Salut tout le monde, comment ça va ? Alors comme tout les samedi voilà un nouveau chapitre, j'espère qu'il vous plaira. Mais avant tout je dois remercier HeYa-NaHe, ma nouvelle correctrice pour avoir tout vérifié. Alors... Merci beaucoup ! ^^

N'oubliez pas de me dire ce vous avez pensé de ce chapitre. J'adore lire les reviews que vous postez !

"..."

Le soleil filtrait à travers les rideaux troués qui se trouvaient dans l'unique chambre du taudis qui servait de planque aux deux aurors. Une tête brune ouvrit ses yeux encore collés par le sommeil. Les idées encore embrumées, il se leva et alla prendre une douche. Il passa devant le canapé où une respiration s'échappait dessous une masse informe recouverte par des draps et des couvertures. Le temps s'était rafraîchit et on ne pouvait pas dire que l'isolation du trou à rat où ils avaient élu domicile soit à la hauteur. Le tas sur le canapé bougea et une tête en sortie. Cela faisait une semaine que l'incident entre les deux « coéquipiers forcés » c'était passé. Drago avait finit par se détendre un peu et avait arrêté de faire la tête. Cependant il ne manquait pas de rappeler souvent à Harry cet événement, ce qui avait le don de l'énerver. D'ailleurs le blond avait du le remarquer car il prenait un malin plaisir à choisir le bon moment pour remémorer cet épisode.

-Tu m'a réveillé avec ta démarche de centaure !

-Bonjour Drago, chaque fois que tu émerges de ton sommeil réparateur, tu es un vrai rayon de soleil.

Un râle se fit entendre suivit d'un « va te faire foutre Potter ». Mais ce dernier ne se démonta pas.

-Oui j'ai bien dormi, merci de t'en préoccuper. Et toi ?

L'ex-Serpentard souffla et se redressa. Il regarda l'autre dans les yeux et répondit finalement :

-Bon ça va là, qu'est ce que tu me veux à la fin ?

-Qu'on se réveille sans se traiter de centaure, de bandimon, de crapaud ou autre mot doux dont tu as le secret.

-Mais dans ce cas comment est-ce que tu sauras que je m'adresse à toi ? L'interrogea le blond l'air faussement innocent.

-Les gens normaux se disent bonjour le matin, demandent à l'autre s'il a passé une bonne nuit, ce qu'il veut pour le petit déjeuner... des choses comme ça.

L'ex Serpentard roula des yeux.

-C'est moins drôle, répliqua-t-il.

Ce fut au tour d'Harry d'exprimer un air désespéré. Il se tourna vers la porte de la salle de bain et entra. Il en sorti quelques minutes plus tard, une serviette autour de la taille. Il jeta un coup d'œil dans le salon. Drago était en train de mettre la table du petit déjeuner. Le brun se retint de se frotter les yeux pour s'assurer qu'il s'agissait bien de lui. Il s'avança sur la pointe des pieds vers la chambre où il avait laissé ses affaires. Il avait fait la moitié du chemin quand le blond se décida à faire volte-face. Il se le prit de plein fouet. La force du choc les firent tomber. Harry, étalé sur le parquet et Drago sur lui les bras tendus de chaque côté de la tête de son coéquipier, en train de reprendre ses esprits. Leur regards se croisèrent. Une douce chaleur emplit le corps de l'ex-Gryffondor, sentant le poids de son blond sur lui. Il vit alors que les poils sur les bras de ce dernier se dressait. Il avait la chair de poule. Il ne pouvait détacher son regard du sien, et lui non plus. Ce moment était juste parfait, comme le brun avait pu en rêver tant de fois. Il aurait voulu que ça ne s'arrête jamais. Tout à coup il sentit un mouvement au niveau du bas ventre de son coéquipier. Ce dernier devint rouge comme une tomate et lui se contenta de sourire bêtement, trop content de faire cet effet à son blond. Ce dernier ne devait pas penser la même chose car il se releva précipitamment, lui tournant le dos.

