Note de Le Rien : Surprise motherfucka. Un épilogue tout droit sorti d'un paradis de chatons et de cyprine écrit par la formidable, l'unique, la fabuleuse (*coeurs coeurs coeurs*) Lola, alias Pamplelune d'Agrumes. *attaque sauvage de câlins*

Du pur lemon cette fois, puisqu'apparemment le peuple en demandait x) Je referai sûrement au moins des OS sur cet univers mais en ce moment, je bosse sur un projet qui m'absorbe pas mal, donc ce ne sera pas pour tout de suite x) Mais promis :3

Encore merci, Lola *coeurs* Des gros câlins pour ça (je vous conseille ses fanfics d'ailleurs, elles sont à tomber)

Enjoy!


Epilogue

À dire vrai, Nyo était soulagé de sortir de l'appartement de Mathieu et de laisser les amoureux profiter de leur soirée… qui promettait d'être mouvementée. La façon dont Antoine les avait gentiment mais fermement menés à l'entrée de l'appartement manifestait l'impatience du grand brun de passer à l'étape supérieure du cadeau qu'il n'avait pas offert à son petit-ami. Et de toute façon, Nyo avait besoin de prendre l'air, frais si possible, pour calmer ses ardeurs qui mettaient ses nerfs à fleur de peau et surtout, pour pouvoir penser à autre chose et débander aussi sec.

Parce que ce n'était pas évident de marcher nonchalamment avec une érection carabinée dans le calbut. Surtout lorsque la personne à l'origine de son trouble marchait posément à ses côtés, les mains dans les poches. Capuche vissée sur la tête, maintenue par ses cheveux, Nyo avançait au même rythme qu'Alexis, dans les couloirs exigus de l'immeuble sans ascenseur. Descendre les escaliers était une véritable torture pour son entrejambe, que les coutures de son jean frottait à chaque marche et Nyo espérait avoir décroché la classe de Super Ninja Furtif pour que sa respiration reste la même et que ni son visage, ni sa posture ne puissent le trahir.

Penser à autre chose, penser à autre chose.

Antoine lui avait demandé de créer un visuel pour une émission en préparation mais qui ne concernait pas What The Cut ?!. Son grincheux d'ami n'avait rien dévoilé de l'idée qu'il avait en tête mais il lui avait donné carte blanche, avec des pistes de création. La seule consigne était que trois lettres se dégagent du reste de la petite bâche d'exposition : SLG.

Respiration bloquée lorsqu'ils changent d'étage. Froissement de la braguette contre son…

Penser à autre chose, penser à autre !

Pourquoi SLG ? Que signifiait cet acronyme ? Antoine n'avait rien dit, silencieux comme jamais mais lui avait promis de tout lui dévoiler après l'anniversaire de Mathieu « parce qu'il serait trop occupé avant ». Et il était vrai que son ami n'avait pas été très présent bien qu'il dégageait du temps libre pour lui, comme cette journée où Nyo avait dû trouver un cadeau en catimini pour Mathieu, le fameux jour où Alexis avait…

Non, pense à autre chose !

… effleuré sa hanche avec ses longs doigts. Bien évidemment, ce n'était pas à même la peau mais Nyo avait eu l'impression que son t-shirt avait été inexistant et qu'il avait bien senti le bout des doigts de son tourmenteur sur son épiderme ultra réceptif.

Non, non, non, pense à autre chose, fais un effort !

Il se maudissait d'exercer un aussi mauvais contrôle sur lui-même et sur ses pensées déviantes dans un moment où il devait rester calme et passer à autre chose. Difficile avec le démon en personne qui l'accompagnait, qui lui avait fait du pied toute la soirée, lui remémorant cette soirée où ils avaient couché ensemble.

Pense à autre chose.

Il avait remarqué, et reconnu, le regard (ce regard) de Mathieu changer lorsqu'Antoine les avait congédiés. Ils devaient sacrément s'éclater sur le canapé, les deux loulous. Surtout Mathieu qui avait un sacré tour de poig-

Nonononon, pense à autre chose !

Il ne pouvait s'empêcher de penser à la période où Alexis et Mathieu étaient ensembles, à l'époque où il ne voyait plus Math' depuis un petit moment déjà. Il éprouvait tellement de mal à se les représenter, tous les deux.

