Hello !
Le cinquième chapitre… Je pense que cette fic atteindra 7 chapitres avant d'être considérée comme complète. Dans pas longtemps, donc. Cependant, je ne pense pas m'éterniser dessus et je vais essayer de boucler la boucle dans les délais, comme je pourrais. Sachant que je poste à peu près toutes les semaines, le plus souvent le samedi, je viens de remarquer que je ne l'avais jamais précisé.
J'aimerais quand même faire passer un message, même si tout le monde ne le lira pas, bien évidemment. Libre à vous. Je ne tiens pas à vous inciter à me laisser une review, tout le monde fait ce qu'il veut. Vous avez sûrement remarqué, pour les lecteurs assidus de fanfiction, que beaucoup d'auteurs talentueux se plaignent (et c'est justifié) de ne pas avoir de commentaires alors qu'ils approchent des 100 vues par chapitre et surtout (parce que de vrais navets ont bien plus de vues de temps à autre) lorsqu'ils écrivent magnifiquement bien. Je n'en suis bien sûr pas là, ce que j'écris est doit être assez pourri (oui, je l'avoue moi-même X) ) mais ça m'horripile vraiment quand je pense à tous ces auteurs qui baissent les bras parce qu'ils ne reçoivent même pas un commentaire quand leur fic est lue, lue et re-lue.
Cependant, j'aimerais quand même dire à tous ceux qui ont lu les chapitres précédents sans prendre la peine de laisser un commentaire (ce qui, je le répète, n'est absolument pas obligatoire) qu'écrire quelques mots, une phrase à peine peut être extrêmement encourageant pour moi. Je remercie d'ailleurs tous ceux qui ont pris la peine de le faire dans mes derniers chapitres, une nouvelle fois, ça me réchauffe le cœur. Même une review pour me dire que vous n'aimez pas, amis alors pas du tout ce que j'écris tant que vous m'expliquez – ou tentez de m'expliquer – ce que vous n'appréciez pas ici m'aiderait à m'améliorer. Alors n'hésitez pas.
J'ai par ailleurs décidé de garder la monnaie de One Piece pour ce qui suit. Par souci du détail, pour ceux que ça intéresse (et ça ne m'étonnerait pas que ça intéresse personne XD).
Dette.
Sanji n'a pas entendu ce mot depuis bien longtemps, des années et des années peut-être. Il n'en a jamais vraiment eu personnellement mais connait quelques personnes qui devraient pouvoir en réciter la définition par cœur, à force.
Carne par exemple.
Enfin bon, l'entendre autant de fois en une soirée lui donne presque le tournis. Parce que Nami n'a que ce mot là à la bouche. De ses lèvres rosées s'écoulent un torrent de phrases en furie, paroles dont le blond saisit de temps à autre la signification. La plupart du temps, il s'agit de rappeler à tout le petit monde ici présent – sauf lui, étonnamment – qu'elle attend toujours un versement d'une somme d'argent plus ou moins importante sur son compte (sûrement fictif).
Et la plupart du temps, la somme d'argent demandée est phénoménale.
« Ace, tu me dois exactement 100 000 berrys. Mais ne fais pas cette tête-là, voyons! Si, si, je t'assure que tu as une moue particulière quand tu essayes de me rouler, mais ça ne prend pas, avec moi tu devrais le savoir. 100 000 berrys, oui. Pas un de moins, mais je ne serai pas contre un de plus. Pourquoi ? Très bonne question, ça, pourquoi. J'ai tout noté, comme d'habitude, histoire de tous vous mettre devant les faits… »
Silence. Même Sanji n'ose pas parler, encore moins bouger, une main suspendue dans les airs alors qu'il brandit la louche utilisée pour servir le plat sous le nez de 'long-nez'.
« Alors… Dans les détails… Tu as dormi trois nuits sous mon toit – je vous rappelle que c'est moi qui aie découvert la planque –, tu as mangé l'équivalent de quinze repas à toi tout seul, tu as allumé un feu plusieurs fois – et encore ce soir –, qui a beau être très pratique, n'en est pas moins dangereux pour ma vie… Je continue ? »
Ace, blasé, hausse les épaules.