-J'ai cru que tu sortirais jamais de la salle de bain, t'es pire qu'une fille. J'ai eu le temps de préparer tout le petit déjeuner, je suis pas ton elfe de maison ! Maintenant j'ai presque plus de temps pour moi, espèce de griffon débile. La prochaine fois, c'est moi le prems pour aller me doucher, lança-t-il en entrant dans la salle d'eau.

Harry, toujours couché par terre se releva, sans cesser de sourire. Il avait beau dire ce qu'il voulait, le brun n'avait pas rêvé, il savait ce qu'il avait sentit et était trop heureux d'être responsable de cette réaction chez son Serpentard adoré. Tout n'était peut être pas perdu finalement. Il s'assit à table après s'être habillé et mordit dans un pancake. Lorsque la saveur se dégagea dans sa bouche, il fit une grimace et ne pu se retenir de recracher. Bon ok, tout n'était pas perdu mais tout n'était pas gagné non plus. Il faudra à l'avenir que Harry s'occupe des fourneaux s'il ne voulait pas être empoisonné. Il se contenta alors de boire un verre de jus d'orange et de se faire griller des toasts avec de la confiture.

Une demi heure plus tard, le « cuisinier du dimanche » fit son apparition dans le salon. Il évita le regard du brun et saisit un pancake qu'il porta à sa bouche. Sa réaction ne se fit pas attendre et refléta celle d'Harry. Il prit le plat et jeta tout le reste dans la poubelle. Il mangea un bout de pain et s'assit sur une chaise pour mettre ces chaussures. Le brun allait prendre la parole lorsqu'un bruit sourd se fit entendre. Il se leva et se dirigea vers la fenêtre de la cuisine. Un hibou du ministère avait une lettre qui leur venait de leur chef. Une fois celle-ci entre les mains de l'ex-Gryffondor, l'animal s'envola.

-Qu'est-ce que c'est ? Demanda alors Drago.

-C'est le boss qui nous envoi le compte-rendu des recherches que je lui avais demandé de faire sur les parents de Démété Rosewood, répliqua Harry en ouvrant l'enveloppe et parcourant le parchemin qu'elle contenait.

-Qu'est-ce que ça dit ?

-Les parents sont des moldus d'environs 50 ans qui n'ont jamais pu avoir d'enfant. Ils ont adopté Démété lorsqu'elle avait 2 ans. Ils disent d'elle que c'était une petite fille charmante et gentille mais qui avait des périodes troubles. Elle était très lunatique. Les médecins moldus ont dit qu'il s'agissait d'un dédoublement de la personnalité. Dans ses accès de colère, elle disait être une sorcière.

-Bien que je ne sache pas ce qu'un dédoublement de la personnalité peut bien être, je suppose qu'ils l'a prenait pour une folle.

-Plus ou moins, ils pensaient qu'elle avait un problème mental qui la poussait à se prendre pour une sorcière pendant ces moments de crise. Elle agissait normalement un moment et la seconde d'après devenait un horrible petit monstre.

-Mais peut être qu'elle disait vrai, elle était peut-être de notre monde, lança le blond.

-Tu crois vraiment que le ministère permettrait qu'une enfant de sorciers orpheline soit adopté par des moldus ?

-Ils n'étaient peut être pas au courant. A cet âge-là tu ne peux pas savoir si l'enfant est de notre monde ou pas.

-C'est une possibilité à envisager, mais dans ce cas pourquoi n'aurait elle pas reçu sa lettre pour Poudlard.

-Je sais pas mais il peut arriver que le radar de Poudlard ne se trompe, tu ne crois pas ?

-J'ai encore jamais vu ça, mais bon... pourquoi pas.

-C'est pourtant plus qu'évident qu'elle ne fait pas parti de ce monde, je ne sais pas ce qu'il te faut de plus ?

