Bonjour tout le monde j'espère que vous allez bien. Voilà donc comme tout les samedi un nouveau chapitre. Je ne sais pas si je réussirais à tenir cette cadence d'un part semaine parce que mes cours du deuxième semestre son bien plus compliqué et j'ai beaucoup de dossier à monter et à rendre rapidement. J'espère vraiment y arriver et je vais faire tout mon possible pour ça, mais si je n'y parviens pas ne m'en voulais pas s'il vous plaît !^^' En tout cas merci d'être de plus en plus nombreux à lire ma fic. Enfin bref, je vous laisse à la lecture et surtout n'oubliez pas de mettre une petite review (je réponds toujours !^^)

Bonne lecture !

"***"

Comme promis la veille Ginny rendit visite à Hagrid dans l'après midi. Neville en avait profité pour l'accompagner, n'ayant pas vu le géant depuis un bout de temps. Ce dernier fut très heureux de leur visite. Il avait prévu du thé et avait même fait des petits gâteaux pour l'occasion. Ils n'avaient pas un aspect merveilleux mais paraissaient comestibles. Ils étaient trop cuit et Neville faillit d'ailleurs y laisser une dent.

Ils discutèrent une bonne heure. Le jeune botaniste leur parla de ces dernières expérimentations et le géant conta les dernières choses apprissent par Graup. Ginny, quant à elle, leur fit part de ces premiers pas de professeur. Vient alors sur le tapis les histoires de cœur, avec un interrogatoire rondement mené par Hagrid. Il apprit donc que Neville allait bientôt officialiser les choses avec Hannah Abbot avec qui il partageait sa vie depuis près de deux ans. Ce fut ensuite au tour de Ginny de s'y coller, mais quoi dire ? Mentir en racontant qu'elle et Harry étaient plus amoureux que jamais et qu'elle attendait juste qu'il lui demande sa main, ou avouer qu'elle avait eu une aventure avec Hermione mais que ça n'avait pas marché.

Elle décida de faire comme si de rien était, et mentit :

-Moi ? Et bien rien de nouveau. Harry est vraiment génial. Je ne vois pas ce que je pourrais demander de mieux. Ou alors peut être juste une petite bague au doigt à la limite.

Les garçons la regardèrent en souriant. Ils poursuivirent donc leur goûter et les deux jeunes professeurs partirent quelques minutes plus tard. Ils s'arrêtèrent au abords des serres où ils se dirent au revoir et la rousse poursuivit son chemin. Elle prit la direction de ses appartements. Elle montait les dernières de marches lorsqu'elle entendit quelqu'un l'appeler derrière elle. La jeune professeur se retourna et aperçu la directrice en train de monter quatre à quatre l'escalier afin de la rattraper. Une fois arrivée à sa hauteur, elle du reprendre son souffle quelques instants. Puis elle se redressa et fixa la rousse dans les yeux.

-Est-ce qu'on peut aller dans ta chambre, j'aimerais que l'on parle.

-Si tu n'y vois pas d'inconvénient je préférerais que l'on parle dans ton bureau.

-Pourquoi ?

-C'est un lieux officiel et neutre, c'est l'idéal pour parler entre collègue.

-Bon très bien, répondit la brune dans un souffle.

Elles prirent toutes les deux la direction du bureau de Hermione. Pendant tout le trajet, Ginny se demanda ce que lui voulait exactement la directrice. Est-ce que ça avait un rapport avec ce qu'elle lui avait dit la veille parce que franchement elle ne voyait pas trop ce qu'il y avait à ajouter à ça. Ou alors elle voulait lui expliquer pourquoi elle n'était pas venu la voir à l'hôpital, mais dans ce cas aussi il n'y avait rien à dire, elles savaient très bien toutes les deux pourquoi elle n'était pas venu. Ou alors elle allait lui reparler de cette nuit là, mais pour la troisième fois ce sujet n'avait pas grand intérêt non plus pour en avoir déjà longuement parlé le lendemain.

