Bonjour tout le monde...

Finalement ce sera une histoire en trois parties ... Je vous laisse tout de suite avec la deuxième partie.

Le dernier cadeau d'un ange

Chapitre 2

Le manoir Malfoy, sinistre, gigantesque et froid. Ce manoir, plein de mangemorts, d'hommes et de femme susceptible de le torturer et de le tuer d'un seul mouvement de main, ce manoir qui abritait l'homme qui pouvait d'un seul regard détruire toute se vie. Il y était. Il était revenu chez lui. Ho joie !

Draco observa le château ou il avait passé son enfance. Il se revit en train de courir dans les jardins en compagnie de sa mère, si douce et si aimante. Il se surprit à vouloir se confier à Narcissa, mais dans ce manoir, il ne pouvait pas se brosser les dents sans en référer d'abord à son père. Quand il passa les grilles du jardin, il eut la désagréable surprise de sentir les protections placées sur son enfant grésiller. Ainsi, des l'entrée, ils avaient placé des mouchards.

Son masque bien en place, l'héritier Malfoy avança jusqu'aux double porte de chêne massif ou son père ne manquait jamais de l'accueillir. Et comme à chaque fois, Lucius Malfoy, malgré les nombreux mandats d'arrêt lancés sur sa personne, se tenait droit et fier sur le seuil de sa maison. Les mains croisées dans le dos, il attendait patiemment que son fils arrive à sa hauteur. Et c'est sans se presser que Draco parcourut la centaine de mètre qui séparait la grille d'entrée du domaine des doubles portes d'entrée du manoir en lui même.

Comme à son habitude, il inclina le torse face à son père, et le salua poliment et respectueusement.

-Père, je vous souhaite le bonjour.

-Le bonjour à toi mon fils, bienvenu chez toi.

Draco se redressa et avança d'un pas avant de serrer la main tendue de son père. Enfin, après ce rituel, le père et le fils entrèrent dans la maison ou des elfes de maison s'empressèrent de venir les servir.

-Draco, ce soir tu seras présenté à notre maître qui décidera si oui ou non ton initiation aura lieu.

-C'est un honneur pour moi père, de rencontrer notre Lord ce soir. Je ferais honneur à la famille Malfoy et à vous.

Satisfait, Lucius le laissa monter dans sa chambre pour se délasser. Raide comme la justice, Draco gagna ses quartiers privés ou l'attendait un bataillon de petits serviteurs, pressés d'obéir à leur maître. L'héritier n'en reconnu pas la moitié.

-Laissez moi seul, ordonna t-il une fois que ses affaires furent rangées et les consignes transmises. Que l'un de vous vienne me chercher une heure avant le repas. En attendant je ne veux être dérangé par personne hormis mon père, ou notre invité de marque. Suis-je clair ?

-Oui, maître Malfoy, monsieur, murmurèrent en cœur les petit bonhomme aux oreilles pointues avant de disparaître.

« Enfin seul » songea Draco.

Il s'affala sur son lit et passa une main sous son chandail. Il caressa son ventre tendu et légèrement douloureux. Toute cette tension n'était pas bonne pour cet enfant, mais qu'y pouvait-il ? Il sentit le métal doux de son anneau de certitude et décida de l'essayer. Il passa un doigt sur la première pierre. Aussitôt il sentit la douceur d'un pull en cachemire.

-Harry… souffla-t-il.

Loin de la, dans la salle commune des Gryffondors, Harry Potter sentit une main caresser son ventre. Il prit aussitôt congé de ses amis et se dépêcha de rejoindre la chambre qu'il partageait avec Draco.

Avec douceur, Draco frôla la deuxième pierre et une odeur de miel et de lilas lui parvint. Il sentait une douce caresse sur ses doigts.

Une fois arrivé dans la chambre, Le Survivant se glissa dans le lit et savoura les sensations qui lui parvenaient. Il ne s'était pas douté, en offrant cet anneau à Draco, que son effet était réciproque.

Il sentit le cachemire quitter son corps. Il frôla alors la troisième pierre. Le gout si particulier de confiture de rose lui parvint alors, mêlé à celui du pain frais.

