N.A.: DERNIER CHAPITRE MOTHER FUCKAAAA. Tout d'abord, un petit message à la population twitterienne : merci pour votre petit vote, la question était en fait : "Nyolexis (:Nyo/Alexis) ou pas?" Ayant reçu une majorité de oui, c'est donc le Nyolexis qui l'emporte, on applaudit bien fort. *clap clap*

Un grand merci à Pamplelune d'Agrumes pour la bêta et le petit OS "Ce qu'il avait interrompu", ça m'a fait plaisir ce petit lemon en dedans mon coeur :3

Ensuite, concernant la suite: mais alors MNEL, c'est fini? Pas vraiment. L'épilogue par Pamplelune d'Agrumes sera fait déjà mais il y aura également des séquelles (ouiii) que je publierai quand l'inspiration me viendra, parce que j'ai envie de continuer à développer ces persos et cet univers. Mais la publication de ces séquelles sera très aléatoire, je ne garantis rien ^^ Question écriture, je vais plutôt me focaliser sur ma nouvelle fic "The Unknown" à partir de maintenant.

Voilà c'était le petit blabla de l'auteure ^^

Pour les gens qui ont laissé des reviews, sachez que je vous aime très fort et merci d'avoir contribué à faire vivre cette fic. Pour ceux à qui je n'ai pas encore répondu, je suis désolée, je m'y attelle et je répondrai, promis! A tous les lecteurs anonymes, merci aussi, un gros bisous et petit coeur avec les doigts.

N'hésitez pas à laisser une review sur ce dernier chapitre.

Je vous aime.

Enjoy!


Nyo se passa la main dans les cheveux, et souffla :

« Merci, les mecs. Je savais vraiment pas quoi faire. »

Dire qu'il était désespéré serait peut-être un peu exagéré. Il jeta un coup d'œil à l'air blasé – avec un brin d'amusement, il le voyait – d'Antoine et au sourire compatissant et apitoyé d'Alexis. Bon, très bien. Il était désespéré.

Il se rembrunit. Il devrait mieux choisir ses amis.

« Avoue quand même qu'il faut vraiment être un boulet pour oublier de prendre un cadeau pour l'anniversaire surprise qu'on a soi-même organisé. »

Nyo détestait quand Antoine avait raison. Ce n'était jamais bon signe.

« Je te signalerais que je ne l'ai pas organisé puisque tu as insisté pour ne faire qu'une soirée ''posée'', sale petit vieux. »

« Respecte tes aînés » répondit Antoine sans se démonter. « C'est quand même toi qui a eu l'idée donc ne te cherche pas des excuses, jeune insolent. »

Nyo jeta un regard triste vers le blond qui les accompagnait.

« Alexiiiiis, défends mooooiiiii. »

L'interpellé se contenta de lui couler un air désolé, lui faisant comprendre qu'il était assez d'accord avec le chevelu sur ce coup-là. Le traître.

« Je vous hais si fort. » déclara-t-il en se retournant.

Alors oui il avait oublié l'anniversaire de Mathieu, mais ce n'était pas vraiment sa faute, il avait eu des commandes énormes ce mois-ci. Et puis, ce n'est pas comme si Mathieu ne le connaissait pas. Il savait pertinemment que Nyo était incapable de se souvenir d'un anniversaire dans les temps, il ne lui en voudrait pas. Pas trop.

Nyo grimaça.

Il balaya le store qu'ils visitaient des yeux et soupira. Derrière lui, les deux autres discutaient calmement, probablement de lui et il n'avait vraiment pas envie d'entendre. Mais il ne pouvait s'empêcher d'être satisfait de la bonne entente relative des deux hommes. Presque six mois après la mise en couple d'Antoine et Mathieu, ils avaient enfin arrêté de se tirer dans les pattes – Antoine par pure jalousie, et Alexis par esprit de surprotection envers Mathieu

Ce qui avait été assez drôle à observer. De son point de vue. Mathieu avait très rapidement trouvé leur petit jeu usant et ne s'était pas privé pour le leur faire vertement remarqué. Antoine avait eu l'air contrit pendant trois jours d'affilée et Alexis, celui de l'honneur blessé et digne. Nyo avait cru mourir de rire.

