Chapitre 5 : Vers de nouvelles aventures


Nous y voilà enfin, le train du quai 9 ¾ de King Cross. Poudlard..., pensa-t-elle, on lui en avait tellement parlé. Enfin le « on » serait plus un personnage excentrique sortit tout droit d'un livre de science-fiction qui se prétendait directeur d'une certaine école, Poudlard en l'occurrence. Cela lui faisait bizarre, ils n'étaient qu'une dizaine dans le wagon et elle était certaine que personne d'autre ne monterait. Tous étaient des « nés moldus » comme disait l'autre, qui plus est sans pouvoir. «Sans pouvoir », ce n'était pas l'entière vérité, ils étaient en quelque sortes une race intermédiaire entre moldus et sorciers... Sorcier, encore un mot auquel elle devait s'habituer. Selon le dictionnaire français c'était au temps Moyenâgeux une personne que l'on croyait en liaison avec le diable et qui pouvait opérer des maléfices. Le diable, elle ne savait pas s'il existait mais s'il est réel alors il l'avait foutu dans une belle merde, pensa-t-elle avec un sourire mental. Elle se repassa ensuite la fin de la définition, une personne qui a des dons pour quelque chose, oui cela pouvait lui correspondre. Dernier indice, anthropologiquement c'est une personne qui pratique la sorcellerie.

(-Je ne vois pas du tout à quoi cela t'avance de réciter cette définition et surtout expliquer un mot par le même mot ne fera jamais avancer le schmilblick. D'accord cela ne l'avançait à rien, mais cela lui permettait de se raccrocher aux seules branches qu'elle pouvait. Par contre la troisième définition lui en apprenait plus sur la raison du secret qui les entourait, « chasse aux sorcières : poursuite et élimination systématique par le pouvoir en place des opposants politiques. ». Oui, c'était bien cela que lui avait expliqué le petit gus anglish dans sa cape vert émeraude, ce sont pour des raisons politiques que leur- et aussi la sienne - existence ne devait jamais être révélée (sauf bien sûre à des personnes de confiance). « Politique », encore un mot qu'elle ne supportait pas, un mot qui l'empêchait de rester dans sa famille et se garder la routine école-devoir-dodo mais qui expliquait toutes les mesures prises pour leur transfert à Poudlard. Et dire que si elle n'avait pas été aussi naïve cette nuit-là elle ne serait pas là.

-Et oh, faut pas pousser non plus, si t'étais pas d'accord t'avais qu'à nous laisser crever.

-Vous dites ça comme si j'avais eu le choix d'accepter ce contrat, j'étais la seul à pouvoir vous supporter tant dans ma constitution organique que mentalement, pour supporter rien que vous deux il faut en avoir des couilles ! Laissa-t-elle raisonner dans son esprit

-T'en a pas, tenta l'autre.

-Et alors, je ne sais même pas pourquoi je vous parle!

Encore une chose à laquelle elle devait s'habituer, en plus de tous ces changement, depuis cette... mauvaise rencontre.

-C'est fini oui ou merde !

-Arrête de crier, c'est assez désagréable.

- Bah bouche-toi les oreilles.

-Tu es dans mon esprit.

-Ah oui, et alors.

Elle regardait enfin à l'extérieur, dehors les élèves courraient dans tous les sens, les mères et les pères venus les accompagner se pressaient autour des fenêtres des wagons pour un dernier au-revoir à leur progéniture. Les pigeons et autres volatiles survolait cette foule grouillante dans des bruissements d'ailes inaudibles parmi le brouhaha, traversant les jets de vapeur brûlant de la locomotive enfin sous pression, prête à partir.

Une rentrée des classes sorcière plutôt anodine d'autant plus que personne ne savait ou ne devait savoir qu'ils étaient là. Personne ne pouvait remarquer ce wagon parmi les autres, hermétique, aux fenêtres sans teint. C'est incroyable comme la magie peu faciliter certaines choses. Non, attendez, un jeune garçon la regardait droit dans les yeux, blond platine, un nez busqué…

-Arrête de te faire des idées, personne, je dis bien personne, ne peux te voir, tenta de la raisonner la première voix

-Bœuf a raison, et puis de toute façon tu ne lui parleras jamais !