« OK. Tu as compris alors. Si dans un peu moins d'un mois tu ne m'as pas remboursée, gare à toi… »
Nouveau haussement d'épaule.
Sanji cesse un instant de contempler sa merveilleuse rousse.
« Qui en veut encore ? » lance-t-il à la cantonade d'un air candide « J'en ai assez pour nourrir un régiment… Nami ? »
La jeune femme cesse de mitrailler Ace du regard et se retourne vers le blond qui la fixe, plein d'espoir.
« Volontiers, c'est excellent. »
Puis elle lui jette un regard étrange, comme si elle se demandait comment le taxer sachant qu'il vient plutôt de lui rendre service qu'autre chose.
« Au fait, vous ne vous êtes même pas présentés ! » s'exclame Nami en ouvrant de grands yeux « Je veux dire… » explique-t-elle aussi sec «…Tu ne connais pas Kaku et Kumadori. »
Les deux hochent poliment la tête, celui avec le maquillage blanc un peu plus théâtralement que l'autre. Celui au long nez s'appelle donc Kaku. Plus mince que son collègue l'armoire à glace, il a un visage doux aux yeux bordés de cils, indéniablement masculin mais avec pourtant une petite touche féminine rafraîchissante. Dommage que de lourdes cernes viennent gâcher le spectacle.
Kumadori, pour sa part, est tellement plâtré qu'on ne distingue plus du tout sa peau. Ses yeux, sa bouche, son nez sont redessinés au crayon. Etrange. Il trimballe avec lui un bâton accroché dans son dos et paraît d'un titan à côté du frêle Kaku. Sanji n'aimerait pas avoir à lui rendre des comptes.
« Pour info, on squatte la planque depuis un petit moment déjà… Je dirais... plusieurs mois. On n'a plus trop la notion du temps, ici. On vit au jour le jour. Alors ce fichu blizzard n'est pas pour nous arranger… On gère comme on peut. »
Kaku acquiesce à cette déclaration de la rousse puis tend son assiette à Sanji pour lui demander poliment mais du bout des lèvres de le resservir. Le cuisinier s'exécute, ravi que sa tambouille plaise à tout le monde, rêvant cependant de leur faire goûter à tous (surtout à Nami) un plat qu'il trouverait vraiment succulent.
Après leur « repas », Kaku et Kumadori disparaissent dans les profondeurs de l'immeuble. Avant de s'évaporer, Kumadori s'incline profondément devant Sanji en le remerciant de « ce délicieux repas ». Sanji hésite puis sourit, incline lui-aussi le menton et remercie le grand gaillard qui s'est presque mis à ses pieds pour quelque chose d'à peine mangeable.
La pièce où ils se trouvent maintenant tous les trois – Ace, Sanji et sa chère demoiselle – est assez petite et délabrée. Les murs sont noirs de suie – Ace n'en ait manifestement pas à son premier feu de camp –, et le sol est jonché à certains endroits de journaux aux pages froissées et recouvertes d'une fine écriture serrée là où ont été imprimés des jeux. Perçant un carré de lumière dans l'obscurité et malgré la lumière orange des flammes, une fenêtre donne sur l'extérieur bien qu'elle ne soit plus du tout utile désormais car, au-dessus de leurs têtes, le plafond crevé montre une nuit absolument fabuleuse aux trois connaissances. C'est sans aucun doute grâce à cette énorme voie d'aération et aux démarcations qu'Ace a pris la peine de tracer autour du feu qu'ils ne sont pas morts intoxiqués ou brûlés depuis bien longtemps déjà.
Sanji jette un regard inquiet au feu qui rougeoie de plus belle quand un souffle de vent vient l'attiser. Ce n'est tout de même pas très sécurisé…
Bah, Ace saura certainement quoi faire dans une situation critique. Il ne peut pas être juste aussi imprudent.
Mais plus Sanji l'observe et essaye de comprendre sa mentalité, moins il s'y retrouve. Le brun est un mystère, une énigme. Sanji n'a jamais été très doué pour résoudre les énigmes.
Nami les observe tous les deux par-dessus la une d'un journal datant de plusieurs mois qu'elle a trouvée à ses pieds, et dont elle se sert pour cacher son visage, tout en faisant mine d'être captivée parce qu'elle a sous les yeux.
