Disclamer : Les personnages sont la propriété de l'auteure originale (Hajime Isayama). Le terme de 'Rossignol' est emprunté aux Elder Scrolls et est donc la propriété de Bethesda Game Studio.
Raited : M.
Couple : Livaï/Eren.
Genre : Aventure/Romance.
Attention : cette fic (et je ne l'ai pas précisé auparavant) est bourrée de spoils !
J'ai mis une semaine de plus à poster ce chapitre. Pourquoi ? Parce que je trouvais que deux reviews étaient peu pour mon dernier chapitre. Du coup, j'ai fait traîner la parution de ce chapitre une semaine supplémentaire, histoire de vous faire mariner^^. Si vous me laissez encore que deux reviews, je mettrai deux semaines encore à poster le chapitre 7. Et si je n'ai qu'une review, j'attendrai un mois XD. Ca me laisse du temps pour écrire car j'ai beaucoup négligé l'écriture de cette fic, depuis un mois... Donc, si vous voulez un chapitre par semaine, prouvez-moi que vous voulez la suite.
Le titre du chapitre veux tout dire : il s'agit bien des révélations sur les origines de Lilou^^ On voit aussi à quel point le Prédateur mérite bien son nom !
Réponses aux reviews :
DarkRockelle : Je te répond ici ^^ Je suis heureux que tu n'ai pas eu l'impression de 'fin bâclée'. Et oui, 'Shingeki no Kyojin' babille beaucoup XD. J'espère que tu réussis malgré tout à suivre ma fic... Sinon, je peut peut-être de faire un résumé par PM ? La fic inspirée de 'torso' s'appelle 'Rakenhar'. C'est une fic en 8 petits chapitres que je commencerait à poster un de ces jours... Je suis tellement dans 'Prédateurs' que j'hésite à publier deux fics en même temps, même si elles sont de deux catégories différentes... Pour le OS sur 'Dark Angel'... C'est une idée à creuser... Mais je t'avoue ne pas avoir réellement d'idée sur quoi écrire. Est-ce que tu as une idée précise en tête ? Moi je vise des études de lutherie (fabrication et réparation de guitares), il n'y a qu'une école en France, 14 sélectionnés par ans... et j'ai été pris^^ Le problème, c'est que la formation (rien que la première année) est très onéreuse XD et personne ne veut la payer (ni Pôle Emploi, ni la Région, ni la Mission Locale...) Bref, je me tourne vers le mécénat... On verra ce que ça donne... Et ça fait deux fois que tu m'envoi ton adresse mail sans qu'elle me parvienne XD Ça me fait 'voici mon adresse mail : ' et un blanc XD Je sais pas pourquoi...
Mirra : Oui, pas beaucoup de suspense XD Désolé... Cela dit, c'était tellement gros... Enfin, je fais ce que je peux. Gambate !^^ J'espère que la suite te plaira.
Hinanoyuki : Merci pour le chocolat, ça fait du bien !^^ J'ai le chauffage maintenant, c'est bon. Pour ce qui est du 'pedigree' de notre Prédateur adoré... Euh... Bah c'est en fait un extrême... La plupart des titans sont humanoïdes, on en a un à fourrure, Ymir a des griffes et des crocs alors... J'ai poussé la force encore un peu... Pis Lilou est pas un humain normal ! Alors, il ne sera pas un titan normal ! C'est peut-être une excuse simpliste mais c'est mon seul justificatif^^ Bisous !
BONNE LECTURE !
ACHTUNG ! CETTE FIC S'ADRESSE A UN PUBLIC AVERTI. HOMOPHOBES ET MINEURS S'ABSTENIR !
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Chapitre 6 : le nom de Livaï
Le titan eut juste le temps de pousser un râle d'agonie que le quadrupède prenait à nouveau son essor pour bondir par dessus le rempart suivant. Il croqua deux petits titans et, n'en trouvant pas d'autre, s'immobilisa.
