Bonjour à toutes,

voici enfin le dernier chapitre. j'espère que cette histoire vous aura plu.

Le dernier cadeau d'un ange

Chapitre 4

Draco était dans l'infirmerie depuis bientôt quatre heures et Harry n'avait toujours aucune nouvelles. Il se rongeait les sangs et ne savait pas quoi faire pour calmer son anxiété. Comme il aurait voulut pouvoir être auprès de Draco à cet instant mais à peine Mme Pomfresh l'avait elle avisé qu'elle avait mis l'époux anxieux à la porte pour avoir toute latitude dans son infirmerie. Et maintenant Harry tournait en rond comme un lion en cage.

-Harry ! s'exclama une voix venue du couloir.

-Severus ! Seigneur tu es en vie, merci… souffla le Survivant en se jetant dans les bras de son ancien amant.

-Harry, que se passe-t-il ?

-C'est Draco. Il a reçu un sort et depuis il est pratiquement dans le coma et notre fille… elle… elle est…

Harry fondit en larmes dans les bras de Severus tandis que Ron arrivait. Ce dernier haussa un sourcil en voyant son meilleur ami dans les bras de son amant mais ne dit rien. Le moment n'était pas aux récriminations.

-Je suis sur qu'il va s'en sortir. Ne t'inquiète pas. Draco est fort, il vivra, souffla Severus.

-Je ne peux pas vivre sans lui. Il est mon âme.

Ron mesura toute la détresse de son ami et se joignit à l'étreinte pour le réconforter.

-Ron… Je… je… excuse moi, souffla Harry en voulant se dégager des bras de Severus

-Non Harry, reste. Tu es mon ami et j'ai confiance en toi et en Severus. Tu as besoin de nous aujourd'hui, nous sommes la.

-Ron…

A cet instant, l'infermière ouvrit la porte. Elle paraissait épuisée. Harry se jeta pratiquement sur elle.

-Comment vont-ils ?

-Je suis désolé Mr Potter.

Harry sentit ses entrailles se nouer.

- Que s'est-il passé ?

-Votre fille n'a pas survécu. J'ai fait tout ce que j'ai pu mais le sort que votre mari a reçu l'a tué sur le coup.

-Et Draco, souffla Harry d'une voix blanche.

-Votre mari est hors de danger à présent mais il a besoin de repos et de soutient. Perdre un enfant n'est jamais facile.

-Je peux le voir.

-Allez-y.

Harry entra dans l'infirmerie et son regard se posa immédiatement sur le berceau ou reposait le corps sans vie de leur première enfant. Puis il vit Draco qui semblait dormir sur un lit. Il s'approcha doucement de lui et lui prit la main. Presqu'aussitôt Draco se réveilla et fixa son attention sur son mari.

-Harry… souffla t il soulagé.

-Mon Ange, répondit Harry en grimpant sur le lit pour le prendre dans ses bras. Je t'aime.

-Harry, j'ai eut tellement peur de te perdre.

-Je suis là mon amour et je serais toujours là quoi qu'il arrive.

Draco se blottit contre son mari, heureux de pouvoir toujours respirer son odeur. Puis il comprit que quelque chose n'allait pas. Son mari était raide et le serrait trop fort contre lui. Il était trop prés.

-Altaé… Ou est-elle ? Ou est mon enfant ! Harry !

-Calme toi mon amour je t'en prie.

-Harry ou est ma fille ! Par pitié, Harry !

-Draco, notre fille est… Altaé…

-Non ! Non !

-Elle est morte…

-NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON !

La plainte de Draco déchira l'air et bien des cœurs se serrèrent en l'entendant. Harry le serra d'avantage contre lui. Déchiré, Draco versait un torrent de larmes et s'agrippait à son mari comme un naufragé à une planche de bois. Il répétait le prénom de sa fille comme une litanie, espérant que la seule force de son amour pourrait la ramener. Mais rien n'y fit. Les deux parents pleurèrent longtemps dans les bras l'un de l'autre avant que Draco ne se redresse.

-Ou est-elle ? Je veux la voir.

-Draco…

-Non ! Je veux la voir !

Résigné, Harry se leva et prit le petit cadavre dans le berceau pour le ramener prés de son mari. Draco prit le petit corps dans ses bras et le berça tendrement.

-Bonjour mon étoile, je suis ton papa… souffla t il doucement. Et voici ton autre papa, dit il en désignant Harry.

Des larmes plein les yeux, Harry caressa les cheveux dorés.

-Bonjour petit ange.

-Nous n'aurons jamais la chance de te connaitre mais nous t'aimerons toujours Altaé, mon cœur, mon étoile…

Draco éclata à nouveau en sanglot serrant contre lui le corps froid de sa fille. Harry l'enlaça et pleura avec lui, déversant dans ces larmes toute sa tristesse, sa rage, sa colère, sa haine contre ce monde qui lui prenait l'un des être qui comptait le plus pour lui.

Puis, les larmes se tarirent et le moment fut venu de laisser partir leur petite fille.

-adieu ma chérie, repose en paix, murmura Draco.

Quand Harry voulut reprendre le cadavre, Draco résista un instant mais épuisé céda face à son mari. Le Survivant replaça l'enfant dans son berceau avant de retourner prés de son mari. Draco luttait contre le sommeil et se blottit instantanément contre Harry quand celui le rejoignit dans le lit.

-Je suis désolé… murmura t il

-Draco… ce n'est pas de ta faute…

-Si je ne t'avais pas désobéit Altaé serait encore en vie à cette heure ci.

-Et je serais mort.

-ne dis pas ca.