Un arrière gout de chocolat envahi sa bouche et un sourire fleuri sur ses lèvres. Il passa une main sur son ventre.

Une quatrième pierre s'activa sous les doigts de Draco alors qu'il sentait la caresse d'une main sur son ventre. Il put alors entendre un souffle rapide et haché.

Un gémissement lui parvint aux oreilles et son souffle s'accéléra encore. Il ne put que prier pour que son ange active enfin la cinquième et dernière pierre. Il voulait le voir.

Sa main s'égara sur son torse, avide de caresses et de douceur. Il savait que son fiancé ferait de même, qu'il lui rendrait toutes les attentions qu'il lui donnait et son corps tremblait d'anticipation.

Harry frissonna en sentant une main s'égarer sur son ventre et laissa la sienne glisser sur ses tétons durcis. Un soupir lui répondit tandis qu'une langue se glissait sur ses lèvres.

Le plaisir envahissait lentement mais surement le corps de Draco. Sentir sur lui les mains de son compagnon le rendait extatique. Sa main se fit plus aventureuse, et descendit lentement le long de son aine. Un soupir et un gémissement lui répondirent alors qu'il sentait sur lui la caresse d'une deuxième main.

Il avait chaud… Si chaud… et tellement envie… Envie de le prendre dans ses bras de lui murmurer des mots doux, de lui dire qu'il l'aimait. Il murmura alors ces mots qui faisaient immanquablement trembler celui qui l'avait fait prisonnier. Il caressa son corps pour les lui prouver…

Il sentit les larmes couler sur ses joues. Ces larmes qui ne manquaient jamais de couler chaque fois que son compagnon lui soufflait ces mots à l'oreille. Il prit alors son sexe en main et fut récompensé par un petit cri. Il sentit alors la même caresse et se retint de crier. Sa respiration s'accélérait et son souffle n'était plus régulier depuis longtemps.

La douceur de sa peau, l'odeur de son corps, le son de sa voix… Il ne pourrait jamais s'en passer. Doucement il commença à lui faire l'amour, à le caresser, à l'aimer. Il sentit dans son cœur un sentiment brûlant, une passion dévorante, un amour sans limite.

Sa main le caressait, lui disait combien il l'aimait, le rassurait, l'emmenait au paradis. Plus loin, plus vite, avec douceur ou passion… il se sentait au bord du gouffre. Alors il effleura la cinquième pierre et devant ses yeux apparut l'image de ce corps tant aimé.

Le souffle lui manqua un instant quand il vit apparaître devant lui, se superposant à sa propre vision, celui qui hantait ses nuits et faisaient de chaque jour un Eden. Sa main se crispa alors et dans un dernier spasme et se rendit.

-Je t'aime mon ange, murmura-t-il.

Se mordant les lèvres pour ne pas crier, Draco se laissa retomber sur son lit, satisfait et heureux. Ces petits mots qui lui parvinrent l'aidèrent à oublier que dans à peine quelque heure, il allait jouer sa vie.

-Je t'adore, souffla-t-il en retour.

Il sentit alors leurs yeux se fermer et le sommeil bienfaiteur les envahir. Il se laissa emporter par Morphée et rejoignit au pays des rêves celui qui ne le quittait jamais.

La nuit était tombée. Le manoir était silencieux. On aurait presque put dire désert. Mais Draco savait que c'était faux. Il s'habilla avec soin, ne choisissant que des couleurs sombres. A peine eut il finit qu'un elfe l'informa que « l'invité » du manoir souhaitait le voir. Le jeune ange déglutit et acquiesça.

Quand il entra dans le salon ou se trouvait Voldemort, il eut l'inévitable envie de s'enfuir. Mais il tint bon. Pour Harry et pour l'enfant qu'il portait. Il mit un genou à terre et salua son « maître ».

-Monseigneur.

-Approche Draco.

Il se releva et s'approcha du fauteuil à haut dossier qui tenait lieu de trône. Quand il fut suffisamment prêt pour que Voldemort puisse le toucher, il s'immobilisa.

-Ce soir Draco, tu vas rejoindre les nobles rangs des mangemort et demain tu appartiendras au camp des vainqueurs.

