18.
Myrine était une planète verte, douce et paisible, peuplée par une seule colonie qui n'avait créé qu'une seule cité, ce qui avait laissé toute la place à ceux de l'Arcadia.
Kei rentra avec des fleurs plein les bras, les posant sur la table de la maison.
- Je suis là !
- Et j'ai préparé le dîner ! renseigna Yattaran depuis les cuisines.
- J'ai faim ! Que m'as-tu préparé ?
- Une terrine de poisson en entrée, des tripes à la tomate et salade fraîche en plat et cake en dessert !
- Miam !
- Tu vaux tous mes délires aux fourneaux.
- Merci, Yattaran.
Et Kei embrassa passionnément le massif Pirate de sa vie qui l'enlaça en retour de tout son amour.
Kochil, le chef des Myrinois avait arrêté d'un léger geste de la main le cavalier pourtant lancé à pleine vitesse, tout de noir vêtu et manteau de suie battant au vent de sa course.
- Albator !
- Je suis là, Kochil. Qu'y a-t-il ?
- Je voulais juste savoir. Je t'ai fait le régisseur de tous les territoires cultivés et des bêtes. Tout va bien ?
- Je viens d'en faire l'inspection. Ta petite communauté prospère. Si je peux faire autre chose ?
- Non. Oh non, tu as bien plus important !
- Merci.
Et talonnant sa monture, Albator repartit au triple galop.
Confiant son cheval au palefrenier venu à sa rencontre, Albator rentra dans la villa, montant rapidement vers les étages.
- Célémandryne, je suis là ! Tu n'as pas bougé ?
Depuis le lit, la jeune femme rit.
- Et où voudrais-tu donc que je sois allée ? Je viens d'accoucher de notre fils !
- Notre merveille !
Albator s'approcha du lit, s'y assit, câlinant celle qu'il avait épousée à son arrivée.
- Il va bien ?
- Il a bu en affamé ! Il grossit chaque jour !
- Il est magnifique, se réjouit Albator en posant ses lèvres sur le front rose d'un bébé au duvet brun et au regard caramel. Jalmyn avait entièrement raison !
- Comment cela ?
- Un enfant, il n'y a qu'un petit être ainsi pour perpétuer l'avenir, en être la plus fabuleuse promesse, être celui qui sera mieux que nous !
Célémandryne glissa son doigt sous le menton du nourrisson, le guidant vers son sein.
- Tu as faim, j'ai de quoi te satisfaire, sourit-elle en chantonnant à l'adresse du nouveau-né.
- Je suis jaloux ! pouffa Albator.
- La ferme, grand Pirate, tu tétais à mon sein bien avant qu'il n'ait du lait !
- Je suis quand même jaloux. Notre fils est superbe !
- Alphérian est magnifique !
Albator embrassa son épouse.
Son fils dans les bras, sa femme ayant glissé le bras sous le sien, Albator s'était levé pour voir le coucher du soleil.
- Notre avenir, notre vie. Nous avons l'éternité d'amour pour nous, Célémandryne.
- Comme je t'aime, Albator !
Et les deux époux échangèrent un long baiser.
FIN
