'était inquiétée pendant tout ce temps, pensant à lui souvent, se demandant si elle avait bien fait. Et maintenant, il était là, devant ses yeux, en chair et en os, et même s'il avait des cernes et le teint gris c'était bien l'inventeur, son père.
-Levy ! Le dragon... Il t'a... Tu n'es pas blessée ?
-Ne t'inquiètes pas ! Ce n'est pas notre ennemi, il a été gentil avec moi.
Après les retrouvailles, ils s'assirent à trois dans le canapé et la jeune fille essaya de rassurer son père sur la situation
-Ne t'inquiète pas ! Maintenant que je suis rentrée, je vais aller leur dire que ton histoire est vraie ! Ils nous croiront si on est plusieurs à leur dire.
-Et maintenant ta fille est revenue, personne ne pourra t'accuser d'être violent ou d'avoir des hallucinations ! Il n'y a pas de raisons de t'enfermer. Renchérit Yajima.
-Comment est-ce qu'on peut être sûr qu'ils vont nous croire ?! Pour eux, ça fait longtemps que je suis fou, ils vont penser que Levy dit ça juste pour m'éviter l'asile…
Les deux autres ne surent quoi répondre. C'était vrai que c'était la parole des villageois contre la leur. Comme l'avait souligné Yajima pendant sa visite dans la boutique, les gens de ce village étaient très étroits d'esprits, est-ce qu'ils allaient croire une histoire comme la leur ? Plus elle y réfléchissait plus elle pensait que non. Elle se demanda silencieusement si elle y aurait cru si ça avait été un autre qui lui avait raconté et qu'elle n'avait pas vécu les évènements. Plus la jeune villageoise y pensait moins elle voulait connaître la réponse. Elle leva la tête et aperçut les visages déconfits des deux autres qui semblaient arriver à la même conclusion. Une histoire d'homme-dragon dans un château abandonné avec des objets parlants n'était pas plausible. Et si on ajoutait le fait que la Bête jouait de la guitare c'était foutu.
-C'est vrai que ce n'est peut-être pas très crédible… dit Yajima
-Les villageois ne nous apprécient pas beaucoup, aucun ne fera un effort pour nous aider.
-C'est foutu, soupira Makarof
La jeune fille enfouit sa tête entre ses mains et faillit pleurer. Son père allait être interné juste parce que personne ne le croyait. Elle n'avait aucune confirmation que son récit était vrai, aucune preuve de son séjour au château. Rien qui pouvait le sauver. Et elle sentit une larme couler le long de sa joue.
Soudainement, une petite voix familière lui demanda :
-Dis Levy, pourquoi tu pleures ?
Elle se retourna vers la voix et découvrit son sac posé à terre, ouvert. Elle ouvrit de grands yeux en voyant la petite tasse qui la regardait la tête penchée, l'air intrigué.
-Roméo !? Qu'est-ce que tu fais là ?
-Je t'ai suivi !
-Oui, je vois bien mais pourquoi ? Qu'est-ce que tu fais ici ?
-Je ne voulais pas que tu partes. Je t'aimais bien, tu jouais avec moi…
-Les autres, ils sont au courant ? Quelqu'un ? Mirajane ou Erza ? Ils vont s'inquiéter !
-Euh nan… Je suis parti très vite ! Je voulais voir ce qu'il y avait hors du château, personne ne me laisse jamais sortir… bougonna-t-il.
Levy n'en revenait pas que la petite tasse ait réussi à se faufiler dans son sac et à s'enfuir sans que personne ne s'en rende compte.
-Qu'est-ce que… Oh mon Dieu… ça vient du château ? s'exclama Yajima
-Euh oui, c'est Roméo. Je l'ai rencontré là-bas.
-C'est in… incroyable. Il parle !
-Euh oui… C'est très bizarre au début, mais on s'y fait plutôt vite.
-Si tu le dis…
-Mais, s'il vient du château… Il peut nous aider !
-Nous aider ?
-Il peut prouver notre histoire !
-Oh mais oui ! Roméo ! Est-ce que ça te dérange ? s'écria Levy
-De faire quoi ?