Il sembla contempler la forteresse et les petits humains perchés de part et d'autre autour de lui. Personne n'osait bouger ou se montrer agressif envers lui.
Il secoua la tête, ébouriffant davantage sa crinière, et gronda, avant de tourner la tête vers le Mur.
Le titan à fourrure, ne prêtant pas attention au combat, avait continué son ascension. Il était presque arrivé en haut du Mur.
Le titan quadrupède gronda de nouveau, d'un grondement si profond qu'ils eurent l'impression que le sol tremblaient sous leurs pieds. Le monstre sembla renâcler, et, d'un puissant coup de postérieurs, se rua vers le Mur.
Il ne lui fallut que quelques foulées pour être au pied de la grand masse de pierre, et il bondit à nouveau. Des griffes, recourbées, sortirent de ses phalanges, et il s'agrippa vivement à la paroi, bondissant souplement pour monter le Mur. Il était si rapide qu'il ne lui fallut que quelques bonds pour rejoindre son congénère.
Il bondit, et referma sa puissante gueule sur une cuisse poilue. Le titan à fourrure, qui ne l'avait pas vu arriver, rugit, de surprise et de douleur, et balança son bras vers son agresseur, qui l'évita sans même lâcher la jambe.
Le prédateur rentra les griffes, et n'était désormais plus accroché au Mur, seulement pendu à la patte de l'autre titan par la force de ses mâchoires. Tel une murène voulant couper un tentacule de poulpe, le quadrupède se mit à tourner sur lui même, aidé d'un puissant coup de rein.
La jambe du titan à fourrure fut obligée de suivre le mouvement et, après s'être entièrement désarticulée au niveau de la hanche, les muscles se déchirèrent avec un bruit immonde.
Lâchant le membre sectionné et se rattrapant à la paroi, le prédateur infligea le même traitement à la seconde jambe. Le titan à fourrure ne pouvait rien faire, sinon gémir sa douleur, ne pouvant lâcher prise à cette hauteur.
Tout était si rapide qu'il n'avait même pas le temps de régénérer ses blessures. Les moignons de ses jambes fumaient abondement.
Le titan prédateur remonta au niveau des épaules de sa proie, et saisi un bras. Mais le titan à fourrure ne lâcha pas le Mur, ne permettant pas à son bourreau de lui tordre le bras jusqu'à l'arrachement. Grognant apparemment de frustration, le monstre s'immobilisa. Sa peau se recouvrit d'une couche luisante et solide, si semblable à la carapace du Cuirassé. Devenu soudain deux fois plus lourd qu'il ne l'était auparavant, et assurant sa prise sur le bras, le prédateur lâcha le Mur, se laissant tomber.
Etant donné le poids et la vitesse, le bras s'arracha d'un coup, emportant en même temps une partie des muscles dorsaux et ouvrant une large fente dans l'abdomen, laissant les viscères plonger dans le vide.
Mortellement rapide, le prédateur se dépâtit de sa lourde cuirasse et remonta avant que le corps déchiré du titan à fourrure ne bascule dans le vide. D'une patte, il écrasa le visage de sa proie contre la pierre. Désormais, il n'offrirait plus aucune résistance. Le corps était traversé de quelques spasmes irréguliers, faisant tressauter le corps mutilé. Ouvrant largement la gueule, le monstre planta ses crocs dans la nuque fragile, et arracha un large morceau la chair.
Il lâcha la tête du titan à fourrure, et laissa le corps grotesque chuter sur plus de quarante mètre avant de s'effondrer avec les membres et organes qui avaient jadis formés un tout, et poussa un grognement satisfait.
Sur les remparts de la forteresse, le bataillon d'exploration avait assisté, silencieux, à la scène. A présent que le monstre tournait son regard brûlant vers eux, et ayant vu de quoi il était capable, beaucoup tremblèrent et se sentirent sur le point de défaillir.