-Oui monseigneur.

-J'ai appris par ton père que tu fréquentais beaucoup le jeune Potter. Est-ce vrai ?

-Oui Monseigneur.

- Explique-toi.

-Monseigneur, présumant de l'honneur que vous me faites ce soir, j'ai voulu vous servir. Je me suis rapproché de Potter. Il m'aime. Je voulais l'enchainer à moi pour pouvoir vous le livrer ou au moins l'affaiblir pour le jour de notre… heu… votre victoire Monseigneur.

Voldemort ne dit rien. Jaugeant silencieusement le jeune homme. Draco gardait sagement la tête baissée attendant le verdict.

-Voila une initiative qui me plaît. Continue comme ça Draco et tu auras une place de choix dans le nouveau monde que je nous prépare.

-Monseigneur vous êtes trop bon.

-Je sais, ricana le mage noir. Et maintenant tends ton bras.

-Monseigneur, puis je parler ?

-N'est ce pas ce que tu viens de faire ? Mais vas y je t'écoute.

-Maître, si vous apposez la marque sur mon bras, il me sera impossible de continuer à manipuler Potter pour vous. Il croit que je ne deviendrais pas un mangemort par amour pour lui et il refusera de me revoir s'il la voit sur mon bras.

Voldemort ne broncha pas, mais la colère avait envahit ses yeux carmins. Draco frissonna et s'agenouilla en tendant le bras gauche.

- Pardonnez-moi monseigneur, j'ai été présomptueux.

-Certes, mais tu n'as pas tout à fait tort. Je veux Potter le moins préparé possible pour notre prochaine et dernière confrontation. Aussi as-tu ma permission pour continuer sur ta lancée. Mais, Draco, sache qu'on ne me donne aucuns ordres.

Cette dernière phrase était tellement haineuse que Draco trembla de peur. Quand il osa relever la tête il n'eut que le temps d'apercevoir les yeux froids de Voldemort et l'extrémité de sa baguette. Puis, une vague de douleur immense s'abattit sur lui. Instinctivement, il protégea son enfant, laissant à la merci du mage fou le reste de son corps. Et Voldemort s'en donna à cœur joie, lui lançant doloris et autre sort de tortures pendant près de vingt minutes. Le mage noir grogna quand il s'aperçut que sa proie s'était évanouie et qu'elle ne criait plus.

-Soigne le Lucius et ramène le à Poudlard. Voyons comment évolue les choses entre nos deux tourtereaux.

-A vos ordres monseigneur.

Silencieusement, Lucius évacua son fils du salon, le soigna sommairement et via cheminé l'expédia sans plus de cérémonie à l'infirmerie de Poudlard.

Il eut brusquement conscience de tous les muscles qui composaient son corps, même ceux dont il ne soupçonnait pas l'existence. Sa tête le faisait atrocement souffrir et il n'osait pas bouger de peur de finir en infime particule tant son corps lui faisait mal. Puis, d'un seul coup, le souvenir de son enfant refit surface. Comme un diable qui jaillit de sa boite, Draco se redressa en occultant la douleur et pressa ses bras autour de son ventre.

-Draco ? Demanda une voix près de lui.

Quand il se retourna pour faire face à d'incroyables yeux verts, il sentit une partie de son angoisse le quitter et une douce chaleur l'envahir.

-Le bébé ?

-Elle va très bien, ne t'inquiète pas.

Tout à coup, ce fut comme si on avait ôté de ses épaules un poids qu'il n'avait pas conscience de porter.

-Harry… souffla t-il.

Il se glissa dans l'étreinte réconfortante de son compagnon et savoura sa chaleur.

-J'ai eut tellement peur de ne jamais te revoir…

-Tu m'as fait vraiment peur tu sais. Ça fait plus de deux jours que tu es inconscient.

-Deux jours ?

Harry hocha la tête et pour la première fois, Draco déchiffra la fatigue sur son visage et la peur toujours présente.

-Tu es resté à mon chevet pendant deux jours ?

-Evidemment, ou voulais tu que je sois ?

-Tu aurais dû dormir.