Elles arrivèrent devant la porte du bureau. Hermione murmura quelques mots et la porte s'ouvrit. Elle s'installa dans un des deux fauteuils qui se trouvaient à droite de l'entrée. La jeune prof prit place dans le deuxième. Elles étaient séparées par une petite table basse ou se trouvait une bouilloire et deux tasses. La brune leva sa baguette et une boîte pleine de petits gâteaux apparu.

-Je viens de prendre le thé avec Neville et Hagrid à l'instant. J'ai l'estomac remplit donc inutile de sortir tout ça, répliqua Ginny.

-Ah je l'ignorais, excuse moi, s'empressa de dire la directrice, gênée.

-Pourtant tu étais là hier quand j'ai dit à Hagrid que je passerais aujourd'hui.

-Ça m'était sortit de la tête.

-Je vois cela, lança la rousse, et donc de quel sujet voulais-tu m'entretenir ?

La brune parut alors encore plus mal à l'aise qu'elle ne semblait déjà l'être auparavant. Elle se tordait les doigts et se pinçait les lèvres, comme à son habitude dans ses cas de stress aigu.

-Je... en fait j'aurais aimée que l'on fasse le point toute les deux.

-Comment ça le point ? Demanda la rousse, perdue.

-Et bien, que l'on reparle de tout ce qu'il s'est passé ces derniers mois.

-Tu m'excuseras mais je n'en vois pas vraiment l'utilité.

-J'aimerais juste comprendre : tu me dis que tu es amoureuse de moi, que tu préfères démissionner que me voir tout les jours en sachant que j'en aime un autre, je t'offre ce que tu désires, je te dis que tu me fais ressentir des choses que personne avant toi ne m'avait provoqué, tu tombes dans le coma en t'enfuyant et quand tu reviens tu me dis que je devrais me marier à ton frère.

-Premièrement, je te ferais remarquer que si je me suis enfuie c'est parce que tu voulais que je sois ton plan cul. Deuxièmement, le fait d'avoir frôlée la mort m'a fait réfléchir sur les choses importantes, comme le fait que je ne peux pas faire passer mon bonheur avant celui de mon frère. Donc, je lui ai promis de te convaincre de l'épouser et de m'arranger pour que vous ayez le plus beau des mariages.

Les yeux de la brune devinrent humide, et des larmes menaçaient de se déverser sur son visage.

-Et si je n'avais plus envie de me marier ? S'exclama-t-elle.

-Et pourquoi ça arriverait ?

-Et bien par exemple je pourrais tomber amoureuse de quelqu'un d'autre. Je ne dis pas que c'est le cas mais ça pourrait le devenir peut être avec le temps.

-L'amour c'est inné, ça ne s'apprend pas. Si tu n'aime pas en ce moment comment espère tu aimer plus tard ? Réfléchie bien et ne prend pas de décision que tu pourrais regretter.

Hermione baissa la tête et resta ainsi silencieuse pendant un bon moment. Ginny aurait voulu la prendre dans ses bras et lui dire combien elle comptait pour elle mais ça si elle le faisait ça aurait empiré d'avantage les choses. La brune se redressa alors et lança :

-Je ne peux pas choisir.

-Comment ça ? S' étonna la jeune prof.

-Je ne peux pas choisir entre vous deux. Ron était un de mes meilleurs amis avant que l'on ne sorte ensemble et depuis on a partagé tellement de choses tous les deux, des choses si fortes que je ne pourrais jamais les oublier. Mais toi, tu es aussi ma meilleure amie, tu me connais mieux que personne et même si on ne s'est pas parlée pendant prêt de 3 ans, on est toujours aussi proche et ça le restera pour toujours. Comment est-il possible de choisir ?

-L'amour prévaut toujours sur l'amitié, tout le monde le sais. Tu aimes Ron, non ? Donc je ne vois pas quel choix tu as à faire.

-Je ne sais plus..., s'exclama Hermione dans un souffle.

Ginny faillit s'étouffer à l'entente de ses mots.

-Comment ça tu ne sais plus ?

-Et bien, on dit toujours qu'entre l'amour et l'amitié il n'y a qu'un pas. Alors... peut être que depuis le début je me voile la face avec Ron. Peut-être que... peut être que finalement il n'est qu'un ami.