La créature bondit, et retomba au sol dans un bruit sourd, avant de se diriger vers le petit groupe d'humains terrifiés, la tête haute pour ne pas laisser traîner sa prise au sol.
Aucun ne bougea, craignant d'engager involontairement les hostilités. Pourtant, quand il ne fut plus qu'à une faible distance des premiers soldats, il s'immobilisa.
Hansi, n'y tenant plus, se jeta en avant, oubliant que ses réserves de gaz et de lames étaient quasiment à sec.
Elle atterrit à quelques mètres du prédateur, lequel la regarda s'approcher.
- Hansi..., souffla Erwin, n'osant parler plus fort.
La scientifique se planta à deux mètres de la créature, ne pouvant apparemment pas se retenir de l'observer de plus près.
- Salut, toi ! souffla-t-elle avec un grand sourire.
La créature la considéra un moment puis secoua la tête, envoyant des gouttes de sang dans tous les sens, avant de pencher un peu la tête vers la petite humaine. Il ouvrit la gueule, laissant s'échapper le morceau sanglant qu'il avait jusque là gardé, et qui pendait entre ses antérieurs.
- Ah... C'est... C'est un cadeau ? demanda Hansi.
Le monstre souffla et tourna les talons, laissant une Hansi face à un gros morceau sanguinolent.
- Mais... Attend ! cria-t-elle en courant vers lui.
Apparemment peu désireux de se faire poursuivre, il bondit par dessus le rempart et galopa vers le nord, de là d'où il était venu. En moins d'une minute, il n'était plus qu'un point à l'horizon.
- Bah... Merde, alors, balbutia Hansi. Je lui ai fait peur...
Personne ne lui fit de remarque, mais tous descendirent de leurs postes et la rejoignirent.
L'aube pointait et, de là où ils étaient, ils purent constater qu'aucune brèche n'était visible.
- Bon, finit par souffler Erwin. Finalement, il n'y a pas de faille... J'aurait presque préféré, au moins, on aurait su d'où ils étaient arrivés... Rassemblez vos affaires, on rentre au quartier général !
- Et pour mon cadeau ? Comment on le ramènne ? demanda sérieusement Hansi.
- Ton... Hansi ! On ne va pas se trimbaler trois tonnes de viande de titan !
- Il me l'a offert !
- Il ne t'as rien offert du tout ! s'énerva Reiner. Tu l'as tellement ennuyé qu'il à lâcher son truc, c'est tout !
Hansi sembla vexée, mais fixa soudain son regard sur son 'cadeau'.
- Hansi, viens, on...
- Attend !
Hansi resta immobile quelques secondes, puis :
- Regarde !
Erwin obtempéra, et observa à son tour la masse charnelle.
- Mais... Ça bouge ! s'écria-t-il soudain.
- Quoi !?
- C'est l'humain ! s'extasia Hansi. Il faut le sortir de là et l'immobiliser ! Il va nous révéler des tas de choses !
oOo
Ce fut sans avoir vu le moindre titan qu'il atteignirent, quelques heures plus tard, le quartier général, chargé de leur prisonnier.
Avec le fiasco de leur mission dans la forêt des arbres géants, ils craignaient tous la réaction des autorités à leur retour dans la capitale. La prise du jour pourrait peut-être leur sauver la mise...
Il ne leur avait pas fallut plus de quelques minutes pour trancher le 'cadeau' d'Hansi et en sortir l'humain, apparemment vidé de toute énergie.
Il s'agissait d'un homme entre quarante et cinquante ans, grand et maigre à faire peur. D'une certaine façon, il était semblable à son titan. Une allure commune de bête, peut-être...
On avait grandement félicité Eren pour son contrôle sur son titan lors de l'attaque. Il n'y avait eu aucun faux pas et ils en étaient tous soulagés. Mikasa avait hâte de retrouver son frère et de reprendre leur discussion là où ils avaient dû l'abandonner la veille. Aussi fut-elle touchée de voir que Livaï les attendait dans la cour du château. Bien que la bâtisse soit entourée de profondes cuves et fortifiée, elle avait craint qu'un ou plusieurs titans ne parviennent à passer et s'en prenne à son frère blessé.
