Chapitre 1
La tension qui s'était accumulé pendant toute la matinée se détendit comme un ressort, relâchant le soupir à fendre l'âme que Sumiko s'était efforcé de contenir dans ses poumons.
Au soupir répondit un sourire compatissant, celui du seul professeur digne de ce titre dans la salle de classe, ce professeur qui avait été effectivement été une élève dans une autre vie, y compris au moment où elle avait eu l'âge de la stagiaire qui l'aidait à ramener un peu d'ordre au cours du départ des enfants.
« On s'imagine toujours qu'entre la théorie et la pratique, il n'y a qu'un pas…mais quand on l'a fait, on se rend compte que ce n'était que le tout premier… »
Sumiko acquiesça, son propre sourire de fatigue au coin des lèvres.
« Oui, le tout premier… Mais vous connaissez le proverbe, non ? Une journée d'un millier de miles commence toujours avec un simple pas… C'est bien pour ça que c'est le plus important et le plus difficile… Je peux donc m'offrir la consolation d'avoir le pire dans mon dos, maintenant… »
Des paroles qu'elle avait ponctuées en se frappant la poitrine du poing, dans une attitude digne d'un athlète clamant au monde entier que la sueur que lui avait arraché l'entrainement était de la bonne fatigue, quoiqu'on puisse en penser…
« Ah, attendez quand même encore un peu avant de dire ça… »
La future collègue de Sumiko avait porté la main à ses lèvres pour dissimuler un gloussement quand ses mots lui avait échappé. Ce n'était pas pour autant une sombre prophétie ou une marque de condescendance qu'on avait offert à l'aspirante, qui n'avait pas eue de mal à sentir la nostalgie qui avait enrobée la remarque… Nostalgie de l'adulte face à l'enthousiasme et la naïveté de la future génération, dont il avait quitté les rangs, il n'y a pas si longtemps, en regrettant d'avoir monté en grade si vite…
« Laissez-moi encore mes illusions, sensei… Si on retire les petites roues de ma bicyclette, maintenant, je ne vais pas aller bien loin avant de me casser le nez… »
Si l'aspirante avait tiré la langue en marmonnant cette réponse, la grimace n'était pas tant une marque d'effronterie que d'autodérision, une autodérision qui ne cherchait pas à dissimuler les appréhensions qui se blottissait dans son dos.
« Oh, je suis certaine que ce sera pour mieux vous relever, l'instant d'après… Après tout, vous ne semblez pas vous être trompé de vocation quand vous avez choisi votre parcours d'orientation, même s'il est encore un peu trop tôt pour que vous le réalisiez… »
« Vous le pensez vraiment ? »
Toute différence entre le professeur en herbe et ses élèves temporaires s'étaient éclipsés aux yeux de la responsable de la classe comme du bon déroulement d'un stage… Ce mélange d'incrédulité et de gratitude, elle l'avait vu se refléter dans tellement de petits yeux, quand un enfant les levait en direction de l'adulte qui lui avait prodigué ses félicitations devant un devoir ou un dessin.
« Je sais que je ne devrais pas vous l'avouer, mais je vais vous confier un infâme petit secret, il m'arrive de mentir aux stagiaires…mais ce n'est jamais le cas quand mes critiques sont positives… Quand je sens qu'ils ne sont vraiment plus à leur place dans une salle de classe, je fais tout mon possible pour les en persuader avant que ce ne soit leurs futures élèves qui le fasse, quelques années plus tard… »
Aveu qui poussa celle qui le recueillit à s'abriter derrière un rire gêné en se grattant l'arrière de la tête.
« Hehehe, j'ai pourtant l'impression que les vôtres essaient de le faire à votre place… »
« Vous devriez avoir plus confiance en vous… Quand vous avez promus toute une classe au rang de professeur sans vous en rendre compte, pour avoir la malchance d'être la seule élève à rester derrière eux en échange, partie comme ils étaient, vous avez réussi à convaincre mes petits collègues d'y rester encore un peu, sans paniquer ou même élever la voix… Simplement en rentrant dans leur jeu… Vous voulez que je vous fasse un autre aveu ? Même avec l'expérience de mon côté, je crois que je n'aurais pas pu en faire autant… »
Les joues de l'aspirante se colorèrent d'une nuance de rose tandis qu'elle inclinait la tête en direction des mains qu'elle malaxait l'une dans l'autre.
