Bonsoir la compagnie, dans ce chapitre l'entrée en scène de la reine, je vous laisse apprécier (ou pas :D)
N'oubliez pas je suis friande de reviews, remarques, critiques appelez ça comme vous le voulez :) Mais prononcez vous bon sang ! :p
Je remercie beaucoup Camillelapro pour ses corrections. A cette nouvelle coopération !
Bonne lecture...
Chapitre 3: la rencontre
Regina travaillait tard aux services postaux du village. Elle était en quelque sorte le chef d'orchestre de la transmission, elle dirigeait ce service avec une main d'orfèvre. Chaque message était transmis en tant et en heure. Ce que personne ne savait c'est que ce statut que ses parents se plaisaient à qualifier d'ingrat lui permettait de garder un œil sur l'actualité militaire du pays. Aucun courrier cacheté lui résistait, elle savait les décacheter avec minutie sans que le destinataire ne se rende compte de quoi que ce soit. C'est ainsi qu'elle soupçonna Mary Margaret d'entretenir une double vie. Elle avait vu passer plusieurs messages qui en plus d'être cacheté étaient codés. Elle n'avait jamais su exactement à quoi ils faisaient référence: il était question d'opération cobra, de mobilisation. Dans son fort intérieur elle était persuadée que c'était cette maudite Mary Margaret qui manigancée quelque chose avec ces deux sbires : David et Ruby mais rien ne le prouvait, jusqu'au soir du crash.
Regina avait la branché la radio c'était un air de Chopin qui flottait dans l'air, nocturne 20. La brune adorait cette mélodie un brin mélancolique. Elle fut irritée quand la radio se mit à grésiller. Elle se leva pour arranger cela quand elle entendit une bride de message : " Mayday Mayday, l'avion du caporal..." Un bruit sourd prit la suite avant que la musique ne revienne. Regina savait qu'il y avait quelque chose d'anormal qui se déroulait. Lorsqu'elle sortit précipitamment à l'extérieur et qu'elle vit comme une boule de feu dans le ciel qui alla s'écraser dans le bois un peu plus loin, elle se jura d'aller voir ce que c'était un peu plus tard. Pour l'heure elle devait rentrer, Henry l'attendait.
Cet enfant était tout ce qui lui restait de son amour disparu.
Regina découvrit qu'elle était enceinte quelques mois après la disparition de Daniel. Malgré sa crainte concernant la réaction de ses parents face à cette nouvelle. Elle se refusait d'abandonner cet enfant ou bien même se faire avorter. Elle se souvient qu'elle ne savait comment l'annoncer à ses parents. Elle pouvait dire qu'elle avait rencontré quelqu'un d'autre. Non, cela revenait à ternir la mémoire de Daniel. Elle allait leur dire ce qui en était. De toute de façon, ils n'oseraient jamais dénoncer leur fille pour cette "fornication", c'est ainsi qu'ils se plaisaient à qualifier sa relation clandestine. Et cela pour la simple raison que s'ils la dénonçaient c'était reconnaître qu'une part d'eux mêmes était condamnable. Si leur fille portait une part de l'ennemi d'état, que penserait leur grand chef, leur idole? Les déductions de Regina se confirmèrent, lorsqu'elle leur annonça, ils la menacèrent de la bannir de leur famille à moins qu'elle avorte, ce que la brune c'était interdit.
Depuis cette époque Regina vivait seule avec son fils. Elle avait refusé de quitter le village car elle avait juré sur la mémoire de son amour qu'elle se vengerait de cette trahison de la part de Mary. Puis malgré la haine qu'elle vouait à ses parents suite à la disparition de Daniel, Regina espérait pouvoir leur démontrer qu'ils s'étaient ralliés du côté de la mauvaise fille. Celle qui était devenue maîtresse d'école, qui formait l'élite de demain allait sombrer d'ici peu.