-En te sachant en danger ? Tu en a encore d'autre des idioties pareilles à me sortir ?

Draco sourit malgré lui et se blottit un peu plus dans les bras du sauveur. Il ne se rappelait que trop qu'il était passé tout près de le perdre.

-Draco… tu tremble...

Le jeune ange se rendit compte qu'il tremblait effectivement comme une feuille et des larmes vinrent compléter le tableau de sa détresse.

-Ne pleure pas… c'est fini… tu es en sécurité et notre fille aussi…

-Je… je n'y peux rien… je n'arrive pas a m'en empêcher… Harry…

Le Survivant serra son amant dans ses bras et le réconforta comme il pu. Mais Draco ne pouvait s'empêcher de trembler, il ne maîtrisait plus son corps et même la chaleur de son âme sœur ne parvenait pas à le calmer. Il sentait encore les sorts du mage noir et la terreur de ne plus jamais revoir Harry ou de perdre son enfant s'évacuait beaucoup trop lentement à son gout.

-Harry… Je t'aime… je t'aime tellement…

-Moi aussi je t'aime Draco.

-… tellement… je t'aime…

-Calme toi mon ange, je sais que tu m'aime et moi aussi je t'aime. Rien ne changera jamais ça.

Draco renifla et parvint enfin à se calmer. Il se sentit soudain épuisé. Un détail lui revint cependant en mémoire.

-Tu as dit notre fille ?

Harry sourit et caressa la joue de son fiancé.

-Pour s'assurer que vous n'aviez rien, Mme Pomfresh t'a examiné toi et le bébé. Elle a alors découvert que tu attendais une fille.

Draco sentit un sourire s'épanouir sur ses lèvres et ses mains filèrent d'elle même vers son ventre.

-Une petite fille ?

-Oui mon ange, une petite fille.

-Tu es heureux ?

-Toujours quand tu es près de moi. Mais sais-tu ce qui me rendrait encore plus heureux ?

-Quoi ?

-Que tu deviennes très vite mon mari.

A nouveau Draco sentit les larmes mouiller ses joues mais cette fois il ne fit rien pour les retenir. Harry déposa un tendre baiser sur ses lèvres.

-Dort mon ange, reprend des forces pour rentrer à la maison.

-Je t'aime, souffla Draco.

-Je t'adore, répondit Harry avec un sourire tendre.

Le Survivant resta près de Draco jusqu'à ce qu'il s'endorme puis rejoignit leur appartement pour dormir à son tour.

Deux mois avaient passé depuis que Draco était revenu du manoir et il passait tout son temps avec Harry. Le Survivant quand à lui organisait en secret une surprise pour son fiancé. Il avait mit ses amis à contribution pour que Draco ne se doute de rien. C'est un ainsi que par un matin de mars, Harry réveilla Draco avec un baiser tendre.

-Debout mon ange, souffla t-il.

-Humm… Laisse-moi encore dormir…

-Aller mon ange, j'ai une surprise pour toi.

Draco soupira et s'étira en souriant. Harry sentit le désir s'éveiller et ses yeux brillèrent. Il s'allongea près de son fiancé, ses mains commencèrent à caresser le corps blanc de Draco.

-Harry… soupira Draco.

-Tu es si beau comme ça…

Draco grimaça.

-Je suis énorme !

-Mon ange, tu n'as jamais été plus beau … et j'aime tellement que tu porte notre fille…

Les flammes du désir embrasèrent presque immédiatement les reins de notre ange. Son ventre rond ne semblait pas rebuter son mari, bien au contraire. Il le laissa donc l'enlacer, l'embrasser, le caresser et bientôt, des gémissements d'envie et de plaisir résonnèrent dans la pièce.

-Tu me rends fou Draco… gémi Harry dans son cou alors qu'il le pénétrait doucement

-Haaaaarrryyy… ho Seigneur… oui… encore Harry… je t'en prie… oui…

Lentement, à la fois pour faire durer le plaisir et pour ne pas prendre le risque de faire de mal à Draco ou à Altaé, leur petite fille, Harry s'enfonça dans le corps blanc de son futur mari. Et de nouveau la danse frénétique des amants les emmena aux portes du plaisir.