« Oh, n'allez pas vous rabaissez pour me rassurer… Je suis sûre que vous les auriez ramenés sur le droit chemin en un tour de main, sans perdre votre temps à négocier avec des enfants... Oui, vous auriez agi comme un vrai professeur, sans tricher pour compenser votre manque d'autorité… »
Nul besoin d'être fin psychologue ou une enseignante chevronnée pour comprendre que c'était la culpabilité qui jouait les ventriloques, pas la fausse modestie.
« Dois-je comprendre que c'est votre plus grande faiblesse de votre point de vue ? Le manque d'autorité… »
Sumiko acquiesça en soupirant.
« N'essayez pas de vous couler dans un moule qui ne vous convient pas… Il y a une place dans les écoles pour les professeurs qui cachent une main de fer dans un gant de crin, surtout avec certains petits récalcitrants, mais croyez-moi quand je vous dis que ça ne sera jamais la vôtre… Essayez plutôt de compenser votre handicap en investissant du côté de vos atouts… Je reste persuadée que ce n'est pas la chance du débutant ou la gentillesse de mes petits fripons qui vous a permis de détourner une classe de l'école buissonnière… Vous avez la chance d'avoir votre propre méthode, étayez-la au lieu de copier celle des autres.. »
Des encouragements qui avaient été suffisants pour ramener les angoisses d'une aspirante à un niveau raisonnable, sans avoir eu la force de faire refluer son scepticisme… Il faudrait sans doute un peu de temps, peut-être quelques années, pour que la leçon porte véritablement ses fruits, mais quelle importance après tout ? Quelle que soit leur taille, il fallait laisser les enfants, grands ou petits, trouver assez de confiance en eux pour tenir débout par leurs propres moyens, au lieu de les emprisonner dans un cocon à force de vouloir les couver…
Une autre leçon qui continuait de virevolter au-dessus de la tête d'une stagiaire si on jugeait à la nuance de tristesse de son expression tandis qu'elle contemplait une élève bien particulière…
Au premier coup d'œil, la petite Akako n'offrait pourtant aucune prise à la compassion sur son visage espiègle débordant de félicité, alors qu'elle l'inclinait avec enthousiasme à intervalle régulier, visiblement ravie d'avoir obtenu l'approbation de l'amie qu'elle avait prise au piège de sa conversation…mais si on prenait du recul, juste un peu de recul, ce qui apparaissait comme une comédie bon enfant dans le détail se muait en tragédie quand on la contemplait dans les grandes lignes…
Il n'y avait qu'une seule personne pour se refléter dans cette fenêtre sur l'arrière-plan de laquelle se détachait une fillette… Les rares élèves à demeurer dans la salle de classe au-delà du nécessaire que leur imposaient les adultes, ils le faisaient entre eux, à une distance raisonnable de leur petite camarade, daignant tout juste lui accorder un regard en coin, sans la moindre sollicitude pour s'y refléter.