Mikasa n'était pas la seule à se réjouir de retrouver son caporal-chef en bonne forme et, bien qu'ils ne se permettent que rarement de plaisanter avec leur supérieur, certains n'hésitèrent pas à le charrier, assurant, comme Hansi, qu'ils ne voyaient pas la différence entre les moments où Livaï combattait avec eux et ceux où il était absent. Livaï ne répondit pas, se contentant de hausser un sourcil en direction de la scientifique.
Une fois le pied à terre, ils entourèrent le prisonnier et aidèrent Hansi et Erwin à le transporter au sous-sol, là où il serait dangereux pour lui de se transformer. Mais Hansi devait malheureusement se montrer patiente, car malgré ses efforts, l'homme ne se réveillait pas.
Mikasa se dirigea tranquillement vers Livaï, cherchant à donner l'impression d'avoir un simple rapport de confiance avec celui-ci.
- Tu vas bien ? souffla-t-elle pour que personne ne l'entende.
Son frère acquiesça sans la regarder, et Mikasa se rendit alors compte qu'il n'avait pas l'air bien. Il était pâle, de profondes cernes assombrissaient son regard et ses yeux semblaient ternes et fatigués. Il semblait avoir vieilli d'un coup.
- Qu'est-ce qui ne va pas ? s'inquiéta-t-elle.
- Rien... Je crois... Qu'il est temps de tout dire... ou presque...
- Je croyais que tu ne voulais pas en parler ?
- J'ai réfléchi... Ils ont le droit de savoir. Tu as le droit de savoir... qui je suis. Je crains par dessus tout leurs réactions. Et en même temps, je sais que je peux compter sur eux... Mais ça me pèse beaucoup trop... Surtout qu'un nouveau secret me pèse... Ça fait trop, il faut que je lâche quelque chose...
Sa sœur acquiesça, comprenant le combat interne qui se jouait.
- Je serais avec toi, quoi que tu dises, quoi que tu ais fait par le passé, affirma-t-elle.
Livaï la fixa, rassuré par le regard déterminé qu'elle montrait.
- Bon..., lâcha-t-il après un moment. J'ai hâte d'entendre le récit de ce qui s'est passé pour vous. Moi, je me suis ennuyé comme un rat mort...
Il n'attendit pas l'approbation de sa sœur et traversa la cour, claudiquant malgré sa béquille, et entra dans le château.
oOo
- Qu'est-ce que tu en pense, Livaï ? demanda Erwin, une fois le récit terminé.
- Que veux-tu que j'en pense ? Vous avez eut de la chance que cette bestiole ne vous attaque pas...
- Il est intelligent, c'est indéniable ! s'écria Hansi. Il a vu qu'il ne pouvait pas utiliser la même technique pour le bras que pour les jambes, alors il a volontairement augmenté son poids pour compenser ! Et il a laisser l'humain intact pour nous l'apporter !
Livaï soupira.
- S'il tient tellement à nous aider, pourquoi s'est-il enfuit ? grogna-t-il.
- Sûrement qu'il ne veut pas que l'on sache de qui il s'agit.
- Donc, ça pourrait aussi bien être un piège.
Ils restèrent muets. La remarque était malheureusement pertinente. Hansi semblait prête à faire confiance à cet étrange titan, mais l'avis des autres semblait plus mitigé.
- Et notre nouveau colocataire ? finit par reprendre Livaï.
- Eh bien, il semble dans un sommeil profond. Eren était aussi dans un drôle d'état quand il est sortit de son titan, la première fois. Il va falloir attendre plusieurs heures... J'aviserai.
Le caporal-chef acquiesça, le regard sombre, et, après un long silence, il déclara :
- Il faut que je vous dise quelque chose... à tous.