Le cuisinier n'a même pas conscience du stratagème, pourtant pas très subtil, de la rousse. Il est trop plongé dans ses pensées pour ça.
Il essaye pour l'instant de récapituler tout ce qu'il sait. Il est arrivé dans cette ville étrange quelques jours plus tôt, simple escale sur sa route de voyageur qui n'a pas vraiment de destination. Il faisait déjà très froid. Et puis il y a eu ce pont sous la neige, Ace complètement perdu dans une pitoyable – quoi d'autre ? – tentative d'en finir et le lendemain, de nouveau, lorsqu'il avait failli s'endormir sur un banc sans songer aux risques d'hypothermie. Sans oublier cette jolie brune au sourire éclatant apparue pas plus tard que dans la matinée de cette journée décidément bien étrange, celle qui avait fait se recroqueviller Ace sur son siège pour ne pas être aperçu.
Tous ses éléments sont confus, trop confus pour être analysés à une heure aussi tardive. Ils se mélangent dans la tête de Sanji, deviennent un fouillis inextricable d'où ressortent parfois des bribes de conversations sans queues ni têtes, qui donnent la migraine.
Le blond se cache quelques secondes le visage dans les mains, jette un coup d'œil à Nami qui relève brusquement le journal au-dessus de ses sourcils, un coup d'œil à Ace qui dort, roulé en boule dans un coin, pour finalement décider de l'imiter. Le sommeil lui sera bienfaiteur.
Il ne cherche même pas un endroit plus confortable que le sol sale et froid pour s'endormir, comme l'ont fait Kumadori et Kaku. Non. Il y a peut-être une autre salle aménagée en chambre, avec des matelas confortables et tout ce qu'il convient d'avoir pour dormir, mais il s'en fiche. Roupiller ici, sous les étoiles, ce n'est pas plus mal.
Par réflexe, il relève les mains pour leur éviter les salissures, puis il se résigne. De toute façon, lorsqu'il dormira, elles viendront se nicher sous son crâne pour lui servir d'oreiller de fortune ou quelque chose comme ça. Autant abandonner la partie, perdue d'avance comme elle l'est.
Il ne faut pas plus de cinq minutes pour qu'il sente ses paupières s'alourdirent, ses membres se détendre un à un. Doucement, il glisse vers un sommeil réparateur et qui l'aidera peut-être à y voir plus clair…
« Gamin… Eh, GAMIN !
Sanji se réveille en sursaut, les yeux exorbités. Une grosse main dure lui secoue l'épaule tandis qu'il essaye de se défaire des dernières bribes de rêve encore accrochées à son cerveau embrumé.
Son « réveil-matin » le soulève brusquement au-dessus du lit où il a dormi pour le traîner vers une pièce blanche, totalement blanche. Sanji se débat, surtout quand il reconnaît la salle de bain attenante à sa chambre et qu'il s'approche dangereusement de la douche.
« Zeff ! Lâche-moi ! proteste-t-il avec la petite voix qu'il a quand il ne sait plus où il en est.
Il déteste cette voix. Elle l'avertit toujours qu'il est train de se faire marcher sur les pieds. Mais là, il s'agit de Zeff et on ne désobéit pas à Zeff.
« Tu sais quelle heure il est, gamin ?! s'écrie la voix bourrue de son mentor alors qu'il le secoue comme un prunier. Il est dix heures passées ! Un vrai cuisinier se doit de se lever tôt et d'être PROPRE !
Sur ce, Sanji atterrit dans la baignoire servant aussi de douche et reçoit un jet d'eau glacé en plein visage. Crachotant, il tente de repousser le jet mais réussi juste à avaler encore plus de liquide.
« Si tu n'es pas aux fourneaux dans dix minutes, tu peux plier les gaules dès maintenant. Je ne veux pas d'un apprenti même pas fichu de se lever à l'heure et d'avoir un minimum d'hygiène. Tu es prévenu, lance Zeff d'une voix polaire.
La porte claque derrière lui. Sanji, penaud, reste quelques instants avec le pommeau de douche que lui a remis son mentor à la main, sans se soucier de ses vêtements trempés et collants. Puis ses sourcils se froncent. Pas question de se faire avoir comme ça.