-Grâce à toi, on pourrait prouver que mon père n'est pas fou ! En échange je t'emmènerais voir ce que tu veux et je jouerais avec toi ! S'il te plaît !
-Tu vas jouer avec moi ? Et est-ce que tu viendras nous voir au château ?
-Bien sûr !
-C'est d'accord alors !
-Oh merci beaucoup Roméo !
Levy attrapa la tasse entre ses mains et la colla contre sa poitrine pour lui faire un câlin, tandis que son père se laissa aller dans le canapé.
-Oh mon dieu… On peut enfin prouver ce que je raconte… Les gens sauront que je ne suis pas fou !
Yajima semblait interloqué par le fait qu'une tasse puisse parler et s'approcha en ouvrant des yeux ronds alors que la jeune fille le réprimandait gentiment pour être parti sans prévenir personne.
-Ce que les livres disent est bien vrai… La magie existe vraiment dans ce monde.
-C'est difficile à croire n'est-ce pas ? Pourtant il est bien là, lui répondit la jeune fille en souriant.
Ils étaient là, soulagés de pouvoir préparer leur défense qu'ils n'entendirent pas tout de suite le brouhaha qui montait en puissance sur la place du village sous leurs fenêtres. Le vieux libraire ayant fini par remarquer le bruit, ouvrit la fenêtre et se rendit compte de l'attroupement formé par les villageois devant sa boutique. Levy s'approcha également et repéra aussitôt en tête du cortège José. Même de loin elle le trouvait répugnant, mais elle aperçut à ses côtés Lahar, le capitaine de police de la ville. S'ils avaient prévenu la police, c'était mauvais pour son père…
Ce fut le capitaine qui parla en premier :
! J'aimerais que vous descendiez !
-Comme si j'allais venir alors que je sais que vous voulez m'interner ! Tout le monde me pense cinglé !
-C'est pour votre bien ! On ne sait pas où est votre fille, et nous voulons être sûr qu'il n'arrive rien à personne, pour la sécurité des habitants et la vôtre.
La jeune fille décida qu'il était temps pour elle d'intervenir, elle descendit de l'escalier et sortit de la librairie, s'exposant au regard des villageois :
-Attendez ! Mon père n'est pas fou et ne m'a pas fait de mal ! Je suis vivante et en bonne santé !
Il y eut soudainement un silence, et elle se sentit fière de son petit effet, elle avait réussi à émettre un doute dans l'opinion des gens sur le vieil inventeur. Mais le silence ne dura pas et ce fut un bruit de fond de murmures qui s'amplifia jusqu'à créer un grondement de mots incompréhensibles. Mais elle reconnut une voix par-dessus les autres :
-Levy ? Mais t'étais où tout ce temps ? On s'est parlé, le jour où tu as disparu ! Ton père est venu raconter n'importe quoi après…
Jett. Avec son compère qui mangeait une énorme part d'un gâteau vert. Elle se souvenait nettement de leur conversation qui ne s'était pas finie de façon très cordiale, mais avec les évènements qui s'étaient enchainés ça lui paraissait terriblement lointain. Elle avait l'impression que sa vie d'avant la rencontre avec la Bête avait été insignifiante, la dispute qu'elle avait eu avec le jeune homme, lui parut soudainement futile… Elle avait vécu des choses tellement intenses que le bal et sa dispute avec lui, lui semblaient encore plus dérisoire.
Mais maintenant il fallait expliquer pourquoi elle avait disparu, pourquoi son père avait erré en cherchant de l'aide tout ce temps. C'était un terrain glissant, et parler devant tous ses gens, avec comme objectif d'éviter l'internement de Makarof la faisait paniquer. L'excès d'adrénaline dans ses veines rendaient sa gorge sèche, ses mains tremblantes, ses pensées confuses et elle pouvait sentir son cœur battre à un rythme saccadé. Levy n'était pas une fille démonstrative, elle préférait écouter les gens, mais cette fois elle devait faire un effort et elle n'avait pas le droit à l'erreur.
Elle réfléchit à la première phrase qu'elle allait dire, déglutit le peu de salive qui lui restait et ouvrit la bouche :
-Ce que mon père a affirmé est vrai !