Ce soir là elle s'empressa de rentrer chez elle. Une fois rentrait chez elle, elle se rendit dans la chambre de son fils qui était encore entrain de lire un de ces contes féeriques qu'elle méprisait tant. Avec leur vision manichéenne de la vie, ils infiltraient des inepties dans la tête des enfants. Mais elle ne pouvait se résoudre à gâcher le plaisir de son fils, c'est pour ça qu'elle le laissait lire ce genre de torchon. Elle lui pria de souffler sa lampe et de dormir. Une heure plus tard, une fois que son fils fut bien endormi elle décida de se rendre sur le lieu où elle avait vu s'écraser cet objet. Elle allait passait près de l'auberge de Granny lorsqu'elle découvrit avec stupeur que Mary Margaret et Ruby tenaient toutes deux une personne inconsciente dans leur bras. Elle était dissimulée derrière un mur, dans leur empressement les deux jeunes femmes n'avaient rien remarqué.
Regina pressentait qu'elle était à deux doigts de la tenir sa vengeance. Mais il lui restait quelque chose à découvrir : qui était cette personne qu'elles tenaient dans leur bras et qu'elles avaient emmener chez Granny ? Regina était persuadée que c'était en lien avec la chose qu'elle avait vu tombée du ciel. Lorsqu'elle se rendit sur le lieu du crash, elle découvrit la carcasse de l'avion. Avion ennemi, elle en était sûre. L'ennui dont elle était victime dans son bureau lui avait permit de potasser sa culture militaire.
C'est sans réfléchir qu'elle se rendit chez "ses géniteurs". Ils allaient découvrir que leur fille adoptive qu'ils idéalisaient n'était pas si parfaite. Regina toqua avec acharnement grâce à l'anneau qui était accroché à la porte gigantesque du manoir Mills. Ce retour en arrière lui fit froid dans le dos. Elle se reprit rapidement, son visage reprit l'attrait de cette personne froide qu'elle était devenue :
- "Bonsoir Rumple. Je pense que je suis la dernière personne que vous attendiez?" dit Regina victorieuse.
- "Regina! Comment oses-tu venir nous importuner à une heure si tardive? J'espère que tu as de très bonnes raisons de le faire?
- Oh vous n'imaginez même pas''. Ajouta mystérieusement Regina
- Regina! Vas-tu enfin me dire ce que tu prépares encore?
- Je serai de vous, cher beau père, je m'habillerai chaudement afin de me suivre. J'ai quelque chose à vous montrez.
- Regina tu te fiches de moi. Tu crois que je vais te suivre en pleine nuit. Je ne suis pas suicidaire.
- Oh! Le grand Rumple, le bras droit de notre chef d'état, tremblerait il devant sa belle fille?
- Regina je vais te faire payer ton impertinence…" Regina l'interrompit
- Pour une fois dans votre vie vous allez m'écouter. J'ai la preuve que votre cher Mary n'est pas celle que vous croyez. Et pire que ça, comme moi à l'époque, elle manigance avec l'ennemi.
- Comment oses-tu?
- Je vous garantis que vous allez le regretter, car avec ou sans vous je tirerai ça au clair.
Rumple était vraiment trop intrigué. Cette intervention à l'improviste de Regina en pleine nuit ne lui ressemblait pas. Elle était devenue une femme redoutable, manipulatrice et haineuse. Et pourtant, là elle semblait sereine. C'est ce qui fit que Rumple suivit Regina dans la forêt pour y découvrir cette carcasse. Il jubilait. Il détenait un officier des forces alliées dans son village. Il ne pouvait se cacher, cela n'était qu'une question de temps avant qu'il le trouve. Une fois qu'il l'aurait trouvé, il lui ferait subir les pires sévices qu'il n'ait jamais connu. Avant ça, il voulu savourer sa victoire et jouait encore un peu :
- Regina, je dois reconnaître que je suis agréablement surprise. Tu as été honnête. Mais pourquoi m'en informer, tu aurais pu garder cela pour toi?
- Je veux que Mary paye.
- Oh oh. T'inquiètes pas elle payera. Dès demain, ces petits amis et elles vont disparaître.
- NON! C'est à moi de la détruire! Je veux savourer ma victoire. Et la détruire lentement.