-Arrête de grogner Cochon, tu ne sers à rien. Au fait tourne la tête pour qu'on puisse voir les autres.

Elle s'exécuta

La jeune fille se demandait si, tout comme elle, les membres de son « espèce » étaient schizo… enfin s'ils partageaient leur tête avec d'autres êtres…Mais prendre la parole alors que personne ne me l'avait adressé lui semblait le comble de l'impolitesse et donc totalement exclu; rien que d'y penser elle en avait des frissons.

Elle respira un bon coup. Dans son compartiment il y avait deux autres filles, à peine plus jeunes qu'elle. L'une arborait des dessins sur sa peau qui ressemblaient à des étoiles et des constellations. L'autre était très bronzée du genre « qui a passé sa vie au soleil ». Elle ne pouvait percevoir ses tatouages d'où elle était mais ils devaient être discrets. Elle qui était obliger de porter une cape pour se couvrir entièrement pour cacher les siens et les autres modifications qui vont avec.

-Arrête tes simagrées, cela aurait pu être pire, tu acceptais notre aide pour cacher tes déf…

-Non mais arrête de lui donner des mauvaises idées, tu te souviens de ce qu'avait dit le british « n'utilise en aucun cas tes pouvoirs, on ne sait jamais » non d'un dragon.

-On ne jure pas par sa race.

-Ta gueule.

-On ne dit pas de gros mots.

-Taisez-vous, vous deux, vous me filez mal au crâne.

-Et regarde ce que j'ai appris à maitriser…, s'exclama la fille aux étoiles.

Elle disparue d'un coup, l'autre regarda la place vide d'un air dédaigneux.

-Pfff mais attends, regarde ce que je peux faire.

Et aussi tôt elle fit pousser une petite herbe dans sa main et la fit danser sur un air qu'elle seule connaissait.

-Nous n'avons pas le droit d'utiliser nos pouvoirs avant d'avoir reçu l'autorisation, signala la jeune fille à la cape

Surprise, elles se tournèrent vers elle :

-Tiens, on dirait que tu parles finalement, je m'appelle Ariane, me dit la fille qui venait de réapparaitre.

-Moi, c'est Lucie, répondit l'autre, je ne savais pas qu'on ne pouvait pas les utiliser, tu le savais toi ?

Elle se rappela soudain que le directeur de Poudlard, Willnoon Floudynot … euh … Willnot Ploucdi…, enfin machin, bref avait justement précisé que seulement pour elle ce serait une interdiction formelle, alors que pour les autres plus une recommandation. Voilà, maintenant, elle s'était fait remarquée comme la fille rabat joie, elle aurait dû se taire, comme toujours.

-C'est avec des « j'aurais dû ne pas me présenter à l'Assemblée des animaux au commencement du Monde » qu'on aurait pu éviter la Troisième Guerre Mond…

-Mais tais-toi, ils ne sont pas encore au courant!

-Heu… que-j'aurais-pu-ne-pas-me-retrouver-dans-cette-situation, dans la tête d'une pauvre gamine sans cervelle et bourrée de complexes.

-C'est à qui qu'tu causes ? lui répondit-elle. Et qu'elles sont ces histoires de fin du monde ?

-Laisse-le parler, il n'a plus toute sa tête, il est un peu sénile avec le temps, tu sais la création du monde revient à très longtemps.

-Ah, oui bien sûr, vous n'êtes pas du tout crédible, mais qui suis-je pour m'opposer au mécanisme du destin ?

