Hum, hello.

L'effet "Double Blind", mon cerveau a disjoncté. Désolée, z'êtes pas obligés de lire.

Mais si vous voulez être traumatisés quand même, bonne lecture (et bon courage)


-Non ! Non ! NON ! Feu de camp ! Tout de suite !

A peine l'ordre passé par un agent très spécial furibond, l'informaticien Timothy McGee dégainait-il son super briquet à port USB pour alimenter ledit feu. Il le dressa fièrement devant lui, profitant du soleil couchant pour le faire miroiter devant ses collègues, tel le Saint-Graal de l'Open Space.

-Paré. J'ai même des chamallows ! Gazouilla l'informaticien.

Tous lui jetèrent un regard interdit. Timmy leur offrit son plus beau sourire. Qui s'effaça quand le slap retentit derrière son crâne et que, sous le choc et l'effet de propulsion-bionique-du-slap-à-la-Gibbs, son briquet termina sa courte vie dans une tasse de café avec une vie encore plus courte.

-Hé !

-T'es vraiment un bleu, le Bleu. Même si ton costume est plus outremer que bleu. Mais l'outremer est un dérivé du bleu qui fait que tu es un bleu, le Bleu. Oh, et feu de camp, on a dit. Pas bivouac. Allez, come on.

L'informaticien tira sa chaise jusqu'à l'équipe, boudeur.

-Je peux savoir pourquoi c'est toi qui fais le feu de camp ? Bougonna Tim en croisant les bras devant lui avec un air d'enfant pas content qui fera forcément craquer cette chère Ankou. C'est Gibbs le Boss.

-Qui c'est le personnage préféré de PBG ? Soupira Tony en levant les yeux au ciel.

-C'est injuste.

-Mais c'est la vie. Soit, en parlant de l'auteur aux trois couleurs, justement… Elle recommence.

Un long silence suivit cette déclaration. Un hurlement glaçant retentit même dans le fond de l'open space, mais il s'avéra après une enquête minutieuse achevée en 2034 que le cri venait de Palmer, qui s'était coincé les doigts dans un tiroir en voulant récupérer son portefeuille Donald.

-Je vais chercher la mitraillette, lâcha Gibbs en se levant déjà.

Tony le rattrapa par la manche.

-Moins Rambo, Patron, s'il te plait. Ce n'est qu'un OS.

Gibbs plissa les lèvres, mais retrouva sa place. S'en suivit un petit regard chargé de confiance à la Tony and Gibbs, parce que l'auteur aime les regards plein de confiance à la Tony and Gibbs.

-Ok, cherchons juste la façon dont nous allons l'arrêter alors, grommela l'ancien marine.

-Techniquement, si on l'arrête, cet OS se stoppe aussi.

-C'est ennuyeux, intervint Ziva.

Tous se tournèrent vers elle, Tony prit la parole :

-Tiens, tu es là, toi ?

-Oui, même si l'auteur me boude un peu depuis le début de cet OS, soupira l'israélienne.

-L'effet « Double Blind », commenta Tony.

-Chut, intervint PBG en slappant son protégé, pour repartir aussi vite.

-Il y a une censure sur cet épisode pour le moment, commenta Ziva en jouant avec son couteau / trombone / sabre laser. Alors, que fait-on ?

-Ca dépend s'il y a du TBC dans cet OS, répondit l'italien.

Un long ricanement maléfique lui répondit. Il poussa un profond soupir, alors qu'en fond sonore les violons se lançaient pour laisser démontrer l'instant dramatique qui s'amenait à lui.

-Ok, je vais avoir bobo.

.

Palmer était occupé à jongler avec des os de girafe en plastique quand la porte s'ouvrit. Il se tourna vers la porte, le nez en l'air. Son interlocuteur émit un bref raclement de gorge qui le renseigna aussitôt sur son identité.

-MAMAN ?

Les os tombèrent à terre, Palmer ouvrit de grands yeux, prêt à vivre l'instant de bonheur suprême et le moment de gloire qu'il n'avait habituellement jamais dans les fics de cette auteur diabolique. Mais, la personne qui venait d'entrer n'était pas celle qu'il croyait.

-Washington-Jones ?

L'intéressée repoussa ses boucles blondes derrière son épaule et sautilla jusqu'à Palmer.