La salle sembla très intéressée, et les yeux se fixèrent avec curiosité sur lui.
- Quand je suis arrivé dans le bataillon d'exploration, il y a huit ans, j'ai gardé le silence sur moi, sur mon passé et les raisons qui m'avaient conduites parmi vous. Beaucoup de ceux qui m'ont connu au début sont déjà mort. En fait, il ne reste plus qu'Erwin, Hansi, Thomas... et Mike s'il est encore en vie puisque vous n'avez pas de nouvelles. Vous avez respecté mon silence. Pourtant, il était légitime que vous désiriez savoir à qui vous aviez affaire... Dans le bataillon d'exploration, on ne doit souvent sa survie qu'à la confiance qu'on s'accorde les uns les autres... Vous m'avez fait confiance sans rien savoir de moi... J'aurais dû tout vous dire plus tôt, quand Auruo, Erd, Ness, Gunther et Petra étaient encore là. Eux aussi méritaient amplement la vérité...
- Livaï..., souffla Erwin. Ne te sens pas obligé. Nous avons confiance en toi. Peu importe...
- Toi plus que les autres, tu aurais dû être au courant. Que sais-tu de moi, Erwin ? Seulement que le général Zackley m'a amené à toi il y a huit ans en te demandant de m'intégrer à ton équipe sans que j'ai eu de formation préalable. Tu dois te demander pourquoi le général en personne est venu te faire cette requête, non ?
- Bien sûr... Il ne se déplace jamais. J'ai pensé que tu étais peut-être un membre éloigné de sa famille et qu'il prenait la chose à cœur... Je n'avais pas le droit de poser de questions. Aux archives, ton dossier et classé 'secret d'état' et je n'ai jamais pu y accéder...
- Et pourtant tu me fais confiance.
Erwin hocha la tête. Le silence régnait dans la pièce.
- Livaï n'est pas mon nom de famille. C'est mon prénom. Mon vrai nom est Ackerman.
Il y eut un instant de flottement, avant que Jean ne demande :
- Ackerman ? Comme Mikasa ?
- Oui, comme Mikasa. En fait... Mikasa est ma sœur.
Des exclamations choquée fusèrent dans la salle. Il n'était pas une seule personne qui n'ait les yeux écarquillés, mis à part les deux concernés.
Eren était sous le choque. Depuis quand passait-il à côté sans le savoir ?
Au delà de la surprise, Christa était plus que rassurée, elle comprenait désormais pourquoi ils semblaient si liés, et ne craignait désormais plus rien de Mikasa. Il lui semblait désormais logique qu'elle ne constitue pas une rivale.
Armin avait les yeux clos. Bizarrement, la nouvelle tombait juste comme une pièce de puzzle manquante. Comme beaucoup de membres du bataillon, il s'était déjà dit que leur caporal-chef et Mikasa iraient bien ensemble. Pourquoi ? Parce qu'ils se ressemblaient. La même forme de visage, la même peau et les cheveux d'un noir hors du commun. Il n'avait jamais pensé à une éventuelle familiarité. Mikasa était d'un type plus asiatique tandis que Livaï avait le profil européen. De plus, Armin avait un peu connu les parents de Mikasa quand ils étaient petits. Il n'avait pas souvenir d'avoir entendu parler d'un frère. Il se rappelait aussi la fois, peu de temps auparavant, lorsqu'Eren avait utilisé sa forme de titan pour reboucher la porte détruite de Trost, où, de dos, il avait cru reconnaître Mikasa, alors qu'il s'agissait de Livaï. La ressemblance, de dos, l'avait frappée. Il s'était sentit stupide après coup d'avoir confondu sa meilleur amie avec un parfait inconnu, mais il comprenait maintenant.
- T'es sérieux ? balbutia Hansi, la bouche ouverte de stupéfaction.