Un sifflement retentit, le quai c'était vidé de moitié et les quelques mioches retardataires courraient pour ne pas rater le train. Dernier au revoir déchirant pour certain, surtout pour les parents qui pleuraient de devoir se séparer de leurs cher petit chérubin. La locomotive laissa un nuage de vapeur envahir la gare, et s'ébranla, tirant péniblement ses douze wagons visibles.

-Me voilà partie, pensa-t-elle, vers un avenir dont je ne connais pas l'issue.

oOo

Plus tard les deux filles, ayant terminées de faire leurs démonstrations, se tournèrent vers elle :

-Et toi qu'est-ce que tu peux faire ? Tu n'as pas trop chaud sous cette cape ? Lui demanda Lucie.

-Non c'est bon merci, désolé, répondit-elle évasivement.

Flagellation mentale, le « désolé » était sorti tout seul, sans qu'elle le veuille. Ce n'est même pas le premier jour qu'elle faisait déjà des gaffes.

-Allez, enlève-là, tu ne vas pas la garder tout le temps, non ?

- On n'a même pas vu à quoi tu ressemblais ! Argua Ariane.

Tiraillée entre deux émotions contradictoires elle commença à enlever tout doucement, à contre cœur, la capuche qui couvrait tant bien que mal l'horreur qu'était devenu mon visage.

-Mais que diable suis-je aller faire dans cette galère, j'aurais dû prendre un niquab, maugréa-telle.

-Mais non, mais non, il ne faut pas avoir honte et puis tu dramatise toujours tout.

-Tu feras fureur parmi les mâles, quand tout sera terminé.

-Les mâles salamandres oui ! Taisez-vous, où je…

-Où tu… ?

-Non, rien, taisez-vous, juste.

Puis avant qu'elle ne se découvre complètement, une tête blonde apparues dans l'embrasure du compartiment.

Un bruit de porte retentit soudain.

-Ah, il y en a aussi ici, dit un garçon parlant à un interlocuteur invisible, salut les filles je suis Nicolas, mais vous pouvez m'appelez Nick, dit-il en faisant un clin d'œil, provoquant au grand désarroi de la fille du fond, des gloussements de poule chez ses voisines

-Encore un m'as-tu-vu, pensa-t-elle.

-Tu sais, il y a eu des cons sur Terre, il y a des cons sur Terre, et il y aura des cons sur Terre.

-J'adore tes phrases philosophique à la mords- moi- l'nœud.

- On s'est tous regroupé dans le premier compartiment si vous voulez venir ?

Lucie et Ariane acquiescèrent, la dernière dans le compartiment, se leva, silencieuse, serrant les pans de sa cape autour d'elle et elles passèrent toutes les trois devant le jeune homme qui portait une suite de ligne noires et grises parcourant ses bras. Une fois arrivée devant la porte transparente du dit compartiment, elles virent plusieurs élèves entassés discutaillant joyeusement.

Voyant qu'il n'y avait plus de place pour elle, elle s'assit sur la moquette élimée du sol, place stratégique pour que personne n'ai de vu en contreplongée.

-Parano.

-J'assume.

Des « salut je m'appelle » fusèrent de toute part.

-Tu pourrais être plus aimable avec la clientèle, c'est quand même avec eux que tu vas passer ton année !

-Je cherche à créer une aura de mystère autour de moi,

-Ah, c'est pour ça que tu n'as pas d'ami, je vois, très bonne stratégie et surtout un très bon plan d'approche

-La ferme.

De là où elle se tenait elle avait une vue d'ensemble, une douzaine d'élèves parlaient et débattaient bruyamment.

Fatiguant

-Ecoutez tous dit le blond, maintenant que tout le monde est là on peut peut-être se présenter à tour de rôle ?

-Il a de l'autorité le p'tit gars.

-Il a l'air d'être un bon parti.

-Hein ?!

-Bon, je commence ?


Bonjour, après des mois de silence, je vous ai re-machiné les chapitres 5 et 6 et publier un nouvel opus de ma saga *fait genre elle est une grande écrivain mais ne la prenez surtout pas au sérieux*

Review?