- Ah ah ! Tu es devenue très machiavélique cher enfant. Et comment comptes-tu t'y prendre?
- Je vais infiltrer leur groupe. Vous me servirez d'alibis. Je leur faire croire que je veux me venger de vous et que c'est pour ça que je me tourne vers eux. Et pour prouver ma bonne fois, je leur offrirai la preuve que c'est vous qui avait caché l'avion. Vous vous y prendrez comme bon vous semble, mais vous cacherez l'avion dans le hangar de la ferme un peu plus loin. J'admets que m'attirer la confiance de Mary Margaret ne sera pas de tout repos mais j'ai foi. Après tout elle a déjà cru en moi UNE fois". Rumple avec les yeux qui brillaient de malice.
- "J'adore ce plan. Marché conclu cher enfant. Je ne manquerai pas de faire part à ta mère de tes agissements salutaires"
Après avoir pactisé avec ce ténébreux personnage Regina se retira chez elle. Et pour la première fois depuis la mort de Daniel, elle dormit à poing fermé.
Le matin de la rencontre était arrivé. Emma dormait encore quand Mary Margaret arriva. Elle dû la réveiller en ouvrant les rideaux et en lui ôtant la couverture. Un réveil brutal c'est ce qu'il fallait à Emma pour émerger Elle ronchonnait, Mary elle jubilait.
-" Allez Emma, premier jour de travail. On se réveil..". Emma à plat ventre la tête dans l'oreille, Snow s'approcha de son oreille droite. ''...Assistante".
- "Snow! Ton assistante te prie de sortir de cette chambre si tu ne veux pas qu…" Snow n'entendit pas la suite elle était déjà partie rejoindre Granny.
- "Granny tu pourrais préparer un chocolat avec de la chantilly et un peu de cannelle pour l'ours qui va débarquer dans quelques secondes?.
- L'ours à entendu ce que tu viens de dire Mary! Bonjour Madame". Emma, qui détestait être loquace dès le réveil, se devait de se montrer polie envers cette femme qui lui avait offert le gîte.
- "Appelle-moi Granny mon ourson". Granny et Mary Margaret pouffèrent en chœur. Emma se dit que la journée aller être longue, très longue.
Finalement la journée ne fut pas si longue que ça. Emma refusait de l'admettre à Snow mais elle avait même apprécié. Un jeune garçon avait retenu son attention. Il s'appelait Henry. A plusieurs reprises durant le cours de Mary, Emma ne manqua de constater que chaque remarque qu'il faisait était très pertinente. Il avait un regard très espiègle et taquin. Il se moqua d'Emma en lui disant qu'il n'avait jamais vu d'assistante aussi maladroite. Lorsqu'elle essaya de ranger l'armoire de Mary elle avait réussit à casser une étagère et elle se prenait les pieds dans les sacs qui se trouvaient dans les rangés à chaque fois qu'elle passait. Emma avait d'abord mal prit cette remarque ce qui n'échappa au petit Henry qui en rit de plus belle. La blonde finit par se joindre à lui :
- "On ne t'a jamais appris à respecter les plus vieux Henry?" Elle lui avait dit ça en lui ébouriffant les cheveux. Mary Margaret qui avait observé ce rapprochement tout au long de la journée ne le voyait pas d'un bon œil. C'était le petit de Regina. Elle n'avait rien contre Henry, d'ailleurs elle l'appréciait aussi fortement. Il lui rappelait Regina. Il était aussi vif d'esprit qu'elle et aussi très mature pour son âge. Grâce à lui, faire cours était un réel plaisir. Elle ne put que reconnaître que Regina était une mère parfaite. Mais ça aussi elle ne lui avait jamais dit. Dans tout les cas lorsque Regina venait le chercher à l'école lorsqu'il ne rentrait pas seul, elles ne s'adressaient pas un mot sous peine d'engendrer encore une dispute. Elles s'ignoraient.
Pourtant à la fin du cours, Regina s'approcha de Mary Margaret, Emma était derrière entrain de ranger la salle :
- "Mary Margaret. Henry s'est bien comporté en cours?". Snow n'en revenait pas, elle était atterrée, Regina venait de lui adresser la parole pour échanger des BANALITES.