- S'il-vous-plaît, chuchota Livaï. C'est assez dur pour moi comme ça. J'aimerai me débarrasser de ça au plus vite. Après, libre à vous de me demander de quitter vos rangs. Mais pour l'instant... laissez-moi parler...
Tous se turent.
- Je suis né dans un petit village dans la montagne. Ma mère était d'origine asiatique et mon père européen. J'avais une petite sœur, plus jeune que moi de cinq ans : Mikasa. Quand j'ai eut huit ans, j'ai été enlevé par des bandits. J'ai été transporté pendant des jours sans pouvoir voir où j'étais et j'ai fini par être vendu comme esclave à un boucher dans un vieux hameau du nom de Rostov. Au bout de deux ans, j'ai réussi à m'enfuir, sans savoir où aller... J'ignorait simplement la direction de mon village natal, et personne n'en connaissait le nom lorsque je le demandais... J'ai fini par rejoindre la capitale, où j'ai traîné dans les rues comme beaucoup de gamins. J'ai commencé à voler. D'abord pour me nourrir, ensuite pour nourrir d'autres gosses... et finalement pour gagner ma vie. Un type, Kenny, qui vivait dans les bas-fonds, m'a pris sous son aile et m'a élevé. Il m'a permis de survivre le temps que je comprenne les mécanisme de la survie dans les souterrains... J'ai fait mes preuves auprès de la Guilde des Voleurs des bas-fonds de la capitale, et je suis vite devenu une référence dans le domaine des cambriolages de grandes envergures... On m'a aussi confié quelques têtes... Des politiciens qui voulaient la morts de concurrents ou d'autres hommes qu'il jugeait compromettants pour leur carrière... Je n'ai jamais cherché à savoir qui méritait de vivre ou pas. On me payait pour tuer une cible sans poser de questions. J'avais douze ans lorsque les Rossignols m'ont contactés. Beaucoup croient que les Rossignols n'existent pas réellement et qu'ils ne sont que des légendes urbaines... C'est faux. Ils existent et j'ai été l'un d'eux... J'ai eu de plus gros contrats. Des cambriolages de banques et l'assassinat du général de l'époque, Langh. Jusqu'au jour où un voleur, torturé pour un simple vol à la tire, à donné mon nom, disant que j'étais réputé et que j'avais mystérieusement quitté la Guilde. Il a dit que j'avais forcément rejoint les Rossignols. La Garnison m'a tendu une embuscade et j'ai été capturé, même si je leur ai donné du fil à retordre... En même temps, de l'autre côté de la ville, ils ont capturé deux autres Rossignols, un peu par hasard. Ils ont crus que je les avait dénoncé. Depuis, la Confrérie des Rossignols à mit un prix sur ma tête... Une fois en prison, le nouveau général, Zackley, est venu en personne me voir. Il m'a fait comprendre qu'il souffrait de la perte de Langh, son mentor, et que ses nouvelles fonctions dans un bureau ne lui plaisaient pas vraiment... Il m'a 'étudié' un moment, et au bout de quelques jours, il m'a fait conduire dans un grand hangar et m'a donné un harnais de manœuvre tridimensionnelle. J'ai dû me prêter à toutes sortes de tests avant d'être reconduit dans ma cellule, sous le palais. Deux jours plus tard, il est revenu me voir et m'a laisser le choix : la guillotine, comme tout voleur le mérite, les travaux forcés jusqu'à ce que mort s'en suive... ou le bataillon d'exploration. Evidemment, j'ai opté pour la troisième option... J'ai passé trois mois dans un camp d'entraînement secret avant que Zackley ne me conduise en personne auprès d'Erwin, qui venait d'être nommé major. Il lui a ordonné de me prendre dans son équipe sans poser de questions. Pour ma sécurité, mon prénom est devenu mon nom, pour éviter d'attirer l'attention des Rossignols. Et je n'ai jamais eu à m'inventer un nouveau prénom. On me connait comme 'Livaï' et c'est tout...