Voyons, ils ne devaient pas être aussi atypiques que toi et Alexis. Ça, c'était bien vr- Hey, mais ils n'étaient pas ensemble ! Pas encore. Rhaaaaaaaa !

Nyo secoua la tête alors qu'ils atteignaient enfin le rez-de-chaussé. Il apercevait au loin la porte de sortie avec soulagement et une pointe de regret.

Occupé par le flux intense de ses pensées, Nyo ne remarqua pas les brefs coup d'oeil que lui jetait Alexis, ni même sa grimace lorsque résonnaient dans le couloir les notes d'une musique commerciale qui horrifiait le musicien. Un karaoké, constata-t-il en entendant la voix éraillée de la chanteuse qui récitait maladroitement les paroles dans un anglais approximatif.

Alors qu'ils dépassaient la porte d'où provenait le concours de chant, où l'on entendait également des rires féminins, la lumière s'éteignit brusquement, les plongeant dans la presque pénombre. Les panneaux éclairés indiquant les issues de secours restaient les seules sources de luminosité. Si Nyo fut surpris par la brusque obscurité, et il nierait jusque dans sa tombe le sursaut de peur qu'il eut à ce moment-là, il le fut d'autant plus lorsqu'on le projeta plus ou moins doucement contre la paroi lisse d'un mur, le déboussolant un bref instant.

« Qu'est-ce que- »

Il sentit plus qu'il ne vit un mouvement au dessus de ses épaules, un corps fort et épais se rapprocher du sien, long et mince. Alexis venait de l'entraver contre le mur, ses deux avant-bras aplatis encadrant sa tête, le dévisageant profondément. Ils ne se touchaient pas mais ils étaient terriblement proches, trop proches. Nyo avait relevé son visage tandis qu'Alexis avait abaissé le sien. Leur différence de taille n'était pas énorme mais à cet instant, Nyo eut l'impression que son ami était un géant.

Un géant à l'allure impressionnante. Une montagne protégeant en contre-plongée un village. Un homme qui le considérait avec sérieux et quelque chose en plus qui donnait des papillons au jeune dessinateur. L'ex de son ami d'enfance qui lui tournait autour depuis un moment, avec qui il pouvait parler pendant des heures, avec qui il partageait certains opinions, des croyances, des hobbies, avec qui il buvait des coups. Un ami qui était devenu un confident, un soir où il n'allait pas bien. Quelqu'un qui lui faisait tourner la tête, au sens propre comme au figuré, et avec qui il avait eu une relation charnelle bien plus que plaisante.

« Let's be friend so we can make out, braillait encore la voix. you're so hot let me show… »

Leur nuit d'amour avait été différente de toutes celles qu'avait eu Nyo. Enivré par l'alcool, Nyo y avait puisé du courage pour tomber entre les griffes du loup et se laisser aller dans l'étreinte de ce nounours aux airs de diable. Et ça avait été bon. Très bon. Le premier baiser, simple, innocent, maladroit alors que des mains musclées lui tenaient les hanches. Oh oui, il en avait eu des bouffées de chaleur lorsqu'Alexis avait posé pour la première fois ses mains sur lui, à la manière d'un couple. Le second un peu plus aventureux où il avait décidé de s'asseoir de part et d'autres sur les cuisses d'Alexis, ses propres doigts se glissant sur la tête du musicien, sur son visage, confrontant la barbe de ses doigts habitués à la peau douce des filles. Tout comme Nyo sentait son estomac se retourner dans son ventre alors qu'il aspirait le même air que son vis-à-vis. Et il n'en fut pas choqué, ni même dérangé. Il avait aimé ce qu'il avait touché et il en avait voulu plus.

« Don't want no permission, don't need no ignition, cause I'm on a mission… »

Alexis envahissait sans concession son espace intime. Leur corps ne se touchaient pas et pourtant, chacun ressentait la chaleur de l'autre, les vibrations de leur coeurs battant fort et à l'unisson. Nyo sentait ses poils de nuque se hérisser lorsque des pouces frôlèrent sa peau attentive au moindre toucher. Un frisson agréable parcourir son échine et se propagea le long de sa colonne vertébrale. Les yeux dans les yeux, la collision entre leurs lèvres étaient imminentes et… c'était lui ou ils se rapprochaient encore ?