-"Bonjour Regina. Oui Henry s'est très bien comporté comme toujours.
- Maman! Maman, il faut que je te présente Anne c'est la pire assistante que j'ai jamais vu. Mais c'est aussi la plus cool" Mary Margaret avait présentée Emma sous un faux nom car elle savait que Regina aurait fait directement le rapprochement entre l'Emma de l'orphelinat et celle ci.
- "Hey gamin ! Je ne te permets pas, je suis novice, j'apprends c'est normal de ne pas être parfaite!" Dit la blonde en s'approchant. Cette familiarité dont faisait preuve la blonde envers Henry énerva Regina mais elle prit sur elle et ne fit rien remarquer. Regina avait remarqué cette jeune femme dès son entrée, elle lui rappelait quelqu'un mais elle ne savait qui.
Henry lui rigolait. Regina était vraiment agacée par cette blonde. Elle était familière avec son fils, le faisait rire. La jalousie pointait le bout de son nez.
- "Anne. Regina. La mère d'Henry". Dit possessivement Regina.
- "Ah c'est donc vous Regina". Emma s'attira un regard noir de la part de Regina et Mary. Mary s'attendait à un scandale de la part de Regina, elle venait d'avoir la preuve que Mary épiloguait sur elle durant son absence
- " Ma réputation me précède à ce que je vois" Dit elle en regardant du coin de l'œil Mary qui ne savait plus où se mettre.
Emma s'amusait de cette situation, elle se vengeait un peu de Mary pour son réveil matinal.
-"Oui, c'est vrai. Mais je dois dire que je suis agréablement surprise". Regina ne comprit pas cette remarque de la blonde. Elle venait de se montrer aimable. Elle était décontenancée. Elle voulait s'attirer la sympathie de Mary mais pas celle d'une blonde, inconnue.
-"Je vois. Méfiez-vous je ne suis pas souvent aussi aimable". Même si elle devait jouer le capital sympathie, elle se devait de préserver sa fierté face à cette Anne. "Bonne soirée". Sur ce elle tourna les talons en prenant Henry par la main et s'en alla.
Emma se disait que ce n'était pas le monstre que lui avait décrit Snow. C'était une femme d'une élégance naturelle dans ce tailleur qui épousait parfaitement le galbe de ses fesses. MAIS qu'est-ce qu'elle était entrain de faire? Emma était entrain de lorgner Regina. Elle se ressaisit puis vit que Mary semblait complètement ailleurs. Elle passa ses mains devant ses yeux. Aucune réaction.
-"Elle a dit : bonne soirée. Elle a dit : bonne soirée". Mary revenait à elle petit à petit. " Emma tu te rends compte elle a dit BONNE soirée. Depuis quand Regina souhaite des bonnes choses aux gens? Qui plus est moi?
- Euh Snow je ne veux pas anéantir tous tes espoirs. Mais le « bonne soirée » m'incluait aussi. Puis elle n'est pas si terrible que ça Regina. Même si ce n'est pas la discussion la plus chaleureuse que j'ai pu tenir avec une personne, ce n'était pas monstrueux non plus.
- Emma comme elle te l'a dit elle même méfie toi des apparences". Mary avait définitivement atterrie. Elle se dit que Regina devait forcément manigancer quelque chose pour se montrer aussi : aimable. Rien que d'y penser cela semblait absurde.
-"Oh arrêtes, tu es parano! Je te dis que je la trouve plutôt sympa. Et mon instinct me trompe rarement".
Regina qui était sur la route pour se rendre chez elle, écoutait que vaguement son fils qui vantait les mérites de cette Anne. Il fallait qu'elle trouve qui était cette femme. De plus, son visage, cette silhouette, ne lui était pas inconnues. Elle en était sûre elle l'avait déjà vu. Quoiqu'il en soit elle se dit que son plan se mettait en route que cette Anne allait certainement lui faciliter la tâche.
TBC
