Bon, j'ai mis un certain à poster ce chapitre... J'ai trouvé l'inspiration que lundi dernier... Et oui, je suis désespérante... *s'en va chercher une corde et un tabouret*

Casting : Espagne, alias Antonio ; Belgique, alias Emma ; Italie du Nord et du Sud, alias Feliciano et Lovino ; France, alias Francis ; England, alias Arthur et toujours la patronne qui à la fin finira par vous casser les pieds, sauf si c'est déjà fait /shot/


Il était fatigué, crevé, aussi vif qu'un zombi sans nourriture, marchant d'une grande lenteur sur le chemin goudronné de la maison. Et il avait faim, son ventre gargouillant frénétiquement, à l'appel d'une délicieuse paella et de doux churros trempés dans du chocolat chaud. Rien que la pensée de tels plats le faisait saliver. Oh oui ! On aurait dit un imbécile heureux ! Mais avant de manger un morceau il se devait de faire une chose : se poser comme une masse sur une chaise et ne rien faire durant plusieurs minutes, jusqu'à ce que ses jambes meurtris aillent mieux.

Antonio enjamba les trois marches menant à la porte d'entrée de l'immeuble construit assez récemment. Il tapa sur le digicode les quatre chiffres clés qui lui permirent de pénétrer dans le hall d'accueil et d'emprunter l'ascenseur qui le mena au troisième étage. La petite musique qui l'avait accompagné durant sa montée lui restait en tête, et il la fredonnait jusqu'au moment où il ouvrit avec ses clefs la première porte à droite. Il entra avec un grand soulagement dans son petit chez-soi, où il pouvait sentir cette bonne odeur alléchante de tomates farcies aux herbes fines de Provence.

« Papa ! » S'écria un jeune enfant d'à peine six ans, « C'est que maintenant que tu rentres, enfoirés ! »

« Lovino! » Gronda la mère du garçon qui s'essuyait les mains sur son tabler blanc. « Qu'est-ce que je t'ai déjà dit à propos des gros-mots ? »

Le petit Lovino, à la mèche bouclée, eut une petite moue qui défigura son visage, et il croisa les bras en faisant mine de bouder. Antonio pouffa en voyant la réaction de son fils, avant de gentiment lui caresser les cheveux, ce qui fit bougonner encore plus l'enfant.

« Papa ! Maman ! Ça va bientôt commencer ! » S'exclama dans le salon, qui faisait aussi salle à manger, fraîchement refait, le petit frère de quatre ans et qui lui aussi avait une adorable boucle. En entendant Feliciano, l'aîné se mit à tirer la manche de la veste de son père, puis s'en alla rejoindre sa mère pour qu'elle prépare un bon pot de pop-corn faits maison.

Tous s'assirent sur la canapé du salon, s'asseyant plus ou moins lourdement sur le cuir brun. Emma fut la dernière à s'installer en posant devant eux, sur la table basse en verre, le cornet de pop-corn.

« Chérie, peux-tu ouvrir le conduit d'aération ? Sinon nous allons rien entendre » gloussa-t-elle à l'adresse de son mati, pensant à cette sorte de comédie à laquelle ils allaient assister.

Antonio acquiesça et exécuta la demande de sa femme. On entendait des bruits de pas de plus en plus fort.

« Ils arrivent ! » Brailla Lovino en sautillant sur place, comme son petit frère.

Et si vous vous demandiez ce qu'ils regardaient, et bien ce n'était rien d'autre que l'immense vitre qui leur faisait face, et qui donnait dans l'appartement voisin, avec un espace entre les deux murs de verres où on pouvait voir en bas un petite pelouse. Et l'appartement voisin appartenait à un jeune couple… ayant de l'énergie à revendre !

« Stupid frog ! I hate you so much ! » S'écria-t-on dans le salon d'en face. Une chaise, apparemment en plastique coloré vert, apparut dans leurs champs de vision, puis elle alla s'écraser contre le mur, mais ne se brisa pas. Et à sa suite fuyait un blond aux cheveux longs et à la barbe mal rasé.

