Salut tout le monde ! Comme ça va ? J'ai bientôt finit mes exam' du coup je pense que je pourrait m'avancer et vous remettre des extraits à partir de samedi prochain (enfin j'espère). Bonne lecture !

"***"

Le lendemain Harry fut le premier à se réveiller. Il entrouvrit un œil comme pour s'assurer qu'il n'avait pas rêvé de la nuit précédente. Son regard tomba sur un torse parfaitement dessiné, un visage fin et magnifique et de beaux cheveux d'un blond quasi blanc. Il en était maintenant certain. Hier soir Drago et lui n'avaient pas fait que dormir.

Avec la plus grande des délicatesse, l'ex-Gryffondor se leva et sortit de la chambre direction la cuisine. Tellement heureux, il décida de faire un petit déjeuner pour son amant qu'il lui apporterait dans la chambre. Toast, marmelade, café, salade de fruit, fromage blanc, le brun ne laissa rien au hasard. Il arrangea le plateau le plus joliment possible et s'avança dans le couloir. La lumière du jour qui pénétra dans la pièce lorsqu'il ouvrit la porte fit se retourner Drago. Harry déposa alors son œuvre à côté de lui et déposa un baiser sur la joue du blond en murmurant à son oreille :

-Il est l'heure de se réveiller petite marmotte.

Un grognement beaucoup moins romantique s'échappa de son amant. Au bout de quelques minutes, ce dernier se décida enfin à se retourner. Il regarda tour à tour le brun qui se trouvait à côté encore en caleçon et le plateau du petit déjeuné. Il demanda alors l'air inquiet :

-Qu'est-ce que c'est que ça ?

-Bah le petit déj, pourquoi ? Tu crois que je veux t'empoisonner ?

Drago sembla soudain mal à l'aise. Il se redressa et ramena les couverture pour se couvrir. Il prit alors une grande inspiration et lança :

-Harry, rassure moi ! Tu ne crois pas que ce qui s'est passé hier avait un sens ? Je veux dire, tu ne pense pas que suite à cette épisode fâcheux, nous sommes... enfin je veux dire... ensemble tu vois. Je suis avec Astoria et tu le sais. C'était juste une petit expérience qui ne doit avoir aucune conséquence sur nos vies respectives.

A cette annonce le cœur de l'ex-Gryffondor manqua un battement. C'était comme si le sol se dérobait sous ses pieds. Il se sentait mal mais n'arrivait pas à en vouloir au blond. Il se détestait lui. Il se détestait de toujours s'emballer trop vite, il se détestait d'avoir fait le petit déjeuner dès la première nuit mais surtout il se détestait d'avoir passé la nuit avec l'ex-Serpentard. Il essaya de garder son calme et de faire front dans la dignité mais vu le regard que lui adressait Drago, son malaise devait transparaître sur son visage bien plus qu'il ne le croyait.

-Tu t'attendais vraiment à ce qu'après une nuit avec toi, j'enverrais valser toutes les critères de vie que mon éducation m'a inculqué depuis mon enfance ?

Après le sol qui se dérobait c'était maintenant un sort de doloris que le brun recevait en plein cœur. Choqué, il arriva tout de même à répliquer :

-C'est parce que tu as peur de te faire rejeter par ta famille et ton pseudo clan que tu me rejette comme ça ou parce que, même après cette nuit, tu es absolument sur de vouloir finir ta vie avec Astoria Greengrass ?

-Cette question n'a aucune utilité, tu le sais ?

-Bien sur que si, s'écria Harry à bout de nerf, dans le deuxième cas tu es un pur hétéro et donc ça explique le pourquoi du comment, par contre dans le premier cas tu es juste un putain d'abruti qui refuse d'avouer son homosexualité sous prétexte de son soi disant statut social pur.

Le silence de mort qui s'en suivit dura plusieurs minutes, durant lesquelles les deux jeunes amants d'un soir se fixaient intensément. Chacun semblait essayer de sonder l'autre, de tenter de découvrir ses idées cachées, ce qu'il refusait de dire à haute voix. Finalement, Drago cligna des yeux et lâcha alors comme une sentence :

-Je ne t'aime pas, Harry.

-La question n'est pas là, mais plutôt est-ce que tu as apprécier la nuit dernière ?

-C'est pareil, ne joue pas sur les mots.

-L'amour et le sexe, ça n'a rien à voir voyons ! S'indigna le brun.

-C'est lié quand même...

-Est ce que tu aurais préféré coucher avec ta copine hier ?

-Je...c'est à dire...

-Est ce que tu as fait semblant de prendre ton pieds la nuit dernière ?

-Bah... je...

-Est-ce que tu as seulement ressentit quelque chose d'aussi intense un jour avec Astoria ?