Alors qu'Harry s'allongeait près de Draco, ce dernier se leva précipitamment et se dirigea vers la salle de bain pour soulager la vague de nausée qui le submergea. Harry se précipita à sa suite pour l'aider.

-Draco, mon ange, ça va ? Demanda t-il anxieux.

Le Serpentard voulu lancer une réplique acerbe, mais il se retint. Après avoir vidé son estomac, il se retourna vers Harry et se blottit dans ses bras.

-Ça va… mais la prochaine fois, c'est toi qui porteras un enfant.

Harry sourit doucement.

-Viens te doucher, j'ai une surprise pour toi aujourd'hui.

-Qu'est ce que c'est ?

-Va te doucher et met les vêtements que tu trouveras sur la chaise.

Sur ce, Harry sorti de la salle de bain et parti s'habiller. Quand Draco sorti de la douche, propre et frais, il trouva sur la chaise un pantalon et une chemise blanche accompagnés d'une robe de sorcier toute aussi blanche. Un nœud papillon l'attendait et un ruban d'argent pour nouer ses cheveux. En son fort intérieur Draco se félicita d'avoir inculqué à Harry quelques notions de gout.

Une fois habillé et coiffé, Draco sorti de la salle de bain en s'attendant à trouver Harry. Mais ce fut Hermione et Fred Weasley qu'il trouva en train de l'attendre. Eux aussi étaient vêtus de pied en cap pour une soirée de gala.

-Bonjour Draco, dit Hermione gentiment, comment te sens tu ?

-Ou es Harry ?

-Il nous a demandé de venir te chercher pour t'accompagner sur le lieu de ta surprise.

-Qu'est ce qui se passe pourquoi est on habillé comme si on allait à un mariage ? Et pourquoi VOUS êtes habillé comme ça ?

-Draco, viens avec nous et nous t'expliquerons tout. Et souviens toi, ce n'est bon ni pour toi ni pour Altaé de te faire du soucis, continua Hermione.

Draco se laissa convaincre puis conduire à travers les couloirs du château non sans se tenir tout de même sur ses gardes. Mais, quand ils arrivèrent devant les portes de la grande salle et qu'Hermione et Fred l'abandonnèrent en lui donnant pour instructions de ne pas bouger avant que les portes ne s'ouvrent, il commença à entrevoir la raison de tous ces mystères.

Il n'eut pas à attendre longtemps. Après quelques minutes, les doubles portes de la Grande Salle s'ouvrirent sur un spectacle qui figea Draco sur place. Tout au bout d'une allée située entre deux rangée de banc en bois précieux, l'attendaient Ron, Dumbledore, Blaise et surtout Harry. Harry vêtu d'une somptueuse robe de sorcier noire et d'un costume noir qui avait fait fantasmer Draco depuis des mois. Hermione qui se tenait près de la porte au cas où, prit la main de Draco et lui fit faire un pas.

Presque aussitôt, Draco s'avança vers ce qu'il savait être l'autel et vers celui qui allait bientôt être son …mari. Il réalisa alors qu'il se rendait à son propre mariage, qu'il allait s'unir officiellement avec son âme sœur, avec le père de sa fille… qu'il allait passer le reste de sa vie marié avec Harry. Les larmes dévalèrent ses joues tandis qu'il allongeait le pas. Enfin, il se retrouva aux cotés de Harry qui se saisit de ses mains pour le réconforter et le rassurer.

-Harry…

-Chut mon ange… tout va bien.

Dumbledore prit la parole.

-Mesdemoiselles, messieurs, nous sommes aujourd'hui réunit pour unir ces deux hommes dans le mariage. Si une personne a une raison de refuser cette union, qu'elle parle maintenant.

Le silence répondit au vieux mage.

-Dans ce cas. Harry James Potter, acceptez vous de prendre Draco Lucius Malfoy ici présent comme époux, de le chérir, de l'honorer, dans la richesse comme dans la pauvreté, dans la santé comme dans la maladie, jusqu'à ce que la mort vous sépare ?