« Mais mon lapin, j'ai juste dit que tu serais sûrement plus sexy dans ta petite tenue d'infirmière... »

Nouvelle chaise, nouveau fracas, et le blond ne l'évita durant son vol que de justesse. Il esquissa toutefois d'un large sourire moqueur.

« Raté mon lapin ! » Minauda-t-il tandis qu'apparaissait un autre blond, cheveux en bataille et aux sourcils broussailleux.

Le dernier arrivant semblait des plus énervés, et tenait dans une de ses mains une autre chaise qui allait elle aussi finir par voler. Et tandis que l'un donnait une image de ''je vais tu buter et tu vas souffrir'', son compagnon, lui, continuait de le titiller, en se déplaçant dans la pièce avec la souplesse d'un chat, se faufilant entre chaque meubles avec une aisance inouï. Les cris de son partenaires se faisaient de plus en plus enragés, et le meuble qu'il lui restait vola lui aussi, et s'écrasa contre le bord de la table.

Dans la salon d'en face, Emma, Antonio et leurs deux enfants étaient hilares, et pop-corn en mains, appréciaient avec une grande délectation le spectacle qui s'offrait sous leurs yeux. Jusqu'au moment ou vint la partie de la comédie la plus… chaude... et où les petits durent se retirer de la pièce pour éviter d'être choqués : Le blond barbu avait finalement calmé son partenaire en l'embrassant ardemment et le faisant tomber sur leur sofa, à la recherche de caresses et de baiser qui devenaient de plus en plus torrides.

« Bon, les enfants, on va manger... » Ordonna Antonio en fermant le conduit d'aération dont les gloussements des voisins allaient bien vite arriver jusqu'à leurs oreilles et traumatiser les petits. Mais juste avant de partit, une petite vidéo de leurs ébats amoureux enregistrés dans une caméra, ça ne peut pas faire de mal ?

Conforama, bien chez soi, bien moins cher.


« Bon ! Maintenant que la pub a fini d'être tourné, Arthur peux nous rendre notre forme normale ? »

Lovino lançait des éclairs avec ses yeux en direction de la patronne, car il n'avait pas apprécié devoir être transformé en gamin pour une « stupide pub qui est nulle en plus, enfoirée ! », comme il le disait si bien. Mais Louna ne semblait pas de l'avis de l'Italie du Sud.

« Mais pourquoi faire, mon mignon ? Tu es tellement adorable comme ça » pouffa-t-elle en lui frottant les cheveux. « Et puis on a encore deux ou trois petits pubs à tourner avec toi. Alors attend un peu avant de vouloir reprendre ton apparence normale... »


C'était l'heure de manger chez les Carriedo. Et cette belle journée de printemps, Antonio avait décidé de préparer un délicieux repas comme sa femme et ses enfants adoraient.

Pendant que chaque membre de la famille se rendait à table dans la salle à manger jouxtant le mur en verre, l'espagnol continuait de touiller la sauce de son plat, tout en fredonnant un petit air latino et en se tortillant devant la casserole, au grand bonheur de sa femme. Un bon fumet s'échappait de la cuisine, et les deux petits humaient cette odeur avec délectation.

« On dirait que papa a encore préparé ses aiguillettes de poulets avec de la sauce tomate. » remarqua Lovino qui se dressait un peu plus sur sa chaise pour mieux profiter de l'odeur.

« Chaud devant ! C'est prêt ! » Annonça Antonio en arrivant, casserole en main. « Et pour aller avec mes aiguillettes, j'ai fait une petite purée faite maison. »

Il récupéra une cuillère métallique pour servir le plat, quand son regard se porta dans l'appartement d'en face. On pouvait y voir Francis, ce blond à la barbe, qui servait une assiette des plus remarquable, appétissante et magnifiquement dressée. L'espagnol en salivait rien qu'à la vue de telle nourriture. Ensuite, le cuisinier d'en face servit dans le coin de l'assiette de son conjoint un fin liserai de sauce et quelques petits points de couleur vive pour donner un peu plus de vie au plat.