Dans cinq minutes à peine, il sera en train de mijoter un petit plat propre, habillé et actif. »
« SANJI, DEBOUUUUT ! »
On lui jette de l'eau à la figure et il se redresse immédiatement, ébahi.
« Zeeeeff ! Arr… »
Il s'interrompt aussitôt en s'administrant une monumentale claque mentale. Il n'est plus dans son rêve mais bien dans la réalité et ce n'est pas Zeff qui lui fait face mais bien Nami, un sourire curieux au visage.
« Qui est Zeff ? » demande-t-elle en inclinant la tête sur le côté d'un air absolument a-do-rable.
Sanji grogne et s'essuie le visage. Et merde.
« Une connaissance à moi qui avait l'habitude de me réveiller chaque matin en m'aspergeant d'eau. Pas très agréable. »
Le sourire mutin de Nami s'agrandit tandis qu'elle se pose une main sur les hanches. Elle a l'air contente de son coup et visiblement, il fait bien jour. Sanji se demande même comment il a fait pour dormir avec toute cette lumière.
« Oh, je suis certaine que je m'entendrais à merveille avec ce… Zeff. Où est-il maintenant ? J'adore balancer de l'eau sur les visages de Kaku, Kumadori – Marco quand il est là – quand ils dorment. C'est fabuleusement amusant et jouissif. Tu verrais leur tête ! Tiens, d'ailleurs, la tienne n'est pas mal non plus ! »
Elle exhibe soudain sous ses yeux un appareil photo en piteux état mais qui marche toujours. Nami. A. Pris. Une. Photo. De. Lui. A. Son. Réveil. Il est juste immonde dessus, les yeux fous, la bave aux lèvres, les cheveux en bataille. Erk.
« 100 Berrys et je ne montre pas ce cliché aux autres », déclare la rousse sournoisement.
« QUOI ?! »
« C'est comme ça que ça marche, ici. Paie ce que tu as à me payer et je te laisse tranquille. Sinon, endure. Au fait, tu ne m'as toujours pas dit où était ce gars du nom de Zeff aux idées si similaires aux miennes... »
Sanji se renfrogne, l'air sombre.
« Il est mort. »
La peau de Nami prend soudain une pâleur de fantôme et elle éteint aussitôt l'appareil photo.
« Ex… excuse-moi… » bredouille-t-elle en baissant les yeux.
Il y a un silence.
« Bon, je vais retourner à ma camionnette qui doit être garée devant l'entrée. On a des provisions à l'intérieur. Je pourrai peut-…»
« Pas la peine », le coupe Nami, « J'ai déjà le petit déjeuner ! »
Elle s'empresse alors de lui apporter un croissant avec un verre de jus d'orange et un pain au chocolat. Puis elle ajoute fièrement :
« J'ai tout volé. »
Sanji ouvre des yeux ronds.
« Mais… »
« Oui, oui, je sais, ce n'est pas bien, pas légale, pas digne… Tu as faim, oui ou non ? »
Le blond entame le croissant avec une grimace réticente. Il lui semble que la pâte a un goût de délit... délicieux.
« Au fait, Ace est parti ce matin, pendant que tu dormais. Il veut retrouver Marco, ils sont très amis tous les deux. Et on n'a pas de nouvelles de Marco depuis un petit bout de temps maintenant… Mais ça m'arrange qu'il ne soit plus là, j'ai quelques questions à te poser. »
Elle s'assoit, s'apprête à ajouter quelque chose puis se ravise. Elle paraît hésitante, comme si elle voulait éviter une nouvelle gaffe. Puis elle se jette à l'eau.
« Est-ce que, depuis que tu le connais, tu as remarqué que Ace avait un comportement bizarre ? »
Voilà, je coupe ici parce que je trouve que ça fait quand même assez long comme chapitre. Je voulais essayer de mettre plus d'éléments importants dans cette partie mais j'ai tellement tendance à traîner en longueur que ça ne s'est pas fait! Donc on verra dans le prochain chapitre...
Je ne vais pas redire ce que j'ai déjà écrit en début de chapitre. Si certains lecteurs se sentent un peu concernés, peut-être qu'ils me laisseront un mot, qui sait? Je remercie d'avance (et du fond du cœur) ceux qui le feront.