-Draco en intervenant tu m'a sauvé la vie. La mort d'Altaé est du fait de Voldemort. Tu n'y es pour rien. Je ne t'en veux pas. Tu es et restera à jamais mon âme et mon plus cher amour.

-Harry…

-Dort mon ange, je reste prés de toi.

Draco s'endormi en pleurant, songeant le cœur serré à sa petite fille qui jamais ne verrait la beauté que ce monde avait eut à lui offrir.

Une semaine passa entre crise de larmes et repos pour Draco, puis vint le temps de l'enterrement. Les parents se trouvaient aux premières loges tandis que leurs intimes restaient en arrière en silence, respectueux de leurs douleurs. La cérémonie fut brève et au moment de la mise en terre, Draco s'effondra, pleurant de toute son âme cette perte qui le déchirait. Harry le soutint du mieux qu'il, enfouissant sa propre douleur au fond de lui. Quand le cortège quitta le cimetière une horde de journaliste attendait le Survivant.

-Mr Potter, vous avez débarrassé le monde magique d'un dangereux mage noir, allez vous vous présenter au ministère ?

-Mr Potter quelle est la nature exacte de votre relation avec Mr Malfoy.

- Écoutez-moi bien car je ne me répéterais pas. Draco Malfoy Potter est mon mari. Nous venons d'enterrer notre fille et nous ne voulons plus rien avoir à faire avec le ministère. Nous allons nous retirer dans le manoir Malfoy. Ce sera tout.

-Mr Potter !

-Mr Potter !

-Je ne répondrais plus à aucune question et le premier journaliste qui m'approchera moi ou un membre de ma famille regrettera d'être venu au monde. Me suis-je bien fait comprendre ? Siffla t il rageusement, outragé que ces vautours refusent de lui accorder cet instant de deuil qu'il réclamait à corps et à cri.

Draco se blottit contre son mari et sans crier gare les fit transplaner au manoir. Aussitôt Harry laissa échapper sa colère qui se matérialisa sous forme d'un flux magique d'une rare intensité qui dévasta la pièce dans laquelle ils se trouvaient. Pas le moins du monde désarçonné par cette démonstration de souffrance, Draco s'approcha de son mari et enlaça sa taille.

-Ce n'est pas ta faute Harry, lui souffla t il à l'oreille.

-Bien sur que si ! Si je n'étais pas le Survivant tu n'aurais jamais eut à te jeter dans la bataille et nous n'aurions pas enterré notre fille aujourd'hui ! Hurla Harry.

-Harry mon amour, le destin est cruel de nous avoir enlevé notre fille, mais nous ne pouvons plus rien contre cela. Il ne faut pas te torturer avec des « si » et des « j'aurais du ». Tu as sauvé le monde par Merlin, tu m'as sauvé moi !

-Draco…

Le Survivant s'effondra enfin dans les bras de son mari, extériorisant sa peur et son angoisse dans une crise de larme qui les laissa vide et exténué.

Quinze années étaient passées depuis la fin de la guerre. Le monde s'était remit de cette débauche de violence et de désespoir. Aujourd'hui les enfants n'avaient pas peur de l'avenir et leurs parents savouraient cette innocence préservée qu'ils avaient arrachée aux crocs du malheur. Harry et Draco avaient finalement réussit à se reconstruire et leurs trois beaux enfants en témoignaient. Trois garçons, comme si le destin n'avait pas voulut leur compliquer la tache en leur donnant une fille qui leur rappellerait sans cesse celle qu'ils avaient perdu.

En cette nuit de printemps toute la famille était réunie au cimetière. Ils restaient silencieux pendant que leurs parents se recueillaient sur la tombe de cette sœur qu'ils n'avaient pas connu.

-Bonjour petite étoile et bon anniversaire, souffla Draco en déposant un bouquet de fleur sur la petite tombe.

-Bonjour Altaé ma chérie, et Joyeux anniversaire, murmura Harry à son tour.

Les trois enfants survivants du couple ne comprenaient pas vraiment ce qui se déroulait sous leurs yeux, du haut de leurs 11 ans, Scorpius et Arcturus, jumeaux, veillaient sur leur jeune frère de 5 ans, Orion.

-Dis, souffla Orion en attrapant la manche d'Arcturus, pourquoi on est la.

-c'est pour souhaiter un bon anniversaire à quelqu'un.

-Qui ?

-C'est ta grande sœur. Elle s'appelait Altaé.

-Mais on n'a pas de sœur, murmura le plus jeune.

Scorpius intervint.

-Elle est au ciel avec les étoiles et elle veille sur nous.

-Avec nos étoiles ?

-Oui mon cœur souffla Draco en revenant, avec vos étoiles et votre grande sœur veillera toujours sur vous.

Comme pour confirmer ces paroles, Altaïr étincela plus fort dans le ciel.

-regarde Papa, souffla Scorpius, l'étoile elle brille fort.

-Oui mon ange, c'est l'étoile de ta sœur, répondit Harry en rejoignant sa famille.

Il embrassa ses enfants avant d'enlacer leur père et de l'embrasser avec autant de passion et d'amour qu'au premier jour.

-Je t'aime mon ange, souffla t il.

-Moi aussi, Harry, moi aussi.

-Ho prenez vous une chambre, grimaça Arcturus.

Les deux parents éclatèrent de rire et prirent le chemin du retour en compagnie de leurs enfants. Haut dans le ciel, Altaïr brillait de tout son éclat comme pour protéger la petite famille.

FIN

Et voila. C'est la fin. Pour un OS vous avouerez qu'on a fait plus court… Bref… J'espère sincèrement que cette fic vous aura plût et que vous aurez passé un bon moment. Je vous dis à la prochaine.