« Papa, ça va pas ? » Demanda Feliciano en posant sa petite main sur le bras de son père.

Ce dernier secoua la tête pour reprendre ses esprit, et commença à servir sa femme.

« Attend, Emma, je vais essayer quelque chose. » Fit-il en déposant délicatement les aiguillettes dans l'assiette. Il essaya de leur donner une forme gracieuse, mais à la place, il étala la sauce comme une flaque écarlate sans forme ni harmonie. Mais rien n'était encore joué ! Il prit une bonne cuillère de purée, la déposa convenablement, et essaya de la faire glisser pour lui donner la même forme qui le liserai de sauce de son voisin, en plus d'y rajouter les petits points de sauce.

Le résultat en fut catastrophique. Ça ne ressemblait à rien, et, que ce soit lui, ses fils, et sa femme, trouvèrent que cette idée était… ridicule et donnait une apparence au plat beaucoup moins appétissantes qu'il ne le voulait.

« Jamais j'aurais dû essayé » bredouilla-t-il, à moitié déprimé.

Conforama, bien chez soi, bien moins cher.


« Hey ! Louna ! Tu sais pas où est passé ma guitare pour la prochaine pub ? »

« Va voir dans la loge d'Antonio, je crois qu'il est parti avec pour régler quelques accords qui sonnaient faux. »

« Bloody Hell ! Ma guitare n'a jamais sonné faux ! »


Arthur s'ennuyait ferme, à lire le journal depuis une heure, à la recherche d'une information qui aurait pu être intéressante. Mais il n'y avait rien. Et à la télé non plus il n'y avait rien, à part des enquêtes policières sans queues ni tête, ou encore ces télé-réalités qui rendaient aussi intelligents qu'un … poisson… ? Donc, il s'ennuyait, et ne savait pas quoi faire. Francis, lui fumait sa clope dehors, tout en jouant avec une grille de sudoku.

Sans s'en rendre compte, son regard se porta sur l'appartement en face. Il pouvait y voir Antonio, avec une chouette guitare, jouer une petite sérénade pour sa bien-aimée, tandis que leurs enfants étaient partis chez leurs grands-parents. Ah ! Si seulement Matthew et Alfred n'étaient pas partis de la maison pour aller dans un internat à 100km d'ici !

Et puis une idée lui vint en tête… Et si il faisait pareil avec Francis ? Tout en balançant son journal au hasard dans la pièce, il sauta au dessus du canapé et se dirigea en folie vers le bureau où était disposé sa vieille guitare électrique de ses années lycée. Une fois l'instrument en main, il s'en alla attendre son conjoint derrière la porte, en l'appelant pour qu'il rentre. Francis, ne voulant faire patienter son petit lapin, écrasa sa cigarette, ouvrit la porte et pénétra dans la maison.

Un son atroce lui écorcha les oreilles. Athur, qui grimaçait lui aussi, venait de jouer une seule note pour entamer sa sérénade, une seule ! mais sa guitare… elle jouait incroyablement faux ! Et c'est ce qui rompit immédiatement le charme de la mélodie voulu.

Conforama, bien chez soi, bien moins cher.


« C'est bon, tout est terminé ! On remballe ! »

« Et moi ! Et Feli ! On va pas rester comme ça, merde ! » Grogna une nouvelle fois Lovino en rejoignant la patronne qui assistait au rangement du matériel.

« Ah ! Tiens, je vous avait oubliés vous deux... »

« Et moi aussi, tu m'avait oublié ! Avoue que c'est toi qui a demandé à Antonio de me dérégler ma guitare ! » L'enguirlanda l'anglais qui venait de les rejoindre.

« Bon… Calmez-vous vous deux, on va arranger ça… Arthur, tu peux redonner sa forme originale à lovino. Après, je verrais pour ta guitare… parce que Tonio l'a un peu plus bousillé que ce que tu ne crois... »


Septième publicité terminé

à suivre : alors, comme j'ai aucune de quoi faire ensuite, si quelqu'un en a une, des idées, qu'on me la propose, et je lui ferai un gros câlin :3