-Très bien, s'énerva tout à coup Drago, ça suffit maintenant espèce de griffon abruti ! Je t'en pose moi des questions ? Tu veux que je te dise ce que je pense. Et bien voilà, si je t'ai laissé faire hier c'est parce que je ne voulais pas te froisser, j'ai simulé du début à la fin. Il a fallu que je pense à Astoria pour en finir vite et éviter de te vomir dessus tellement tu me dégouttais. D'ailleurs à l'avenir, ne t'avise plus jamais de me toucher. Tu me répugnes Potter !

A l'écoute de cette tirade sanglante, les sentiments se mélangeait dans la tête de Harry et le tiraillait. Il ne parvenait pas à s'éclaircir les idées. Il ne pu alors retenir un sursaut de colère.

-Je suis désolé de t'avoir tant dérangé, franchement je ne savais pas que cette situation était si dure pour toi. Mais ne t'inquiète pas, tu n'auras plus à supporter ma face. Je me tire d'ici.

Il sortit en trombe de la chambre, s'habilla, lança un sort pour faire sa valise et transplana. Il atterrit dans le centre ville de Springburn. Les larmes qu'il avait retenu pendant toute la conversation avec Drago s'écoulèrent d'un coup. Il ne pu les retenir et à vrai dire ne cherchait pas à le faire. Des soubresaut le parcouraient maintenant. Il laissait libre cour à sa peine et ça faisait un bien fou. « Tu vois Gin', moi non plus ça ne fonctionne pas. On va peut être finir tout les deux finalement » se disait-il en souriant bêtement.

Il essuya d'un revers de manche ses joues et jeta un œil au environ. Il distingua au loin une auberge et s'y dirigea. A l'intérieur une petite femme rondelette, qui portait une robe à grosse fleurs roses et des lunettes assorties, l'accueillit. Elle semblait avoir une soixantaine d'années, avec ses cheveux gris blanc et ses petites rides autour de ses yeux bleu. Elle devait avoir remarqué les yeux rouge du brun car elle dit :

-Dure journée, mon petit ? Ne t'inquiète pas, quand on touche le fond on ne peut que remonter. Ça va s'arranger, crois moi.

L'ex-Gryffondor lui adressa un léger sourire par pur politesse et demanda une chambre.

-Pas de problème, il m'en reste justement une. Tiens voila la clef. Il me faut juste ton nom avant de t'installer. C'est pour le registre.

-Harry Potter, répondit-il.

-Comment ? Vous avez bien dit Harry Potter ?

-Oui, pourquoi ? S'inquiéta le brun.

La femme regarda autour d'elle et, une fois être sûre qu'il n'y avait personne qui pourrait les entendre, elle sortit de sous la caisse une baguette magique. Elle donna alors un coup sur la valise du jeune homme et elle disparu.

-J'en reviens pas de vous rencontrer ici, dans cette petite ville d'Écosse. Je suis à votre entière disposition, il vous suffit d'envoyer un message volant. Le papier présent dans votre chambre est enchanté, les moldus ne peuvent pas les voir. Ah oui, et ne vous faîte aucun soucis, j'ai mis votre valise dans votre chambre, lança-t-elle avec un clin d'œil.

-Merci, se contenta de répondre l'intéressé en se dirigeant vers les escaliers.

-Attendez, je vais vous accompagner, s'écria la réceptionniste.

-Non, se précipita de répliquer Harry, je vais me débrouiller tout seul, merci.

Il courut presque dans jusqu'à l'étage de peur de ne pas pouvoir se dépatouiller de la femme pot de colle. Constatant qu'elle ne le suivait pas, il ralentit le pas en arrivant en haut. Il jeta un rapide coup d'œil au numéro écrit sur sa clef et entra dans la chambre correspondante. Le ménage n'était pas fait partout mais ça restait toujours mieux que la planque du ministère. Dans la pièce il y avait un lit double dont les draps sentaient légèrement le renfermé mais semblaient propre, un bureau en bois associé à une chaise, ainsi qu'une armoire avec des étagères quelque peu poussiéreuses.

Ne prenant même pas le temps de défaire ses bagages, le jeune homme se jeta sur le lit. Il sentit alors une bosse sous son manteau. Il en sortit le journal intime de Démété Rosewood qu'il avait attrapé avant de s'enfuir et l'ouvrit sur la dernière page. Les mots tels que « Survivant » ou « Hommes masqués » ou encore « venger quelqu'un » raisonnaient dans le crane de Harry. Mais qu'est-ce que tout cela pouvait bien vouloir dire ? Essayant de se mettre à la place d'une gamine de 10 ans découvrant ses pouvoirs et le monde magique, il relit attentivement les quelques lignes. Les hommes masqués devait faire référence aux mangemorts, ça s'était presque sur. Ils voulaient l'entraîner pour venger quelqu'un, ça c'était Voldemort à coup sur. Et le Survivant c'était lui.