Bien sûr, c'était avant qu'Alexis et Antoine ne semblent s'accorder pour lui rendre la vie impossible.

A contrecœur, il ralentit le pas pour participer à leur conversation.

« Au fait, comment tu as fait pour convaincre Mathieu de ne pas venir ? » demandait le musicien au présentateur de WTC.

« J'ai pas eu à le faire, il a rendez-vous chez sa psy. » répliqua distraitement Antoine, les yeux fixés sur les vitrines qui s'étalaient à perte de vue. Devant l'absence de réaction de ses deux acolytes, il finit par tourner la tête et soupira de frustration en voyant leurs regards désapprobateurs.

« Oh, épargnez-moi vos têtes d'enterrement, je ne l'y ai pas forcé. Et il ne cherche pas à changer, juste à être plus à l'aise avec lui-même. Et – malheureusement– il ne peut pas tout me dire. Ça lui fait du bien de se confier à quelqu'un qui pourra comprendre ses troubles. »

« Mais tu es sûr que… »

« Alexis, je t'apprécie assez mais je te demande cordialement de fermer ta gueule maintenant. Tu crois vraiment que j'aurai refait cette erreur ? Etre sourd à l'opinion de Mathieu pour ne retenir que ce que moi je trouve bon pour lui ? Tu me méprise à ce point ? »

La voix d'Antoine était glaciale, la voix de la colère. Nyo la reconnaissait. Il l'utilisait rarement – il en fallait beaucoup pour réellement l'énerver – mais lorsqu'il la prenait, cela signifiait souvent la merde pour son interlocuteur. Alexis sembla le comprendre rapidement et fit marche arrière immédiatement.

« Désolé » souffla-t-il. « Je voulais pas… » Il détourna les yeux avant de les planter à nouveau dans ceux du brun, décidé. « Tu es bien pour lui. Je me suis laissé emporter par ma… ma paranoïa, j'imagine. » Il secoua la tête et eut un sourire franc. « Vous vous méritez. »

Venant d'Alexis, c'était sans doute l'un des plus beaux compliments qu'il puisse faire.

Le chevelu le comprit d'ailleurs puisqu'il eut un petit rire gêné alors que sa nuque rougissait légèrement.

« Bon, je vais hum… chercher des… ouais… » dit-il avec une rhétorique indescriptible avant de s'éloigner dans une direction apparemment aléatoire.

Nyo eut un petit rire. Rire qui disparût rapidement lorsqu'il sentit la main du musicien derrière lui frôler sa hanche.

Les caresses fermes sur lui, sur ses côtes, sur son torse. Il n'aurait jamais cru qu'il ressentirait ça avec lui.

Il se détacha rapidement, manquant de lui heurter le bras. Si Alexis fut blessé, il n'en montra rien et se contenta de continuer d'avancer avec détachement. Le dessinateur faillit le rappeler mais son nom se coinça dans sa gorge.

Il haleta. Il fallait que ça s'arrête, non ? Tout ça… Il pouvait encore s'excuser. Il avait beaucoup trop bu. Il était en manque. Mais non. Il n'arrivait pas à se leurrer lui-même. Ça faisait un certain temps déjà que le meilleur ami de Mathieu lui tournait autour. Qu'ils se tournaient autour. Il avait simplement fermé les yeux. Une langue passa sur son torse et son dos s'arqua.

Lâchement, il suivit le blond sans un mot. Putain. Pourquoi fallait-il que tout soit… compliqué.

Il se considérait hétéro. Il l'était. Lorsqu'il avait découvert l'orientation sexuelle d'Antoine, il s'était interrogé sérieusement sur la sienne. Il avait regardé un porn gay, un jour. Pour voir. Il avait observé des hommes dans la rue, se demandant s'ils lui plaisaient. Mais il s'était rendu à l'évidence. Il n'éprouvait aucune attirance pour la gent masculine. Et il le vivait bien, sûr de qui il était.

Et puis, Alexis avait débarqué. Alexis et son sourire en coin qui se reflétait dans ses yeux. Alexis et sa tête légèrement penchée lorsqu'il était sceptique – ou qu'il se foutait de lui. Alexis et son anatomie nettement virile et masculine.