-Oui, répondit Harry des larmes plein les yeux en passant une alliance au doigt de Draco

-Draco Lucius Malfoy, acceptez vous de prendre Harry James Potter ici présent comme époux, de le chérir, de l'honorer, dans la richesse comme dans la pauvreté, dans la santé comme dans la maladie, jusqu'à ce que la mort vous sépare ?

-Evidemment ! Soupira Draco en passant à son tour une alliance au doigt d'Harry.

Une vague de rire secoua l'assistance.

-Je vous déclare donc mari et époux.

Sans plus de cérémonie, Draco se jeta sur Harry pour un vertigineux baiser. Une vague d'applaudissement retenti dans la salle alors que les quelque invité fêtait les jeunes mariés.

-Je t'aime si fort, souffla Draco à son mari, merci.

-Maintenant plus rien ne pourra jamais nous séparer, pas même ton père.

Draco rit de bonheur et se blottit contre son époux. Oui, ils étaient lié aux yeux de la loi et rien ne pourrait les séparer, rien pas même la mort.

La fête qui avait suivit leur mariage était grandiose. La grande salle avait été décorée d'ange miniature et de diverse créature magique qui fascinait tant Draco. Des guirlandes de fleurs et des fontaines de vin parsemaient les tables et les plats étaient tous plus raffinés les uns que les autres. Au centre de la salle, une piste de danse avait été aménagée et le couple de nouveau marié l'avait inauguré en ouvrant le bal sur une valse viennoise. Puis, enfin, Harry et Draco s'était retiré dans leurs appartements pour profiter de leur nuit de noces.

-Harry, mon Harry, mon amour… tu es fou d'avoir fait tout ça… souffla Draco dans son cou.

-Mon ange, rien n'est trop beau pour toi…

-Tu es fou, répéta Draco en riant pour masquer son trouble.

-Oui, fou de toi.

-Ha oui, fit Draco en caressant la bosse qu'il sentait contre sa cuisse, vraiment ?

Harry grogna et plaqua son mari contre la porte pour dévorer la peau tendre de son cou. Bientôt, les mains des deux jeunes mariés s'égarèrent sur la peau et le plaisir les emporta.

Trois mois avaient passé. Draco approchait du terme de sa grossesse et se sentait de plus en plus lourd et gauche, mais Harry ne cessait de lui confier combien il le trouvait beau et sensuel. Jamais le jeune ange ne s'était senti aussi heureux que depuis son mariage. Harry passait tout son temps libre avec lui, il s'occupait de lui, cédait à ses moindres caprice et le couvait sans cesse du regard.

Mais, la fin de l'année approchait. Et avec elle, l'angoisse d'une attaque. Draco savait que Voldemort attaquerait pendant la période des examens. Il en était persuadé et Harry avait beau le rassurer il n'en faisait pas moins des cauchemars qui le réveillaient la nuit. Il craignait qu'Harry ne survive pas à la confrontation. Il en tremblait littéralement de peur. Imaginer ne serait ce qu'un instant sans Harry le mettait au supplice.

Finalement, alors qu'ils révisaient tant bien que mal leurs ASPICs dans leur appartements, le professeur Snape entra sans frapper et prit Harry à part. Draco vit le visage de son mari se décomposer puis se raffermir en une grimace déterminée et dure. Il lança un regard sur Draco, murmura quelque chose à Snape et sorti du salon pour se diriger vers leur chambre. Aussitôt, Draco sentit l'angoisse l'envahir.

-Severus ? Qu'est ce qui se passe ?

-Rien de bien grave, une réunion de l'ordre.

-Ne te fiche pas de moi Severus ! Qu'est ce qui se passe ? Pourquoi Harry avait l'air si déterminé ? On dirait qu'il part affronter Voldemort !

Le professeur Snape ne dit rien et pour la première fois depuis bien longtemps, baissa les yeux devant un élève. Draco oublia soudainement de respirer et sans un mot pour le professeur se précipita aussi vite que son corps le lui permettait dans la chambre.

-Harry !

Son mari était en train de passer une tenue de combat. Une combinaison en cuir, des bottes, une ceinture pleine de potions et un étui pour sa baguette, une épée et plusieurs poignards et même une arme à feu. Il leva les yeux sur son mari et son regard s'attendrit.