Le silence s'imposa de nouveau. Mikasa avait bêtement envie de serrer son frère contre elle, mais elle doutait d'y arriver sans que celui-ci ne lui en colle une. Elle était choquée de ses révélations, mais elle pouvait bien sûr comprendre qu'à dix ans, venant de s'échapper d'un esclavagisme, un enfant faisait ce qu'il pouvait pour survivre, quitte à devenir un bandit lui-même. Elle était très fière du courage qu'avait montré son frère en dévoilant ainsi son passé.
- Mais alors..., finit par s'étonner Jean, sortant en premier de la torpeur générale. Depuis le début... Vous et Mikasa...
- Non, répondit la jeune femme. Livaï le savait. Mais comme je n'ai rien dit, il a pensé que je ne voulais pas le reconnaître. En vérité, à sa disparition, nos parents étaient si tristes qu'ils ont cessé de parler de lui. Comme j'étais toute petite, je l'ai oublié. Ce n'est que lorsqu'il m'a sauvé du titan, dans la forêt des arbres géants, que je me suis souvenu...
- C'est dingues... Et nous qui pensions que vous alliez bien ensemble...
Mikasa rosit.
- Vous pensiez tous... ?
- Bah, oui...
- Alors du coup, avec Eren, tu as deux frères ?
- Je ne suis pas sûr d'apprécier ce genre de familiarité avec Jäger, grommela le caporal-chef.
Sasha pouffa.
- Dommage ! fit-elle. Il y a une certaine ressemblance entre vous deux aussi ! Vous êtes sûr de ne rien nous cacher d'autre ?
Livaï lui jeta un regard si noir qu'elle manqua de s'étouffer tant elle voulu s'excuser.
- Livaï. J'ai confiance en toi.
Erwin était de toute évidence parfaitement sérieux, et Livaï eut l'impression qu'un poids énorme quittait ses épaules.
- Depuis huit ans que je te connais, je sais que je peux avoir confiance en toi. Peu m'importe ce que tu as fait auparavant. Maintenant je sais. Et je te remercie de la confiance que tu nous accorde en nous racontant tout ça. Mais ça ne change pas ce que je pense de toi. Tu as prouvé bien assez souvent que tu méritais notre pleine confiance.
- Erwin..., souffla Livaï, sans savoir quoi répondre.
- Maintenant que tout est dit, il se fait tard. Il est temps pour tout le monde d'aller se coucher. Surtout toi, Livaï, tu as une mine à faire peur. Tu as l'air épuisé. Vas te reposer. Tu vois, tu nous a dis toute la vérité et il n'y a aucun problème ! Sois tranquille, maintenant !
Il sortit, suivit des autres membres du bataillon d'exploration, qui décidèrent, d'un commun accord, de le laisser seul avec sa sœur dans la pièce.
Quand ils furent tous sortis, Mikasa s'approcha.
- Tout s'est bien passé...
Il acquiesça mollement. Elle sut que quelque chose le perturbait encore.
- Qu'est-ce qu'il y a ? Tu as tout dis et ils ne t'ont pas jugé...
- Non, Mikasa... Je n'ai pas tout dis... Et je ne sais pas si j'oserai un jour le faire...
(à suivre (ff))
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Voili, voilou ^^. J'ai une idée de OS depuis un moment sur l'entrée de Livaï au bataillon d'exploration. Comment ses aptitudes ont été repérées et comment il à été conduit auprès d'Erwin. Bref, j'ai déjà assez de mal à continuer cette fic (en plus, je n'ai qu'une très vague idée de la fin) sans me mettre à écrire autre chose ! Si je le sens, je m'y mettrais, mais je préfère attendre d'être psychologiquement plus dispo^^.
Laissez vos commentaires, je n'en ai eu qu'un pour le chapitre 4 et que deux pour le chapitre 5. Alors, soyez sympas^^.
Bisous !
Emy.