« You've got my attention, there's no need to mention the way, the way you see… »

Il sentait le souffre chaud et intense de son vis-à-vis, il sentait son regard fixer ses lèvres entrouvertes pourtant, Alexis n'amorça aucun geste - si ce n'était ses pouces qui dessinaient du bout des ronds sur ses trapèzes.

Il lui laissait le choix.

« Cause your in my vision, now make a decision, so take a position… »

Contact.

Il se foutait bien s'il s'était dressé quelque peu sur la pointe des pieds pour venir à la hauteur du musicien.

Pulsion.

« Here's no need to question my every intention, cause this, cause this is meeeeee »

Ses mains accrochaient d'abord le t-shirt, les doigts confrontés aux durs abdominaux tendus. Il le sentait trembler au contact.

Sensation.

Il avait juste pressé ses lèvres contre d'autres, closes. Ce baiser recelait une saveur exquise, un autre frisson se propagea dans tout son corps, déroutant la course de ses doigts qui s'échouèrent sur la ceinture du pantalon. Nyo s'y accrocha pour ne pas chanceler, soudé à la bouche chaude et douce de son petit-ami.

Petit-ami.

Son copain.

Frissons.

Son copain.

Ça résonnait étrangement bien dans sa tête.

Son copain.

Son coeur rata un battement et ses lèvres tremblèrent sous l'…

Émotion.

Alexis recula à peine son visage, un sourire en coin de petit diable et pourtant adorable, pour le dévisager. L'instant dura à peine quelques secondes, assez pour sentir un froid sur sa bouche contrastant avec la chaleur qui embrasait chaque membre de son corps. Le sourire et le regard d'Alexis se métamorphosèrent doucement. Cela ne dura pas longtemps mais assez pour que Nyo enregistre dans sa mémoire l'intensité tendre avec laquelle son musicien le fixait, assez puissante pour le ressentir physiquement sur lui malgré la pénombre du lieu. Alexis se pencha lentement, ne le lâchant pas du regard, plongea une main dans les cheveux hirsute du dessinateur, comme pour se convaincre de la réalité de la scène. La main s'attarda sur la nuque contractée tandis que leurs lèvres se faisaient que s'effleurer, presque timidement.

Mais Nyo était décidé, peut-être un peu pompette, mais décidé à assumer cette relation. Alors, il appuya plus durement le contact entre leurs bouches et entrouvrit la sienne, laissant la pointe de sa langue redécouvrir la texture fine des lèvres, sèches, qui lui faisait envie.

Enhardi, Alexis l'accula encore une fois contre le mur, répondant à la demande, et à chaque fois que leurs langues se retrouvaient - Oh combien ça faisait du bien ! - Nyo voyait les étoiles - ça faisait vraiment trop longtemps. Mais pourquoi avait-il hésité ? Pourquoi avait-il eu si peur de se jeter à l'eau ? Alexis pencha un peu la tête sur le côté et… oh.

Tremblant, Nyo leva péniblement ses bras pour les hisser autour du cou du bassiste. La moindre séparation était intolérable. Le baiser prenait une forme différente, beaucoup plus intime et surtout, profond. Il ne sait pas comment cela pouvait être possible. Et s'il avait pu contenir des gémissements, Alexis eut la satisfaction de les absorber lorsque des mains aventureuses s'étaient déplacés sans que Nyo ne s'en rende compte et s'infiltraient sous ses vêtements, provoquant par la même une ondulation du bassin.

« Everyone knows I'm getting my way, it doesn't matter what you say »

Une cuisse frotta alors son entrejambe, apprécia la bosse qui n'était pas prête de disparaître. Un grognement s'éleva dans le couloir, à peine étouffé par la chanson mais on ne put déterminer de qui il pouvait venir.

Alexis cassa le baiser, laissant un instant de répit à un Nyo haletant et planant dans le plaisir. La tête posée contre le mur, il se forçait à reprendre une respiration convenable, prêtant une attention volatile à la chanson qu'il entendait derrière lui. Les paroles commencèrent par l'interpeller quand il se cambra lorsqu'on massa la forme rebondie de son bas-ventre.

« 'Lex » gémit-il entre deux expirations.