-Un ami avec qui tu couches ? Ironisa la rousse.

-Tu es bien une amie avec qui je couche, non ? Pourquoi ça ne pourrait pas être la même chose ?

-Parce que nous c'est arrivé qu'une fois, et de plus c'était une belle erreur.

Un long et pesant silence s'en suivit. Ginny ne voulait pas être aussi sèche mais Hermione ne lui avait pas vraiment laissé le choix. Elle était prête à foutre en l'air 3 ans de vie commune avec son frère pour une aventure d'un soir qui n'aurait d'ailleurs jamais du avoir lieu. La jeune prof ne pouvait pas laisser faire ça. Elle savait que plus tard, elle regretterait sûrement ce qu'elle s'apprêtait à dire, mais c'était la meilleure chose à faire :

-Écoute 'mione, épouse mon frère. Je suis passée à autre chose maintenant et tu devrais en faire autant. Tu m'as repoussé alors assume. J'essaie de t'oublier, je ne veux plus jamais avoir à penser à toi comme je l'ai fait jusqu'à présent. Pour moi désormais tu ne seras rien de plus que ma belle-sœur que je me contenterais de te voir aux réunions de famille. Point !

La rousse se leva alors et se dirigea vers la porte. La jeune directrice la rattrapa par le bras et la fit se retourner. Elle la plaqua contre le mur et déposa ses lèvres sur celles de son amie. Cette dernière tenta de résister au début mais s'abandonna finalement à la douceur du moment. Ce baiser fut bref mais tellement langoureux que même une fois terminé, Ginny ressentait encore l'empreinte de la bouche de Hermione sur la sienne. La brune la fixa en souriant :

-Je vais te laisser, je dois envoyer un hibou à ton frère pour lui dire que j'accepte de me marier avec lui. Je crois qu'il l'attend depuis un certain temps.

Puis elle fit demi-tour et partit s'asseoir à son bureau. La rousse s'empressa d'ouvrir la porte et de s'enfuir. Comment son amie pouvait elle être aussi cruelle. La jeune prof venait d'essayer de la jeter dans les bras de son frère en lui affirmant qu'elle allait l'oublier et cette dernière, pour conclure ce débat, lui donne le baiser le plus tendre et sensuel qu'elle n'a jamais eu en lui annonçant ses fiançailles avec Ron. Espèce de sans cœur ! Mégère !

Les larmes coulaient sur les joues de Ginny. Elle courrait dans les couloirs afin d'éviter tout contact visuel avec quelque personne que ce soit. Elle aurait aimé avoir la cape d'invisibilité de Harry pour pouvoir cacher sa faiblesse aux yeux du monde, pour disparaître quelques heures. Elle était presque arrivée devant la porte de ses appartements quand elle percuta de plein fouet quelqu'un qu'elle n'avait pas vu. Cette personne se retrouva projeté contre le mur et la rousse s'effondra sur le sol. Elle mit un peu de temps à reprendre ses esprits. On lui tendit la main pour l'aider à se remettre debout, certainement l'autre victime de l'accident. Une fois sur pieds, la jeune prof se retourna pour identifier la personne qu'elle avait bousculé et lui faire ces excuses. Mais cette dernière la devança :

-Ça va Ginny ?

-Neville ! Je suis vraiment désolée, je ne t'avais pas vu. Oui ça va très bien ne t'inquiète pas. Je m'excuse mais je ne peux pas rester à discuter avec toi, il faut vraiment que je bosse mes cours de demain.

-Désolé d'insister mais tu es vraiment sur que tu vas bien ? On dirait que tu viens de pleurer. Tu sais que si tu as besoin de parler je suis là.

Ça oui, elle en avait besoin, plus que jamais. D'habitude, elle parlait à Harry et en son absence elle gardait tout pour elle. Seulement voilà, quand est-ce qu'elle allait le revoir ? Elle devait se confier maintenant avant d'exploser et la seule personne avec qui elle pouvait le faire était devant elle. Mais comment allait-il réagir quand elle lui parlerait de Hermione, ou de Harry, ou encore de Drago ? Devait-elle mentir, cacher certaines informations, dire toute la vérité ? Neville était-il assez ouvert d'esprit pour comprendre le jeu auquel elle avait joué avec son petit griffon pendant 3 ans ? En temps normal, elle n'aurait certainement pas prit le risque mais comme on dit : « Au grands maux les grands remèdes ».