Elle laissa quelques secondes s'écoulaient, le temps que les gens assimilent et que son cœur cesse de faire des montagnes russes. Elle se doutait qu'étant la fille de l'inventeur sa version ne serait pas très crédible, mais elle avait une réputation de fille sincère et honnête. Elle espérait qu'ils en tiendraient compte.
-J'ai effectivement été retenue dans un château qui se trouve dans la forêt.
Elle avait délibérément évité le terme « prisonnière».
-Et ce que mon père a raconté est vrai, le maître du château est une créature très euh… Atypique.
Les murmures reprirent, « atypique » ne voulait rien dire. Elle allait devoir donner plus de détails. Mais elle ne savait pas comment décrire la Bête. Froid et brutal au premier abord, mais aussi grognon, moqueur, brave, avec un soupçon de gentillesse quand on le connaissait mieux. Elle ne connaissait aucun mot qui rassemblait tous ces termes.
-C'était un humain il y a longtemps, mais la magie l'a transformé en sorte d'hybride. Une créature mi-homme mi-dragon.
Elle sentit qu'elle perdait l'attention des gens, peu dans les villages croyaient encore à la magie. De plus, elle le savait, son histoire n'était pas crédible. Elle serra Roméo qui était toujours entre ses mains. Il était son seul espoir, sa seule preuve.
-Je sais que ça peut paraître incroyable mais…
José la coupa dans sa tirade :
-Non Mademoiselle, pas incroyable. Imaginaire. Nous sommes tous des adultes civilisés ici, personne ne vous croit.
Les gens ricanèrent et la jeune fille rougit. On se moquait d'elle. La fille qui croyait aux dragons, aux fées et aux histoires que l'on raconte aux enfants.
-Monsieur l'inventeur ici présent a aussi expliqué avoir vu des objets parlants et qui pouvaient se déplacer… Vous êtes une jeune fille intelligente, vous pouvez imaginer à quel point cela semble impossible.
Il se retourna vers la foule derrière lui, les fixant en souriant, comme s'il attendait leur approbation et ça ne manqua pas. Les rires reprirent de plus belle. Finalement il se tourna vers elle et dit d'un ton condescendant :
-Vous lisez trop de livres Mademoiselle.
Elle le détestait. Elle ressentait physiquement de la haine pour cette homme qui la rabaissait et se moquait d'elle en public devant tous les gens qu'elle connaissait. Elle avait une envie folle de le frapper, de le réduire en poussière, de lui faire mal jusqu'à ce qu'il la supplie d'arrêter. Mais, son côté raisonnable lui rappela sa petite taille, ses muscles inexistants et sa faiblesse, la faisant rager encore plus.
Du coin de l'œil elle aperçut Jett qui donna un coup de coude à Droy à la fin de la phrase de José. Jett avait toujours critiqué son amour pour la lecture et elle se doutait qu'il s'en donnait à cœur joie pour se moquer d'elle. Levy repensa aux après-midi qu'elle avait passés avec la Bête dans la bibliothèque à lui apprendre à lire. Elle avait passé de bons moments avec lui et les livres, aussi le fait qu'on l'attaque sur sa passion la rendit folle de rage. Elle essaya de rester calme extérieurement mais intérieurement elle bouillonnait de rage. Elle décida de réagir de façon intelligente.
Elle leva les sourcils, releva un coin de la bouche, comme Gajeel savait si bien le faire. La jeune fille l'avait observé pendant longtemps et savait comment obtenir ce regard moqueur et ce sourire méprisant. L'effet ne se fit pas attendre, elle vit le sourire de José se tordre. Il se demandait ce qu'elle cachait pour avoir l'air de moquer de lui.
-Tout cela est vrai aussi.
Elle marqua une pause pour bien accentuer son effet et reprit d'un ton triomphal :
-J'ai une preuve.
Elle leva les mains au niveau de son visage.
-Roméo, est-ce que tu es prêt ?
La petite tasse remua la tête en guise d'assentiment. La villageoise leva alors les bras vers José et Lahar et leur montra sa preuve.
-Je vous présente Roméo.
-Euh… Salut ! Enchanté ! S'exprima-t-il.
On se retrouve la semaine prochaine pour l'avant dernier chapitre !