Il accompagna le mouvement de la main avec indécence et Alexis ravit une fois encore ses lèvres tout en désagrafant les boutons de son pantalon. Cette fois-ci, le baiser s'orchestrait lentement, à la manière dont on lui dégagea l'ouverture de son jean. La main se posa à l'élastique de son sous-vêtement, taquinant la peau sensible de son bas-ventre. Le sadique et il en pleura presque en sentant son corps désirer qu'il le prenne juste en main. Alors qu'il allait râler, Alexis bloqua ses jambes par les siennes, arrivant à les écarter suffisamment pour qu'il ait champ libre à son exploration. La position n'était pas très confortable mais toute protestation se tut lorsqu'on lui effleura le gland de deux doigts, à travers le tissu. La respiration se bloqua dans ses poumons et Alexis relâcha à nouveau sa bouche alors qu'il continue de glisser lentement sur son sexe.

Il le connaissait déjà, il l'avait déjà eu en main, en bouche et en lui mais le redécouvrir était un plaisir sans limite, surtout lorsque son propriétaire se tortillait et quémandait plus de sa part. Alors il caressa, en de long va-et-vient, la forme qui déformait le sous-vêtement. Il se pencha plus en avant pour descendre plus bas, son souffle caressant la pomme d'Adam alors que ses doigts glisser sur la base du pénis, dessiner la forme des bourses - Nyo déglutit difficilement - et il osa aller plus loin en tâtant l'entrée jusqu'alors inviolé de son petit-ami. Nyo eut un frisson, il se contractait mais aucun mouvement de rejet. Alexis eut un sourire satisfait et s'éloigna de cette zone avant de reprendre en main l'érection qui ne demandait que plus d'attention.

« I'm knocking you down »

« Ah ! »

Nyo resserra son étreinte autour du large cou du musicien, le regard fiévreux, le corps tremblant d'excitation et d'appréhension, l'esprit à la fois léger et bouillant. Alexis venait de baisser son boxer, sa verge à l'air libre fut emprisonnée dans un étau rugueux et musclé par la pratique de la basse et entrainé par l'expérience. Putain, il avait oublié à quel point il pouvait le faire monter si vite en un tour de main ! Les yeux à présent clos, complètement affalé contre le mur, il laissait son corps réagir, se tendre, frémir, trembler, s'agiter, vibrer, quémander. Des brefs souvenirs de la nuit se superposaient dans son esprit. Son corps se souvenait autant des gestes rigoureux d'Alexis sur sa hampe de chair gorgée de sang que des multiples caresses et massages qu'il avait appliqué sur son corps transi de plaisir. Il entendit un bruit de succion au-dessus de lui et un contact plus humide sur son gland lui rappela la pipe qui avait allumé définitivement son corps cette fois-là.

« I'm knocking you down »

Tout à son plaisir, Nyo ne remarqua pas que son pantalon avait rejoint le sol, ni que ses jambes étaient de nouveaux libres - il tremblait trop pour tenir vraisemblablement debout. Il sentait qu'une autre main s'aventurait dans son dos, lui rappelant le passage brûlant d'Alexis, la première exploration de sa peau nue, le premier toucher de son grain de peau, tant par un toucher digital que par la bouche taquine qui dessinait et redessinait encore chacune de ses courbes. La main disparut pendant un temps avant de se poser sur la chute de ses reins et de voguer sur ses fesses.

« Down »

Alexis déposa un rapide baiser sur ses lèvres entrouvertes, taquina la couronne entre son majeur et son index tandis que le pouce appuyer presque douloureusement sur son gland. Nyo avança son bassin, permettant à la main de se faufiler derrière. Il se sentait rougir plus encore car c'était un contact terriblement intime. Lorsqu'Alexis avait tâté l'entrée de son anus, Nyo avait alors ressenti le désir de plus, de sentir quelque chose en lui, même s'il se doutait qu'il n'était pas prêt d'être pénétré par quelque chose de plus volumineux qu'un doi-

« Ah » gémit-il en resserrant son emprise sur les épaules du musicien alors qu'il le sentait s'enfoncer lentement dans ses chairs.

« Down. »

C'était tellement nouveau et intense qu'il ne savait plus où donner de la tête et encore moins lorsque des cheveux frottèrent son menton, que le rythme de masturbation augmenta tout d'un coup, de connivence avec le mouvement du doigt en lui, et qu'on mordilla la jonction entre son cou et son épaule. Nyo se cambra, ne cachant plus ses petits cris. Alexis venait de toucher une boule en lui qui fit exploser un plaisir immense, créant un frisson électrique dans tout son corps et un son qui venait du plus profond de ses entrailles.