-Rien, moi aussi je pense que ça peut être une hypothèse, je dis juste qu'il ne faut pas mettre la charrue avant les hippogriffes. Parfois les choses ne sont pas ce qu'elles semblent être.

-Épargne-moi tes couplets de morale, tu es juste jaloux que je sois arrivé à cette conclusion avant toi alors que je ne suis qu'un stagiaire.

-Arrête ça tout de suite monsieur l'égocentrique. Ça n'a absolument rien à voir, c'est juste l'expérience qui me fait dire ça.

-Parce que deux ans et demi t'appelles ça de l'expérience ?

Autant il y a quelques minutes Harry lui aurait bien sauté dessus pour lui arracher ses vêtements et lui faire l'amour comme une bête autant maintenant il avait plutôt envie de lui foutre son poing dans la figure tellement il pouvait être arrogant. C'est vrai ce qu'on dit : « entre l'amour et la haine il n'y a qu'un pas ».

-Bon crois ce qui te fais plaisir, en tout cas on devrait aller enquêter dans l'orphelinat où elle a été adoptée. Il se trouve pas très loin d'ici. D'ailleurs c'est une drôle de coïncidence...

Le sourire aux lèvres le blond acquiesça. Ils prirent la voiture et se rendirent sur place. L'établissement n'avait rien d'accueillant. La façade était grise, sale et les portes étaient gonflées par l'humidité. Une dame assez âgée, les cheveux poivre et sel, un nez en trompette et avec un œil de verre vint leur ouvrir. Ça devait certainement être la concierge. Ils se présentèrent comme étant agents de Scotland Yard. Elle les fit entrer et leur fit visiter les lieux. Tout était très sombre, certains coins de mur avaient des traces de moisissure mais le sol et les meubles avait plutôt l'air propre. Il y avait un grand jardin où les enfants jouaient, même s'il n'y avait aucun jeux de plein air d'installé, le fait d'avoir un peu de verdure était déjà une chance énorme pour ces bambins. Les chambres quant à elle étaient spartiate, un lit, une table de nuit et une armoire. Il y avait des barreaux aux fenêtres pour « éviter les accidents » qui donnaient un air de prison à l'établissement.

La directrice les accueillit dans son bureau. C'était une femme d'une quarantaine d'années qui ressemblait un peu à Minerva McGonagall, en un peu plus jeune. Elle avait cet air à la fois autoritaire et compatissent. Elle les fit s'asseoir et prit la parole :

-Bonjour messieurs, je me présente je suis madame Wright. Que puis-je faire pour vous ?

-Bonjour, nous sommes de Scotland Yard, je suis l'agent Potter et voici l'agent Malfoy. Nous aurions besoin d'informations sur une ancienne pensionnaire dans le cadre d'une enquête.

-Oh je vois, de qui s'agit-il exactement ?

-Démété Rosewood, répondit Drago.

Il y eut un silence puis la directrice reprit la parole l'air inquiète :

-C'est pour quel genre d'enquête au juste ?

-Pourquoi est-ce que vous voulez savoir cela ? S'empressa de demander Harry qui avait sentit un malaise.

-Oh, juste pour savoir, se défendit-elle. Alors ?

-Contentez-vous de répondre à la question, répliqua le blond.

-Démété est un cas à part. Elle a été déposé dans un couffin devant notre établissement en pleine nuit. Heureusement que je travaillais encore à cette heure-là car j'ai entendu ses cris et j'ai pu la rentrer avant qu'elle ne meurt de froid. Elle était vraiment très belle, elle a tout de suite attiré tout les couples qui voulaient adopter. Malheureusement chaque fois, elle nous revenait. Les gens nous racontaient des choses étranges à son sujet. Petit à petit plus personne ne la voulait, elle était devenu le vilain petit canard de l'orphelinat.