-Draco… je…

-Non ! Ne me dit pas que tu dois y aller ! Je ne veux pas ! Je ne veux pas te perdre !

-Tu ne me perdras pas, Draco. Je te l'ai déjà dit. Rien pas même la mort ne peut nous séparer. Si d'aventure je ne revenais pas…

-Ne dit pas ça, hurla Draco désespéré.

-Si d'aventure je ne revenais pas, prend bien soin de notre fille et dit lui surtout que je vous ai aimé très fort tout les deux.

-Harry, je t'en supplie, n'y va pas ! Je… je ne supporterais pas de te perdre ! Je ne peux pas vivre sans toi. S'il te plaît, mon amour reste près de moi…

-Draco, c'est pour toi et Altaé que je vais me battre ce soir. C'est pour vous assurer un avenir, pour que notre fille ne connaisse pas le monde de peur et d'incertitude dans lequel nous avons vécu toi et moi.

-Ne fais pas de notre fille une orpheline ! Je t'en supplie, reviens !

-Je reviendrais. Mais fait moi une promesse !

-Tout ce que tu veux.

-Ne sort pas pendant les combats.

-Mais…

-Je t'en prie Draco. Je ne veux pas te voir tomber. Je ne le supporterais pas. Jure-moi de rester à l'abri. S'il te plaît.

Draco baissa les yeux.

-Je resterais à l'abri.

Draco s'effondra en larmes dans les bras de son mari et le serra contre lui. Harry lui aussi pleurait, mais il finit par se détacher de son époux et par sortir sans se retourner. Quelque instant plus tard, alors que Draco pleurait assis sur leur lit, Snape entra.

-Draco…

- Laissez-moi !

-Draco, il faut que tu me suives.

-Pourquoi ? Je n'ai plus rien !

-Draco, Harry n'est pas encore mort ! Il reviendra, mais tu dois te mettre à l'abri avec les autres.

Draco soupira et se leva.

-Je veux qu'il revienne… Severus…

-Je sais. Mais cesse de t'inquiéter ce n'est pas bon pour ton enfant.

-C'est facile à dire.

Severus souri doucement et entraîna Draco avec lui au sommet de la tour d'astronomie ou tout les élèves trop jeunes étaient réuni. De là haut, Draco pourrait suivre le cours des combats et veiller sur Harry.

Seul dans le grand hall d'entrée de l'école, Harry pensait à son mari. Ses yeux rieurs, sa peau laiteuse, sa bouche rose, et son gros ventre… Un sourire amer étira les lèvres du Survivant. Il savait qu'il risquait de ne plus jamais revoir son mari. Il porta sa main gauche à ses lèvres et embrassa son alliance. Puis il vida son esprit et se concentra sur son ennemi et sa tache à venir. Déterminé, il sorti dans le parc ou l'attendait son destin.

Du haut de la tour Sud, celle qui donnait sur le parc, Draco et tous les jeunes élèves qui n'étaient pas en âge de se battre observait leur héros se diriger vers les lignes de l'ordre du Phénix. Draco était de plus en plus anxieux. Sans savoir pourquoi, un mauvais pressentiment l'oppressait. Hermione posa une main sur son épaule.

-Draco, viens te reposer.

-Non. Je ne le quitterais pas des yeux.

-Draco…

-Non ! On m'a déjà refusé le droit d'être prêt de lui, ne m'enlève pas celui de le regarder.

Hermione battit en retraite. Elle ne pouvait décemment pas empêcher un ange de couver son compagnon. Et puis Draco avait raison. On lui avait enlevé le droit de protéger son compagnon, qui était-elle pour lui enlever celui de le regarder.

Alors Draco observa son époux marcher vers ses alliés. Droit, froid, déterminé, magnifique… Seigneur qu'il pouvait l'aimer…

« Par pitié… faites qu'il revienne… je vous en supplie… » Priait il en silence.

A suivre…

Prochain chapitre, la bataille. Ce sera bien le dernier chapitre. Ha, au fait, préparez les mouchoirs.