C'était étrange la vie, parfois. Il ne s'était attendu à rien lorsque Mathieu lui avait présenté le bassiste et maintenant ils étaient…

Ils étaient quoi ?

Sex friends ? Mais non, il y avait toujours cette vague intuition de plus dans leurs interactions. Et puis, ce n'était pas comme s'ils couchaient ensemble régulièrement. Ils ne l'avaient fait qu'une fois. Et Nyo avait été bourré.

Pas si bourré que ça, rétorqua une voix dans sa tête. Tu savais ce que tu faisais. Tu le voulais, depuis longtemps. Et tu savais qu'il le voulait aussi. Mais tu avais besoin de te trouver une excuse.

Il y avait des jours où Nyo se trouvait parfaitement gerbant.

Il l'avait regardé, les yeux clairs et sincères à la fin. Nyo avait déglutit. « 'Lex, je… » « Je sais. » C'est tout ce qu'il avait dit, le regardant toujours. Ne demandant rien. Nyo avait fermé les yeux.

Mais ce n'était pas lui. Tout était si facile autour d'Alexis que ça en devenait presque terrifiant. Il fixa son regard sur ses mains qui triaient mécaniquement les CDs du présentoir.

Ses mains sur son corps. Qui dansaient presque. Il le sentait, tout autour de lui. Il releva le bassin.

Non. Non ! Il fallait qu'il arrête s'y penser. Il ferma les yeux et souffla. Pas étonnant qu'il soit si distrait ces derniers jours. Aujourd'hui, il ne penserait qu'à l'anniversaire de Mathieu et juste à ça. Il ne penserait pas à la peau douce de l'autre, ou à son sourire et ses yeux un peu voilés quand il atteignait…

« Nyo ? Ça va ? »

En regardant ses prunelles authentiquement inquiètes, Nyo se sentit céder et faillit dire à haute voix tout ce dont son cœur débordait.

Je veux être avec toi. Je le veux vraiment. Toutes ces sensations. Physiques et émotionnelles. C'est toi qui les déclenche, tu sais ? Je te veux. Mais j'ai peur.

Mais avant qu'il ait pu ouvrir la bouche, Antoine surgit de derrière une colonne en beuglant :

« Hey, Nyo, je crois que j'ai trouvé ton cadeau ! »

Nyo soupira et se tourna pour le suivre. Il ne voulait pas regarder Alexis. Pas voir la déception dans son regard, inévitable s'il avait deviné ce qu'il avait été sur le point de dire. Et Alexis devinait toujours.

Il fit quelque pas mais une main le stoppa. Le retourna.

Des yeux tellement… ouverts.

« Nyo ? »

Il était proche, beaucoup trop proche. Il entendait probablement les battements affolés de son cœur. Non ? Pourvu que non.

« Hm ? »

Ce sourire…

« Je sais être patient. »

La main qui le relâche, et lui qui le dépasse nonchalamment.

Nyo retirait tout ce qu'il avait pu dire de gentil sur ce gars. Cet homme était le démon.


« Oh putain, les mecs, vous auriez pas dû ! »

Tu nous aurais écorché vifs si on avait oublié, pensa Nyo. Et probablement brûlés sur la place publique pour servir d'exemple. Si le Patron ne nous avait pas tués avant.

« Et en plus j'ai fait un gâteau ! » bondit soudainement Mathieu avec une voix très niaise.

Oh non.

S'il y avait une personnalité qu'il détestait chez Mathieu, c'était bien la Fille. Sans doute, parce que celle-ci ne pouvait s'empêcher de fangirler sur lui et de le draguer à outrance. Ce qui était toujours très gênant.

Mais Mathieu cligna rapidement des yeux et redevint lui-même.

« En tout cas, merci et…. »

« Arrête de remercier avant d'ouvrir les cadeaux. » l'interrompit Antoine en roulant des yeux. « Ouvre-les, critique nos goûts de merde puis remercie-nous. »

Mathieu lui mit un coup de serviette d'un air faussement indigné, puis rit. Antoine le regardait, l'amour presque palpable dans ses yeux.

Nyo savait que l'un et l'autre l'auraient détesté pour penser ça, mais ils étaient décidément adorables.

Mathieu se leva.