-Qu'est-ce qu'il ce passait dans les familles ? Voulu savoir le brun.

-Les couples nous racontaient toujours des choses sans queue ni tête. On nous disait parfois qu'ils avaient vu le bébé voler au dessus de son lit, ou alors que pendant ses colères elle faisait exploser toutes les ampoules de la maison, ou encore une fois on nous a même dit que des aliments apparaissaient tout seul dans son assiette. Je ne sais toujours pas ce qui pouvait bien les déranger autant pour qu'ils inventent des histoires pareilles.

L'ex-Serpentard lança un regard en coin à son coéquipier et continua :

-Mais finalement elle a été adoptée. Comment vous l'expliquez ?

-C'est un vrai mystère mais on aurait dit qu'elle les avait choisit. Elle est allée les voir et les a appelés papa et maman, alors qu'elle n'avait jamais dit un mot. Attendri par ce petit bout, M et Mme Rosewood, signèrent sur le champs les papiers de l'adoption et nous n'avons plus revu Démété depuis ce jour.

-Effectivement c'est très étrange, répondit faussement Harry.

-Je vous l'avais bien dit monsieur l'agent. Maintenant est-ce que j'ai le droit de savoir pourquoi vous vouliez savoir tout cela sur Démété ? De quoi est-elle accusée ?

-De meurtre, répliqua alors Drago.

Le brun se tourna vers lui, le regard noir. Comment pouvait-il dire cela aussi naturellement ? Ce ne sont pas des choses à dire à la légère, surtout que les preuves sont encore plutôt mince pour affirmer quoi que ce soit. Il vit alors la directrice changer de visage. Ça y est, ils allaient être mit à la porte... Satané Serpentard incapable de la fermer !

-Je vais peut être vous choquer mais ça ne m'étonne pas vraiment.

-Pardon ? S'écria Harry.

-Je ne saurais pas dire pourquoi mais je me suis toujours sentie mal à l'aise en sa présence. Pourtant ce n'était qu'un bébé, mais elle dégageait déjà quelque chose de malsain, une chose pas naturelle. Elle faisait même peur à certains employés qui refusaient de s'occuper d'elle. Ils avaient peur d'être maudit s'ils la touchaient. Je n'ai jamais cru a tout ça, j'ai la tête sur les épaules moi, mais je ne peux pas nier que je ressentais en sa présence un malaise profond.

Après avoir remercier la directrice pour le temps qu'elle leurs avait accordées, ils reprirent la route. Dans la voiture, après un long silence. Harry lança :

-C'est vraiment bizarre tout ça quand même.

-Trop bizarre pour que ce ne soit qu'une affaire de moldus qui déraille, tu ne crois pas ?

-Très bien, tu as gagné. Cette fille devait être l'une des notre.

"..."

Je crois que vous allez être content, n'est ce pas Lolsifoul ? J'ai réussit à reprendre de l'avance alors...

Voilà un extrait du prochain chapitre !

"-Va te faire foutre, Potter !

-C'est une proposition ? Demanda le brun l'air intéressé.

-Pourquoi, ça te plairais ? Répliqua son coéquipier sur le ton du défis.

-Le risque est plus pour toi il me semble ! Et si ça te plaisait, qu'est ce que deviendrait le fier petit Malfoy ?

Harry s'avançait doucement vers le blond.

-Y a aucun risque, Potty !

-T'es vraiment sur de ça, Dray ?

A présent leurs visage n'étaient plus qu'à quelques centimètre l'un de l'autre. Drago transpirait, son front luisait légèrement. Il reprit la parole, ça voix était moins sure mais il ne voulait pas perdre la face alors il continua à jouer.

-Mais si ça se trouve c'est toi qui prendra ton pieds et tu ne pourra plus te passer de moi.

Le brun pris un air sérieux et plongea son regard dans celui de l'ex Serpentard.

-Je ne peux déjà plus me passer de toi !"