Notes de l'auteur: Me revoilà! Après une absence considérée comme plus ou moins longue selon les points de vues, voici la suite de Jim! l'inspiration semble être revenu du côté de l'écriture après un mois et demi passé en compagnie d'une muse différente, qui me murmurait à l'oreille des sujets plus picturaux que scripturaux disons.
Attention attention, on entre dans le vif du sujet, et dans la raison de la ratification M. Alors non ce chapitre ne contient pas un lemon mignon d'amoureux où tout est beau et rose tout en étant digne de fifty shades of grey mais plutôt un début chaotique plus choquant que réellement graphique dans la description (ou comment essayer d'avertir les âmes (trop) sensibles sans spoiler). Sur ce, je vous laisse à votre lecture, en tout cas ce qui n'ont pas encore fuit devant le pavé de note d'auteur.
Chapitre 7- Première peur
Il est revenu plusieurs heures plus tard, alors que je commençais sérieusement à m'inquiéter. Il titubait et ses gestes paraissaient quelque peu incohérent, particulièrement quand il lui fallut deux minutes pour se servir un verre de whisky.
« Tu devrais arrêter de boire ». Vraisemblablement quelque chose n'allait pas et moi tout ce que je trouvais à lui dire c'était ça, un conseil stupide, que j'avais d'ailleurs perdu le droit de prodiguer avec le temps. Sa réponse ne se fit pas attendre
« Tais-toi. »
Seulement il y avait beaucoup plus de rage dans ce tais toi que ce à quoi je m'étais attendu. Alors que j'allais lui faire remarquer que ce n'était pas la peine qu'il s'énerve contre moi, il leva les yeux et parla avant moi, la voix toujours pleine de cette rage grondante qui semblait avoir pris possession de ses pensées et la lueur dans ses yeux teintée de folie.
« Surtout ne dis plus un mot. Je ne veux plus rien entendre sortant de ta bouche. Je veux même plus la voir cette bouche. Et pourtant qu'est-ce que j'en ai rêvé, de cette bouche précisément! Oh si tu savais. Au début j'ai essayé de la repousser dans mon esprit, le plus loin possible, enfouie sous nos souvenirs d'enfance, mais elle réapparaissait à la surface encore et encore et encore. Jusqu'à ce que j'arrête de lutter, que je la laisse me hanter. La nuit seulement, puis le jour aussi, jusqu'à qu'elle devienne ma seule et unique pensée. J'en pleurais tellement je la voulais cette bouche. Rien qu'à moi, goûtant au mienne, ou murmurant des pensées secrètes et tendres à mon oreille attentive.
Et puis quand je suis revenu et que mon rêve n'est pas devenu réalité, j'ai continué à espérer. Mon rêve a légèrement changé. Ta bouche est devenue le symbole de notre réconciliation. Dans mon esprit fiévreux je me suis convaincu que si j'arrivais à conquérir ta bouche, alors tu serais mienne à nouveau, tu serais à nouveau cette partie de moi que j'avais perdu. Et alors que je m'attendais à entendre de cette bouche tant chérie les paroles de la réconciliation, qu'est-ce que j'entends ? Que cette bouche a appartenu à quelqu'un d'autre ! Que tu as profané cette bouche qui étais mienne en l'offrant à un autre ! »
Il avait haussé le ton et se rapprochait dangereusement de moi alors qu'il continuait son monologue imprégné d'alcool, et je commençais à avoir un peu peur de lui.
« Et puis très vite ce n'est plus ta bouche qui me pose problème, mais toute ta personne entière. Parce que si tu as profané ta bouche, tu as aussi profané ses paroles en les disant à un autre,tes yeux en les posant sur un autre, tes oreilles en écoutant les mots d'un autre, ton corps en le lui donnant, ce corps que je voulais conquérir aussi comme une terre encore jamais vu par un autre. J'aurais voulu être le premier à découvrir le grain de ta peau, ses plis et ses vallées, et faire frissonner ton corps pour la première fois. Mais maintenant si je m'approche de toi et que je te touche, j'aurais l'impression d'avoir échouer sur une plage où d'autres déjà auront posé leurs corps malades. »
Et alors qu'il prononçait ses paroles, il pris entre ses doigts un bout de ma robe de chambre et la fit glisser de mon épaule, la dévoilant, ainsi que le haut de mon sein gauche. Je n'osais plus bouger et j'étais terrifiée.
« J'ai rêvé de ton corps et pourtant aujourd'hui il me dégoûte. »Tout en disant cela il s'était penché vers mon épaule et maintenant il faisait glisser sa bouche contre ma peau, tout en murmurant. « Tu m'as trahi. Tu t'es trahie »
Et sur ces mots il était sur moi. Il m'avait plaqué au sol avec une force que je ne suspectais pas. Et maintenant ses mains étaient partout sur moi, et sa bouche déposait des baisers moites au relent de whisky sur mon visage, et je suffoquais sous son poids. J'avais tellement peur que j'osais à peine me débattre, et qu'aucun son ne sortaient de ma bouche. Et je me suis mise à pleurer des larmes silencieuses alors que les mains de Jim descendait de plus en plus bas sur mon corps.
Et puis j'ai fini par réussir à articuler quelque chose, noyée dans un sanglot.
« Jim ».
C'était un mot tout bête, son prénom, que j'avais dit temps de fois. Seulement cette fois je ne l'avais pas dit comme les fois d'avant. Cette fois il y a avait de l'effroi dans ma voix. Et pourtant c'est ce mot, son prénom, qui nous a sauvé, aussi bien lui que moi. Il a soudainement suspendu ses gestes et après quelques secondes hors du temps s'est retiré et m'a laissé respirer et me relever.
Il était recroquevillé contre la fenêtre, comme figé. Mais je n'avais pas la force de l'aider. Pas ce soir, demain peut-être. Mais là les événements étaient trop récents pour que j'ai la force de lui tendre la main sans en ressentir du dégoût. Je suis partie dans ma chambre et j'ai fermé la porte à clé. Geste stupide, mais je ne pouvais pas m'en empêcher.
Le retour de l'auteur: J'ai vraiment la pression sur ce chapitre, parce que j'ai jamais rien écrit de la sorte, et que j'ai l'impression que c'est vraiment mauvais. En plus, Jim parle beaucoup dans ce chapitre, et j'espère ne pas avoir trahi le fondement du personnage. Alors afin de rassurer mes angoisses d'artiste torturée, auriez vous l'amabilité, cher lecteurs adorés, de me laissez une petite review? *cute John smile*