« Je vais chercher le gâteau, installez-vous sur la table en attendant. Apparemment, la Fille refuse qu'il y ait des miettes partout. »

Au final, ce fut une bonne soirée. Mathieu ouvrit les cadeaux, s'extasia ou rit sous cape, se déclara roi de la soirée, puis Antoine les chassa rapidement pour qu'il puisse ''offrir un cadeau plus privé'' ce qui provoqua beaucoup plus d'images dérangeantes que l'esprit de Nyo ne pouvait le supporter et bien qu'Alexis prétendit rester parce que ''ça a l'air sex… hm, intéressant''.

Bref, pensa Nyo, ça aurait été une soirée ordinaire et conviviale si Alexis ne s'était pas amusé toute la soirée à lui faire du pied.

Le pied qui remontait doucement le long de sa jambe, allant et venant, alors que son propriétaire ne semblait pas s'en émouvoir, ne profitant que des moments d'inattention des deux autres pour lui glisser un sourire triomphant et surtout, beaucoup trop content de lui. Et le pied était remonté de plus en plus haut, de plus en plus hardi alors que la soirée passait. Nyo était devenu proportionnellement de plus en plus rouge. Avait prétendu que c'était l'effet du vin. Avait bu et mangé en essayant d'ignorer qu'il avait une érection à la soirée d'anniversaire de son pote.

« Je. Te. Hais. » murmura-t-il entre ses dents alors qu'ils sortaient tous deux dans la rue.

« Ce n'est pas vrai. » répliqua l'autre en riant.

Le pire c'était qu'il avait raison. Le pire c'était qu'il aimait ces taquineries pas si innocentes. Le pire c'était qu'il avait voulu envoyé chier Mathieu et Antoine plusieurs fois dans la soirée pour jeter Alexis sur le lit le plus proche.

Non. Non ce n'était pas ça le pire.

Le pire…

Le pire.

Le pire c'est que je crois que je t'aime.

Nyo grimaça. Détourna le regard. Colla un peu son épaule à la sienne. Glissa sa main dans la sienne.

Le regard que lui renvoya Alexis le fit encore plus rougir.

Non. Le pire. C'est que je crois que je t'aime aussi.


« Attends, attends…. » bredouilla Antoine contre les lèvres de Mathieu.

Mathieu se détacha d'Antoine, le sourcil levé.

« Quoi ? ''J'ai un cadeau privé à offrir'' n'était pas un langage codé pour ''Barrez-vous parce qu'on va bientôt baiser contre la porte'' ? »

« Ben heu… »

Mathieu regarda son petit-ami avec perplexité. D'ordinaire, Antoine se montrait toujours extrêmement réceptif à ses avances. Même dans les contextes qui ne s'y prêtaient pas.

« Tu…. Heu… » reprit Antoine. « Tu as dû remarquer que je ne t'ai pas encore offert de cadeau ? »

« Oui Antoine. » répondit patiemment Mathieu. « Et je comptais remédier à ça. »

« Non, je… J'ai un vrai cadeau. Enfin, le sexe aussi, mais c'est un cadeau pour moi aussi donc je n'étais pas sûr que ça compte, alors… »

« Accouche, Antoine. »

« J'ai mis en ligne ta vidéo. »

Antoine avait dit sa phrase très vite, comme si la vitesse ferait perdre à ses mots leurs sens. Mathieu sembla bugger quelques instants avant de reprendre, considérablement dégrisé.

« Tu as quoi ? »

« J'ai mis ta vidéo sur Youtube. Ça fait 3 mois que tu l'as finie, Mathieu ! Je sais que tu as peur de l'accueil mais… » Antoine secoua la tête. « Bref. Je l'ai mise et… et regarde. »

Il lui montra son smartphone. Mathieu parcourut la page qu'il lui affichait. Antoine avait en effet publié sa vidéo sur son compte ''Mathieu Sommet'' qui était resté désespérément vide depuis le jour de sa création. Jusqu'à aujourd'hui. Sous sa vidéo, les commentaires se bousculaient, dont beaucoup louant la qualité et le fond.

« J'ai fait une annonce Facebook sur mon compte public pour générer plus de vues. » dit Antoine derrière lui. « Pas seulement parce que c'est toi, Mat'. Mais parce que c'est du très bon taff. Il mérite d'être vu. »

Les épaules de Mathieu tressautèrent doucement.