Le contraste entre la situation de la petite paria et le bonheur innocent qui rayonnait de son visage ne manque pas de pincer le cœur d'une enseignante en devenir…
Mais aussi forte que soit la tentation de tendre une main secourable à une exclue, ici et maintenant, une enquête préliminaire s'imposait, avant de glisser par inadvertance du sel dans la plaie de la fillette, mieux valait établir une cartographie précise du parcours qui l'avait amené jusqu'à sa situation actuelle…
« Vous savez… Je m'étais posé la question, tout à l'heure mais… »
« A propos de la petite Koizumi, j'imagine bien… »
Sumiko n'avait pas besoin d'acquiescer à l'hypothèse qui avait précédé un soupir. A défaut de complicité, c'était la compréhension réciproque qui se déchiffrait dans le regard que s'échangèrent une enseignante chevronné et sa stagiaire, quand bien même il demeurait désabusé du côté de la première et intimidé de celui de la seconde…
Même si elle l'ignorait, l'aspirante n'était pas la première adulte, et ne serait certainement pas la dernière, à entretenir des doutes sur l'étendue précise de la ligne séparant l'imagination débordante d'une gamine et la froide réalité…
« Je sais bien qu'elle est très douée pour faire illusion… Sans doute un peu trop…pour son propre bien comme celui des autres, mais il ne faut pas non plus se fier aux apparences… »
« Oh, je ne me poses pas de question là-dessus… Je sais bien qu'elle est toute seule devant cette fenêtre…et c'est bien ça le problème… Mais avant d'essayer de le résoudre, je préférais vous demander d'abord…eh bien… vous voyez…»
Inclinant sa tête en direction de sa propre épaule, l'enseignante contempla sa future collègue d'un œil neuf, un sourire en coin… Ce n'était donc pas l'illusion d'une sorcière qui l'avait subjugué, mais la triste réalité de la solitude de la fillette qui s'abritait derrière le rôle… Elle n'était pas aussi naïve que l'avait imaginé son tuteur, ou en tout cas, pas de la manière qu'elle avait anticipé, quelques instants plus tôt…
« Il faut lui laisser un peu de temps pour s'acclimater à son nouvel environnement… Après tout, elle ne vous a précédé que d'un peu plus de deux mois… »
« Ah, ça pourrait expliquer certaines choses mais…Mais votre classe ne m'a jamais paru si hostile que ça envers les nouvelles élèves, en tout cas si j'en juge à l'expérience toute fraiche de la toute dernière…Enfin, peut-être que je m'avance un peu, mais quand même… »
Ce fût au tour de l'ainée de baisser les yeux face au regard de la plus jeune.
« Non, vous ne vous trompez pas… Vous n'êtes pas les premières élèves à être accueillie ici…et au tout début, celle-ci n'était pas l'exception qui confirmerait la règle… Bien au contraire… Toute la nichée, ou en tout cas une bonne partie, s'était regroupé autour du petit oisillon tremblotant pour le réchauffer, quand il est arrivé… La première semaine, même si elle se sentait mal à l'aise d'être au centre de l'attention de ses petits camarades, tout le monde comprenait bien qu'il n'y avait que la timidité à blâmer de son côté, et la sollicitude de celui des autres… Eh, ils en avaient pratiquement fait la petite mascotte de la classe, ces garnements, et sans la moindre trace de méchanceté là-dedans, comprenez-moi bien… Même si ce n'était pas encore une pour tous, c'était définitivement tous pour une… A ce moment-là, j'aurais plaint celui qui se serait mis en tête de lui jouer un mauvais tour… »
L'ironie mordante de la dernière observation dépouilla les lèvres d'une enseignante de toute nostalgie, en plus d'amener le reste de ses souvenirs à refluer dans sa mémoire, pour laisser les mots s'y dissoudre dans un mélange tiède de sensations défraichis…
Après tout, les choses n'avaient pas tellement changés sur ce dernier point… Celui qui se serait mis en tête de faire de cette fillette son souffre-douleur personnel aurait très vite changé d'avis…quand bien même la totalité de ses gardes du corps volontaires avaient pris leur retraite anticipée entretemps…
Il y avait eu une remplaçante pour s'y substituer, après tout… Comment expliquer à la nouvelle venue à quel point les choses avaient changés tout en demeurant les mêmes, dans le cas de cette fillette ?
Avant comme après, elle était le point de mire des regards… Avant comme après, son nom avait été barré de la liste noirs des mauvais plaisants… Mais pourtant, il y avait autant de différence entre les premières semaines et les dernières qu'entre le jour et la nuit…
« Qu'est ce qui les a fait changer d'avis, alors ? »
L'ombre d'une hésitation précéda les révélations de l'ainée à sa cadette.