« Down. »

Il se savait plus ce qu'il faisait, où il était, ni qui il était. Sa tête tournait à chaque fois que ce doigt opérait un va-et-vient constant et touchait sa prostate. Putain ! Il respirait une odeur familière et délicieuse. Oh. Il répétait en boucle quelques mots, il y avait un mot qui revenait sans cesse, un nom peut-être ? 'Lex. Qu'importe, il se sentait bien, très bien. La bouche de son partenaire remonta lentement le long de son cou, grignotant la peau par de habiles coups de dents et de langue, et s'égara sur son lobe, murmurant des mots que Nyo avait du mal à intégrer mais qui prenaient une part importante à faire gonfler son coeur de bonheur.

« I'm knocking you down. »

Et sa vision bascula au blanc le plus total dans la profonde obscurité au moment où il eut l'impression de s'élever au-delà de la terre.


« T'étais réellement obligée de la chanter trois fois d'affilés cette chanson ? »

« Mais enfin, Chaton, je voulais la chanter juste au moins une fois ! »

« Non, non, je te rassure, tu l'as chanté trois fois faux. »

« MAIS ! Mariiiiiiiiiion, je me fais victimiser par la rousse fourbe, là ! »

« Viens pleurer dans mes boobs Lola, elles ne nous comprennent pas »

« Oh, toi au moins, tu es une vraie amie ! »

« Pour la peine, on va s'égosiller la voix sur S.E.X. que les voisins de Charlie vont regretter de l'avoir cooooooommeuuh… voisine »

« Ouais d'abord ! »

Face à ce spectacle pitoyable de deux jeunes filles hilares sur le canapé, à glousser des menaces de mort qui n'avaient aucun effet sur une troisième, affalée sur un pouf, qui les regardait avec un air mi-moqueur, mi-désespéré, la quatrième se leva péniblement et se dit que les bouteilles d'alcool n'avaient pas fait que de la figuration pendant la soirée.

Elle-même ne buvait pas beaucoup en temps normal mais elle s'était laissée volontiers verser un ou deux verres de cocktails alcoolisées. Bon, beaucoup plus mais ne chipotons pas sur les détails, elles auraient une belle gueule de bois demain matin. D'ailleurs, si le mobilier pouvait arrêter de se payait de sa tête et lui indiquer la salle de bain pour se rafraichir la tête, ce serait bien !

Elle ouvrit une porte qui était bien différente de celle de la salle de bain de ses souvenirs mais ne s'y attarda pas et tira la porte vers elle. L'endroit paraissait bien spacieux, quoique mal agencé et surtout sombre et nulle présence d'interrupteur et surtout, ce n'était pas la salle de bain de ses souvenirs.

Des bruits suspects attira son attention, elle s'accrocha à l'entrée et tourna la tête - la terre était terriblement basse.

Ce qu'elle vit lui fit croire à l'existence réelle de la quatrième dimension et du TARDIS.

« Dis Chaaaaaaaaaaarlie »

« Oh boudiou, elle est compèt-comcom, coooooom »

La brune eut un moment de silence, l'air perdu.

« Ne parle pas Lola. »

Cette dernière fit fi du commentaire et pointa son amie aux cheveux courts et noirs du doigt.

« BOURRÉE ! »

Et elle partit dans une crise de rire, qui vexa un peu la destinataire du pointage de doigt.

Mais pour faire bonne figure, elle l'ignora superbement.

« Y a deux mecs qui se tripotent dans ta salle de bain Cha, alors j'ai pas osé les déranger donc je ne me suis pas débarbouillée la figure, je crois que je vais me mettre en PLS »

«… c'était le couloir de l'immeuble »

« On se demandait ce que tu allais chercher là-bas - putain ! Je trouve pas la chanson ! »

Quand les deux prêtèrent attention au petit monologue.

« Attend ! Attend ! Tu es en train de me dire que je n'étais pas folle et j'entendais bien des gémissements tout à l'heure ? »

« Putain, y a deux mecs qui se touchent dans le couloirs et t'as pas screenshot ?! »

« On dit photographier Marion, arrête de fréquenter Lola. »

« Mais, ils avaient l'air bien. »

« Les filles, je cr-crrois que la table basse m'aimeuh bien, j'annonce nos fiançailles. »

FIN


Note de Le Rien :

Petite note à celles qui se sont reconnus à la fin : je vous aime, hâte de la rencontre IRL :3