-Je peux essayer ? Demanda-t-elle en regardant les os de girafe en plastique.

-Je croyais que c'était maman, répondit Palmer en s'essayant au regard de chat potté.

-Mais je suis gentille comme une maman.

-Oui, mais tu n'as pas de gâteau qui sentent bon le beurre sucrée et le chocolat à la fraise.

-Du chocolat à la fraise ?

-Et pas au carambar.

-Et si c'est du chocolat au carambar à la fraise ?

-Ma vie vient de prendre une nouvelle dimension, bredouilla Palmer.

-De rien.

Elle repartit en sautillant, Palmer alla faire un château de sable dans le Wisconsin avec Miryam, parce que Miryam aimait le Wisconsin. Et en plus, là-bas, il y avait des glaces en forme de couteaux et de Louboutins.

.

-Quelqu'un peut me dire à quoi sert cet OS ? Demanda Tony en se penchant par-dessus un énième corps dans une énième enquête.

-A rien.

-Au moins, il ne m'est encore rien arrivé.

Par pur esprit de contradiction, le toit choisit ce moment-là pour s'effriter. Etant un toit maléfique, il tomba pile sur nos agents, qui, heureusement, avaient une règle numéro six pour les protéger.

Tony sortit le double décimètre qui venait de lui sauver la peau, fier comme un coq. Un coq blessé.

-J'ai maaaaaaaaaaal, haleta l'agent très spécial.

Evidemment, la blessure était grave, mais pas assez pour avoir la peau de notre Tony. Il se retrouva donc avec un mollet blessé, parce qu'un mollet blessé, c'est un peu original, à l'hôpital de Bethesda. Il y rencontra…

-Sasha !

-Oui, c'est moi, confirma le docteur en soignant le pauvre Tony.

-T'étais pas dans Plume ?

-Mais Plume est terminée !

-Alors, tu te ballades de fics en fics.

-Yep. La prochaine fois, je vais visiter les décors de « Presque ». Je veux voir la falaise d'où tu es tombé.

-Ah. Oui. La falaise. Gwenetsi, grimaça Tony.

-Et après, j'irai voir ton côté immortel.

-Veni vidi vici, énonça l'agent, solennel.

-Ouais, un truc comme ça.

-Tony ! Intervint Ziva en ouvrant la porte d'une façon abrupte.

-C'est l'instant Tiva ?

-Je dois vous laisser ? Demanda Sasha.

-Ce fut un plaisir de te revoir, chère voisine, sourit Tony.

Sasha s'en alla d'un pas guilleret, laissant la place à notre belle israélienne.

-Tony, il faut que je te dise que…

-Amy, tu peux lâcher ces pop-corns et sortir de ce placard ? Demanda Tony, alors qu'une porte coulissait et qu'une petite brunette lâchait un « Tivaaaaa » murmuré en s'esquivant.

Ziva se racla la gorge, Tony lança voulu mettre un disque de Barry White pour le côté romantique de la chose. Il n'avait pas de disque du chanteur, il mit donc une version alternative de la Danse des Canards.

Crazy et Ankou vinrent faire quelques pas de danse pour le fun, les Tiva les mirent à la porte en murmurant des mots tels que « Bordel », « Paix » et « Instant Tiva ».

-On y est ? Demanda Ziva.

-Où ?

-Bah à l'instant Tiva.

-Je ne sais pas, tu sais, les bobos ça fait perdre le sens de l'orientation.

Ziva slappa Tony, qui retrouva immédiatement un sérieux digne de cette scène d'anthologie.

-Il faut dire un truc romantique, murmura Ziva en s'accrochant au col de son ami/partenaire/amant/professeur de ballet/Naaaon Double Blind m'a tué.

-Ah ?

-Oui.

-Les fics te réussissent drôlement bien.

Le reste de cette scène pouvant être perturbant pour les moins de 97 ans et/ou AmyDiNozzo, nous allons vous passer un intéressant reportage sur Furieuse Taal, lionne au milieu des lionnes :

« Furieuse Taal assassine des gens avec le petit doigt. Bien que l'ongle du petit doigt lui suffise. Furieuse Taal est quelqu'un à ne pas contrarier. Furieuse Taal est parfois furieuse, ce qui est dangereux pour la survie de ce monde. Ainsi, ne jamais contrarier Furieuse Taal. Maintenant, un reportage sur les dauphins vivant dans les aquariums de Macédonie ».