« Eh bien… Comme je vous l'aie dit, au tout début… Elle était si timide… On aurait cru que ses camarades essayaient de la dévorer toute crue… Et c'est vrai que ça ressemblait à une curée parfois… Il voulait tout savoir sur elle… Ses parents, sa maison, sa dernière école, ce qu'elle faisait, tout ce qu'elle faisait, quand elle quittait les murs de celle-ci, ses dessins animés préférés, ceux qu'elle détestait… Ce n'était pas un interrogatoire ou un entretien d'embauche, ils cherchaient juste à avoir quelque chose en commun avec elle, tout de suite, pour pouvoir en rire, s'en réjouir, ou même s'en plaindre à ses côtés… mais au lieu de s'ouvrir gentiment, la petite coquille tenait bon, ou pire menaçait de se briser si on continuait de la presser… »
Si le calepin de la stagiaire avait été entre ses mains, elle se serait empressé de griffonner dessus d'une main fébrile jusqu'à en noircir les pages, tant elle s'efforçait de drainer le maximum d'informations des paroles qu'elle avait presque l'impression d'arracher à son tuteur, au point de devoir l'encourager du regard à plusieurs reprises quand elle menaçait d'écourter leur conversation..
« Mais vous connaissez les enfants… Leur curiosité finit toujours par prendre le dessus… Et à force de la cajoler, ils ont obtenus une partie des réponses qu'il réclamait… Enfin, deux ou trois avaient réussi, j'imagine… mais ce n'est pas à des enfants qu'il faut confier ses secrets… Ils n'arrivent déjà pas à garder les leurs, bien longtemps… Y compris celle-ci… »
« Et qu'est-ce qu'elle leur a dit au point de les pousser à s'éloigner d'elle comme ils le font, maintenant ? »
Une fillette se refléta dans les yeux désabusés d'une adulte tandis qu'elle les tournait vers une fenêtre.
« …qu'il n'aurait plus besoin de lire un conte de fée ou d'allumer leur télévision pour rencontrer une sorcière… Ils en avaient une sous la main, maintenant, juste sous la main… Oh bien sûr, elle n'a pas dit ça comme ça, mais…c'était l'idée… »
« Juste pour ça ? Oh, mais voyons, à son âge, je m'imaginais bien détective, et je me rappelle que nous avions quelques princesses, et même un cosmonaute dans la classe, alors, une sorcière… »
Nostalgie, tristesse et scepticisme se tenaient mains dans la mains sur le visage de Sumiko tandis qu'elle faisait son plaidoyer à un professeur, pour la convaincre que l'ostracisme qui avait frappé une élève était une sentence un peu trop sévère, si une punition était seulement justifiée en premier lieu…
« Oh, ils partageaient votre point de vue au début… Quelques fillettes se sont même proposé comme apprenties, avant que la petite Koizumi ne prenne la peine de expliquer qu'on ne devenait pas sorcière, on l'était à la naissance ou pas du tout… Ses petites camarades auraient pu mal le prendre, mais elles avaient bien vu que c'était de la tristesse qui enrobait le refus, pas de la fierté… La brave petite n'aurait pas demandé mieux que d'avoir des camarades de jeu, mais elle insistait beaucoup sur le fait qu'elle n'avait pas inventé les règles, on les lui avait transmise sans lui demander son avis… »
Les deux adultes n'avaient pas besoin de conseiller à une fillette de se montrer plus souple, la manière dont il la contemplait en plein milieu d'un amusement bien solitaire était assez éloquente…
« Mais s'il n'y avait pas de jalousie, alors… »
Pourquoi ? Une question qui résonna sans avoir à ébrécher le silence pour autant.