-Allons nous installer dans ma chambre, on sera plus au calme pour discuter.

Le jeune homme lui emboîta le pas jusque dans ses appartements. Ils se mirent à l'aise et s'assirent en tailleur sur le lit. Ginny commença alors son histoire. Elle parla sans s'arrêter, sans même lancer ne serait-ce qu'un regard au jeune botaniste. Elle lui parla de tout : leur fausse relation à elle et Harry, l'amour qu'elle éprouvait pour Hermione, sa réaction lorsqu'elle l'apprit, la nuit qu'elles avaient passé ensemble, sa fuite le lendemain, son coma et l'annonce du mariage de son frère et de la brune. Elle ne fit une pause que lorsqu'elle eut complètement terminé de tout expliquer. Elle reprit alors son souffle et, pour la première fois depuis qu'ils avaient commencé à discuter, elle leva les yeux vers Neville. Ce dernier paru tout d'abord choqué mais cela semblait être juste le moment d'adaptation. Une fois celui-ci passé, il plongea son regard dans celui de la rousse. Ce contact visuel l'apaisa quelque peu.

-Eh bien ! Tu cache bien ton jeu dit moi ! S'exclama-t-il le sourire aux lèvres.

Ginny ria alors. Ce fut au début un rire nerveux mais qui devint ensuite plus franc quand elle se rendit compte que ça lui faisait du bien. Le jeune homme mêla ces gloussements aux siens. Les soucis de la rousse semblaient s'estomper peu à peu. Elle recommençait à espérer que le bonheur l'emporte.

-Oui je sais, je suis douée n'est ce pas ? Répliqua-t-elle.

-Plutôt oui !

-Je te donnerais des cours si tu veux.

Neville redevint tout à coup très sérieux.

-Je n'en aurais pas l'utilité. Je suis désolé mais je pense que tromper ainsi le monde, c'est se voiler la face. C'est comme si tu te mentais à toi même et ça ne peut que te faire mal. Si tu en es là aujourd'hui, c'est à cause de tout ces mensonges.

Ginny eut envie de lui coller son point dans la figure pour avoir dit ça. Comment pouvait-il la juger ainsi ? Elle ne supportait pas qu'il puisse ne pas la plaindre, ne serait-ce qu'un peu. Après tout, c'était une victime aussi dans l'histoire. Mais bien vite, elle compris qu'il avait parfaitement raison. Le fait de tromper ainsi toutes les personnes qu'elle aimait, l'avait amenée à se mentir à elle-même. Elle ne pouvait pas trouver le bonheur ainsi. Si elle voulait être heureuse elle n'avait qu'une chose à faire, rétablir la vérité et prier pour qu'elle soit accepté.

"***"

Voilà, voilà, j'espère que ça vous à plu. Et comme d'habitude voilà un extrait du prochain chapitre. On se retrouve samedi prochain. Bonne semaine à tous !

"La rousse venait d'arriver devant la porte de la salle de classe dans laquelle elle avait donné rendez-vous à cette femme qu'elle avait détesté toute sa vie, pour sa langue bien pendu et son incapacité à garder un secret, mais à qui elle allait aujourd'hui se confier en toute connaissance de cause. Si elle devait rétablir toute la vérité alors autant le faire avec un magnifique coup de théâtre, non ? Elle respira profondément avant de poser sa main sur la poignet de la porte. Ça y est, elle y était ! Sa nouvelle vie commençait maintenant, dans cette salle abandonnée avec une femme plus qu'horripilante un soir de février. Elle réunit tout le courage qu'elle avait et entra. Lorsqu'elle aperçu la sorcière aux boucles blonde et vêtu d'un tailleur vert assise sur une chaise en plein centre de la pièce, elle compris que tout retour en arrière était impossible. Elle devrait aller jusqu'au bout."