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Tony monta dans la voiture de son aîné. Il avait encore mal à son mollet, mais comme les fausses infirmières Rose et Marguerite avaient pris des cours pour devenir vraies infirmières et l'avaient soigné afin de se repentir, il était déjà guéri.

Rosa monta à l'arrière de la voiture, le souffle court.

-CALLEN ?

-Non, il est toujours à Los Angeles, soupira Gibbs.

-AAAAAH.

Rosa sortit aussi vite en n'oubliant pas de dégommer le toit de la voiture à l'aide de Bibi, Kagura vint faire un sitting à l'arrière de la voiture, en compagnie de Pauline.

-Je veux du Tibbs ! S'insurgea Kag'.

-Car le Tibbs, c'est bien ! Rajouta Pline.

Gibbs grogna, Tony ricana, Sophia gazouilla. Et vint rechercher sa colocataire en lui parlant d'une soirée NCIS-Pizza. Laissant ainsi les deux agents seuls pour leur communication silencieuse qui était digne d'un roman de quatre-cent pages. Kag' vint rejoindre les colocataires, parce qu'elle avait entendu le mot « Pizza » et qu'elle avait faim et qu'une pizza ne se refuse jamais, sauf si elle est cuisinée par Trent Kort.

Durant ce bref intermède, Tony chanta trois chansons, Washington peignit un portrait de Crazy Leou à l'aide de ses crayolas et McGee mangea quinze hamburgers.

Et les Tibbs rejoignirent le Navy Yard. Gibbs ne manqua écraser que quatre passants, un record.

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Fier de le savoir en vie, Abby Sciuto relâcha l'agent très spécial, qui retrouva enfin ses couleurs et son souffle. Elle tourna ensuite plusieurs fois sur elle-même malgré ses talons compensées de quarante-sept centimètres, et but quinze litres de caf-pow, avant de désigner son écran plasma.

-Le coupable !

-Le coupable de quoi ? Interrogea Fann' en relevant le nez de son ordinateur.

-Le coupable du truc qui fait qu'il est coupable.

-Quel truc qui fait qu'il est coupable d'être coupable ?

-Ainsi est faite la nature qui fait que nous sommes tous égaux, commenta Tony en portant une main à son cœur.

Les deux jeunes femmes se retournèrent vers lui et haussèrent un sourcil. Il leur lança un sourire brillant, et dégaina de sa poche un caf-pow géant et un ordinateur compact ultra pratique. Ses deux interlocutrices en firent un bond de bonheur.

Fann' partit faire un concours de hackage avec McGee et Joly, parce que Joly apprenait le hackage afin de battre Constance aux échecs. Mais, Lul faisait l'arbitre, même qu'elle avait un sifflet.

-Alors, reprit Abby, voici notre tueur. TADAAAAM.

-Beyonce ? S'étouffa Tony.

-Ah non, j'étais sur MTV. Voici notre tueur, TADAAAAAAAM.

-RIHANNA ?

-MTV, encore, il faut vraiment que je change d'écran. Voici notre tueur, TADAAAAAAAAM.

-C'est qui, ça ?

-Un monsieur, répondit Abby. Il s'appelle ahmorihtegdube zazazanutervdfeoplge. Mais tout le monde l'appelle « le Monsieur ».

Tony acquiesça sombrement, Gibbs fit un bref passage pour montrer qu'il était là, une perfusion de café dans le bras. Tony changea de costume et fit treize répliques de cinéma, et McGee annonça qu'il était temps de finir cet OS qui devenait vraiment débile.

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-Je trouve que les scènes finales de fics au Groenländ sont trop rares, émit un Tony emmitouflé dans quinze manteaux et dix-huit paires de chaussettes.

-Glaglagla.

-T'as raison, Ziva, la prochaine fois, on essaye le désert israélien.

-Glaglagla.

-Oui, je sais, Timmy, il est injuste que vous soyez en t-shirt alors qu'il fait moins quinze degrés.

-Le café est froid.

-Je suis vraiment désolé, Patron. Il est temps de rentrer.


*S'accroche à son doudou Tibbs et refuse d'aller à l'hôpital psy de Bethesda*