« Non, il n'y avait pas de jalouse, ni d'exclue à l'époque, de part et d'autre… A défaut d'avoir des apprenties, elle avait ses clientes et ses clients pour se rassembler autour de sa table, de plus en plus nombreux, chaque jour, à lui confier leurs questions ou leurs demandes… Difficile de savoir s'ils la prenaient au sérieux ou l'invitaient à se ridiculiser toute seule pour rire dans son dos après coup, mais elle ne voyait pas la différence de toutes manières… Pas encore… »
Une par une, les pièces du puzzle s'assemblaient dans l'esprit du détective amateur que l'enseignante en herbe avait appelé à la rescousse… Que ce soit les réactions curieuses qu'un conte de fées avait suscité chez une fillette comme ses camarades, la méfiance de la paria quand quelqu'un avait fait mine de la prendre en considération ou la distance qui s'était creusé autour d'elle, au point qu'elle se sente obligée de la combler en faisant appel, cruelle ironie du sort, à l'imagination qui avait été débordante au point de faire reculer les enfants de son âge le plus loin possible…
« Je crois que je commence à comprendre… Au bout d'un moment, ils ne lui ont pas reproché de se prendre pour une sorcière, mais de ne pas être suffisamment convaincante aux yeux de son public… »
Oui, la clé du mystère était là, l'écart entre l'imagination d'une gamine et celle de ses camarades, qui voulait voir et sentir la magie au lieu de faire semblant d'accepter son existence… Et pourtant, la faute que le détective amateur reprochait à une sorcière supposée, il semblait bien être tombé dedans à pieds joints, si elle en jugeait au petit sourire amusée de son interlocutrice tandis qu'elle secouait la tête.
« Mademoiselle Kobayashi… Tout à l'heure, quand…quelqu'un a mis une trentaine d'enfants turbulents au défi d'aller mettre en doute son existence, combien sont venu se placer devant cette chaise pour la renverser par terre d'un coup de pied, ou même se contenter de tirer la langue juste devant, en invitant l'occupante du trône à les foudroyer pour leur blasphème ? »
Sumiko écarquilla les yeux quand la remarque frappée au coin du bon sens perça sa précieuse théorie en plein cœur…
Et quand un certain meuble se refléta sur les lunettes de la stagiaire, elle enroba son hypothèse sur la solitude d'une fillette de sa propre salive avant de la ravaler.
Personne n'avait déplacé cette chaise… Avant, pendant, comme après la séance de lecture… Elle était toujours là… Les élèves s'étaient docilement exécuté quand une enseignante et son assistante leur avait gentiment demandé de remettre la salle de classe dans l'état où il l'avait trouvé, et pourtant un meuble s'obstinait à demeurer à une place qui n'était pas la sienne au départ…
Ce n'était pas la négligence qui avait maintenu cette chaise hors de portée de la moindre main enfantine… Non, l'oubli avait été délibéré… Et Sumiko soupçonnait que la menace de la plus sévères des punitions n'aurait pas fait bouger ce trône vide d'un seul millimètre, la colère d'un professeur faisait pâle figure aux yeux des gamins à côté de la fureur de celle qui brillait par son absence aux yeux du reste de la classe, à l'exception d'une seule élève, sans que sa présence cesse de demeurer palpable pour les autres… On lui en fournit d'ailleurs la plus éloquente des démonstrations…
Quand un des enfants s'engouffra hors de la salle de classe, il effectua un détour significatif pour ne pas passer trop près du siège, ou même simplement devant, préférant se faufiler derrière son dossier, l'effleurant d'un regard où l'envie de ridiculiser son occupante ou la seule personne à la percevoir brillait, là encore, par son absence…
Spectacle qui laissa une stagiaire interloquée et une enseignante blasée…
« Quand je vous disais qu'elle était très douée à son petit jeu… Trop douée, pour son propre bien comme celui de ses camarades… Non, vous ne trouverez absolument personne pour l'accuser de s'être vanté quand elle leur a avoué être une sorcière… Même dans son dos, et je le soupçonne, même en dehors des murs de cette école… Comment disait-elle déjà ? Ah oui… Si vous ne la voyez pas, ce n'est pas grave, elle vous voit… »