Tout ça il l'avait déjà compris depuis longtemps, c'était plus qu'évident. Mais pourquoi les mangemorts l'auraient choisit elle pour venger la mort de leur seigneur ? Pourquoi s'empêtrer d'une petite fille de 10 ans ? Qu'est-ce qu'elle avait de si spécial ? Pour essayer de s'éclaircir les idées, Harry se répéta toute les infos qu'il avait sur Démété. C'était une sorcière enlevée par les mangemorts à ses 10 ans pour l'entraîner afin de venger Lord Voldemort. Avant elle vivait avec Monsieur et Madame Rosewood, ses parents adoptifs qui s'occupaient très bien d'elle. Mais encore avant ça elle était dans un orphelinat.

Le brun se releva et fouilla dans sa valise à la recherche du dossier que la directrice leur avait donné lors de leur visite. Il n'y avait aucune information sur les vrais parents de la jeune fille. Ils lui avaient donné la vie et l'avaient abandonné. Voilà tout ce qu'on en savait. « Quels monstres ! » se disait Harry en pensant à ses propres parents qui avaient donnés leur vie pour la sienne. Comment pouvait-on délaisser son enfant ainsi, sans remord ? L'ex-Gryffondor se mit à imaginer les raisons qui pousserait une femme à ne pas vouloir de son enfant. Tout d'abord, elle pouvait être trop jeune, mais généralement dans ces cas là elles préfèrent le faire adopter et suivre le processus pour garder un lien avec leur progéniture. Ou alors elle pouvait être encore sous l'effet du baby blues mais heureusement si ça avait était le cas elle serait revenu la chercher une fois cette phase terminée. De plus aucune mère victime de baby blues irait jusqu'à déposer son enfant dans un orphelinat. Les solutions commençaient à manquer et Harry n'avait toujours pas de réponse. Il s'était changé, avait mis son pyjama et s'apprêtait à se coucher quand tout à coup une idée le frappa. Et si sa mère l'avait abandonné parce qu'elle craignait et avait honte du géniteur de sa fille. Dans ce cas, si les mangemorts l'avait choisit cela devait avoir un rapport avec eux. Son père était peut être, et même certainement un des leurs. Sa mère l'aurait laissée devant les portes de l'orphelinat pour la mettre à l'abri. Son hypothèse tenait enfin la route et expliquait une bonne partie du mystère. Dans le cas ou tout ça serait vrai, et il n'y avait presque aucune raison d'en douter, alors Démété ne serait qu'un pantin entre les mains des mangemorts. Il fallait qu'il la retrouve d'urgence et lui explique que quoi qu'est pu lui raconter ces démons encapuchonnés, ils se moquaient d'elle.

Tout à coup un coup à la porte fit sursauter le brun. Il se releva du lit et l'entrouvrit. Derrière, la réceptionniste avec un grand sourire aux lèvres lui tendit un bout de papier. Le jeune homme la regarda avec un air d'incompréhension.

-Une jeune femme assez étrange vient de déposer ça pour vous. Elle n'arrêtait pas de répéter que c'était important et très urgent. Alors j'ai fais le plus vite possible.

Harry la remercia, saisit le parchemin et referma la porte. Il posa son regard sur la feuille. L'écriture était fine et les lettre bien dessinées. Il lu alors les quelques lignes.

Je sais que tu as découvert une partie de mon histoire. Et oui, ça fait longtemps que je t'observe. Dire que c'est toi qui est abattu le seigneur des ténèbres, et tu n'es même pas fichu de voir que l'on te suit. C'est pitoyable ! En tout cas ne t'avise pas de me chercher, le Survivant. Si tu tiens à ta vie, tu m'écouteras.

Démété

Un tremblement parcouru la colonne vertébrale de Harry. Dire qu'il y a quelques minutes il pensait que c'était un petit ange au milieu de ces affreux mangemorts, mais en réalité l'être de lumière était déchu. C'était un vrai petit diable. Était-ce le fait d'être resté trop longtemps avec eux ou son héritage paternel qui revenait au galop ? Le brun jeta un coup d'œil par la fenêtre, s'attendant à la voir en bas dans la rue en train de le regarder, un sourire sadique sur les lèvres. Heureusement il n'y avait rien. Ah non, il allait pas devenir parano quand même. Se souvenant tout à coup de la réceptionniste, il se précipita hors de sa chambre et dévala les escaliers. La vieille femme à l'accueil inquiète s'écria :

-Qui a-t-il mon petit ?

-La jeune femme qui vous a donné ce mot, elle est où ?

-Bah elle est partie, ça fait bien 15 minutes.

-Et je suppose qu'elle ne vous a pas dit où elle allait, ça serait trop simple, s'énerva le jeune homme.

-Non, elle m'a juste dit en riant « la vengeance est un plat qui se mange froid ».

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J'espère que ça vous à plu, la suite la samedi prochain. Et comme d'hab' laissez moi une review pour me dire ce que vous en avez pensé. Je réponds toujours à vos message ! A la semaine prochaine...