« M… Merci, Antoine. »

Ce n'était pas Mathieu, même s'il lui ressemblait beaucoup. Quand le jeune homme releva des yeux du portable, Antoine reconnut Maître Panda qui lui faisait face.

« Ça nous touche beaucoup, on… On avait peur mais… Merci merci. »

Maître Panda était le seul des personnalités de Mathieu à parler parfois au pluriel. Et le seul à vraiment faire attention à ses semblables, comme une tête pensante ou un père de substitution.

Antoine sourit et demanda avec hésitation :

« Est-ce que Mathieu pourrait revenir ? Je dois… Je dois lui montrer…. »

« Ton vrai cadeau ? » Maître Panda sourit, les yeux toujours brillants. « Oui. »

Lorsque Mathieu émergea à nouveau, il était assis sur le canapé, Antoine sérieux – et stressé – à côté de lui. Ce dernier parla très vite sans le regarder.

« Je vais te montrer un truc d'accord ? Tu… J'aimerais que tu regardes sans faire aucun commentaire jusqu'à la fin. A la fin, je te poserai une question et … mais je… bref. » Il eut un rire nerveux. « Je m'attendais pas à ce que ça paraisse aussi… bref. Voilà. »

Il alluma le lecteur DVD et l'écran s'éclaira d'un coup. Pour montrer Mathieu, assis sur ce même canapé.

Non, ce n'était pas Mathieu. La posture était différente, les jambes plus écartées, une main derrière la tête, et l'autre, lascive sur le genou.

« Ne me dis pas que tu veux faire une sextape ? »

Mathieu regarda l'écran où le Patron semblait prendre ses aises.

« Je suis venu te demander quelque chose, Patron. »

« Ouais je sais. » dit l'homme en se redressant un peu, comme à regret. « Tu veux savoir si j'ai quelque chose à redire contre le fait que vous emménagiez ensemble. Enfin, que nous emménagions ensemble. » Il alluma une cigarette et haussa les épaules. « Je me suis attaché à toi, gamin. Et tu fais du bien au gamin, je le sens. Alors… Alors ouais. Ouais, je veux bien qu'on emménage ensemble. »

La scène coupa et une autre commença, très semblable mais différente.

« Evidemment ! »

« La Fille, je voulais…

« Mais j'ai dit ouiiiiii. »

« J'aimerais faire ça officiellem…. »

« Awwww, c'est si romantique. » minauda ''la Fille''. Elle sourit. « C'est plutôt à moi de demander ça non ? Tout le monde prétend que je suis insupportable. Si tu nous aimes assez pour me supporter, tu mérites d'habiter avec nous. Je me limiterai sur Bieber, promis ! »

Coupe.

« Bonjour. »

« Bonjour… Prof ? Il ne me semble pas t'avoir déjà parlé… »

« Non, en effet. J'aime bien étudier les gens avant de les côtoyer et il faut bien reconnaître que vous êtes un sujet intéressant. » Il soupira. « J'avais mes doutes au départ, mais même si vous ne brillez pas par votre génie… j'apprécie votre compagnie constante, pour une raison qui m'échappe encore. La science n'explique pas tout, hélas. » Il essuya ses lunettes et se mit bien en face de la caméra. « J'accepte de cohabiter avec vous. Avec toi. »

Coupe.

Douze scènes se succédèrent. Douze personnalités. Puis d'autres. Encore. Et encore. Certaines dont Mathieu lui-même ne connaissait pas l'existence et qu'Antoine nommait chacune par leurs noms :

Démon, Gothique, L'homme au mulet, Le Policier, Le Geek, Le Moine…

Mon nom est Légion.

La vidéo finit par s'arrêter. Antoine se retourna vers lui. Lui tendit un petit paquet.

« Est-ce que tu veux emménager avec moi ? »

Mathieu ouvrit le cadeau. Son cadeau. Deux petites clés identiques, brillant légèrement. Tout comme ses yeux d'où les larmes coulaient.

« Oui. »

Mon nom est Légion. Car nous sommes plusieurs. Et pourtant. Avec toi, je suis un.

FIN